Nouvelle Societe

31-03-15

LE FRONT NATIONAL AU MOMENT DU « TOUT OU RIEN »

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 1:29

Commune

Il va se faire tellement de commentaires, dans les jours qui viennent, sur ce gros sondage en forme d’élections qu’auront été les départementales 2015, que l’essentiel semble de débroussailler avant que ne grandissent tous ces arbrisseaux qui vont cacher la forêt. Il faut montrer l’ESSENTIEL.

Car on comprend bien que l’effet concret de ce scrutin est de faire accéder au bas échelon de la gouvernance, des centaines et des centaines de nouveaux notables qui y contribueront localement, en toute représentativité démocratique, à l’enjolivement du tissu -sur trame de magouilles et de favoritisme – sur lequel, sera brodé ce qui désormais tiendra lieu pour un temps de politiques de l’État et de projets de société. Bravo aux élus… et n’en parlons plus.

N’en parlons plus, passons à l’important. L’ESSENTIEL, c’est qu’il ne reste ce matin en France que deux (2) options politiques : celle du statu quo et celle du changement. Il faut les voir toutes deux d’un peu plus haut, en gommant les détails en trompe-l’œil.

La première option, celle du « statu quo ante« , se vend sous une multitude d’étiquettes qui voudraient créer l’illusion d’un choix pour le « consommateur » d’idées. Mais il saute aux yeux, même des moins doués, qu’il s’agit de la même camelote et que ceux qui l’offrent sont les mêmes clowns hâbleurs qui changent d’oripeaux au vestiaire. PS, UMP et tous les autres partis en lice, n’ont qu’un seul but et un seul projet : maintenir l’ordre établi. Un ordre établi dont la spécificité comme la raison d’être sont une certaine répartition de la richesse. Un partage d’une insoutenable injustice. Ceux qui adhèrent à ces partis sont ceux qui sont satisfaits de cet ordre

La seconde option – celle du changement – regroupe les insatisfaits. Elle pourrait s’encombrer aussi de multiples étiquettes – et ceux qui détiennent aujourd’hui le pouvoir, tous maîtres-ès-zizanie, font tout pour l’y pousser – mais à ce jour, et malgré les médias, l’immense majorité des insatisfaits déclarés se sont placés sous la raison sociale « FN « . C’est cette union spontanée des insatisfaits qui fait du FN une force contestataire efficace.

Que manque-t-il au FN pour devenir une force non plus contestataire, mais RÉVOLUTIONNAIRE efficace? Peu de chose, car l’insatisfaction est partout, justifiée, stridente…. et bien majoritaire. Il lui suffit de faire le plein de ses sympathisants et militants naturels.. Comment le faire ? En élargissant le vocabulaire de ses revendications. OUI, il y a une crise de identité en France. OUI, il faut la régler et on peut le faire, dans la justice et le respect de tous et des droits acquis. Mais ce n’est pas la seule crise… Un parti du changement doit aussi proposer des solutions concrètes IMMÉDIATES à l’appauvrissent systématique de la société française et surtout de la classe des travailleurs.

Que doit faire le FN ? Il doit dissiper les menaces qui pèsent sur le système des retraites et autres acquis sociaux. Dire clairement que le but visé est une revalorisation du travail et un partage plus juste de la richesse.

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/d-abord-passez-le-fric-156448

Que doit éviter le FN ? Le FN doit éviter de se laisser enfermer dans la dialectique mensongère qui veut en faire un Parti d’extrême-droite, aves des connotations racistes présumées et en collusion avec une petite bourgeoisie qui exploite …. alors que le FN n’est pas ça. Les chiffres sont là pour montrer que ce sont SURTOUT les travailleurs – la clientele électorale de Gauche traditionelle – qui soutiennent le Front National !

Je n’ai jamais fait mystère de ma sympathie pour la Gauche. Mais je crois qu’aujourd’hui le drapeau rouge flotte bien plus a l’aise sur le camp des insatisfaits et des mécontents qui se rallient au FN que sur celui des « Socialistes » à la Hollande et à la Valls, restés attachés à un nom qu’on a dépouillé de ses valeurs et de ses idéaux.

Je crois donc que le FN doit s’insurger contre son classement à Droite. Le FN devrait tenir de toute urgence des « ÉTATS GÉNERAUX DU CHANGEMENT ». Jouer le tout ou rien, faire table rase des mythes droitistes dont on l’a affublé pour repenser avec ses membres un nouveau programme sans lui coller d’épithète. Un programme qui soit celui de tous les INSATISFAITS.

Celui de la vraie majorité des Français qui n’attendent qu’un signal pour dire qu’ils veulent AUTRE CHOSE. On verra à ses fruits si le FN est de gauche, de droite… ou s’il est cet « autre chose » qu’on attend.

Pierre JC Allard

21-03-15

Billets doux: 004 Altérité

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 8:12

 

 

images

16 mars 2015

Identité et altérité sont les deux aspects d’une même perception;  les deux faces d’une même réalité. Ce que je suis est-il limité par autre chose que par ce que je ne suis pas ?  Plus généralement, ce qui EST, en bloc, peut-il etre borné par autre chose que par ce qui n’est pas ?  L’identité, c’est l’Être dans la durée. Une l’illusoire permanence, en obstacle au flux du Devenir (Tao).

Paradoxalement – mais tout à ce niveau n’est-il pas paradoxe ?  – l’IDENTITÉ est la source première de l’ALTÉRITÉ, puisque, se créant en opposition au changement, elle est le quintessentiel « AUTRE » pour le Tao en éternel devenir…. qui est lui-mème  le tout aussi essentiel « AUTRE « , pour l’Être qui se voudrait permanent.

Cette coexistence de l’Etre et du Devenir – deux pulsions parfaitement antinomiques – est la manifestation première de l’alterité:  la confrontation dont naît la Conscience.  La Conscience résout cette antinomie, car mettant le TEMPS dans l’équation,  on peut, sans remettre en cause la mutuelle exclusion de l’Ètre et du Néant (qui est dite justement « Principe d’Identité »), créer un espace de rationalité soumis aux exigences de la causalité et produisant des effets, permettant que le DEVENIR qui est un fantôme sans substance soit accepté par la Conscience comme source de réalité.

