Nouvelle Societe

12-06-15

Billets doux: 005 Les Autres

Filed under: Actualité,Auteur,lesensdesfaits — pierrejcallard @ 9:10

1644016-2213605   Les Autres ? D’abord, il faut la lucidité de comprendre qu’une identité – la conscience dans le mode de se percevoir comme un « MOI » essentiellement distinct du NON-MOI – n’entre jamais en relation avec « les Autres » que sous la forme de «pseudo identités » qu’elle se construit dans un Non-Moi qui est lui-même sa création et dont elle définit les attributs .

C’est de la mise en scène des interactions entre ces pseudo-identités – (l’identité qu’elle perçoit comme « sienne » ne lui paraissant pas différente de ses autres perceptions) – que la conscience reçoit ce qu’elle ressent comme des relations avec l’altérité…. dont les Autres. De cette interaction découle toute conscience et toute vie.

Cette relation apparaît multiforme, une séquence de translations dans le temps et l’espace que la conscience apprivoise en les traitant comme les effets d’une cause. Rien, toutefois, ne permet de poser que ces pseudo-identités doivent quoi que ce soit, pour leur création ou leur comportement, à des causes étrangères à la conscience elle-même. C’est un pur acte de foi de supposer que de la somme de ces pseudo identités naisse une autre altérité que celle – la seule – qui est toujours sous son masque une relation de Moi à Non-Moi.   

 On peut dire de l’altérité, comme de l’identité, qu’elles sont « illusions ». On le dit depuis toujours, mais on n’en a alors rien dit, car il ne peut être d’autre réalité que ces illusions, comme rien ne peut être permanent que cette impermanence et comme l’éternité ne peut être autre que l’instant présent. Il faut acepter que cela reste ineffable.

Avoir exprimé ces quelques idées sur « ce qui est et n’est pas », d’ailleurs, dans ce texte et les six (6) précédents, ne peut avoir ni suite ni importance, autre que ma satisfaction d’avoir fait le pas qui me semblait nécessaire pour passer a ce « n’importe quoi » dont je parlais dans le texte #1 de cette série.  Ces considérations  nous amènent seulement à pied d’oeuvre pour le faire, en faisant  table rase de quelques idées préconçue prétentieuses

https://nouvellesociete.wordpress.com/2015/01/07/billets-doux-001-distanciation/ Que le lecteur ne s’étonne donc pas si, ayant pris de cette façon quelque distance de la vanité de diverses problématiques dont le monde présent nous assaille, j’y interviens désormais dans les textes qui suivront avec une bien plus grande simplicité et beaucoup plus de détachement.  

Pierre JC Allard

Publicités

16-09-13

Une charte de la laïcité… au Québec

Filed under: Actualité — pierrejcallard @ 12:00

HOMOGENEITÉ

 

 

Pas de mystère, cet article a été écrit pour les Québécois.  J’aborde toutefois certaines questions qui ne sont pas pertinentes uniquement dans nos arpents de neige.  L’Occident està s’islamiser  et rien de ce qui touche cette question ne peut nous être vraiment étranger.

Pendant qu’au Québec nous parlons de NOTRE Charte des valeurs québécoises, en France, on affiche sur les murs des écoles une « Charte de la Laicité » en 15 points, bien plus simple, mais plus exigeante que celle que l’on propose au Québec, … et ce sans soulever de protestations significatives. Bien sûr on proteste, mais on a protesté bien davantage contre le mariage gay, qui n’est même pas une prohibition, mais un simple élargissement des droits !

Pourquoi au Québec une telle levée de boucliers, contre un projet qui ne demande finalement qu’aux fonctionnaires de ne pas afficher de signes religieux distinctifs dans l’exercice de leurs fonctions, une exigence bien moins large que celle qu’impose déjà la loi française ?

On peut dire que l’affaire en France a été mieux préparée. Il y a quelque temps, en France, qu’on parle de laïcité. Depuis 1789… On a reglé en 1905 la question de la séparation de l’Église et de l’Etat. En mars 2004 – il y a déjà presque 10 ans – le voile islamique – a été interdit à l’école publique. Depuis avril 2011, la burqa est interdite même dans la rue. La tendance est claire vers l’élimination des identifiants religieux de l’espace public. On est dans un processus en marche et ça explique tout ….

On peut dire ça, mais ce n’est pas vrai. Le fond de la question n’est pas là. Le fond de la question, c’est qu’en France on pose comme prémisse une volonté commune de maintenir une identité nationale. Au Quebec on ne le fait pas… parce que cette volonté commune n’existe pas. Et ça change tout… Parlons-en un peu.

