Nouvelle Societe

08-08-11

La dette ? Remboursons-la, Bon Dieu !

Filed under: Actualité,Auteur — pierrejcallard @ 6:13

 

On vit dans un monde d’images et de symboles, de croquemitaines et de fantômes. Ainsi, les USA sont à vivre une terrible déprime, parce qu’on leur dit qu’on ne croira plus qu’ils peuvent rembourser leur dette… Ah bon ! Vraiment ? Avec les nouvelles règles qu’ils se sont eux-mêmes imposées, après un psychodrame télévisuel loufoque qui a duré des jours, les Américains vont sans doute bientôt devoir environ USD $ 15 000 000 000 000, (que j’appelerai ci dessous 15 trillions (15 T), n’en déplaise à l’Académie qui voudrait que je parle de milliers de milliards)

Revenant aux choses sérieuses, 15 trillions est beaucoup d’argent, bien sûr, mais ne disons pas de bêtises. On évalue les actifs des USA à 59 trillions de dollars. C’est environ 4 fois le montant de sa dette. On ne fait pas faillite parce qu’on est endetté du quart de son patrimoine. C’est sans doute le moment, toutefois de se demander à quoi on joue. Aux USA, aujourd’hui, on joue a nier la réalité et à se faire peur.

Il faut comprendre d’où sort cette dette. Le systeme capitaliste américain, basé sur la production et la consommation d’un masse de biens industriels, a compris depuis Roosevelt qu’il ne survivrait pas sans que les consommateurs aient l’argent nécessaire pour acheter ce qui est produit. Il n’était pas possible de permettre une concentration de la richesse qui ne garderait plus la demande effective.

De « libéral » au sens strict, le système est donc devenu « néolibéral », reprenant et donnant aux « Perdants » du jeu de la production la part de l’argent des Gagnants nécessaire pour que les roues continuent de tourner. Après l’échec d’abord du Fascisme puis du Communisme, on en a fait autant dans tous les autres pays développés. Par la fiscalité, les services sociaux et autres mécanismes de « péréquation » au sens littéral du terme, on a ajusté l’offre et la demande de biens et services pour que cette dernière soit effective.

Évidemment c’est du socialisme, mais aux USA on préfère ne pas le dire trop fort, pour ne pas choquer la population qu’on a convaincue de ne PAS vouloir partager. On a donc mesquiné plus qu’ailleurs sur la part du travailleur au moment du partage du revenu découlant de la production. On a calculé sa part au plus serré, de sorte qu’année après année, on ne lui a pas donné ce qu’il fallait pour que sa demande soit parfaitement effective.

Il n’en fallait pas moins que la production soit entièrement vendue, sans quoi ce n’est pas seulement la valeur de l’excédent non vendu que perdrait le producteur; c’est son capital investi dans la production qui ne vaudrait plus rien s’il apparaissait que la demande serait insuffisante pour que ses produits s’écoulent à profit.

Comment rendre la demande effective ? La réponse qui saute au yeux est de payer davantage les travailleurs qui sont l’essentiel des consommateurs. Mais les Capitalistes ne voulaient pas du tout. Les payer plus ? Vous rigolez ! Si on ne va pas chercher tout ce qu’on peut, on ne s’amuse plus !

Comment concilier, alors, que le revenu du consommateur reste bas, mais qu’il achète de plus en plus ? Simple. ON LUI OFFRE UN CREDIT ! Au lieu de rémunérer justement son travail, on va PRÊTER de l’argent aux consommateurs jusqu’à ce que leur demande soit effective. On va leur faire crédit.

Cet argent qu’on leur prête vient naturellement de ceux qui ont plus d’argent que de besoins à satisfaire. Les « Gagnants » du jeu… Comment convaincre les Gagnants de prêter leur argent ? En leur offrant un intérêt; en leur disant qu’on leur donnera plus dans un an ou dans dix ans. Le Gagnant inscrit sa créance dans ses livres et il est heureux: il a gagné plus !