À cette relation « Être-Devenir » , toutes les grandes religions et autres quêtes philosophiques d’un sens à l’existence, s’ empressent de trouver une explication… ou au moins d’accoler un mythe explicatif ….  Ainsi, dans la pensée chrétienne occidentale, le « Fils », symbole de l’Identité, est né du « Père » – (Tao, chaos initial, « Tout », « univers des possibles », etc… ) -…. et la Conscience, dite « Esprit », procède du rapport entre les deux… (Un concept que rejettent les Églises chrétiennes orthodoxes !!!)

Mon propos ici n’est pas de dire qui a tort ou raison, mais de souligner le rôle central de ce concept qui a été  à l’origine du Grands Schisme de la Chrétienté. Toutes les religions dans leur composante ésotérique – celle qui cherche a comprendre, et non seulement à manipuler (de bonne ou de mauvaise foi !)  les « croyants » vers une moralité consensuelle –  ont la prétention d’expliquer  cette relation trine cruciale: Identité- TOUT-Conscience

Cette relation est cruciale, en ce qu’elle  propose une réponse au mystère du Mal. On peut voir le Mal comme l’attachement de la Conscience à une Identité qui veut DURER et qui donc refuse de « servir » en acceptant toutes les formes que peut prendre le Tout en éternelle transformation….

Durer est l’impossible chimère de l’Identité. Son « non serviam » luciférien est souffrance pour l’Identité, et elle n’echappe à cette damnation que par sa « crucifixion », c’est-à-dire sa totale soumission à la « volonté du Pere » … synonyme du déroulement sans contrainte du Tao.

La Passion (souffrance) de l’Identité se termine quand tous les possibles découlant d’un rapport spécifique entre le moi et le non-moi  qui définissent une Identité sont épuisés … C’est la symbolique du  « grain qui meurt,  la « mort » de l’Identité  qui n’est qu’un moment évanescent de l’Étre, suivie  de  sa « résurrection » en nouvelle Identité….

Comprendre l’altérité est la clef. Elle peut conduire la Conscience à la vision d’un univers à deux (2) joueurs, qund le NON-MOI qui est l’Autre est « Dieu », ou une variante de la relation  « I-Thou » dont parle Martin Buber…  Mais l’altérité peut aussi apparaitre sous la forme d’ une multitude d’entités, elles-mêmes « percevantes », non plus des objets, mais des SUJETS, des « Autres »…

L’identité qui appréhende  des « sujets » doit apprivoiser une nouvelle relation à l’alterité qui exige une COMMUNICATION avec ces Autres, Une communication qui peut s’établir sous le signe de l’assimilation des Autres  – impliquant la destruction de leur identité – … ou sous le signe de la coopération,  de la fusion librement consentie, de tout ce qu’on appelle une relation d’amour ».  À suivre

Pierre JC Allard

 

24-02-15

Billets doux : 003 Conscience

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 9:17

20 fevrier 2015

introspection

Peut-on aller plus loin dans l’ouverture à TOUT et se distancer même de son identité ? NON. On ne peut pas plus se distancer de son identité qu’une chose de son ombre, car l’identité suit la conscience , laquelle se crée au contact d’un « non-moi » complémentaire et est incessamment enrichie de la séquence des perceptions de leur interaction.

De la perception de l’altérité nait toute conscience – dont la « conscience de soi ». La Conscience, qui ne se definit pas,  mais dont le constat peut se décliner comme on veut, au gré d’une infinie et eternelle tautologie.

On ne peut choisir de se distancer de l’identité qu’on se perçoit, mais celle-ci,  se transformant  sans cesse, ne peut avoir d’autre permanence  qu’une perception de ce changement. La conscience de soi se confond ainsi avec la conscience du changement lui-même… et n’a pas d’autre substance.  

Ce qu’on appelle « être » est en réalité « devenir ». Un flux.  La conscience est une chaîne de pensées, dont rien ne prouve qu’elle ait une autre cohérence que son déroulement même.  Existe-t-il vraiment un Observateur-sujet… ou seulement une séquence d’observations dont il est le produit plutôt que la source?

Ce qu’on appelle « identité » ne serait-il  pas une simple « identification » ephémère de la conscience à son objet dans l’instant même ? Le role de la notion d’identité découlant de ce déroulement d’observations  ne serait-il donc alors que l‘équivalent mnémonique de la persistance rétinienne, une illusion de la Conscience pour que puissent coexister son désir de maintenir une  cohérence, de  CONTINUER, d’être dans la durée… et cette autre désir qui est de changer, de VIVRE de réaliser  toutes les combinaisons du possible ?

Ne nous y trompons pas, ces deux desirs (pulsions)  sont antithétiques.   De la rapide succession des pensées–images, la Conscience fait un film. La réalité de la Conscience, ce sont ces pensées–images, mais son attachement est au « film », au déroulement, a cette identité, qui pourtant n’est pas cause, mais effet, pure création …. et infiniment éphémère. L’identité à laquelle la Conscience s’attache freine le déroulement spontané du film et est donc la source de son insatisfaction.

On ne peut se détacher de son identité,  mais on peut accepter qu’elle se détache de soi.   Ce détachement ne délivre pas la conscience de la necessité de l’identification – une libération qui serait un impossible choix du néant ! – mais permet seulement la transformation sans douleur de l’identité.

L’identité acceptée comme ephémere, l’observateur devient alors toujours UN avec l’objet observé… dont il tire sa seule substance et qu’il perçoit comme SON observation même s’il sait/sent  que c’est lui qui EST CELA ( Tat Tvam Asi) et rien d’autres

Pierre JC Allard

 

05-02-15

Billets doux 002 : Identité

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 2:13

geoffroy-buisson_ardent1-25 fevrier 2015

https://nouvellesociete.wordpress.com/2015/01/07/billets-doux-001-distanciation/

Par delà – ou mieux, en deçà – de tout ce à quoi la conscience aura cru pouvoir s’identifier, il y a toujours en soi une image de soi qu’a engendrée la séquence complète des événements que la conscience a vécus.Doit-on – peut-on – se distancer de cette image de soi?