Je vais aller ici au-delà du débat en cours, au risque de semer des doutes chez les âmes pures qui préfèrent des opinions en noir et blanc. Je précise que je ne donne ici que mon opinion bien personnelle, forcément biaisée par mon vécu et qui peut donc apparaitre comme une suite de contradictions… si on refuse de voir qu’elle ne contredit que l’apparence de liens logiques qui ne reposent que sur des a prioris … et ne sont pas innocents

1. J’aime les étrangers, J’ai passé plus de la moitié de ma vie « ailleurs ». Avec des séjours significatifs dans presque toutes les cultures. J’ai cumulé plus de 30 ans d’expatriation. Je ne parle pas séjours dans notre Occident – où j’ai été partout – mais de longs séjours en l’Inde, au Brésil, au Congo, au Maroc, en Russie, aux USA … et dans littéralement cent autres lieux. Je n’ai pas été ailleurs seulement y vivre, en traitant « les Autres » comme nous, mais aussi souvent y vivre comme eux en m’adaptant à LEURS coutume et avec parfois même la tentation d’y rester. J’ai aimé l’étranger… Mais c’était mon choix….

2. JE DETESTE L’IMMIGRATION. Je déplore les grand mouvements d’exil imposés par la nécessité économique ou les hasards de la politique et qui sont tout, sauf désirés. Je veux bien que Stendhal choisisse Milan et Parizeau, Collioure, mais c’est un choix du coeur. L’exil n’est pas un choix du coeur pour des millions de Maghrébins, de Latinos, de Bantous et de Pakis, transbordés vers nos rives pour régulariser notre pyramide des âges ou modérer nos hausses de salaires, sous menace de crever des famines que NOUS, Occidentaux, avons créés chez eux, ou de tomber victimes des conflits que NOUS y avons fomentés.

3. L’immigration de masse est une abomination. Chaque immigrant qui arrive ainsi chez nous en exil est le signe de notre échec à créer un monde de justice dans lequel il aurait pu vivre heureux chez lui. Il faut toute la mauvaise foi diabolique du capitalisme, pour convaincre ceux chez nous qui se disent pourtant de Gauche, qu’ils font une oeuvre pie et charitable en facilitant la venue chez nous du 1/1000e que NOUS sélectionnons des peuples que nous appauvrissons et forçons à l’exode au lieu de les aider à vivre chez eux… Il faudrait les y aider, et d’abord cesser d’y aller leur nuire. ARRETONS L’IMMIGRATION DE MASSE.

4. Toute immigration forcée est mauvaise, mais pire si elle implique l’insertion dans une population (relativement) culturellement homogène d’éléments d’une culture incompatible avec la culture du pays d’accueil. Ainsi, l’insertion d’une population musulmane dans un pays de tradition chrétienne. Cet apport est irrecevable et il faut s’y opposer. IL EST IMPOSSIBLE D’ETRE A LA FOIS UN BON MUSULMAN PRATIQUANT ET UN CITOYEN RESPECTUEUX DES PRINCIPES ET DES VALEURS D’UN PAYS COMME LE CANADA OU LA FRANCE.

https://nouvellesociete.wordpress.com/2009/12/14/pas-d’autres-musulmans-en-occident/

5. Permettre une immigration musulmane en Occident a été un tragique erreur. Cela dit, l’immigrant musulman que nous avons accueilli – et souvent invité – n’a pas à porter le poids ce cette erreur. Nous ne devons pas ajouter l’odieux à la stupidité, en lui interdisant aujourd’hui un comportement qu’il pouvait de bonne foi considérer comme son droit acquis indiscutable lorsqu’il a choisi de devenir un Canadien.

6. La Fonction publique du Québec peut sans doute imposer à ses employés le code vestimentaire qu’elle veut, mais en le faisait ostensiblement pour favoriser les tenants de certains croyances plutôt que d’autres, je crois qu’elle est légalement et moralement en terrain mouvant et aux antipodes de la laïcité bien comprise. Parler pour la laïcité, quand on veut s’opposer à l’Islamisation, est une hypocrisie que je trouve répugnante… et qui mérite de s’enliser et d’être engloutie. Un combat pour une culture doit être livré visière levée.

Mais veut-on, au Québec, livrer ce combat ? Parlons de cette hypocrisie que je viens de dénoncer…. mais aussi d’un déni qu’elle occulte et qui est plus grave même que cette hypocrisie.

L’hypocrisie, c’est surtout celle de ceux qui demandent la Charte sous prétexte de laicité, alors que ce qu’Ils veulent c’est faire barrage à l’Islam comme facteur d’hétérogénéité dans la société québécoise. Le déni, c’est surtout celui de ceux qui s’opposent à la Charte. Quelques-uns qui SOUHAITENT, mais surtout beaucoup qui ACCEPTENT, qu’une hétérogénéité croissante ait peu à peu raison de la spécificité du Québec et finalement détruise sa volonté identitaire.

Pourquoi parler ici de « déni », alors que cette opposition à une identité québécoise est une option politique parfois bien clairement affirmée ? Parce que ce n’est pas à la spécificité québécoise que l’Islam s’oppose vraiment, mais aux valeurs chrétiennes et postchrétiennes de l’Occident, dont l’attachement et la volonté d’appartenance à une collectivité nationale est justement l’une des conséquences historiques. Or ça, les opposants à la Charte ne veulent pas le voir

Quand les Musulmans en France applaudissent les victoires sportives des équipes algérienne ou marocaines sur l’équipe de France, on SAIT qu’il y a un problème. Ici, au Québec, un provincialisme étroit fait parfois suppoiser à certains qu’un affadissemnt de l’identité québécoise se traduira par une appartance plus forte au Canada. Ils ne comprennent pas que la victoire du multicultiralisme est celle de la non-appartenance. Un pas vers un monde « mondialiste », apatride. Ne pas le comprendre, c’est ça le deni.

