Nouvelle Societe

24-08-15

Terra, une inspection de routine 

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 3:24

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Fin août, il y a un risque que les vacanciers ne prennent pas ce texte trop au sérieux. Or, IL L’EST ! Enfin…. presque…  Avant de le lire, je vous enjoins donc de lire d’abord les trois articles en liens juste ci-dessous.   On vous y  donnera des faits. Comme d’habitude, on ne vous dira rien entre les lignes; on vous jettera en pâture un fait isolé, confiant que vous vous inquiéterez juste assez pour réagir comme on veut que vous réagissiez, mais pas plus. On ne souhaite pas que vous vous intéressiez aux changements de paradigme.  Il y a des gens que le Système paye pour ça…

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201108/19/01-4427443-penurie-de-medicaments-16-produits-sajoutent-sur-la-liste.php

http://www.usinenouvelle.com/article/la-penurie-de-medicaments-sur-le-bureau-de-l-afssaps.N157233

http://fr-ca.actualites.yahoo.com/la-pénurie-médicaments-menace-le-canada-201742525.html

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Terra

Circa  2000 A.D. Temps Local.

De : Agent Adonaï

À : Vénérable Coordonnateur

Copies : Postérité, Archives akashiques

Vénérable Coordonnateur

J’ai profité d’un bref passage dans l’Espace-Temps pour une inspection de routine sur Sol III (alias Terra, Earth, Urantia), où est en cours  une intéressante expérience d’évolution de conscience liée à la matière, basée sur un développement aléatoire de la combinaison ADN.

Disons, pour résumer, que tout se passe bien, malgré les inévitables frustrations inhérentes à cette utilisation de la matière qui exige que les entités individualisées ne puissent vivre qu’en s’assimilant les unes les autres par digestion et que leurs programmes-mémoires soient remis à jour à peu près aux soixante-dix ans en temps local. La motivation demeure forte.

Depuis ma dernière visite (1000 A.D. Temps Local), malgré quelques phases d’obscurantisme, science et technologie ont progressé normalement  et croissent désormais à un rythme exponentiel. L’espèce dominante ( Homo sapiens sapiens) a maintenant déchiffré son code génétique et peut donc commencer à comprendre ses propres paramètres.  À la prochaine visite, vers 3000 A.D. , elle se percevra peut-être dans le contexte de l’expérience dont elle est le sujet, permettant que débute une communication.

Pour l’instant, la spécificité de cette expérience sur Terra – et donc son intérêt parmi l’infinité de celles en progrés – tient surtout à l’originalité de ses essais sur les modes de gouvernance.

On sait, depuis bien longtemps, que le but de ceux qui gouvernent est toujours d’obtenir de ceux qui sont gouverné un maximun de biens et services, en y mettant eux-mêmes un minimum d’efforts et en ne devant supporter de ces derniers qu’un minimum de récriminations.

Ce qui sur Terra a commencé par l’esclavage et les coups de trique est donc devenu démocratie, au fur et à mesure qu’on a compris chez les dominants qu’il est plus efficace de faire des promesses que des menaces et que le fin du fin est une population qui a des besoins qu’elle ne peut satisfaire qu’en faisant ce que ses chefs lui disent de faire.

Cette approche – gérée, par le contrôle des ressources et des moyens de production, puis peaufinée par celui d’une monnaie qui permet de corriger au niveau des symboles ce que la réalité pourrait commettre de petites bavures – a longtemps permis l’exploitation de façon sereine du cheptel humain inférieur en développement.

Depuis 50 ans, avec un système de transfert de la richesse basé sur la consommation d’énergie – un besoin auquel nul n’échappe au prorata de sa consommation –  et la perception d’un intérêt sur le capital présenté comme une loi de la nature, la gouvernance sur Terra a atteint une quasi-perfection.

Récemment, raffinements supplémentaires, le paiement de cet intérêt nécessaire à la stabilité de la richesse et donc du pouvoir a pris la forme de jeux d’écriture byzantins arbitraires, incompréhensibles aux âmes simples et discrètement notés dans des dossiers eux-mêmes dématérialisés. On pense aussi, de plus, à taxer la consommation d’énergie en tout-virtuel par une taxe-carbone. Disons-le tout de go : on peut difficilement faire mieux.

Seule ombre au tableau, le contrôle de l’exécution des ordres par la distribution des récompenses, facile à appliquer dans une situation de pénurie constante, ne l’est plus avec l’avènement par l’industrialisation d’une situation d’abondance globale. Le point faible du système est la nécessité de garder le besoin vivace pour que les ordres soient exécutés; des erreurs d’ajustement peuvent mener à des problèmes locaux, genre famine en Afrique de l’Est… et donc a des insatisfactions.

Mener à du mécontentement, même, quand des millions d’individus meurent de faim, alors que les ressources humaines, matérielles et techniques sont surabondantes et que la logistique de les nourrir serait triviale. Pire, quand on constate qu’un simple conditionnement des habitudes d’accouplement aurait suffi pour qu’ils ne naissent pas…. Des ajustements mineurs pour faire mieux sont donc nécessaires.

Comment faire mieux ? La solution évidente serait de mettre fin à la lutte historique pour les produits d’alimentation, en permettant une légère surproduction globale de nourriture, en conformité  avec un plan lui aussi global de production, de transformation et de distribution des aliments nécessaires, selon la demande estimée.  Le défi crucial serait de maintenir la motivation, mais les élites de Terra y travaillent déjà, par le développement planifié de certaines assuétudes.

Des tests préliminaires ont prouvé, en effet, que des dépendances peuvent être créées dont l’effet est irrésistible, aussi bien chez les humains que chez les souris blanches.  La stratégie consiste donc, en deux (2) volets :

a) à universaliser d’abord l’usage de drogues, et

b) à mettre en place une couverture universelle de santé commençant par les pays développés, qui mettra chaque individu sous la tutelle directe d’un médecin lui prescrivant tous les médicaments nécessaire à sa santé… et les l’anxiolytique/euphorisants qui lui garantiront l’état de béatitude optimal compatible avec l’exécution efficace des tâches qui lui seront confiées.

Cette seule béatitude attendue devrait suffire a créer une dépendance forte et a soutenir la motivation. Mais, pour plus de sécurité, des ajouts chimiques actifs au niveau des neuro récepteurs peuvent être ajoutés pour garantir l’assuétude. La dose étant renouvelée sur une base hebdomadaire, ce suivi médical permettra un contrôle parfait de la population.

Parmi les nombreux avantages, celui de stabiliser rapidement la démographie, qui donne certaines inquiétudes, sans avoir à consulter les sujets ainsi que la longévité dont le coût-bénéfice, dans l’état actuel de nettoyage du profil génétique général de l’espèce, devient présentement négatif entre 65 et 85 ans selon les cas, mais pourrait être allongée à la hauteur de la résistance du matériau biologique de base. Ajoutons la paix universelle et le respect parfait de l’ordre établi.