Il a sacrifié un pouvoir de consommer immédiat dont il n‘avait pas besoin, en échange d’un bout de papier qui confirme qu’il a gagné davantage. On passe dans un monde d’IMAGES ET DE SYMBOLES. La dette que crée le credit passe à la Banque, puis à l’État et le jeu continue…

Mais il y a un os. Les biens consommés ne sont plus là. Le travailleur à qui l’on a prêté les a VRAIMENT consommés, car il en avait besoin. Si le débiteur remboursait sa dette, le créancier verrait qu’il n’y a plus rien à acheter avec cet argent. On peut compliquer indéfiniment l’équation – on enseigne comment le faire à Harvard et ailleurs – mais si on la simplifie et qu’on supprime les parenthèses, il ne reste que des biens réels qui ont la valeur de leur utilité…. et du papier.

Du papier qui atteste la propriété d’une richesse fantôme et qui concède le POUVOIR, mais seulement si on maintient la foi du charbonnier qu’ont les débiteurs en ce que disent les médias et la crainte révérentielle envers les riches qui subsiste, d’une époque préindustrielle où il y avait pénurie plutôt qu’abondance. Si la confiance disparait, on risque l’anarchie. La société peut exploser en individus dont chacun voudra s’occuper de ces affaires « à la Tea Party », mais aussi peut-être regler ses comptes « à la Kackzynski». Si ça commence, nos enfants n’en verront pas la fin de leur vivant.

Aujourd’hui, la confiance craque Pourquoi et a cause de qui est une autre histoire, dont nous parlerons un autre fois, mais il y a un problème urgent à régler. La solution est simple et facile : REMBOURSER LA DETTE. Il faut le faire en se souvenant que cette dette représente l’écart entre ce qu’il aurait fallu payer au travailleur pour rendre la demande effective et ce qu’on lui a versé. Ceux qui doivent la rembourser sont ceux qui en ont profité.

On rembourse donc la dette en imputant à chaque citoyen ou personne morale sa quote-part de la dette publique, au prorata de sa richesse La dette publique des USA est d’environ 15 T (USD$ 15 000 000 000 000) et la valeurs totale du patrimoine d’environ 60 T. On peut faire les calculs exacts sur Internet, mais on n’en est pas à un milliard près. Si on réclame de chacun 25% de ses actifs, on peut rembourser intégralement la dette. Et ce n’est pas une coïncidence si ceux qui rembourseront seront largement les même que ceux qu’on remboursera..

Les détenteurs de la dette seront remboursés par ceux qui détiennent la richesse. Ceux qui n’ont rien ne payent rien. Injuste ? Simple constat de l’évidence que vouloir réclamer des pauvres est une mauvaise plaisanterie. Ceux qui n’ont rien que leur travail à donner ne rembourseront rien, car tout ce qu’on leur donne pour leur travail est le minimum indispensable pour consommer ce qui est produit et qui doit être consommé. Si on exige plus d’eux, la structure industrielle s’effondre et les riches n’ont plus en main que des monceaux de ferraille pour produire des biens qui ne se vendent pas et des liasses de papiers-créances.

C’est la même classe socio-économique qui remboursera et qui sera remboursée – sauf la dette aux détenteurs étrangers qui exigera une autre négociation – mais il y aura des ajustements. Tous les nantis ne sont pas également exposés à la dette publique, mais ils doivent tous en supporter le fardeau au prorata de leur richesse. Une perte pour certains, mais entre riches on se prête les uns les autres; c’est une partie importante du jeu…. Et ils jouiront tous d’une paix sociale qui,  autrement, risquerait de devenir une illusion.

Ce sont ceux qui ont beaucoup, bien sûr, qui feront les frais de l’opération à la hauteur de leur richesse, mais n’oublions pas que cette richesse s’est accumulée en sous-payant le travail… ce qui a été la cause principale du credit consenti pour équilibrer la consommation a la production. Y a-t-il d’ailleurs vraiment une autre solution ?