On peut aimer ou ne pas aimer la marche vers l’uniformité, mais il faudrait la voir. La logique de l’interdépendance et la simple entropie veulent que nous allions vers un monde fusionnel, puis fusionné, où le Quebec et l’Ontario d’abord, – mais un jour aussi la Fance et l’Allemagne, la Norvège et la Grece – ne seront culturellement pas plus différents l’un de l’autre que ne l’est aujourd’hui l’Iowa du Nebraska. Mais le temps qu’on mettra pour y arriver reste à débattre. Et c’est de ça qu’il est question dans cette Charte des valeurs québécoises.

On pense d ‘abord Québec, naturellement, mais par-delà la notion d’appartenance émotive au Québec, est-on si pressé qu’un passeport canadien ne signifie plus qu’une communauté d’intérêts et des privilèges, comme être membre de Visa ou Mastercard ? Est-on pressé que nous soyons tous semblables ? C’est le moment d’y penser.

Pierre JC Allard

08-07-13

L’Enfer à Mégantic, Qc

Filed under: Actualité,Auteur — pierrejcallard @ 10:08

megantic fire

PIERRE JC ALLARD

Il y a des jours, plus souvent qu’autrement, où l’on doit chercher la nouvelle au bout du monde.   Aujourd’hui, elle est venue à  nous. C’est ici, cette fois, que s’est arrêtée la petite bille maléfique de la mort en masse qui tourne toujours sur la roulette d’un monde cruel. C’est nous que le drame a choisi.  Un pleur sincère d’abord, donc, pour les victimes de Mégantic et une minute de recueillement avec leurs proches. Pour toujours, ensuite, le rappel qui en sera devenu plus vivace de notre condition humaine … et  le désir obstiné de la rendre ne serait-ce qu’un peu plus douce….

Aurait-on pu faire que cette tragédie n’arrivât pas ?  Y-a-t-il eu erreur humaine, que notre obstination aurait pu vaincre, ou tout n’a-t-il été qu’un cas fortuit, un de ces « acte de Dieu  » – séismes, inondations, etc. – auxquels on ne peut réagir que par la résignation de Pangloss ? Le coeur voudrait que personne ne soit à blâmer, mais la tête est la pour nous rappeler que, si notre obstination ne trouve rien à corriger, la malheur reviendra frapper encore et encore, sans qu’on ne puisse en rien réduire sa malice.    Cherchons donc bien….

Erreur humaine grossière, de freins pas appliqués ou mal appliqués ? Erreur médiate de freins usés ou défectueux, renvoyant à un défaut de fabrication ou d’entretien et pour lequel il serait encore bien injuste d’accuser Dieu ?   On verra.  La  justice prendra tout son temps pour aller au fond des choses, les compliquant à plaisir si elles sont simples, pour que la sueur qu’il nous en coûtera pour tirer des conclusions de cette affaire n’apparaisse pas trop dérisoire si on la com pare aux larmes qu’elle nous aura fait verser.   On fera cette recherche, n’en doutons pas… Une compagnie ferroviaire devra répondre à bien des questions…

Est-ce que, l’ayant faite, on pourra prétendre avoir manifesté ainsi toute la diligence, toute l’obstination nécessaire pour que l’humain ait avancé d’un tout petit pas pour se mettre mieux à couvert des aléas de son destin?  Peut-être, mais ce n’est pas sûr.  On pourra penser que, de façon bien triviale, on serrera désormais mieux les freins et qu’on les entretiendra mieux, à Mégantic et partout où seront diffusées de nouvelles normes qui tenteront de mettre à profit ce que cette catastrophe nous aura enseigné…. mais pour un grand bond en avant, il faudrait peut-être faire mieux.

Faire quoi ?  Susciter – en fait, ressusciter –  le sens d’une responsabilisation collective.   Je ne suis certes pas le seul à avoir remarqué – (dans mon cas, l’âge aidant, depuis des décennies ! )- que l’industrialisation, l’urbanisation, la spécialisation, phénomènes qui nous ont non seulement rapprochés physiquement, mais rendus plus dépendants les uns des autres, n’ont pas simultanément créé, hélas, une pulsion fusionelle concomitante qui aurait augmenté le désir d’être ensemble, mais souvent, au contraire avivé le goût chez chacun de garder ses distances.

Une volonté centrifuge poussant à un désengagement, dont l’une des manifestations est précisément de NE PAS s’investir dans la société, dans autrui, dans les autres…. Un effort conscient pour NE PAS être « le gardien de son frère », avec pour conséquence un repli ce chacun vers SA tâche, SA solitude.