Où en est-on de ce breakthrough ?   Le système met les bouchées doubles pour trouver le soma parfait, en développant des drogues qui demeurent  illicites le temps que le système puisse en étudier tous les effets sans avoir à assumer la responsabilité des inévitables effets secondaires négatifs occasionnels.   On s’interroge aussi sur l’opportunité de laisser la recherche et la production des medicaments à l’entreprise privée – avec le danger propre aux systèmes de pouvoir héréditaires de passer peu a peu la main à des génération moins douées – ou de confier la pharmaceutique ce qui deviendra rapidement le secteur le plus important de la production et donc la gouverne effective de la société – à un État dont les mécanismes auraient, toutefois, grandement  besoins d’être améliorés.

La décision n’est pas prise, mais les rumeurs de pénuries qui, on l’a vu, commencent à circuler – avec la belle unanimité d’un réseau d’information  totalement sous la houlette de la classe dominante – laissent présager de rapides changements.  Peut-être conviendrait-il de planifier une visite  exceptionnelle sur Terra dans un siècle pour voir où Sapiens en sera rendu de sa santé et de sa manipulation par ses élites médicales et bancaires

12-07-15

GRECE A.D 2015. L’année de la « Mauvaise Nouvelle »

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 12:33

Il y a plus de 2 000 ans que serait née en Grèce la démocratie. Peut-être. On donne tant de sens aux mots et ils en changent si souvent… L’important, n’est pas qu’elle y soit née, mais qu’elle soit revenue y mourirCar empêtrée dans ses mensonges et ses contradictions comme en une Mer des Sargasses, la démocratie ne sortira pas vivante de cette crise. L’« évangile » de la démocratie, la Bonne Nouvelle que l’Occident a tant prêchée aux païens se révèle aujourd’hui une Mauvaise Nouvelle.

Heureuse surprise, d’abord, pour nous les démocrates au cœur pur, que les Grecs aient eu le courage et la détermination de résister aux coups de boutoir du Système, joie que le contrôle de l’argent et des médias n’ait pas suffi à les terrifier pour leur arracher un OUI… Joie que, PARTOUT, la sympathie des peuples leur semble acquise. Comme si le refus du peuple Grec de plier était devenu emblématique d’une volonté dans tout l’Occident de RESISTER. Mais, comme le chantait si bien Melina, il faut « lire entre les lignes, entre les mots…. » En lisant on trouve des mensonges….

Il faut parler de ces mensonges. Ils sont à la source de la crise grecque qui est notre crise à tous. Mais d’abord, il faut bien la comprendre, cette crise : on en dit trop de bêtises.

La vérité, c’est qu’il y a des années qu’une succession de gouvernants démocratiquement élus, parfaitemen corrompus, agissant de connivence avec des vendeurs de ferrailles étrangers, surtout allemands, mais aussi français, américains et n’importe quoi, ont monté une colossale ardoise aux Grecs pour des biens et services dont ceux-ci n’avaient pas besoin et dont ils ne tireront aucun profit. C’est un abus de confiance et une escroquerie. Triangulaire. On en voit souvent de ce genre au privé.

Ils ont perpétré cette escroquerie sous l’œil complaisant de leurs gouvernements respectifs et de fonctionnaires internationaux, tous nommés par patronage et favoritisme, assistés des conseils judicieux de la firme Goldman Sachs, reine incontestée des magouilles. Pour les détails, voir cet article factuel et concis du président de la Fondation Copernic que personne n’accuse de malveillance ni d’intérêts cachés : http://www.politis.fr/Tout-savoir-sur-la-dette grecque,29982.html  Je vous y invite avec insistance. Je vous en conjure, LISEZ CE TEXTE. C’est plus que le genèse de cette crise, c’est le croquis à main levée de sa génétique,

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C’est fait ? Vous avez lu comment on a bâti la crise grecque ? Même allégée il y a (2) deux ans dans l’indifférence générale, pour mettre les copains à l’abri, il en reste environ 375 milliards d’euros, dont il est prévu que le peuple grec prendra en charge tout ce qu’il pourra supporter, le reste l’étant par les autres peuples de l’U.E.  Il en reste assez pour qu’on fasse l’effort de récupérer cette somme, mais si on devait apres ce pactole mettre fin a l’euro – ou à l’U.E elle-même ! – prendre le fric et filer dans une autre terre promise…. Titus qui aurait fait tout ce bien n’aurait pas perdu sa journée, n’est-ce pas ?

Ceci n’est pas une crise : c’est un énorme arnaque. Une arnaque planétaire. La corruption est partout. Alors il est temps de se poser des questions. Temps de se remettre en question avec nos plates certitudes. Sus aux mensonges !  QUI A MONTÉ CETTE ARNAQUE. Bien sûr, il y a des coupables. On peut blâmer des individus ; tous ceux qui ont contribué à cette corruption généralisée dans ce cloaque qu’est devenu la gouvernance démocratique mériteraient d’être dénoncés. Mais il faut affronter la rude réalité que la source du problème n’est pas là.

À la source du problème, il y a une démocratie qui est en elle-même une invitation à la corruption ! Car, soyons sérieux. Peut on imaginer qu’un élu aujourd’hui, qui qu’il soit, prenne une seule décision sans se demander ce qu’en seront les impacts directs et indirects sur sa propre condition ? Quidam lambda, qui a des besoins, ne demande qu’à tirer le meilleur parti de quelque bribe de pouvoir dont il peut jouir pour satisfaire ces besoins. Il est vulnérable aux promesses, aux menaces et aux émotions, que celles-ci le cible personnellement lui, ou un groupe auquel il s’identifie. Il est donc fondamentalement corruptible.

En lui prêtant, un pouvoir par définition précaire de représentation, la démocratie ne peut que faire naitre chez l’élu la tentation de transformer ce pouvoir temporaire qui lui vient des autres en un pouvoir permanent qui ne dépende que de lui, Or, dans notre société, ce pouvoir qu’on veut croire permanent vient avec la richesse…  L’élu, qu’il en soit ou non conscient, est donc toujours à vendre… et le temps le presse. Bien sûr il y a des circonstances particulières, des êtres d’exceptions, mais croit-on que ces singularités vont modifier la trajectoire de l’égoïsme humain et nous mener à la meilleure gouvernance ?

Le citoyen qui s’exprime démocratiquement est manipulé d’autant plus facilement qu’on lui demande de décider de choses dont il ne connaît rien …. et qu’on lui a inoculé une éthique dont les dogmes majeurs sont « acquérir » et « posséder »…, l’individualisme la plus grande vertu…., La consommation et la thésaurisation les ultimes récompenses

La démocratie est un leurre. Un jeu de subterfuges. Quidam Lambda qui vote « démocratiquement » est TOUJOURS manipulé et ceux qu’il élit le sont encore plus que lui. La démocratie est une supercherie que nous avons mise comme pierre angulaire de notre construction politique et dont depuis deux siècles nous avons voulu faire un impératif…. Alors qu’elle n’est qu’une hypothèse faible… et certes pas la plus crédible.