Tout se fera en douceur, car la dette est une série d’échéances à rencontrer. Si l’État reprend son pouvoir régalien de battre monnaie – comme il devrait le faire – se sera encore plus facile, car la perception de la taxe sur le capital pour rembourser la dette n’aura pas à se plier aux échéances de remboursement de celle-ci. Une inflation sagement contrôlée pourra permettre les ajustements qui semblent opportuns.

De plus, même si l’imputation aux contribuables est immédiate, le paiement de leur contribution à l’État peut être fixé sur 5 ans, 10 ans, voire plus… en échange d’un intérêt à payer sur le solde. Ne serait-il pas jouissif qu’au lieu d’une dette publique sur laquelle les citoyens payent des intérêt, l’État dispose désormais d’une CRÉANCE sur ses citoyens bien nantis qui constituerait pour tous une rente ?

Pierre JC Allard

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20 commentaires »

  1. Remarquable, merci!
    OdG

    Commentaire par Octave — 08-08-11 @ 2:47

  2. C’est exactement ma définition du capitalisme néolibéral : c’est l’art du serpent qui se mange lui-même par la queue. Et vous en faites ici une démontration très éloquente.

    Bravo.

    Normand Perry

    Pour complémenter cette réflexion du Pierre JC Allard, si je puis me permettre:

    http://normandperry.blogspot.com/2011/04/le-mouvement-desjardins-cooperatif-mon.html
    http://normandperry.blogspot.com/2011/04/prix-du-petrole-un-carburant-efficace.html
    http://normandperry.blogspot.com/2011/01/ah-ces-grands-bonzes-de-nos-finances.html

    Commentaire par Normand Perry — 14-08-11 @ 9:17

  3. Très bon article. Juste quelques clarifications :

    « On peut compliquer indéfiniment l’équation – on enseigne comment le faire à Harvard ou ailleurs » ; je ne vois pas ce que Harvard fait dans votre commentaire, les universités ne sont pas incriminées, coupables, et responsables des dettes publiques.
    Je vous suis sans sourciller sur la logique qu’une dette peut être réglée en cédant un actif, idem sur le montant supposé de 59 T (même si ce dernier pourrait faire débat sur le mode de calcul/d’évaluation, la date lorsque ceux-ci ont été évalués, et leurs qualités), par contre :
    Primo, je pense qu’il y a un problème. C’est de pouvoir les vendre : À qui ? Comment ? Pour l’absorber partiellement ou dans sa totalité. Ce qui serait passablement jouable est que les riches contribuables Américains (fraudes fiscales incluses) rachètent leur pays sans contracter de nouvelles dettes, mais les acheteurs ne courent pas les rues !
    Secundo, la Chine étant la créancière principale des US, ils peuvent très bien demander (ils ont ce droit) de se faire rembourser plus rapidement que prévu. Ce n’est pas à exclure.

    Sinon, vous avez presque raison de faire payer les plus riches/créanciers, et le fait que les crédits à la consommation sont un substitutif à l’augmentation salariale est des plus pertinents. Toutefois, vous l’avez exprimé à mot couvert, le système économique est super bien foutu pour acquérir le superflu… après l’essentiel, mais personne ne force les consommateurs Chacun est responsable.

    En conclusion, même si les US ne sont pas en faillite sur le plan comptable du terme, et que les pays de la zone Europe le sont tout autant, puisque nous pouvons appliquer ladite règle de vendre ses actifs, nous entrons dans une phase de psychologie intensive, ce que vous nommez la confiance… Et elle me semble perdue à juste titre.

    Commentaire par Gilles — 15-08-11 @ 2:02

  4. @ Gilles

    Harvard, comme les autres Ivy League a mis sa priorité sur la formation à la finance. Les éléments les plus talentueux de la société américaine ne sont plus formés pour produire, mais pour inventer des manipulations financières.