Cette image se dessine à grands traits de réactions anticipées – d’acceptation ou de rejet – aux « nouveaux événements ». Des occurrences qu’on veut supposer toutes différentes, mais sur chacune desquelles, en fait, après son premier vagissement, chacun porte toujours des jugement préconçus.

Une préconception résultant de l’amalgame par la conscience de TOUS ses jugements passés qu’elle estime de nature similaire à celui auquel elle est présentement confrontée. … et de la pondération involontaire qu’elle en fait pour optimiser son choix actuel. C’est de cette image PONDÉREÉ de soi que découlent les critères qui déterminent, hic et nunc , à chaque moment, le choix des décisions qui encadrent notre existence.

Ce sont ces critères qui décident de ce qui est ou non pour l’individu un facteur de survie, de ce qui est pour lui agréable ou désagréable, de ce qui lui semble pour lui « bien » ou « mal »… et de ce que SONT pour lui le « bien » et le « mal.  Ces critères fondent les préférences de l’individu et définissent ce qui fait de lui un être unique. Ces critères constituent pour chacun son IDENTITÉ et il y tient beaucoup.

Chacun cherche donc à maintenir la permanence de ces critères qui déterminent l’ensemble de ses choix. Mais l’identité, étant image pondérée, se modifie progressivement, comme évolue la moyenne d’une série à laquelle s’ajoutent sans cesse de nouveaux termes. Elle ne peut avoir aucune permanence et sa durée est pure illusion.

Chacun ne peut donc, paradoxalement, percevoir sa propre identité qu’en s’en détachant et l’extériorisant. Le défi, si on ne veut pas percevoir et ressentir ce détachement comme une plongée dans le non-être, est de s’identifier au mouvement lui-même. On peut relever ce défi en jouant sur le TEMPS, renonçant aux souvenirs de ce qu’on a été – qui sont toujours une fabulation – comme en est une autre, prospective, celle-ci, et donc encore plus « irréelle », si faire se peut, le cheminement dans l’univers infini des options de ce qu’on pourrait être .

En chassant ces fantasmes de l’avant et de l‘après, on limite la notion d’identité à la perception du moi qu’a la conscience dans le présent. Un présent sans durée dont, comme le disent les Upanishads, « on ne peut dire qu’il existe, ni qu’il n’existe pas ». Un pas de plus vers l’accueil de n’importe quoi comme identité, laquelle se confond alors avec la conscience. Sum qui sum…

 

Pierre JC Allard

07-01-15

Billets doux : 001 Distanciation

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 10:56

brecht-gestus

5 janvier 2015

Dire que la page blanche qu’on a devant soit et celles qui suivront deviendront autant d’hommages à « n’importe quoi », ce n’est pas seulement faire vœu d’objectivité ; c’est aussi obéir au précepte de Gide, de « s’intéresser d’abord à soi (plus qu’à ce qu’on écrit »… mais de franchir vite le seuil où  » « l’on s’intéressera à tout plus qu’à soi-même » Ce qui n’est pas si facile…

On croit y être arrivé sans peine, quand on s’aperçoit que ce qui semblait le grand défi de se distancer des choses et des événements dans lesquels on a investi sa vie s’accomplit avec l’âge en toute désinvolture. Grandes causes et grands principes, se remettent d’eux-mêmes en perspective, lorsque on les voit l’avec objectivité qui accompagne la conscience de ne plus les croire des absolus, mais des alternatives. Des illusions de béquilles pour l’illusion d’un être à soutenir.

Mais cette facilité cache un piège. On découvre que l’on n’était attaché à ces causes et ces principes que par ce qu’on y avait mis de VRAIMENT soi, et qu’au moment d’y renoncer la vieille peau du serpent ne montre son détachement que de terminaisons nerveuses déjà inactivées.

C’est un leurre, un ersatz de détachement. C’est donner son gant en feignant d’avoir donné sa main. Un véritable SOI – dont l’importance ne nous était plus évidente, cachée qu’elle était par l’illusion d’une importance factice accordée à une image de soi créée de toutes pièces – peut alors revenir nous hanter.

Se distancer de cette image de soi est crucial et est le véritable défi. Il faut comprendre que cette image n’est pas une part de ce qu’on est, mais un élément de patrimoine acquis : une part de ce qu’on a. Il peut être pénible d’en faire le sacrifice, mais ce n’est pas un lambeau de chair vive, juste un morceau de la peau morte du serpent.

Celle qui doit tomber pour faire place à n’importe quoi.

Pierre JC Allard

04-01-15

Billets doux: introduction

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 12:44

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1er janvier 2015

Ce texte est le premier d’un petit bouquin que j’écrirai par tranches cette année, si la vie m’en laisse le temps…

Introduction

Ce bouquin n’aura pas de « sens » : il prendra la direction de la vie, quand elle va vers où elle va. Ce sera le dernier livre que j’écrirai, puisque le point final n’y sera posé que par le dernier qui le lira et l’aura commenté.

Il serait vain d’y chercher une conclusion, ou même une cohérence. L’écrire est une fin en soi. Une réponse à la faim en soi – en moi – qui ne sera jamais satisfaite, de concilier l’appétit d’être et son contraire la fringale de devenir. Concilier le désir de durée dans l’identité avec celui de vie et de conscience qui n’existe que comme perception du changement et donc impermanence.

Ces écrits disparates seront un hommage au « n‘importe quoI ». Un conseil de Buridan devenu octogénaire a son âne, que, dans une éternité qui a tout son temps, avec un Esprit qui souffle ou il veut, un univers inflexible et une société à l’écoute bien sélective, il vaut mieux brouter que braire .. Surtout, il faut décider sans hésitations : le rapport est tenu, voire illusoire, entre ce que l’Homme décide et les résultats qui lui en échoient. L’acceptation apparaît donc comme la plus grande des vertus et tergiverser comme un bien gros défaut.