On se presse pour encenser la « victoire de la démocratie » qu’aurait été le NON des Grecs, mais il faut SURTOUT se souvenir que cette décision démocratique, les Grecs l’ont prise au bord d’un abime où les avaient conduits une longue séquence de décisions démocratiques scandaleuses. Il ne faut pas se cacher, non plus, que si in extremis lls ont pu faire ce choix, c’est en partie parce qu’on a eu l’habileté de réaliser ce référendum si rapidement que le Système n’a pas eu le temps de les effrayer autant qu’il l’aurait pu le souhaitr ! Un mois de lavage de cerveau, et le résultat aurait pu être bien différent…

Il n’est pas exclus, d’ailleurs, que le OUI revienne sous un masque…. On va négocier ferme. Ce NON qu’on a arraché par surprise, n’aurait-il été qu’une stratégie pour faire monter les enchères ? Mais, même si le NON reste au dossier, ce qui restera de la dette grecque, quand tout aura été négocié, pourrait bien montrer que les créancier pas plus les débiteurs n’y trouvent leur compte…. mais que n’y gagnent vraiment que ceux qui ont organisé la crise. Plutôt qu’une grande victoire de la démocratie, il pourrait alors apparaitre que ce NON historique marque le chant du cygne du mensonge démocratique, tous ces augures ne pouvant plus dorénavant se regarder sans rire

Fin du mensonge démocratique, mais fin aussi d’une moralité libérale qui encadrerait un progrès vers la liberté, l’égalité, la fraternité, un progrès vers le Bien. Fin d’un beau rêve. Un moment de vérité… Mais une bien mauvaise nouvelle, quand on doit s’avouer que les décisions en démocratie ne sont pas prises selon leur mérite ou selon la justice, mais selon ce qu’elles contribuent au pouvoir ou à la richesse des élus qui décident. Jour de deuil quand on comprend comment le Sénat américain s’y est pris à deux fois, en 2008 pour se prostituer aux banquiers avec le Plan Paulson, sans qu’aucune miette ne tombe de la table pour Lazare… Quand on comprend pourquoi on sauve toujours les banques et jamais les peuples….

Pourquoi la démocratie est un discours vide et un piège à cons.

Puis un jour, sans crier gare, on dit NON …. Le peuple dit NON À LA DÉMOCRATIE.

Avons-nous atteint ce seuil, où nous dirons « Vive le Roi  », ou accueillerons avec enthousiasme une dictature éclairée ? En sommes-nous là ? Je crois que nous nous en rapprochons…. Ce qui se passe en Grèce aujourd’hui le suggère. Mais avant de faire ce saut périlleux, il y a peut-être encore des hypothèses démocratiques à tester… Pour ceux qui veulent garder encore la foi, je mets ici en lien une de ces hypothèses … que je proposais il y a bien longtemps…. Prenez au moins le temps de la lire.

https://nouvellesociete.wordpress.com/2007/06/17/memoire-aux-etats-generaux/

Pierre JC Allard

28-06-15

Le Bon, le Bien et les Saints

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 11:26

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Dans un article récent, je parlais de l’Argent, des Sots et des Méchants…. Des réalités que chacun doit confronter avant de fermer son livre d’heures, mais auxquelles il n’est ni bon ni bien de laisser le dernier mot. Parlons donc plutôt du bon et du bien.

Bon ? Bien ? Sommes-nous au prélude d’un conte de fées ? Un mot d’explication…  Un court glossaire, puis tout va devenir SIMPLE.  Chacun appelle « bon » ce qu’il aime, ce qu’il veut, ce qui ne lui fait pas de mal…. On appelle « bien » ce qu’on croit que tout le monde devrait vouloir…. Une moralité

On sait ce qui est bon, mais pour le bien, parfois on doute.  Un phare ? On va plus sûrement vers le bien si on ne fait de mal à personne…. sauf pour éviter un plus grand mal. Le choix n’est pas toujours évident, mais il est évident que le choix pour chacun ne peut venir que de sa propre conscience. Tout ce qui est dogme ou vient d’un gourou et ne satisfait pas votre propre conscience est a mettre au feu. C’est le terrain des tricheurs. La terre d’élection des profiteurs

Agir selon sa propre conscience. Et après ? Il n’y a pas d’après. Ceux qui agissent toujours selon leur conscience sont des saints….et il n’y en a pas d’autres.  Si vous n’êtes pas un saint, vous êtes une partie du problème. Il fut un temps de pénurie, où il n’y en avait pas pour tout le monde et où il n’y avait donc pas de sainteté sans une constante abnégation. Ce temps est révolu. L’abondance que nous permettent à tous la science et la technologie nous a ouvert la voie vers une sainteté plus facile….

Oh, bien sûr, il y a encore des décisions cornéliennes à prendre – on ne peut, par exemple, donner littéralement son cœur a tout le monde, au propre comme au figuré ! Mais la sainteté n’exige plus souvent l’héroïsme. Il y a maintenant une sainteté accessible à tous qui est un simple refus de la méchanceté. Et cette sainteté n’est pas triviale.

Les « preachers » américains, remplaçant la théologie par des tremolos et des effets de manche, n’ont pas tout mauvais. S’ils n’avaient pas cette fixation maladive sur la sexualité et une foi bebête qui les pousse à penser qu’il y a une autre vertu que de faire du bien, ils seraient sur la bonne voie. Il suffirait d’admettre que tous les dogmes sont des tissus d’absurdités….et que ce ne sont que les oeuvres qui importent.

https://nouvellesociete.wordpress.com/2011/11/20/dieu-est-mort-les-oeuvres-sans-la-foi/

Il y a un ajustement à faire, car il est clair, aujourd’hui que la vie n’est plus un jeu à somme nulle…. Et qu’il y en a plus et du meilleurpour tous si on COLLABORE . Dans un monde complexe, l’optimum passe par la complémentarité. Le paradigme darwinien, au palier sociétal, est une stupidité. Une malfaisance

Ceux qui poussent à la concurrence et a l’affrontement sont des psychopathes qui vous veulent dans leur camp, pour ne pas se sentir seuls à tourner comme des écureuils, en quête de l’insignifiante « supériorité » d’être « en haut » de cette « roue dans une cage » qu’est la condition humaine.

Avons-nous besoin d‘un « Nouvel ordre mondial » qui repositionnera la cage, en nous faisant croire que désormais elle est droite…. ? Ou n’est-ce pas plutôt d’un nouveau paradigme, qui verra le bien dans l’entraide et un partage raisonnable d’une production qui EST la richesse… et que ce n’est qu’ENSEMBLE que nous pouvons créer ?

Etre un saint, c’est renoncer à vouloir acquérir au-delà de ses propres besoins. Renoncer à posséder sans limites, sans raison valable, au mépris des besoins des autres. Il ne faut pas d’héroïsme pour ce renoncement, seulement une réflexion lucide sur ce que l’on veut vraiment de cette vie. Il suffit de briser l’envoutement qui nous fait croire que le bonheur est là où il n’est pas.