    Il ne s’agit pas de prendre possession physique des actifs, mais de mettre aux livres de l’État ce 25% de tout patrimoine qui lui aura été cédé et qui devient alors la garantie crédible de la monnaie émise pour racheter les dettes, que cette monnaie soit américaine ou, plus logiquement, une nouvelle devise sous contrôle du FMI

    https://nouvellesociete.wordpress.com/2009/07/05/regler-la-crise-financiere/

    Les Chinois seront remboursés quand les obligations qu’ils détiennent viendront à échéance, Comme c’est a titre de contribuables américains et non de détenteurs des actions per se que les riches sont imposés, cette charge de 25% ne s’appllque pas à un état souverain étranger ni aux entités non-américaines. Remarquer que le gouvernement US n’est pas du tout en défaut de paiement

    pjca

    Commentaire par pierrejcallard — 15-08-11 @ 2:55

  5. Le problème des « yacafaucon », c’est qu’ils oublient toujours un ou plusieurs paramètres (ce que P. JC Allard appelle les faits)..
    Le premier qui est laissé de coté ici c’est que la croissance économique, la vraie, celle qui tient à la production des biens eet en cours de basculement de l’occident (USA, Europe) vers les pays dits émergents, par exemple la Chine, l’Inde, le Brésil.
    Vous pouvez augmenter tant que vous voulez les revenus des classes laborieuses de l’Occident, vous n’obtenez qu’une croissance artificielle transitoire plus commerciale qu’industrielle, vous ne faites que creuser les déficits de ces pays, l’argent ainsi injecté sert principalement à consommer des biens d’importation et il n’y a pas vraiment de croissance, l’endettement est à la fois celui des Etats et celui des particuliers.
    Les chinois qui ont longtemps financé la dette américaine ont raison de hausser la voix et de demander le retour à gestion plus équilibrée dans les pays occidentaux.
    Quelques pays occidentaux s’en tirent encore, Allemagne, nord de l’Europe, ils vivent sur leurs acquis technologiques et l’excellente qualité de leurs main d’oeuvre, mais pour combien de temps?
    Les populations des pays émergents sont capables à terme d’innover, de fournir d’excellents techniciens et ouvriers et et de concurrencer les USA et l’Europe dans les industries dites de pointe.
    La crise dans les pays occidentaux durera tant que les classes laborieuses des pays émergents n’aura pas acquis le même niveau de rémunération ou de protection sociale que ceux des démocratie occidentales.
    Dans ce cadre, la richesse de certains qui est outrancière et doit être ramenée à une plus juste mesure, n’est qu’un paramètre secondaire. Chacun devra accepter des sacrifices dans l’attente de ce rééquilibrage, les riches doivent accepter de perdre beaucoup de leurs biens (il y a de la marge) et les classes laborieuses occidentales une pose dans la progression de leur pouvoir d’achat et leur droits sociaux.
    Il y a aussi un autre fait encore plus fondamental à prendre en compte, c’est que les ressources naturelles de la planète ne sont pas inépuisables et qu’il faudra bien les partager avec tous les habitants de cette terre.
    Le pétrole en est un exemple patent. Les ressources en eau douce, en matières premières de toutes sortes commencent elles aussi à poser problème, il nous faut réexaminer nos modèles de croissance.
    La (sur)consommation propre aux pays dits développés, la démographie galopante de certaines régions du monde ne peuvent pas perdurer sauf à aller vers des conflits économiques violents ou des guerres encore plus destructrices tant sur le plan matériel qu’humain.
    Le rééquilibrage économique mondial bne peut que modifier à terme le rapport de puissance militaire qui semble encore favorable au camp occidental, il est grand temps qu’une véritable autorité de régulation économique à dimension mondiale se mette en place, sous l’égide de l’ONU.

    Commentaire par Anonyme — 25-08-11 @ 9:36

  6. Je suis d’accord avec le contenu du commentaire ci-dessus signé « Anonyme »

    PJCA

    Commentaire par pierrejcallard — 25-08-11 @ 11:11

  7. Meme votre société monsieur allard est un dessin dans une grotte il y a des millénaires, et le monde a beaucoup évolué : pas les hommes c’est vrai, et encore moins les personnes agées !