« Billet doux » n’est pas une ironie. Toute violence, toute acrimonie sera ici exclue de mes propos. Je ne dirai rien qui ne m’apparaisse constructif, utile, motivant. Ce sera un grand défi pour moi. Vous m’y aiderez par vos commentaires. Oscar Wilde dirait que « le reste était plus intéressant…. » Mais des goûts et des couleurs….

Je répondrai à tous ceux qui me commenteront de bonne foi. J’igmorerai les autres. Si je choisis cette voie, c’est que j’ai fait le constat de l’échec, évident à long terme, de toute autre approche. .. . On se lasse de faire fouetter la mer pour qu’elle se calme.

Pierre JC Allard

29-09-14

La mort par insignifiance

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 12:00

lutte boue

« Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles…. » On peut compléter Valery en indiquant la cause probable de décès : les civilisations meurent quand elles acceptent de ne pas avoir de sens….. Lutter dans la boue, pour ce dont on a déja trop par exemple.

Notre civilisation est en phase terminale. Les attaques du mal d’insignifiance viennent par vagues, sapant une valeur-référence d’une civilisation, puis la suivante. Pour nous, Occidentaux, c’est d’abord sur le front du VRAI que nous avons été atteints. La philosophie occidentale a essentiellement renoncé aux profondeurs de l’ontologie et de la morale, pour se confiner aux pitreries des structuralistes. Pirouettes facétieuses sur les ambiguités des concepts d’abord, puis sur celles des termes eux-mêmes, jusquà ce que soit conciliable tout et son contraire.

Ainsi s’établit une brèche dans la cohérence, permettant que la vérité s’établisse par consensus… puis par décision du pouvoir. Quand nous nous avons renoncé à l’exigence du VRAI – toute vérité annoncée ne demeurant structurante que dans le cadre déterminé par l’autorité et pour la durée prévisible de la mémoire qu’on en gardera – la dérive est devenue exponentielle.

Il y a quelques semaines, je disais sur ce site que je faisais mon deuil d’obtenir des médias, incluant les médias citoyens, une vue le moindrement objective des événements. Aujourd’hui, TOUT est filtré ou dénaturé de façon à projeter l’image de la réalité que souhaite le Système… et nulle autre. Pour tricher, plus besoin de raturer et biffer « à la 1984 » ; on écrit simplement « par dessus », en palimpseste… On sait que les gens auront vite oublié les milles versions qu’aura remplacées la mille-et-unième.

La construction d’une pseudo réalité sur mesure pour les fins du pouvoir est désormais tenue pour acquise. Les articles d’information reprennent inlassablement la même irréalité, avec de subtiles retouches qui la rapprochent lentement de celle qu’on veut définitive…. pour un temps. Les « bonnes » contributions des internautes sont introduites dans le topo général des auteurs à gages, pour soutenir la thèse voulue et produire une effet de renforcement… ou un désaccord mou factice qui rendra le tout plus crédible.

Il n’y a donc plus dans la presse « des mensonges », mais une seule et unique fable de l’actualité, dont l’intrigue globale, sans queue ni tête, ressemble à celle d’Alice au pays des merveille… Il n’y a plus de vérité. Bachar-el-Assad, par exemple, peut rester un « méchant », même si ses ennemis le sont devenus aussi en surimposition. Soyez attentifs aux demi-teintes… L’Histoire peut s’écrire en camaïeu, en mal-sur-mal et en mal-sur-pire.

Une civilisation fait un pas de géant vers la perte de sens, quand la vérité ne se déduit plus des faits mais découle de droit d’un consensus démocratique. La Syrie est emblématique, mais idem pour l’Ukraine, ISIS, le Front National, l’Écosse, Ébola, qui sont autant des romans feuilletons distincts qui se déroulent selon leurs scénarios bien rodés qui ne s’enchevêtrent pas… mais qui illustrent une même morale.

Une MORALE. Car, ne nous y trompons pas, c’est de çà qu’il s’agit. On se fourvoie si on croit que le triomphe du libéralisme est celui d’une famille ethnique ou d’une classe sociale. Capitalisme et l’Empire Anglo Saxon, son vecteur, ne sont que les CONSÉQUENCEs, d’un choix CULTUREL qu’a fait l’Occident.

Un choix culturel qui lui a fait sacrifier le VRAI, mais aussi le BIEN. Car en parallèle au verbiage prétentieux des structuralistes et autres ersatz de philosophes, on constate qu’un consensus s’est établi dans notre société pour donner un seul but à notre civilisation :l’ACQUISITION. Il s’y est ainsi mis en place une supra morale de l’enrichissement qui justifie tout.

Ce qui enrichit peut être inopportun, voire indélicat, mais n’est jamais intrinsèquement « mauvais ». La croissance est BONNE, la richesse est bonne. En dire du mal cache toujours est un clin d’œil aux copains par dessus la tête des jocrisses. Dites ‘Kyoto’, mais en faisant les plans du prochain barrage… Un pays, c’est son PNB ; son succès tangible, l’évolution de son revenu par tête. Pinochet a sauvé le Chili. Sans Castro, Cuba aurait le niveau et le style de vie du Bronx. Si on ne respirait que les jours pairs, Shanghai pourrait accueillir 30 millions de voitures…. La logique d’un choix.

Nous avons fait un mauvais choix. La révolution industrielle a rendu l’enrichissement matériel si facile, que nul autre projet de développement n’a plus semblé avoir la moindre chance de rivaliser avec celui-ci pour la faveur populaire…. Toutes les structures d’autorité comme de pouvoir ont donc convergé dans la facilité et c’est cette culture de acquisition qui s’est imposée.

Nous avons ainsi fait le choix culturel pervers de NE PAS évoluer hors du paradigme darwinien strict, totalement conflictuel qui met la force au-dessus de tout, vers un modèle de coopération qui aurait pourtant dû le remplacer NATURELLENT. Naturellement, car quand les valeurs humaines apparaissent en société, c’est à leur heure … et elles sont dès lors tout aussi naturelles et incontournables que les lois de la physique !