Mais comprend-t-on bien les implications de cette dissociation qui porte les passants des grandes métropoles à enjamber celui qui trébuche plutôt que de lui porter secours ?  Quelqu’un aujourd’hui qui voit une train dévaler un pente. a-t-il la curiosité réflèxe de se demander si c’est bien normal… ou n’a-t-il plutôt la réaction de passer son chemin, en se disant que ce n’est pas son affaire et que c’est donc « probablement » l’affaire d’un autre…

Attention, je ne dis pas que rien de semblable se soit produit a Mégantic ! Je suggère seulement, et de façon générale, que la sécurité ne peut être optimale dans une société que si chacun garde un oeil ouvert pour l’inusité, comme le faisait chacun au Moyen-äge, sans penser qu’il appartient exclusivement à quelques alguazils fonctionnarisés de le faire pour tous.

Aller au fond des causes de la terrible tragédie de Mégantic, donc, mais en profiter aussi pour réfléchir et voir si, dans notre Village Global, le moment n’est pas venu pour chacun de se percevoir à nouveau comme le gardien de ses « frères qui sont tous les hommes. »

Pierre JC Allard

PS.  Voyez cette video. Souvenez-vous de ces images quand vous lirez qu’on vient de « libérer » une ville de Syrie, de Libye, d’Afghanistan, d’Irak.

Souvenez- vous en quand vous verrez la gueule du marchand de canon, du fabricant de napalm, du banquier qui en vit, du politicien qui touche du fric pour dire qu’on le fasse, du journaliste qui touche sa part pour dire que c’est très bien comme ca… la gueule de l’inconscient qui pense a autre chose. ETES-VOUS CET INCONSCIENT ?

Allez-vous F A I R E quelque chose ?

Pierre JC Allard

17-06-13

CANCER: La vie sans Père Noel ni baguette magique

Filed under: Actualité,Auteur — pierrejcallard @ 10:14

PIERRE JC ALLARD

Une étude qu’on croyait avoir mise sur une haute tablette, hors de portée des enfants, vient de tomber entre toutes les mains.  Vous savez la chimiothérapie, le fleuron de la science médicale, notre Ligne Maginot contre le cancer ou l’on a investi tant de notre fric et de nos espoirs ?  Eh bien elle ne sert a rien !  Plus souvent qu’autrement, elle nuit…   Ce sont ceux qui l’ont bâtie qui nous le disent.

Nos ingénieurs en santé ont flambé le poignon au Casino, posé quelques blocs de béton au hasard, mais s’ils voient un casque pointu sur les crêtes des Vosges, ils ne pensernt pas plus a s’y réfugier en s’écorchant aux barbelés qu’à aller se terrer dans une vieille  tranchée à Ypres ou Verdun.  Atteints d’un cancer, 75% de médecins refuseraient le traitement par chimiothérapie.  Choquant, vous ne trouvez pas ?

Ils nous ont menti ?  Disons quelques sérieuses restrictions mentales,: le suggestio falsi et le suppressio veri des théologiens….  Et  alors ? Alors, on ne regarde plus papa et maman de la même façon le premier Noel où l’ont sait…  On vient, en voyant s’évanouir le Père Noel, de comprendre la notion de complot.  On cesse d’être un enfant.

Le premier impact de cette révélation/aveu sera une énorme perte de confiance. Peu importe que c’ait été « pour notre bien’. On ne leur pardonnera pas de nous avoir transformés en bourriques. Surtout, parce que l’on ne se pardonnera pas à soi-même d’avoir cru que le gros bonhomme passait par la petite cheminée et que les cadeaux se payaient en amour plutôt qu’en argent.  On a été bien naïfs.  Désormais on va se méfier.

C’est la conséquence la plus grave de cette entorse à la vérité;  car dans les faits, on se doutait bien que la chimio ne fonctionnait pas toujours et qu’en fait la médecine elle-même ne fonctionne vraiment JAMAIS, puisqu’on meurt toujours….  Ce ne sont donc pas les faits qui causent problème, ce sont les perceptions. La médecine nous a trompé.   Ça apporte un nouvel éclairage et ça oblige à regarder de plus près…

Ces examens de routine à grand frais, pour sortir en guise de diagnostic des colonne de chiffres sur tout que que contient votre corps  –  chiffres qui sont toujours  trop haut ou trop bas, car l’intervalle de confiance est devenu une notion gênante –  c’est bon pour la santé …  ou juste pour les fabricants de pilules de la veille, préventives de malaises qu’on n’a pas ressentis et que l’on n’aurait peut-être jamais eus ?   Méfiance…

Quelqu’un a-t-il  cherché une corrélation entre l’augmentation du nombre de cancers du poumon, il y a une génération, et l’universalisation de la radiographie pulmonaire ? S’est-on demandé, si les pays sous-développés où il y a moins de cancers, n’en auraient pas moins, en partie, parce qu’on en cherche moins ?  …  Des questions qui mènent à des conclusions parfois contradictoires, troublantes si la confiance n’est plus là

Attention!  Ne pas dire ptout de go que la médecine moderne qui vit en symbiose avec le pharmacien est une salope,… mais elle mène une vie bien libre, et son Jules n’est jamais bien loin.