    Désolé pierre il faut se lacher

    JE NE SUIS PAS D’ACCORD

    Dire qu’il n’y a pas des ressources une CONNERIE D’IMBECILES

    http://singularite.wordpress.com/2011/08/06/2-labondance-energetique-et-labondance-en-matiere-premiere-que-la-lumiere-soit/

    https://singularite.wordpress.com/dans-labondance/

    Tout simplement pour refuser de penser en abondance : et puis qu’est ce que vous allez leur prendre en plus au « classe laborieuse » quand iln’y a plus aucun travail DU TOUT

    ESPECE DE CONNARD / TROU DU CUL SUR PATTE : là l’insulte est justifié

    il ne suffit pas de faire semblant de penser le singe stupide, pour savoir penser !

    Espece de traitre, espece de tafiole de suceur de pine, des personnes qui ne se sont JAMAIS BATTU de leur vie, de gauche bourgeoise ou de droite, ne leur demandons pas comment cela va se passer : ah il faut que la totalité de la population accepte l’esclavage … c’est un compromis nécessaire : oui psychologiquement une personne qui ne s’est jamais battu et qui ne connait pas DU TOUT LA REALITE DE LA SOCIETE : et bien un compromis de plus ou moins comme depuis 100 ans pour la pseudo gauche !

    VOUS NE SAVEZ PAS OU VOUS ALLEZ ET VOUS NE SAVEZ DEFINIR CE QUE VOUS VOULEZ !!!!

    NON !

    ALLEZ MONTREZ MOI VOTRE SOCIETE SANS TRAVAIL : ALLEZ FAITES UN EFFORT : bien sur que non vous n’y avez JAMAIS PENSE

    pauvre couillon

    TROU DU CUL SUR PATTE !

    Commentaire par cousciouness — 25-08-11 @ 2:15

  8. QUAND LE CAPITALISTE S’AUTOLOBOTOMISE

    la connerie atteint des ABIMES

    Commentaire par cousciouness — 25-08-11 @ 2:19

  9. @ consciousness

    ?

    PJCA

    Commentaire par pierrejcallard — 25-08-11 @ 6:27

  10. http://www.revolutimes.com/2011/08/18/freedom-liberty-and-open-source/

    vous n’arrivez tout simplement pas à insérer le cadre de la réalité, le travail est mort

    mort pour la « masse laborieuse » comme pour ceux qui se prennent pour autre chose

    MORT

    ne faites pas semblant de comprendre , ca ne suffira pas

    https://singularite.wordpress.com/2011/07/14/il-ny-a-rien-de-plus-spirituel-que-leconomie-lechange-symbolique-et-la-mort-jean-baudrillard/

    Commentaire par cousciouness — 26-08-11 @ 5:40

  11. à la fin c’est ce que l’on appelle » des jeux à sommes nulles »on n’a pas à concurrencer les chinois sur certaines productions qui seront même de plus en plus pointues!il faut revenir aux fondamentaux pour la France quelles sont ses spécificitées?il faudra revenir au local ,si tout le monde veux des voitures électriques,il n’y aura jamais assez de lithium pour produire des batteries pour tous,donc on reviendra à des productions spécifiques en fonction des ressources locales ou nationales voire continentales et là il faut faire travailler la matière grise!ce sera le contraire d’un monde uniformisé ou tous mangent la même chose (on peut déjà se faire une idée avec le chocolat,imaginons que les chinois et les indiens deviennent accros au chocolat, la production de fèves n’étant pas extensible à l’infini du fait du climat nécessaire à cette production,je pense que là on touche les limites physiques de ce type de mondialisation et l’on peut appliquer ce type de raisonnement à de nombreux produits et ajouter aussi le paramètre du nombre,une planète peuplée de 7,puis 9, puis 12 milliards d’habitants!on entrevoit bien qu’il faut raisonner autrement et concevoir une autre croissance qui ne soit pas uniquemement une croissance des biens de consommation.tout est à revoir,l’habitat,le transport, le travail, la répartition des richesses aucun sujet ne devra rester tabou, c’est peut-être là que commence la refondation de la république,????????