Quand l’évolution atteint le seuil où la fusion devient plus porteuse que l’assimilation, la coopération tend à s’imposer. La reproduction bi-sexuelle n’en est-elle pas l’incontournable exemple ?

Traiter tout ce qui est « humanité » comme un épiphénomène, dans les cadres d’une évolution dont les principes de base demeureraient inchangés, relève de la foi du charbonnier… en Dieu seul sait quoi ! J  ! En société, – (en fait, dès qu’il y grégarité ou même une rudimentaire interdépendance) – n’est-il pas évident que « le mieux adapté », le « survivant », cesse d’être le plus fort et le plus agressif, ce dernier étant alors remplacé par le gagnant aux jeux de la symbiose, de la gestalt et de l’association ?

Dans le contexte d’une croissante interdépendance comme moteur d’évolution, donnerl’acquisition comme but final à une société, c’est évidemment lui enlever toute signifiance, car c’est limiter à un progrès quantitatif ce qui ne peut être essentiellement qu’un achèvement qualitatif culminant en une mutation qui lui donne son sens. Une civilisation qui se donne pour but ultime d’acquérir est mort-née.

Elle ne peut aboutir qu’a une consommation effrénée de biens – que seuls les plus sots pourront quelque temps identifier à une démarche hédoniste per se… – ou à leur thésaurisation, laquelle deviendra alors inévitablement symbolique, en rendant la matérialité triviale et la poursuite insensée.

Morte pour elle et pour les siens, car « acquérir », comme but, a le démérite, pour les individus comme pour celle-ci, de créer un jeu à somme nulle qui est l’antithèse de l’accent sur la collaboration qui devrait être le but du «  être plus ensemble  » que signifie une société… et la vie même de l’individu.

La fixation de la civilisation occidentale sur cette voie sans issue de l’accumulation avait pourtant une claire alternative. Pour l’animal clanique, dont l’évolution allait dépendre de son interdépendance consentie, « aimez-vous les uns les autres » n’était pas qu’un pieu conseil : C’ÉTAIT LA PREMIERE CONDITION DE SURVIE ! Or, confrontée à cette exigence, la civilisation occidentale, n’a eu plutôt de cesse qu’elle n’ait installée partout la zizanie et la querelle comme base de toute relation !

Perdant son sens par le renoncement au VRAI, la civilisation occidentale, obnubilée par le désir d’acquérir, a poursuivi en créant un grande confusion sur la notion de BIEN. Confusion nulle part aussi évidente que dans l’acceptation tranquille de la corruption comme SEULE stratégie politique universelle. Aujourd’hui, l’idée qu’un homme politique, quel qu’il soit, pourrait agir autrement qu’au mieux de ses intérêts personnels ne fait-elle pas sourire…. ?

Tragique, surtout dans dans le mode de gouvernance par démocratie représentative qui prévaut aujourd’hui, car on ne peut imaginer une fracture plus radicale avec la moralité traditionnelle, que toute cette pyramide décisionnelle de la société, les trois (3) pouvoir confondus – dont on voit bien qu’elle ne repose plus désormais de facto, sur des lois, mais sur un équilibre entre intérêts divers dont on veut penser dans un acte de foi , mais sans trop y penser, que la résultante tend vers ce qu’on considère la justice.

Plus grave, le BIEN sous sa forme de partage est devenu une maladie honteuse dont il faut parler à voix basse. Ainsi, même si c’est le problème prioritaire à régler et que ce débat est aussi présent dans la conscience populaire que le sexe dans l’imagination d’un adolescent, la répartition actuelle de la richesse, qui est le résultat cumulatif de brigandages et de marchés inégaux successifs depuis toujours, un partage qu’aucune éthique naturelle ne pourrait justifier, ne peut être être remise en question …. Et on ne doit jamais en dire un mot. Même si on se dit, Socialiste, Communiste, même si on se dit Mélenchon…

La réalité, c’est que nous avons une nouvelle ethique : est bien ce qui enrichit. Ce qui enrichit l’Individu et la Société est au-delà du bien et du mal. L’insignifiance de notre société est indissociable du vaste consensus pour le déni de l’injustice, obtenu par un lavage de cerveau qui confine à l’hypnose. Liberté, démocratie, libre entreprise, individualisme, produire plus. Consommer davantage….

Comprend-on à quel point cette volonté de se réaliser par l’Avoir’ est absurde ? La notion absolument nauséeuse que le bien est d’avoir plus, même de ce dont on n’a nul besoin ni désir, même au détriment fatal de celui qu’on prive du nécessaire est l’antithèse tellement caricaturale du message christique, qu’on ne peut écarter l’hypothèse que ce ne soit voulu et que le néolibéralisme ne soit une prise de position RELIGIEUSE ! Comment interpréter autrement le refus obstiné, qui semble socialement suicidaire, de toute fusion, de toute collaboration ? Cette affirmation constamment martelée du choix de NE PAS AIMER. ?

Notre civilisation ne meurt pas parce que quelques fous fanatiques décollent quelques innocents, mais parce que des millions de fous qui se croient innocents ont jugé cette semaine, que la vie vaudrait mieux d’être vécue s’ils pouvaient ajouter quelques centimètres carrés à l’écran de leur portable. Ils ont choisi de se réaliser par plus de consommation, plutôt que par une volonté de s’aimer plus les uns les autres…. Ils sont les nigauds assassins, complices de la mort de l’Occident.

Car ce n’est pas un Islamiste ni un Chinois qui en finira avec la culture de l’Occident ; c’est le « Méprisable Insignifiant » en chacun de nous qui aura raison de nous tous, si on permet que le seul sens de la vie pour chacun soit d’écraser son voisin…

Rien ne semble pouvoir contrer cette course vers la mort par insignifiance de notre société qui s’épuise à compter et ne pense plus à rien d’autre. Pourtant cette domination est infiniment fragile. Comme l’emprise de l’hypnose, dont le charme peut être brisé d’un clic… Car tout le pouvoir du Système repose sur la fringale de consommer dans l’esprit du manipulé. Toute la civilisation occidentale pivote autour ce cet axe de consommation.