Triste, et il y a pire. La médecine qui nous a trompé… c’est la science qui nous a trompé. Scientifiques, comme les politiques, nous enfumeraient-ils donc quand ça les arrange ?  Comment dès lors avoir ce qui est vrai et ce qui est faux ?  Comment savoir pour les changements climatiques, c’est déjà bien confus .   Comment savoir pour la nocuité vraie ou supposés de l’aspartame, pour les vrais conséquences à moyen terme de Fukushima, pour celles de l’uranium appauvri épandu en Irak et en Libye ?  Savant chéri, tu m’as menti pour le Pere Noel.  Enlève ta main de mon entrejambes et, pendant qu’on y est, je voudrais  revoir ces photos de l’homme sur la Lune et des tours qui tombent … Je me méfie.

Evidemment, le gros problème, c’est cet « intervalle de méfiance qui va s’élargir », mais il y a aussi une révision à faire de nos objectifs en santé.  car prendre conscience de notre impuissance face au cancer ne changera rien aux statistique de décès – qui sont et resteront de une mort par habitant –  et, sauf impact que l’on e connaitra que plus tard, l’on ne mourra sans doute pas significativement plus tôt ou plus tard du cancer parce qu’on aura dû renoncé à un traitement dont on aura posé au départ qu’il est inefficace.   Les fats ne changeront pas beaucoup… Mais cette nouvelle donnée peut changer radicalement notre attitude face au cancer et face à la vie et à la mort

Un traitement par chimiothérapie faisaitt oublier l’inévitabilité de la mort pour lui substituer la quête de quelques années de survie, même si, selon les mots de l’Ecclesiaste, « on dirait qu’on n y a pas pris de plaisir ». En enlevant cette distraction, on  ramène la question de la mort à son essentiel: un dur moment à passer, dont l’instant précis est infiniment moins important que la façon dont il se passera.

C’est une nouvelle attitude qui peut être l’occasion de réorienter nos priorités en médecine pour en finir avec des idées moyenâgeuses.  Nous faire accepter une perspective hédoniste, celle que sans encore le dire  notre société veut privilégier.

Dans une perspective hédoniste, la première priorité est mise sur une « médecine de sortie ». Tout est fait pour que chacun puisse avoir une mort sans souffrances, sans angoisses, sans anxiété.  C’est la priorité absolue, puisque c’est le seul mal dont il est certain que nous devrons tous être soulagés . Tout le reste vient après….

Quand le cancer n’a plus de cure crédible, il devient plus urgent Ide cesser de confondre à plaisir l’euthanasie – qui ne doit JAMAIS être imposée  – avec l’assistance médicale au suicide qui doit  TOUJOURS être facilement accessible à l’individu majeur et sain d’esprit.

Cet individu majeur et sain d’esprit doit avoir le chois de mettre fin à ses jours vie dans les conditions les plus douces.  L’hédonisme est roi.  On doit bien sûr s’assurer que son choix est libre et réfléchi, mais il est indécent de s’ingénier à le contester et à le contrarier.  Il est au contraire raisonnable que l’individu soit préparé psychologiquement à ce choix par son éducation et que la sagesse populaire la favorise au lieu s’y opposer.

Ne vaut-il pas prendre cette approche hédoniste et mieux s’occuper de la mort inévitable et de ce qui la précède, plutôt que  que de conduire aveuglement la médecine dans le cul-de-sac d’un acharnement thérapeutique qui cache souvent des intérêt inavouables ?

A ce sujet, la prise de position des spécialistes en soins palliatifs au Quebec contre toute assistance médicale à la mort  n’est-elle pas  bien typique, dans son égoïsme et sa fermeture a toute discussion, de l’obscurantisme qui prévaut sur cette question ?  Quand la chimiothérapie apparait comme un leurre, ce  refus de tout faire pour rendre la mort plus douce ne devient-elle pas encore plus obscene, caricaturale dune médecine qui est partie du problème plutôt que de la solution ?

Je reviendrai sur cette attitude  dans un autre article.  Tenons nous en aujourd’hui au scandale de la chimiothérapie. Disons clairement qu’elle ne semble hélas, aujourd’hui, ni la solution ni même une voie rationnelle vers le modeste gain d’un court répit et d’un peu de bien être.  Il semble bien, au contraire, qu’il chercher ailleurs et chercher autre chose. Il ne faudrait pas que le désir de sauver la face ou de protéger un ivestissement prenne le pas sur une réorientation des traitements et des buts de la médecine.

Cela, sans affirmer trop rapidement que la voie de la chimiothérapie soit définitivement bloquée ; il n’est pas certain que quiconque aujourd’hui en ait la certitude. Il est donc sans doute souhaitable que certains individus aient la noblesse et le courage de s’offrir comme cobayes pour l’avancement de la science, permettant ainsi que cette voie de recherche ne soit pas totalement fermée. Mais  il serait  répugnant que l’on obtienne leur collaboration à ces expériences en leur faisant miroiter de faux espoirs.