    Commentaire par Anonyme — 04-10-11 @ 1:19

  12. cousciouness, tu dis n’importe quoi, tu pourris cette page avec tes insultes et l’absence d’argumentation. Tu es d’une grande prétention sans aucun fondement et qui ne te mènera nulle part. Quand on voit que sur ton blog (anarcho-apocalyptique ) , on ne peut pas poster de commentaire, ça sent fort la malhonnêteté intellectuelle.

    Merci aux autres pour leurs idées même si je n’adhère pas à toute !!

    Commentaire par Ali — 08-11-11 @ 9:53

  13. @ Ali

    S’exprimer sur un blog est une soupape de sureté pour ceux dont la violence est velléitaire. Je ne crois pas qu’il faille la supprimer, ce serait pousser au passage à l’acte.

    Le lecteur de bonne foi apprend vite à ne pas tenir compte des inanités. Evidemment, si la lecture devient impossible, je devrai à regret délester le site des commentaires oiseux ou trop stridents.

    Phénomène psychologique intéressant, noter que les sectaires préfèrent s’en prendre aux « hérétiques » – avec qui ils partagent souvent certains critères – plutôt qu’aux « païens » qui ne comprendraient rien à leurs vociférations. Ainsi, le commentateur qui, sous divers pseudos, vient me reprocher en fait d’avoir écrit et publié un livre qui apporte des solutions à la « crise de l’abondance »… au lieu de me rallier à sa flagellation récurrente. 🙂

    pjca

    Commentaire par pierrejcallard — 08-11-11 @ 12:21

  14. Ca aurait été mieux tout de même si dans le titre vous ne mettiez pas « bon Dieu » qui est un blasphème…Je sais, en ces temps, cela peut paraître un peu hors-sujet, mais ces mots ont toujours un sens pour quelques uns d’entre nous. Mettre « Remboursons la, bordel ! » aurait d’ailleurs bien plus d’impact et actualité.

    Moi, je dirais surtout que l’Allemagne est mal barrée si elle envisage de sortir l’Italie de l’UE avec d’autres pays comme cela est mis à l’étude. Le vrai risque de l’UE, c’est pour l’Allemagne qui a des réserves fortes, car les pays de l’UE lui achète encore. L’euro n’est qu’un DM déguisé. Les Chinois peuvent également très bien s’occuper de leurs marchés intérieurs et n’ont pas besoin de nous. Néanmoins, prendre leur aide serait vicié le fonctionnement de l’UE puisque nous aurions un 28ème état sans même la promulgation d’un nouveau traité au sein de notre UE. Celle-ci ne pourrait prétendre à une indépendance effective ni concurrencer les USA. À terme, la pression des pays du sud de l’UE doit donc se faire sur l’Allemagne, qui n’a pas d’autre choix que de céder aux Eurobonds si elle veut maintenir son équilibre économique et la paix au sein de l’UE. Il faut monétiser la dette et lisser les équilibres entre les différents pays justement comme l’a fait l’Allemagne après la chute du mur à la réunification. Cela paraissait d’ailleurs évident il y a une dizaine d’années quand on évoquait le « plombier Polonais ». Mais les riches, entrepreneurs et entreprises, ont déjà quitté le navire et cherche l’endroit qui leur rapportera le plus. Ils ont déjà leurs billes en France, en Europe et maintenant veulent investir le marché Chinois, Indien et des autres BRICS comme le Brésil. En vérité, il n’y a plus aucune raison de les épargner puisqu’ils sont entre deux mondes et ne peuvent prendre le pari de perdre ce qu’ils ont ici tant qu’ils ne sont pas assis sur une position confortable là-bas. Les dettes se rembourseraient d’elles-mêmes si Sarkozy n’avait pas fait 75 milliards d’euros de cadeaux sur ces 5 dernières années aux riches pour maintenant faire un compte nul sur les 5 prochaines années avec les classes moyennes et modestes pour économiser 65 milliards d’euros. Bref, le rapport de la Cour des Comptes est là et dit bien que la dette n’est pas dû pour sa moitié à la crise de 2008 mais bien à la gestion catastrophique du Président. Si vous donnez de l’argent au pauvre, il va tout consommer. Si vous donnez de l’argent au riche qui a déjà répondu à tous ses besoins, il va épargner. Ils augmenteraient les aides sociales, la consommation repartirait à la hausse puisque les entreprises en bénéficierait. Et ça redonnerait la confiance aux investisseurs et comblerait d’autant ce nouveau déficit. Nous avons besoin de croissance et ce ne sont pas les projets qui manquent en France pour utiliser celle-ci. Il n’y a qu’à aller voir comment c’est en Chine pour comprendre combien nous sommes à la traîne sur bien des points. Les seules règles qu’on peut mettre en place est d’obliger certaines entreprises d’avoir un certain pourcentage d’actifs détenus en France pour pouvoir adresser le marché Français. Ceux qui veulent gagner de l’argent en France devront avoir un minimum de production. Un célèbre maroquinier de luxe sur les Champs-Elysées l’a bien fait : dans le luxe avec une partie délocalisée et toutefois ses malles qui continuent à être fabriquée ici. Ce sont les entreprises qui ont besoin de nos marchés, pas nos marchés qui ont besoin de ces entreprises. Et si nous n’avons plus ces marchés adressés, nous aurons toujours des entrepreneurs qui seront chercher le savoir-faire à l’étranger et l’appliquer ici en respectant les règles que nous auront imposés. Gagner de l’argent en faisant du dumping social doit être limité et amorti : l’être humain et nos droits garantis ne doivent pas servir de variable au profit des marchés financiers.