Il suffit que VOUS cessiez de consommer ce qu’on vous dit de consommer et choisissiez de ne plus acquérir que selon vos vrais besoins, pour que le Système fasèye et s’effondre. Ne consommer que ce dont on a besoin. Simplicité volontaire.

NE PAS consommer l’inutile est le plus révolutionnaIre des gestes, car vous affirmez ainsi votre indépendance de toutes les pressions que les désirs qu’on vous a créés vous imposent. Votre affranchissement de l’Insignifiant en vous qui est votre véritable ennemi et celui du genre humain.

Pierre JC Allard

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08-09-14

D’abord, passez le fric !

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 12:00

tresor

La rentrée… Apres l’intermède des vacances, on sait que se remettra bientôt en marche en France, comme dans toutes les démocraties à l’Occidentale, le bavardage oiseux des politiciens et des médiacrates, menant à ces quelques moments d’excitation où l’on demandera au peuple souverain s’il est satisfait de ce qu’ont fait pour lui ses mandataires, les gouvernants : il y aura des élections

Des élections…. Et comme toujours et partout, de ce brassage de méninges périodique – accompagné d’une logorrhée dont le syndrome est désormais sans surpris -, il sortira beaucoup de chaleur et bien peu de lumière. La sensation de suffoquer dans un système clos, toutes issues barrées et toutes lampes sous le boisseau.

Est-ce que vous n’en avez pas assez qu’on se moque de vous  ?

Car on vous demandera d’opiner sur des questions dont les réponses sont connues et des équations qui n’ont qu’une seule bonne solution. Considérant le large consensus qui s’est établi – a tort ou à raison, est une autre question – sur le but et les objectifs de notre société, les décisions à prendre et les gestes a poser sont déjà déterminés par les experts ad hoc et l’on n’en changera rien…

A quoi sert tout le cirque médiatico-politique ? À obtenir votre collaboration sans heurts au fonctionnement de cette société, en vous faisant croire que c’est VOUS qui avez pris ces décisions… et à désigner les guignols de service qui porteront l’odieux des bavures programmées ; car sans un amiral a pendre, le bon peuple pourrait se fâcher.

Pourquoi toutes les élections déçoivent-elles ? Parce que le peuple souverain n’a pas le droit de poser les deux (2) seules questions qui l’intéressent vraiment, deux (2)mquestions sur le fric…

  1. Pourquoi la richesse est-elle si mal répartie que l’immense majorité d’entre nous vivions dans une relative pauvreté, voire la misère, alors que le progrès qui a apporté la science et la technologie permet l’abondance  ?
  1. Qu’allez-vous faire, VOUS l’élu à qui on confiera démocratiquement le pouvoir, pour corriger ces disparités en redistrbuant assez de la richesse et mettre fin à la flagrante injustice qui pourrit la société ?

Quand le peuple aura la réponse à ces deux (2) questions, alors, mais alors seulement, ce ne sera pas une insulte à son intelligence de lui demander son avis sur les grandes orientations de notre gouvernance et, a fortiori, sur les détails techniques de la mise en action de ces orientations. Avant de passer à toutes ces questions de santé, d’éducation, de justice, de culture, d’immigration, etc., il faut donc répondre à ces deux (2) grandes questions sur le fric.

En attendant qu’on ait répondu à ces deux (2) questions, Quidam Lambda, sait qu’on se fout de sa gueule

La première question est académique et les éléments de réponses sont simples. Ils sont partout dans les bouquins et sur le Web. Chacun peut trouver une réponse à son gout, il lui suffit de sortir de la transe hypnotique induite par notre éducation puis maintenue par les médias, pour comprendre INSTANTANÉMENT la situation.

  1. La richesse est mal répartie, parce que la nature humaine pousse l’Individu à s’en accaparer toujours tout ce qu’il peut. À la hauteur d’abord de son insécurité, puis de sa volonté de jouissance et de puissance.
  2. Parce que la division du travail rend plus avantageuse la vie en société, l’individu accepte des limites à son égoïsme que lui impose, la société, mais il fera toujours tout pour biaiser les règles en sa faveur.
  3. Il en découle des inégalités croissantes à la mesure du pouvoir de chacun et les lois ne visent plus à faire regner la justice ; elle reflètent l’équilibre des forces entre les sociétaires ; le concept de justice n’est là que pour rationaliser le consensus. Les lois sont faites pour PROTEGER les inégalités.
  4. Une gouvernance doit néanmoins s’assurer que ces inégalités sont acceptées, sans quoi il n’y a pas de société.
  5. Il faut donc, de temps en temps, remettre les pendules à l’heure… Le moment est venu de le faire

La deuxième question est bien concrète. Quiconque ne voit pas qu’une certaine redistribution de la richesse est aujourd’hui essentielle à la survie de la société est un imbécile. Quiconque ne le dit pas est un hypocrite.

La question préalable à poser à tout candidat, aujourd’hui, est donc en deux (2) volets :

  1. a) dans quelle proportion allez-vous redistribuer la richesse …. ?
  2. b) comment procéderez-vous pour y parvenir ? 

L’homme politique qui ne répond pas a ces question n’est pas une partie de la solution, mais du problème. Il ne mérite pas une seule minute d’attention.

Ce que la population attend de ses gouvernants, TOUT DE SUITE, c’est qu’ils procèdent sagement à une nouvelle répartition de la richesse, sans violence et au profit, sinon de tous, ce qui serait utopique, de tous ceux au moins sans l’accord desquels cette répartition ne pourra se faire correctement.

Il y a diverses façons de procéder. J’ai ai proposé une. On a des choix. Ce que l’on doit exiger, cependant, c’est que le gouvernement pérenise l’effet positif d’une redistribution de la richesse par la mise en place d’un régime universel de revenu/travail garant, favorisant ainsi de toutes ses forces une redistribution subséquente constante raisonnable de la richesse par un revenu de travail et non par l’assistanat.