Il faut un travail de tous les instants aux psychopathes qui ont usurpé le contrôle de notre société pour que chacun ne voit pas clairement la manipulation, la zizanie programmée qui nous fait courir sus les uns aux autres… pour que nous voulions vivre une vie qui, comme dirait Proust, n’est « même pas du genre » que se souhaiterait un humain raisonnable dont on n’aurait pas fêlé la raison par une éducation qui est pure intoxication… Un humain qu’une propagande conditionne sans cesse pour en faire un consommateur compulsif et surtout rien d’autre,

On se fait ainsi bien du mal. Nous sommes guidés, comme le boeuf l’anneau au nez, à nous faire du mal dont il ne sort aucun bien… et a en tirer gloriole. Nous obéissons à des stimuli, nous salivons comme le chien de Pavlov quand on fait tinter la cloche. Serons-nous encore longtemps esclaves de pseudo besoins et de désirs artificiels qu’on nous inculque ?

Voyez – ou revoyez – cette scène du film Network…. Quand les quidams-marionettes prennent conscience des ficelles… et crient leur révolte

Alors, au Diable, le cynisme ! Dites vous aussi, haut et fort à la mesure de votre liberation  : «  J’en ai marre. Le but de ma vie n’est pas d’avoir un autre téléphone cellulaire ! Le but de ma vie est de faire du bien et de donner et recevoir plus d’amour «  Dites-le dès maintenant.

Le dire – et le faire – peut changer des choses. Changer votre vie. Changer le monde

Pierre JC Allard

20-06-15

L’argent, les Méchants et les Sots

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 11:12

L’argent, l’argent…. Il faut vraiment qu’on soit bien bête ! La nature nous DONNE toutes les ressources, à charge pour nous de les transformer en ce que nous voulons. Il n’y a qu’un élément à ajouter : du travail. Pas de l’argent ; du travail … et rien d’autre. Transformer ce qui est en ce que nous voulons, c‘est ce qu’on appelle « produire ». Produire ce que nous voulons – en biens et services – c’est çà, la « richesse ». Seul le travail crée la richesse.

Il fut un temps ou travailler signifiait surtout apporter l’énergie pour transformer. Maintenant, l’énergie vient aussi de la nature avec un apport minimal d’effort physique. Elle est donc essentiellement gratuite, elle aussi, comme toutes les ressources. Tout ce que la Terre nous offre est gratuit, tant qu’il y en aura, bien sûr… et si on s’y connaît un peu. Il n’y a donc qu’un élément significatif à ajouter aux ressources : la connaissance.

Connaître permet d’organiser, d’assembler et de transformer ce qui est et ce qu’on a en ce qu’on veut. Ainsi, ont répond à une demande et il se crée une valeur. Le travail permet de produire. L’argent ne produit rien, mais permet de faire le constat qu’une valeur est produite, d’en assigner commodément la propriété et d’en faciliter le transfert et l’échange..

Ceux qui ne comprennent pas ça sont des sots.

Il faut parler beaucoup d’argent, néanmoins, car le vrai défi n’est plus de produire, mais de se partager les biens et services produits. Au départ, chacun prend ce que sa force lui permet de prendre, puis quitte le festin. Apres les lions, les hyènes, puis les vautours  Quand le monde s’est compliqué, cependant, toute force d’une quelconque importance a cessé d’être exercée par des individus pour devenir l’apanage de groupes. Des alliances plus ou moins stables, mais qui n’étaient plus totalement précaires. C’est l’heure des babouins, des chimpanzés et autres espèces sociables. Il apparaît dès lors plus efficace de négocier entre primates plus futés. La politique naît, et on commence à parler de justice plutôt que de simple rapine.

Nous, humains, disons tous que nous sommes pour la Justice, mais nous écrivons en petits caractères que celle-ci peut être commutative, distributive, corrective et que sais-je, permettant ainsi de garder bonne conscience, tout en choisissant celle qui semble faire l’affaire de ces acceptions antinomiques, donnant à chacun selon ses besoins OU ses mérites… Cette discrétion garde les presque-sots avec soi et ouvre une avenue royale à l’entrée en scène des « Méchants »

Pour les fins du présent article, les Méchants sont ceux qui profitent des Sots. La technique la plus courante est celle qui paraît vénielle d’encourager les Sots à suivre ce qui semble leur penchant naturel… mais n’est que l’instrumentation perverse d’un caprice qui aurait pu rester en jachère si un Méchant n’avait pas rôdé par là… Tenez, rien de mal à chanter ; mais si vous êtes un corbeau et que c’est un renard qui vous y invite….

 Rien de mal à se nourrir… Mais si, contraire des autres carnassiers, l’homme ne mange pas qu’à-plus-faim, mais a été amené à faire de la consommation son activité principale… les Méchants sont passés par là. Lambda ne veut pas seulement beaucoup ; il veut PLUS. Indéfiniment. Ce qui fait de sa démarche une absurdité, puisque la SATISFACTION, au sens littéral d’avoir assez, n’est plus alors possible. En donnant pour objectif à la vie d’acquérir sans limites, de tout posséder et de consommer comme preuve de cette possession, on a créé les conditions pour en faire une éternelle bataille.
Est-il bien naïf de penser qu’il puisse en être autrement ? Au contraire !  L’acquisition, comme but de la vie, est une vision étriquée qui ne peut correspondre qu’à la phase primitive de l’humanité. C’est un pararadigme pour l’indigence, qui ne peut plus s’appliqur, maintenant que l’industrie a apporté l’abondance.

Notre civilisation occidentale, à qui on avait pourtant passé le message de « s’aimer les uns les autres » a étéMANIPULÉE pour choisir la voie darwinienne de lancer tous contre tous en mode concurrence. Une toute petite minorité de psychopathes a ainsi pu transformer en un jeu a somme nulle entre humains, ce qui, essentiellement, aurait dû être leur collaboration, puisque ce n’est qu’en mode de collaboration que l’Humanité peut permettre aux individus de transcender ensemble leurs limitations et de s’émanciper ensemble des servitudes que leur imposent leur nature et la Nature.

Le temps travaille pour la collaboration et pour plus d’égalité…. Et on y va tout droit; pour deux (2) raisons.

La première, c’est que la richesse collective croît avec l’efficacité d’une structure de production complexe où les tâches sont complémentaires, rendant opportune une plus grande division du travail… et augmentant le pouvoir de chacun dans une société où nous sommes tous interdépendants. A la limite, si chacun était indispensable nous serions tous égaux. Sans aller jusque-là, chaque pas dans cette direction favorise l’égalité et, au-delà de la démocratie, la valeur du CONSENSUS.

La seconde, c’est que l’abondance qu’a permise l’industrialisation rend triviale la consommation illimitée de biens matériels et, dans une économie de plus en plus tertiaire, rend l’investissement en équipements bien secondaire (en importance et en coûts) au capital immatériel que constitue la compétence . Or, celle-ci est indissociable de celui qui l’a acquise et donc INAPPROPRIABLE. On peut prétendre disposer de l’expertise d’autrui par des dispositions légales, mais cette disposition est précaire. Le pouvoir de celui qui SAIT par lui-même face a la collectivité augmente sans cesse.