Il faut dire la vérité, toute la vérité et s’abstenir de promettre des rémissions miraculeuses que les statistiques ne confirment pas et une qualité de vie durant ces rémissions à laquelle il semble bien que les médecins eux-mêmes sont les derniers à croire.

Ce rapport sur la chimiothérapie crée une situation difficile dont les effets vont se faire sentir en cascades, sur la médecine, sur notre rapport  à la science, à la loi et la gouvernance, à la religion et la morale, à notre vision du monde, à la vie et la mort.

On se souviendra du jour où ce rapport est venu tout déranger..  Peut ton vivre sans Père Noel ?  Peut-on vivre sans une baguette magique ? Certes, mais il va falloir en discuter entre adultes.  Faison-le et nous nous en porterons mieux.

Pierre JC Allard

11-05-13

Au Québec, les jeux sont faits… et on meurt d’ennui.

Filed under: Actualité,Auteur — pierrejcallard @ 11:44

 

 

Si MM. Couillard et Legault veulent bien jaser un peu, on aura sans doute des élections cet automne au Québec et on verra la fin de cet interlude assez désolant  qu’aura été la gouvernance de Madame Marois. Inutile de faire tout de suite le post mortem, on aura tout le temps…

Ce dont je veux parler ici, ce n’est pas de l’amateurisme du Parti Québécois, ni de cette tristesse d’un retour si rapide vers un centre-droit, seulement de la facilité d’être devin au Québec.    Nous avons une politique sans surprise… Tenez, je veux répéter ici mot-à-mot  ce que j’écrivais quand a été créé Québec Solidaire. Puis, je vous dirai POURQUOI je crois utile de le faire.

*****

LA BOMBE À FRAGMENTATION (7 fèvrier 2006)

Mme David et M. Khadir viennent de se mettre d’accord pour créer un nouveau parti politique : Québec Solidaire. Je partage à peu près toutes leurs idées – et j’en remettrais même avec lesquelles ils seraient eux-même sans doute d’ accord – sauf celle d’avoir choisi d’exister. Je ne crois pas qu’il ait été sage de créer ce parti dans la conjoncture actuelle.

Je serais heureux qu’il y ait au Québec un parti de gauche qui devienne l’alternance et, même si je suis sceptique, je ne suis pas sûr que ce nouveau parti va échouer. Je ne crie donc pas au scandale, mais c’est l’immédiat qui m’inquiète. Car, si je ne suis pas sur de l’avenir de Québec Solidaire, je suis absolument sûr, cependant, que la création de ce parti assure la victoire du Parti Libéral aux prochaines élections et pousse le Parti Québécois un peu plus près de sa mort annoncée dont je parlais il y a quelques mois.

En effet, ce n’est pas la clientèle du Parti Libéral qui se joindra à Québec Solidaire. Le succès de ce dernier passe nécessairement par la fragmentation du Parti Québécois entre, d’une part, ceux qui veulent l’indépendance du Québec et, d’autre part ­ – ce sont parfois les mêmes, mais pas toujours – ceux qui veulent un Québec socialement plus progressiste. Or, le Parti Québécois n’a pu s’assurer le pouvoir à quelques reprises ­ et faire quelques pas timides à gauche – que parce qu’il a réussi ce mariage, parfois d’amour mais toujours de raison, entre les éléments progressistes de la société et ses éléments nationalistes.

Ses éléments nationalistes de droite aussi bien que ceux de gauche, puisque l’idée d’indépendance primait pour ceux-ci sur leur prise de position sociale. Un nationalisme parfois de droite a donc instrumentalisé la gauche québécoise depuis 40 ans, mais ceci ne s’est pas fait sans concessions et j’ose penser que la gauche d’ici ne soit pas si bête quu’elle n’ait pas accepté les yeux bien ouverts ce mariage de raison, le meilleur auquel elle pouvait accéder. C’est ainsi que le PQ a pu constituer une majorité effective.

Aujourd’hui, j’ai l’impression d’une gauche-autruche qui, lasse des redondances nationalistes, se ferme les yeux et file vers un mur de béton, en voulant croire que, si elle le souhaite vraiment, le mur disparaitra et qu’elle passera dans une autre dimension où les Québécois sont ce que la gauche voudrait qu’ils soient

Il est ironique de penser que le parti qui se crée sous le signe de la solidarité va, au contraire, ruiner toute chance que persiste une telle solidarité entre nationalistes et progressistes et donc la possibilité que soit interrompue la course actuelle vers la droite, yeux grand ouverts, celle-la, du Québec qui se dit lucide. Et la ruiner sans y apporter une solution de rechange, car quelqu’un croit-il que, partant d’une base électorale qui oscille entre 5 et 10%, Québec Solidaire puisse rapidement faire le plein de tous les éléments progressistes au Québec ? Même s’il y parvenait, d’ailleurs, ne faut-il pas faire le constat que ces éléments progressistes ne représentent encore qu’une minorité de la population québécoise ? Québec Solidaire ne peut pas obtenir une majorité dans un avenir rapproché.