L’avenir de notre société passe par la volonté de redisctribuer la richesse et de remettre immédiatement au travail chaque travailleur apte au travail, garantissant à chacun un revenu conforme à sa compétence reconnue, QUELLES QUE SOIENT LES FLUCTUATIONS DE L’ÉCONOMIE. Que ceux qui spéculent ne briment pas les intérêts de celui qui produit

Dans le contexte actuel, parler d’autre chose est inacceptable.

Pierre JC Allard

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01-09-14

Au Québec… ou un bled près de chez-vous

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 6:15

 

 

Il y a des pays où règne une corruption éhontée… Tenez, le Québec, qui vit cette année sa crue décennale de l’indignation. Une de ces « Commissions’ qui, de temps en temps, viennent donner au bon peuple une résumé succinct de tout ce qu’on croit qu’on doit lui dire pour qu’il n’imagine pas le pire.

Jouissif. Pourquoi en parler ici sur Agoravox ? D’abord pour en parler aux Québécois, car les blogues encore un peu lus au Québec ont l’impartialité, disons du Monde ou du Figaro… Mais, surtout pour faire trotter dans la tête des Français qu’il ne serait peut-être pas bête d’organiser une grande lessive collective bien médiatisée pour que les partis se refassent au moins une apparence de vertu avant le prochain grand cirque électoral..

Au Quebec, le show est super… Allez voir ce qu’on peut faire avec des acteurs mal rodés à la langue de bois quand ils improvisent…. Imaginez ce genre de discours à la TV française  !

http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2014/09/03/001-tony-accurso-charbonneau-mercredi.shtml

Ce qui rend le Quebec fascinant, c’est sa candeur. Mais attention ! Vous pouvez enlever Quebec et mettre le nom du bled que vous voulez…. Toute notre société est une structure de corruption institutionnalisée. On peut dire « capitalisme », « démocratie », « libre entreprise ».., la seule moralité est d’avoir ce qu’on veut, en donnant ce qu’ils veulent à ceux qui peuvent nous faire avoir ce qu’on veut. Vrai pour TOUT LE MONDE. Tout le temps. Mais il ne faut pas le dire….

Pour que ce monde reste civilisé, il faut qu’on parle de justice, d’État de droit … et qu’on corrompe selon des règles dont conviennent ceux qui ont le pouvoir ; c’est pour ça qu’une batterie d’avocats, au prix du marché, vaut plus cher qu’une équipe de tueurs à gages.

Quand tout va bien, les règles sont modifiées sans bavures pour que les plus forts, qui sont les plus astucieux, gagnent toujours légalement et l’exploitation peut durer longtemps. Mais plus les forts gagnent, moins il en reste pour les citoyens lambdas, les « pas astucieux, … alors il vient un moment ou il faut changer les règles, avant que la masse des lambdas ne devienne forte de son seul nombre…

Changer les règles en cours de partie n’a pas bonne presse… On fait donc tout pour montrer que les gagnants ont triché.  »C’est pas le Système qui est pourri, c’est ce salaud d’Accurso... « … Et de la même façon, on dira que ce n’est pas le Système, mais ce salaud de Couillard ou de Harper qui nous met dans la merde et nous fait des politiques nauséabondes…

Mais les lambdas les moins cons ont déjà compris que l’on reproche à Accurso d’avoir gagné. en OBEISSANT AUX RÈGLES DU JEU. Ceux qui FONT les règles, la Banque qui prend sa livre de chair sur toutes les mises, va feindre de changer les règles de la corruption et de l’exploitation….

On mettra hors jeu les astucieux qui devenaient une menace, et on demandera à de nouveaux avocats – ou aux mêmes – de bâtir un nouveau modèle de corruption qui enrichira une nouvelle génération d’astucieux… tout en envoyant toujours le plus clair de la richesse vers les banquiers.

Souriez…

Pierre JC Allard

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18-08-14

Vive les Juifs … libres !

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 11:15

 

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J’aime bien les Juifs. Je les trouve en moyenne plus intelligents, plus intéressants, plus amusants que la moyene des Gentils ; j’ai donc pas mal d’amis juifs de longue date, au Canada et aux USA… et on se parle. Mes amis juifs, à l’UNANIMITÉ déplorent l’action d’Israël à Gaza.

 

– « Tout de même, Pierre, tu ne penses pas que je pourrais approuver cette abomination… ! « 

– Non, je ne crois pas que tu l’approuves…, mais as-tu protesté ? As-tu dit à qui que ce soit que tu n’approuvais pas ? Vas-tu donner un dollar de moins à l’un ou l’autre de cette cohorte de quémandeurs qui te font financer les bombes qu’on jette sur les enfants de Gaza ?

– « Ce n’est pas si simple…. »

Je sais que ce n’est pas si simple. Comment pourrait-on demander à un Juif américain ou canadien, bien correct et bien bourgeois, de condamner les agissements – desquels il ne se sent en rien responsable – d’une bande de fanatiques criminels en Israel avec lesquels il ne sent AUCUNE parenté ? Aucune, car mes amis juifs, comme tous les intellectuels juifs, sont athées ou agnostiques, ont lu Shlomo Sands et Gilad Atzmon … et ils ne se croient pas posseder plus de « gènes sémites » que nous n’en avons, moi ou la Reine d’Angleterre. D’ailleurs, ils hausseraient les épaules si on leur en trouvait. Mes amis ne se croient pas « élus »…

http://www.egaliteetreconciliation.fr/Pourquoi-Israel-perd-une-guerre-qu-il-est-en-train-de-gagner-Gilad-Atzmon-repond-a-Jeffrey-Goldberg-27020.html

http://www.counterpunch.org/2014/02/14/whatever-happened-to-shlomo-sand/

Pas « élus », mais ils se savent cooptés dans une « appartenance » qui leur apporte beaucoup… Car ils voient bien, comme tout le monde, que la culture juive, via l’Amérique, est dominante en Occident et a imprégné le monde entier. Ils ne peuvent pas ne pas voir que les Juifs ont, depuis longtemps, mérité bien plus que leur part des meilleures places au tableau d’honneur de toutes les disciplines. Ils savent que, compte tenu de leur nombre, ils ont joué un plus grand rôle que quiconque dans le cours de l’Histoire. Lorsqu’on est un intellectuel, un communicateur, un littérateur, un cinéaste, un savant, un musicien juif, pas facile aujourd’hui de refuser d’en être… car la diaspora juive est le grand « success story » de l’humanité…