La montée en puissance irrésistible de la compétence – un attribut du facteur Travail – face au Capital, est le phénomène social fondamental de notre époque. La hiérarchie du pouvoir est à basculer au profit d’un réseau dense d’intervenants complémentaires, qui détruisent le contrôle des oligarchies du simple fait de leur indispensabilité. Ces travailleurs accèdent au pouvoir réel, parce que ce que peuvent offrir les oligarques n’est toujours que du matériel – dont l’ARGENT est le symbole – dans un monde où c’est l’expertise ad hoc, qui devient primordiale…. Celle-ci est immatérielle et ne peut être appropriée, capitalisée ni transmise,

La meilleure illustration de cette mutation est sans doute le pouvoir politique, devenu dérisoire face a un fonctionnariat qui administre à sa guise. Idem du pouvoir financier, qui n’est plus aux mains de ceux qui possèdent la richesse, mais de ceux qui en manipulent les symboles. C’est une situation explosive, car ceux qui, depuis la révolution industrielle, possèdent la richesse et le pouvoir qui s’y rattache par le contrôle des ressources et des moyens de production, ne veulent pas y renoncer….

Ceux qui possèdent tout ne veulent pas passer la main à des prestidigitateurs qui dominent par leur simple talent a faire apparaître des trillions d’une richesse virtuelle de pur consensus. Ils résistent à l’avènement des « experts » par un combat d’arrière-garde où tous les coups leur semblent permis.

Qui gagnera, du vieux pouvoir établi sur la propriété… ou des magiciens du virtuel qui leur contestent ce pouvoir en jouant sur les symboles ? Un bon indice de la fin de ordre établi basé sur la possession de richesse est l’outrance du recours à la corruption. On achète les consciences à n’importe quel prix, sachant que d’ici peu il n’y aura plus preneur pour cette verroterie que sont les instruments financiers. La guerre est en marche…

Passionnant, mais quelle qu’en soit l’issue, on sait que c’est une guerre entre « Méchants » pour y gagner le privilège de profiter des « Sots. « Tout changera pour que rien ne change…. Y a-t-il une autre voie ?

OUI… Celle de la révolte des Sots. Sans violence évidente, mais terrible. Si les Lambdas du monde décidaient d’apostasier de la religion du consumérisme, de vivre la Simplicité volontaire,de n’acquérir désormais que pour leurs vrais besoins et de ne plus thésauriser…. Ce serait la fin de la grande illusion de la croissance, la fin de l’arnaque financière, la fin de l’exploitation de tous par quelques-uns…. Mais notre société telle que nous la connaissons s’effondrerait en quelques semaines… Peut-être en quelques jours. Et nul ne sait ce qui lui succéderait…. Qui veut le tenter ? Il n’en tient qu’à vous…

Pierre JC Allard

12-06-15

Billets doux: 005 Les Autres

Filed under: Actualité,Auteur,lesensdesfaits — pierrejcallard @ 9:10

1644016-2213605   Les Autres ? D’abord, il faut la lucidité de comprendre qu’une identité – la conscience dans le mode de se percevoir comme un « MOI » essentiellement distinct du NON-MOI – n’entre jamais en relation avec « les Autres » que sous la forme de «pseudo identités » qu’elle se construit dans un Non-Moi qui est lui-même sa création et dont elle définit les attributs .

C’est de la mise en scène des interactions entre ces pseudo-identités – (l’identité qu’elle perçoit comme « sienne » ne lui paraissant pas différente de ses autres perceptions) – que la conscience reçoit ce qu’elle ressent comme des relations avec l’altérité…. dont les Autres. De cette interaction découle toute conscience et toute vie.

Cette relation apparaît multiforme, une séquence de translations dans le temps et l’espace que la conscience apprivoise en les traitant comme les effets d’une cause. Rien, toutefois, ne permet de poser que ces pseudo-identités doivent quoi que ce soit, pour leur création ou leur comportement, à des causes étrangères à la conscience elle-même. C’est un pur acte de foi de supposer que de la somme de ces pseudo identités naisse une autre altérité que celle – la seule – qui est toujours sous son masque une relation de Moi à Non-Moi.   

 On peut dire de l’altérité, comme de l’identité, qu’elles sont « illusions ». On le dit depuis toujours, mais on n’en a alors rien dit, car il ne peut être d’autre réalité que ces illusions, comme rien ne peut être permanent que cette impermanence et comme l’éternité ne peut être autre que l’instant présent. Il faut acepter que cela reste ineffable.

Avoir exprimé ces quelques idées sur « ce qui est et n’est pas », d’ailleurs, dans ce texte et les six (6) précédents, ne peut avoir ni suite ni importance, autre que ma satisfaction d’avoir fait le pas qui me semblait nécessaire pour passer a ce « n’importe quoi » dont je parlais dans le texte #1 de cette série.  Ces considérations  nous amènent seulement à pied d’oeuvre pour le faire, en faisant  table rase de quelques idées préconçue prétentieuses

https://nouvellesociete.wordpress.com/2015/01/07/billets-doux-001-distanciation/ Que le lecteur ne s’étonne donc pas si, ayant pris de cette façon quelque distance de la vanité de diverses problématiques dont le monde présent nous assaille, j’y interviens désormais dans les textes qui suivront avec une bien plus grande simplicité et beaucoup plus de détachement.  

Pierre JC Allard

05-06-15

Omar Khadr : l’enfant-martyr de l’Islam qui est à vaincre les US

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 10:44

Né au Canada, emmené encore enfant en Afghanistan par son père, Omar y est capturé lors d’un affrontement entre résistants afghans et soldats américains, dans des circonstances qui ne font pas l’unanimité. Interné à Guantanamo à 15 ans, cet enfant soldat sera torturé pendant 10 ans avant d’être enfin ramené au Canada il y a quelques semaines.

 Vous avez ici en lien un résumé succinct des faits. http://fr.wikipedia.org/wiki/Omar_Khadr . Vous devriez en prendre connaissance avant de poursuivre la lecture de ce billet.

Mon propos, ce n’est pas les faits. Ils sont connus, facilement accessibles et chaque jour qui passe les jettent davantage à la face du monde entier. L’Amérique, qui a d’abord cru qu’une longue censure permettrait de classer sans suite le martyr de l’enfant Khadr avec les autres squelettes, dans le vaste placard où elle entasse les détails de son Histoire d’horreurs, doit maintenant déchanter. ÇA SE SAIT … !

Ca se sait aujourd’hui beaucoup…. Car l’affaire Khadr est si emblématique de l’image que ses ennemis veulent donner des USA qu’il est inespéré que cette vérité advienne au moment même où sinon il aurait fallu l’inventer. On en tirera donc tout ce qu’on peut. Les temps sont propices.