Privé de l’appui de tous ceux pour qui l’objectif de progrès social est plus important que l’objectif de l’indépendance, pour qui celle-ci est simple moyen –  et qui vont donc donner leur vote à Québec Solidaire – le Parti Québécois ne peut pas non plus former une majorité. Pis encore si André Boisclair joue la carte du renouveau du Parti Québécois, celle de la jeunesse et du changement, plutôt que celle de l’indépendance nationale. Il se retrouvera alors confronté à une ADQ qui, avec une sensibilité de droite plutôt que de gauche, se réclame néanmoins du même objectif.

Le scénario s’impose alors de trois partis qui veulent le changement – mais pas le même changement – s’opposant dans une lutte suicidaire à un seul parti réunissant tous ceux qui ne veulent PAS le changement. Est-il difficile de prévoir qui gagnera cette lutte inégale ? Face à ces trois partis qui se partageront un même bassin toujours insuffisant de rénovateurs, y a-t-il une autre majorité possible que celle de ceux qui n’ont pas de programmes, pas de volonté d’agir ? Dans une situation où de grands desseins s »affrontent dont aucun ne peut réunir une majorité, c’est toujours le parti du statu quo ante, le parti des « sans desseins » qui triomphe.

Dans ces conditions – gagnantes pour lui si jamais il y en eut – même Jean Charest pourra être réélu. À plus forte raison, le Parti Libéral remportera-t-il une victoire écrasante sur une opposition ainsi divisée, si Jean Charest pose le beau geste de céder la place à l’image benoîte et paternaliste de Couillard, image sécurisante qui colle parfaitement avec la promesse d’un parfait immobilisme.

Cela dit, y a-t-il une solution ? Sous prétexte qu’elle ne gagne jamais, la gauche québécoise doit-elle renoncer à jamais tenter de gagner ? Sous prétexte que ceux qui croient au changement, doivent bien lucidement s’admettre qu’ils ne peuvent gagner aujourd’hui, doit-on cesser de promouvoir les idées auxquelles nous croyons ? Dans l’immédiat, la fondation de Québec Solidaire met évidemment les forces favorables aux changements en position de faiblesse. Cette initiative n’en aura donc valu la peine que si, après un dur moment à passer qui correspondra sans doute aux prochaines élections, un réalignement des forces permet que se constitue une alternative réelle au Parti Libéral.

Il faut penser tout de suite à faire de ce nouveau parti le véhicule d’idées et de solutions vraiment nouvelles. Québec Solidaire ne doit pas se contenter de récupérer du PQ les tenants de la gauche traditionelle. Il faudra que Québec Solidaire aille chercher l’adhésion de tous ceux qui veulent un monde meilleur. Qu’il propose un nouveau but et l’espoir d’une nouvelle société.

Pierre JC Allard

*****

Aujourd’hui, la « fragmentation » est complétée. « Québec solidaire rejette toute alliance avec le PQ »… ( dixit La Presse) et on a Option Nationale sur l’autre flanc du PQ, pour rendre encore plus évidente la victoire annoncée du Parti Libéral.  L’ADQ a été remplacée par le parti de Legault, mais ça ne change rien. Ce qui était prévu arrivera.

Or, c’est ça le drame: TOUT A ÉTÉ PRÉVU et arrivera comme prévu.  Il ne restera rien a traiter comme un espoir de changement.  Pourquoi je vous dis ça ? Parce que c’est cette routine qui sera notre perte.  Il faudrait que l’on vive une grande passion et, au point où nous en sommes, il est devenu secondaire qu’elle soit de gauche ou de droite, nationaliste ou fédéraliste et je dirais même qu’elle soit bonne ou mauvaise.    Ceux qui ne peuvent pas etonner dans un monde qui change sont laissés sur le bord de la route de Histoire. S’il ne devient pas « IMPRÉVISIBLE », le Québec va mourir.

Pierre JC Allard

19-04-13

Après la démocratie, quoi ?

Filed under: Actualité,Auteur — pierrejcallard @ 5:30

Platon NS.

Jacques Attali, avec sa cautèle habituelle, remet en question la démocratie que nous avons.

Blasphématoire. Mais voyant les fruits que notre démocratie nous donne, est-il si téméraire de se demander ce que nous ferions sans elle ? N’y a-t-il pas ‘autre chose‘ APRES la démocratie ?

Après ? J’aurais pu dire aussi « en attendant », la démocratie, car il n’y aura sans doute pas plus de fin au désir de ceux qui sont gouvernés de participer à leur gouvernance, qu’il n’y aura de fin à cette l’Histoire, dont on nous a prématurément annoncé qu’elle était révolue… La démocratie, ça part et ça revient, cyclique comme les bourgeons et les feuilles mortes.