Et nul besoin d’être un intellectuel, pour comprendre qu’avoir été marqué dans sa chair, dès la naissance, d’un signe qu’on ne peut pas plus facilement effacer que le motard ne le peut du tatouage de son clan sur son bras renforce l’appartenance. Mais il appert qu’en ce cas-ci une commune appartenance – qui facilite toujours les contacts, les relations et les affaires, entre ceux qui ont vécu un mêmerite de passage le rapproche de ceux qui détiennent aujourd’hui une large part de la richesse du monde… ! Ne faudrait-il pas qu’un Juif soit bien bête pour courir clamer partout que le roi n’est pas son cousin ?

Alors les Juifs de la diaspora se taisent, car un pro-sionisme de façade est devenu une incontournable de la société américaine. Un petit gang de va-t-en guerre – ni plus ni moins méprisables que les autres qui font du business de la même façon – fait dans l’extorsion soft et la menace à peine voilée pour garder le quidam juif au pas,

Ils s’activent à garder main mise sur une communauté juive qui, par son poids et sa cohérence, peut obtenir tout ce qu’elle veut des politiciens… Jouir, entre autre, de ce pactole récurrent des aides civiles et surtout militaires à Israel. Est-ce par pure foi sioniste qu’on soutient tant la guerre en Palestine au sein de ce petit gang… ou ne serait pas plutôt qu’on s’y dit sioniste pour que ne s’arrête jamais cette guerre loin des yeux qui est une éternelle source de profits ?

Le chantage à la solidarité entre Juifs aux USA est constant. Tout un réseau dense d’associations qui prétendent guider aujourd’hui le Juif américain dans le sens des intérêts de sa communauté…. le font naturellement dans celui des intérêts de l’oligarchie qui contrôle ces associations.

Il est bien rare qu’un groupe de Juifs américains dise autre chose que du bien du sionisme… Mais ont-ils la liberté de le faire ? Je n’ai JAMAIS entendu, dans une conversation en tête-à-tête, un Juif américain manifester envers le sionisme d’autres sentiments que la condescendance et un certain agacement.

Car le « Juif américain » type qui est né a Brooklyn n’est pas un casseur au front bas de la Ligue de Defense Juive et son père n’était pas a Dachau. Il est devenu un pur Americain – d’origine juive, si on veut – mais plus arrogant que victimé et qui verrait une migration vers Israël comme une condamnation au bagne. Son rêve – discret – serait que le monde cuturellement se judaïse, mais pas trop. Il vaut mieux être le levain que la pâte.

Israel ? Bon d’avoir une lieu ou envoyer les fanatiques, mais encadre.s par des rentiers, Il ne faut pas que ca devienne un problème. Que le sionisme devienne une association caritative et Israël un lieu de mémoire, plaisant, South Beach sur Méditerranée

L’Américain d’origine juive sait qu’une critique d’Israël peut foutre en l’air sa carrière et toutes ses relations sociales… Il ne détesterait pas un peu de liberté. Il se voudrait LIBRE de ses opinions. Je m’interrogeais, il y a quelques années sur le sens de la génération spontanée aux USA du J-STREET, dont J-CALL en Europe est le reflet médiatique, un mouvement qui met en lumière l’opposition jusque là muette des Juifs américains pacifistes aux bellicistes du lobby juif dominant.

 https://nouvellesociete.wordpress.com/2010/06/07/israel-et-les-fauteurs-de-paix/

Se pourrait-il que cette opposition qui perdure discrètement – et dont il ne faut pas sous-estimer importance pour le monde tout entier – trouve finalement la conclusion dans ce qu’il adviendra de l’affrontement à Gaza ? Car quelque chose me questionne beaucoup dans cette affaire de Gaza, plus précisément dans la couverture médiatique de cette guerre.

Ce n’est pas un secret, en effet, que des intérêts juifs contrôlent les médias en Occident. C’est une évidence, aussi, que ce que rapportent les médias dépend entièrement de ce qu’ils veulent bien nous dire, comme on le voit tous les jours en Ukraine, en Irak, en Syrie, en Libye.. et partout.

Comment concilier ce contrôle parfait avec la couverture médiatique globale de cette affaire de Gaza, qui est TERRIBLE pour Israël et ne peut se solder que par une montée fulgurante et tout à fait prévisible de l’antisémitisme ? On ne le peut qu’en acceptant que cette couverture provocante est une stratégie. C’est qu’il y a deux (2) réactions possibles à cette montée globale de l’antisémitisme. 1) Un repli défensif des Juifs sur eux-mêmes, chaque Juif devenant sioniste et se préparant a l’affrontement final entre les « Elus » et les Goim (Non-Juif), ou 2) une dissociation finale et irrévocable entre Sionisme et Judeité, prenant la forme d’une dénonciation sans appel de l’action d’Israël à Gaza émanant de cet espèce de « sanhédrin » que constitue le consensus des élites  juives lorsque il est diffusé orbi et orbe.

Inutile de vous préciser que je suis très favorable a cette seconde solution…..

Quand le New-York Times publiera la liste de 100 ou 500 sommités juives mondiales appelant au retrait immédiat et inconditionnel d’Israel de la Bande de Gaza, enjoignant la gouvernement des USA de condamner cette intervention et de mettre un terme à toute aide ou assistance à Israël. Tout rentrera dans l’ordre. Il n’y aura plus de tueries a Gaza… plus de problème en Palestine au sein d’Israel devenu état biculturel, (presque) plus d’antisémites…

Il n’y aura que des antisionistes, De ça, il y a en aura beaucoup…, mais seulement le temps que le sionisme disparaisse, comme la rage de dents qu’il aura été, s’estompe avec la mémoire de ses crimes, puis disparaisse parmi les autres erreurs et détails de l’Histoire.

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