Au Canada, la période électorale arrive, et l’usuelle discrétion envers les saloperies du grand-frère Yankee est mise en veilleuse pour la durée des hostilités politiques. Le double jeu du gouvernement en place, qui a été bien mou dans ses efforts pour protéger son citoyen dans cette affaire sans déplaire à Washington est donc instrumenté par les partis et Omar a droit a une campagne promotionnelle extraordinairement habile

Aux USA, où le reste du monde est vu comme un appendice de l’Amérique, la rivalité politique entre Démocrates et Républicain s’appropriera incessamnet l’affaire et la « transparence » primera alors sur l’intérêt national… comme au moment du Vietnam.

Cette transparence est la grandeur de l’Amérique, bien sûr, mais cette grande honnêteté – avec des motifs qui bien souvent, eux, ne sont pas avouables – est parfois aussi sa perte. https://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/11/129-america-irredenta/ Omar Khadr peut devenir le My Lai de la guerre d’opportunité menée à l’Islam depuis la chute du Mur de Berlin.

En Europe, où se livre une guerre pour le cœur des gens entre les USA et l’ex ( et peut-être future ! -) URSS, Omar Khadr peut devenir vite aussi un signe de ralliement, dès que ceux qui y ont intérêt feront surgir à la une la nouvelle de ses années de torture.

Omar a l’intelligence du vocabulaire du pardon des offenses et la grâce divine d’un physique avantageux qui rend sympathique… Il a appris a toujours sourire

Le sourire de Omar Khadr peut ètre la plus dévastatrice des armes de destruction massive du reste de crédibilité dont jouit encore l’Amérique. Je ne comprends pas qu’on l’ait laissé naitre et se développer. Y aurait-il des forces occultes pour le bien aux USA ?

Pierre JC Allard

28-04-15

Un AMI revient masqué qui vous veut (encore) du bien

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 9:12

ami masqué

Le 3 octobre 2008, je publiais l’article que je reprends ici sans en changer un seul mot, sauf  le titre que j’ai mis a joui  Voyez le projet actuel de Partenariat Transatlantique pour le Commerce et les Investisements. Crier victoire quand le capitalisme est jugulé est bien naït : c’est faire copain avec un cancer en rémission. 

Il revient plus fort, plus retors, plus méchant, plus létal…. Ne comptez pas sur un parti de gauche ou de droite, ou qui que ce soit sauf VOUS, pour tuer cette sangsue. Chacun doit PERSONNELLEMENT l’arracher de soi et lui écraser la tète du talon…. C’est quand les INDIVIDUS disent NON au capitalisme et cessent de le nourrir qu’il meurt. Inéxorablement. TRES VITE. Facile. « 40 jours et Ninive sera detruite… « 

https://nouvellesociete.wordpress.com/2012/12/11/pere-noel-alias-santa-claus-abattre-sans-coup-de-semonce/

« Si vous suivez un peu l’actualité et les commentaires des auteurs de sites sur le Web, vous savez déjà qu’il y a une levée de boucliers contre le MAI – AMI en français. L’AMI est un accord multilatéral sur les investissements concocté avec discrétion depuis déjà longtemps à l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OECD) et dont on prévoyait la signature en avril prochain.

Le problème des levées de boucliers, c’est que dans le fracas de la bataille on oublie vite de quoi il retourne et pourquoi l’on se bat. Un mot d’explication, donc, sur l’AMI, ses motifs et ses conséquences.

Présentement, chaque pays du monde a ses propres politiques concernant les investissements et, en particulier, les investissements faits sur son territoire par des étrangers. Ainsi, les États-Unis sont réticents – c’est un euphémisme – concernant les investissements étrangers dans tous les domaines qui touchent la défense nationale. Beaucoup de pays restreignent les investissements étrangers dans les secteurs d’exploitation de leurs ressources naturelles, et la majorité des pays ne permettent pas que les étrangers puissent soumissionner sur un pied d’égalité avec les nationaux pour l’obtention de contrats gouvernementaux.

Ce que veut l’AMI, c’est que tous les financiers du monde puissent être traités de la même façon quand ils investissent où que ce soit, qu’ils soient citoyens du pays ou étrangers. Concrètement, ça veut dire que Bell Canada, ALCAN – ou Petro-Canada et Hydro-Québec privatisées pour l’occasion – peuvent devenir la propriété d’Américains ou de Japonais sans que l’État canadien ou québécois puisse y mettre de contraintes. Et ce qui est vrai pour le Canada est vrai pour la France, la Russie, l’Allemagne. Mercedes peut devenir chinoise, Michelin koweitienne….

A plus forte raison, TOUTES les entreprises rentables des pays du tiers-monde peuvent devenir ainsi rapidement la propriété de capitaux des pays développés. On s’assure que les riches resteront toujours riches et que les pauvres resteront pauvres. Évidemment, il y en a qui protestent. Tellement, qu’on se prépare a reporter l’échéance de l’AMI. Il semble que le sacre du capitalisme global triomphant ne sera pas célébré en avril…

Bon… et alors ? Est-ce qu’on doit pavoiser ? Est-ce qu’on s’imagine qu’en l’absence de cet accord le capitalisme global est tenu en laisse ? Croit-on que les États souverains démocratiques assurent maintenant le développement harmonieux de la planète ? La vérité, c’est que le capitalisme triomphant fait déjà de façon détournée tout ce que l’AMI lui aurait permis de faire directement. Les grandes multinationales sont déjà aux mains de capitaux apatrides dont on ne connaît plus les vrais propriétaires, et les acquisitions d’entreprises nationales rentables dans chaque pays sont faites selon toutes les règles : par des entreprises nationales qui appartiennent à d’autres entreprises nationales… dont les actionnaires sont domiciliés au Luxembourg, au Liechtenstein, à Grand-Cayman…

Mercedes n’est probablement pas chinoise ; son actionnariat réel, toutefois, n’est sans doute pas plus allemand qu’Unilever est hollandaise ou Nestlé suisse… ses actionnaires, quels que soient leur(s) passeport(s), n’ont qu’une patrie : le capitalisme global. Et ce qui n’est pas acheté est contrôlé. Il n’y a pas une seule entreprise du tiers-monde qui ne soit pas déjà à la merci d’une multinationale, soit qu’elle en dépende pour ses fournitures, pour son expertise, pour ses brevets d’exploitation, pour la distribution de ses produits. L’AMI rendrait les choses plus claires et plus simples, mais pas différentes

Le contrôle de la planète par l’économique au détriment du politique – et donc la réduction de la démocratie à un spectacle pour les naïfs – est déjà un fait accompli. L’AMI n’arrivera pas tambours battant en avril… Victoire ! Mais les multinationales ont déjà pris possession de la maison sans qu’on ne dise mot. Je me méfie des pseudo-victoires ostentatoires qui résultent de levées de boucliers tardives.

Je m’en méfie, parce qu’à nous faire croire que nous avons réussi a empêcher une invasion, on réussit trop bien à nous faire oublier que nous sommes déjà en pays conquis. L’AMI reviendra plus tard, sous un autre nom… ou peut-être qu’on ne se donnera pas la peine de le faire. La réalité n’en sera pas changée. Il ne s’agit plus de protéger la liberté et la démocratie : elles sont mortes. Le défi, c’est de les ressusciter »

Pierre JC Allard

18-04-15

Pétain : l’heure de la vraisemblance

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 8:56

Pétain : l’heure de la vraisemblance ? Depuis quelque temps, reviennent à la mode des bribes de remises en question du rôle de Pétain ? N’avez-vous pas l’impression que, dans un retour du couplet, les mânes du Maréchall s’apprêtent à nous chanter « Francais, me voici » ?