    Commentaire par Isidore — 11-11-11 @ 9:18

  15. @ Isidore

    Blasphème ? Dire « bon » dieu, dans le monde tel qu’il est, m’apparait plutôt comme une forme de flagornerie…. mais je suis d’accord avec vous, toutefois, que parler de bordel eut été plus a point qu’une allusion au paradis… Pour le reste, j’apprécie votre survol de la situation dont les lecteurs tireront profit.

    pjca

    Commentaire par pierrejcallard — 11-11-11 @ 9:56

  16. 2 millions de fonctionnaires en trop ce sont 7000 milliards d’€uros de gaspillés, qui dit mieux ?

    Commentaire par zelectron — 08-09-14 @ 2:08

  17. 80% au moins du travail qui se faitt aujourdhui est inutile et ne sert qua donner une apparence de logique au pouvoir d’achat distribué. D »ou l’importance de la Simplicite Volontaire…. Mais application un peu serieuse porterait le coup fatal que son notre civilisation de la consommation a outrance et de cette arnaque érigée en moralité et qu’est le commerce comme projet de vie et de société. Le fonctionnaire n’mest que le cas extreme de cette inutilté

    PJCA

    Commentaire par pierrejcallard — 08-09-14 @ 9:35

  18. Il en restera 6,5 millions (en France tout du moins)

    Commentaire par zelectron — 03-10-14 @ 10:35

  19. Article très intéressant. Mais je me permets de jouer le schtroumpf à lunettes sur un détail qui m’a gêné sur toute la lecture de l’article (un simple caillou dans la godasse) :
    [quote][i]USD $ 15 000 000 000 000, (que j’appelerai ci dessous 15 trillions (15 T), n’en déplaise à l’Académie qui voudrait que je parle de milliers de milliards)[/i][/quote]
    En fait, c’est un horrible anglicisme. Car à défaut de parler de milliers de milliards ou de millions de millions, les académiciens et moi-même parlons de billions. Un Trillion, en français, c’est 1 000 000 000 000 000 000, soit un milliard de milliard, ou un millier de billiards, ou un million de billions…

    Ou sinon, on peut écrire l’article en anglais et ne pas changer le trillion !

    Commentaire par Sucror — 07-10-14 @ 10:37

  20. J’ai expliqué souvent pourquoi je contibuerai d’utiiser cet horrible anglicisme

    PJCA

    Commentaire par pierrejcallard — 07-10-14 @ 10:48


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