C’est que 70 ans ont passé… Une nouvelle vérité sur l’Occupation et la Collaboration et donc sur le rôle de Petain ? N’y songez même pas ! Une histoire héroïque de résistance s’est construite, qui a sa valeur de mythe et qui n‘est pas a déconstruire. Cette histoire est étayée par des montagnes de documents et on peut raisonnablement penser que tout ce qui pourrait la contredire sérieusement a été effacé ou détruit depuis longtemps. …

Pas une nouvelle Histoire, donc…, mais n’y a-t-il pas quelques éléments à revoir et à corriger pour qu’une vérité soit mise en lumière qui colle mieux à l’image que la France devrait avoir d’elle-même et de sa continuité ? Depuis 70 ans, on a donné de la France de 1940 à 44 l’image d’une nation en animation suspendue. Comme si tout ce qui s’est fait à Vichy n’avait pas vraiment existé. Comme si durant l’Occupation on n’avait pas légiféré en France, que les fonctionnaires n’eussent pas continué leur boulot, que l’empire colonial ait été administré sans effort et que le potentiel militaire et diplomatique français soit devenu soudain quantité négligeable. OR CELA N’EST PAS VRAI.

La France, envoyée au tapis en 1940 , n’était pas K.O. Elle pouvait se relever…et il était prévue qu’elle se reléve. De là les conditions correctes – voire généreuses – faites alors à la France par l’Allemagne. De toute évidence, on ne voulait pas annihiler la France, mais s’en faire une alliée à long terme, dans un monde où les gros joueurs, adversaires du Reich, bien sûr, seraient les Anglosaxons et l’URSS .

C’est dans ce contexte de 1940 qu’il faut voir Vichy et Petain. Rien n’était joué. Loin de là ! Comme l’a dit alors De Gaulle, « la France avait perdu une bataille… elle n’avait pas perdu la guerre ». Elle avait encoure de atouts. Elle avait son propre jeu à jouer. Battue par les armes, il lui restait celui de la diplomatie. Se rendre indispensable et devenir l’arbitre…. Comme au traité de Vienne.

Or, il ne faut pas oublier que, quand Pétain prend charge en ‘40… ON NE SAIT PAS QUI VA GAGNER CETTE GUERRE ! L’intérêt EVIDENT de la France, n’est-il pas de garder ses options ouvertes avec les deux camps ? N’est-ce pas ce que Talleyrand aurait fait ? Est-il invraisemblable qu’au moment où la France n’a plus que son astuce pour rester dans la partie, Pétain décide d’envoyer son plus brillant protégé à Londres pour garder un pied dans le camp des Alliés, pendant que lui-même, avec les Nazis dans Paris, assumerait la tâche herculéenne de défendre ce qui pouvait être défendu des intérêts de la patrie ?

L’idée d’une connivence entre Pétain et De Gaulle n’est pas originale ; en fait, c’est de loin la thèse la plus vraisemblable. Pourquoi n’a-t-elle pas été mise de l’avant davantage ? Parce qu’aussi longtemps que l’on voulait insister sur le sauvetage de la France par les nobles paladins anglosaxons altruistes, il valait mieux la montrer, totalement impuissante sous la botte de quelques traitres collaborateurs. Mais maintenant….

Maintenant que l’Histoire a montré que les Anglais et les Américains ont – et ont toujours eu – leurs agendas propres, comme il sied à des états souverains; maintenant qu’un ex-président révèle qu’il y a depuis des décennies une guerre perlée avec l’Amérique, faut-il penser que la France de 1940 a été écartelée entre des héros un peu jocrisses qu’on a sacrifiés et des traitres ?

Pourquoi ne pas voir l’hypothèse qu’il y ait eu surtout des Français patriotes qui ont « fait pour le mieux », acceptant au besoin de porter un masque d’ignominie quand l’exigeait l’intérêt de la patrie. La cause du « vainqueur de Verdun » sera un jour portée en appel.

Pierre JC Allard

10-04-15

Choisir la Nation

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 8:31

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Cet article est né d’une exhorte à deux (2) blogueurs sur Agoravox que j’apprécie – Lucy et Fergus – de ne pas tomber dans le piège de la zizanie que lui tendent ceux qui ne veulent pas d’une France qui se redresse. Avez-vous remarqué que se multiplient sur le net, depuis les départementales, ceux qui n’ont que l’insulte grossière à la bouche ? Ceux pour qui accuser sans preuve est le signal de départ et la fin de tout débat… et qui n’argumentent JAMAIS ? Des préjuges sont confronté à d’autres préjugés….

Un peu lassant, vous ne trouvez pas ? Il est devenu évident que les blogues ne servent plus qu’a invectiver…. sauf quelques commentateurs de bonne foi qui persistent et qui semblent égarés dans un meeting de jeunes écoliers pas-très-doués … et bien mal élevés… J’ai pris la liberté de m’immiscer dans un échange entre Fergus et Lucy, sur Avox, non seulement parce que, vieux Gauchiste, ce qui s’y disait me concernait, mais parce que je crois que le dialogue entre les Fergus et les Lucy peut avoir un impact déterminant sur l’avenir de la France.

Lucy est de ceux et celles qui disent maintenant du bien du FN. Fergus est un « Gaucho » dans le lexique de la Droite – comme j’en suis un aussi… en beaucoup plus radical. Dans le commentaire qui ma interpellé, Lucy remercie Fergus de son « soutien’… En fait, Fergus s’exprime seulement avec courtoisie et intelligence. Fallait-il le souligner ? OUI. Hélas, discuter raisonnablement est devenu rare…. Que Lucy soit donc remerciée d’avoir ici remercié…

Rassurez-vou, je crois que Fergus n’a pas changé de camp. Il soutient toujours les valeurs qu’on associe a la Gauche. Cela ne changera pas. Il voit, seulement, comme je le vois, qu’il n’y a plus en France de structure politique pour accueillir une pensée ni une action de Gauche. Il le reconnait. Il faut admirer cette lucidité. Il faut collaborer entre lucides. Courtoisement

Il n’y a plus de Gauche en France. Or, Gauche et Droite n’existant que dans leur rapport l’une a l’autre, la Gauche disparue, il ne reste plus de Droite non plus ! Elle est morte, suffoquée sous le poids du cadavre de la Gauche. La Droite est morte elle aussi, car il n’y a pas de « projet de Droite » dont on puisse se réclamer avec ferveur et enthousiasme. Plus de projet RESPECTABLE à Droite. Juste la médiocrité. L’égoîsme et la mesquinerie qu’on se complait à associer à la Droite

Pourtant, il y a eu des projets de société de Droite. Car on peut, sans y souscrire, mais sans en rougir, vouloir rétablir la royauté ou refaire de la France une grande puissance impériale au service de la liberté et de la justice. On peut embrasser l’élitisme ( qui est le coté séduisant da la Droite) et se battre pour ëtre PLUS et MIEUX que tous les autres .

Mieux en TOUT. En sciences, en arts, en qualité de vie, en respect des autres et en simple moralité. On peut même, alors, en parfaite bonne conscience et en toute justice, se doter du glaive pour défendre cette supériorité. Cette Droite, c’était le projet américain de départ, avant qu’un virus inconnu ne transforme les USA … en ce que nous en voyons aujourd’hui.. Je n’aimais pas cette Droite arrogante et cocardière, mais elle avait mon respect.

Cette Droite et son projet d’excellence n’existent plus aux USA,,, ni en politique française ; pas plus que ne survit une Gauche généreuse de partage et de solidarité. Il ne reste en politique française que des minables et des cuistres, de petits combinards rêvant d’une grosse magouille. La scène politique est un monceau de détritus ou s’sbausdissent des voyous.

Il n’y a rien a chercher dans ce qui est là, sur cette scène, ni à Gauche ni a Droite. Le FN – c’est sa vertu et sa force – n’est ni de Gauche ni de Droite ; il est le parti du rejet global de ceux qui gouvernent la France. Le rejet de ce qu’ils sont. Il faut tout réinventer… L’avenir passe par là. Le consensus est a ce bâtir pour ce rejet. Seule peut arrêter ce mouvement la ZIZANIE que feront tout pour y introduire ceux que ne veulent PAS que les choses changent. Ceux du 0,0001% qui possèdent tout…. en France comme ailleurs

https://nouvellesociete.wordpress.com/2011/10/03/si-on-change-les-maitres-du-monde/

Méfions nous donc de tous ceux qui, à cette heure veulent privilégier en priorité LEUR agenda, vision de Gauche ou de Droite… et nous scinder en clans de Gauche et de Droite. Il sont ceux qui compromettent le destin de la France. Car il y aura un temps pour discuter du cap à prendre, quand il y aura en France une gouvernance qui ne soit pas pure corruption. Aujourd’hui, le défi est que la nef ne soit pas submergée dans la mer putride où elle vogue. Les Fergus et les Lucy ne doivent avoir qu’une priorité : que ceux qui ont eu le pouvoir et ont fait ce qui a été fait PARTENT !

Ne parlons donc plus de « Fachos » ni de « Gauchos ». Des mots que nous glissent à l’oreille pour nous diviser ceux qui profitent de notre division. Chacun a le devoir sacré de laisser son parti au vestiaire, le temps de colmater les brèches a notre honneur et de redonner une vie à la démocratie. Il faut d’abord sortir les rats de la cale. C’est une heure où il faut choisir ensemble de le faire. Faire le choix de la Nation.

Pierre JC Allard

07-04-15

Prescrire ou guérir ? Le tabou qui tue

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 10:21

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Le médecin, l’Oint du Seigneur a toujours raison.  Et si on en doutait ? Au Québec, monarchie constitutionnelle avec un Souverain qui jure sur la Bible de faire respecter la loi divine et qu’on peut dire pudiquement conservatrice et bien copine des USA, on peut s’attendre a quelques censures si on le conteste,  mais en France ?

En France, on est en République. On ne se prive pas en France de médire du Président, des procureurs, de tous les politiciens, des Américains, du Pape et de Dieu lui-même…. Croyez-vous qu’on peut tout dire en France, sur Avox, par exemple? J’ai cru… Mais il y’a une insidieuse censure qui protège une caste: les médecins, Il ya eu d »abord  cette histoire de H1 N1 m’a fait douter… Un milliard, c’est beaucoup de fric et n’a-t-on pas été un peu beaucoup complaisant avec médecins, pharmaciens, tous ces hommes en blanc bien plus présents que les hommes en noir de sinistre légende ? J’ai jeté un coup d’oeil.  Alors, mes cousins chéris, j’ai une petite nouvelle pour vous : il y a au moins un dossier qu’on traite au Québec avec plus d’insolence que chez-vous… Celui de la santé. Douter des médecins sur Agoravox est d

e facto interdit.

Comme je viens souvent m’abreuver aux mamelles de la mère-patrie dont Avox est l’appétissant mamelon, je crois juste et bon de vous faire partager quelques indices qui nous arrivent de toute pat et nous inquiètent. Le plus grave des non-dits, le pire tabou dans notre société, celui qui tue, est  celui qui nous laisse croire que toutes ces pilules et ces vaccins qui ont fait de la Sécu la plus menacée des baleines ne nous font toujours que du bien ?

Il y a quelques mois, une petite fissure dans la digue. Pas un vandale qui vient détruire, un vrai médecin qui s’nterroge : est-ce que le client en a vraiment pour son argent ?  Puis c’est une autre question qui se pose : ce client qui devrait d’abord être un patient, est- ce qu’on le suit vraiment d’assez près quand on a accompli le rituel de le médicamenter ? Encore une fois, c’est un médecin qui parle…

En septembre, c’est un petit coup d’épingle sur ce que font les pharmaceutiques. On s’en doutait, mais un peu navrant, tout de même… En octobre, c’est l’acharnement préventif, le futur ’humain » de la médecine moderne qui est sur la table, opéré à coeur ouvert.

Tout ça sans méchanceté, sans vitriol, quelques remarques constructives entre professionnels animés d’un même idéal… Là où j’ai vraiment débarqué du char triomphal de la médecine salvatrice, c’est il y a deux semaines, quand j’ai appris qu’au Canada on mettait à mal les organismes chargés de contrôler ce que le système fait et vend aux consommateurs-patients.

Je n’ai pas été rassuré ni consolé d’apprendre qu’on lui faisait la même chose en Angleterre. En France aussi, avec cette odeur de soufre qui se dégage d’une possible connivence entre le fabricant SERVIER du produit Mediator contre l’obésité et l’AFSSAPS. Une bavure qui s’est prolongée 33 ans et dont on soupçonne que sont décédé des centaines de patients, par lésions parfois fatales aux valvules cardiaques…

Je n’ai rien vu  sur le sujet sur Avox Curieux,,,, . J’ai jugé qu’il valait la peine d’en parler… Voyez-moi comme le cousin prodigue qui revient….

Pour chapeauter tout ça  et ce silence, si la vie vous intéresse et que les tabous vous ennuient un peu, il y a le livre-phare de Hadler, récemment traduit en Français par Fernand Turcotte M.D, qui parle des maladies de l’Inquiétudes … ou comment gagner sa vie et vous faire perdre la vôtre en vous faisant très peur… Hadler n’est pas un rigolo. Le Docteur Turcotte n’est pas un inconnu en France (Prix du livre 2007 attribué par le périodique français Prescrire)  !

Il faudrait peut-être qu’on méfie un peu plus de ceux qui pensent qu’il vaut mieux prescrire que guérir…

Pierre JC Allard

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