J’aurais pu. … Mais c’eût été trompeur. C’eût été, disons « poétique », comme parler de l’herbe qui pousse lorsque les enfants meurent. La réalité, c’est l’automne. C’est qu’il n’y a plus de vraie démocratie et qu’il ne faut pas compter qu’il y en aura avant quelque temps. La saison ne s’y prête pas…

Pourquoi ? D’abord, parce que le monde s’est « technicisé ». Le monde est devenu une grosse machine à produire et à obtenir des résultats… quand on sait comment opérer cette machine et tous ses éléments. À tous les niveaux, quel que soit son rôle formel dans l’organigramme, celui qui commande est celui qui sait, celui qui à la compétence de faire fonctionner les choses … Dire que le pouvoir doit appartenir à un vaporeuse entité collective de quidams qui n’y connaissent rien n’est donc pas dans le zeitgeist actuel…

On peut réunir tous les experts en tout du monde entier – et à plus forte raison ceux qui ne le sont en rien – et les consulter ad nauseam sur la façon de gérer l’éducation, la santé, les finances et la défense nationale; mais, en bout de piste, on sait bien que rien ne fonctionnera correctement que ce qui aura été mis en place et sera maintenu par ceux qui s’y connaissent… et eux seuls.

On sait bien que ce qui, au contraire, l’aura été en obéissant à ceux qui ne savent pas – aient-t-ils été élus démocratiquement – ne fonctionnera pas, ou pire, atteindra des objectifs occultes, fonctionnant au profit de ceux dont la compétence consiste à manipuler « ceux qui savent », pour détourner toute action de sa finalité propre et en faire un outil de LEURS objectifs personnels. Ce talent pour détourner est aussi une compétence; c’est celle qu’on dit politique, qui est bien réelle, mais pas toujours altruiste.

En démocratie, cette compétence politique prétend s’imposer comme supérieure a toute autre compétence. Il en naît inévitablement de l’inefficacité et des distorsions, car cette compétence ne crée pas de richesse réelle : elle se borne à la mouvoir. Celui qui a cette compétence politique ne peut donc mieux la rentabiliser qu’en étant au service de ceux qui ont déjà la richesse.

Depuis deux générations, les détenteurs de capitaux ont pris les politiciens à leur service. L’explosion des connaissances et l’augmentation de productivité qu’a apportées le progrès n’ont donc servi à accroître que la « richesse » des détenteurs de capitaux. Richesse factice, d’ailleurs, car la limite apparaît vite des biens et services réels que l’argent peut acquérir. Les riches vite repus de consommation, leur but et l’activité des politiciens, banquiers et autres « experts en détournement » à leur solde deviennent par défaut un pur jeu de pouvoir.

Ce « Jeu du détournement » de la richesse – de l’action et de la production vers sa simple possession et la spéculation – s’est imposé comme le seul jeu de société qui en vaille la peine; sa maîtrise est considéré comme le plus important des savoirs …et ce jeu des uns est devenu plus important que la vie des autres.

Pendant ce temps, ceux qui savent « autre chose » que la politique n’ont plus voix au chapitre au palier de la décision, mais seulement de l’exécution… et sous étroite surveillance. La richesse UTILE n’augmente plus, mais les inégalités, elles, augmentent toujours.

Les temps ne sont pas bons pour la démocratie. Non seulement parce que le monde s’est « technicisé », mais aussi parce que la technique du détournement des objectifs sociaux a été de celles qui ont fait le plus de progrès. Ceux qui en sont devenus les experts contrôlent parfaitement l’outil démocratique. L’éducation d’abord, l’information par les médias ensuite, donnent au citoyen lambda sa pensée correcte.

Une pensée qui inclut même une petite dose de saine contestation. Il est fortement encouragé de protester futilement dans les rues, où l’on pourra corriger vos déviances velléitaires à coup de trique ; il est mal vu, cependant, de s’embusquer avec une arme et d’abattre « traîtreusement » l’un ou l’autre de ceux qui veulent penser pour vous…

Dosant savamment l’information que distillent les médias et disposant des avancées de la psychosociologie – nous sommes à des années-lumière de Bernays et Goebbels – les systèmes démocratiques mis en place peuvent désormais faire élire n’importe qui, n’importe quand, et ce sera toujours le « peuple » qui aura choisi celui qui lui fera voir 6 doigts…

Des techniques permettent aussi, maintenant, de sondages en sondages, de savoir EXACTEMENT jusqu’où l’on peut aller dans la manipulation du comportement humain face à la richesse et à son ombre, la monnaie Les petits rats blancs vont où l’on veut. La démocratie peut jouer le rôle sédatif du violon sur le chemin des douches… Pourquoi violer les foules quand on peut si facilement les séduire ? N’avez vous pas VU, de vos yeux VU, Hollande plus beau que Sarkozy ? Six doigts, comme Smith dans 1984… Notre démocratie est un leurre.

Une vraie participation du peuple à sa gouvernance est-elle possible ? Certes, et elle viendra, car c’est un désir humain qui ne disparaîtra pas. À long terme, la démocratie reviendra. En fait, on ira au-delà de la démocratie. Pour presque tout, le CONSENSUS s’imposera, puisque la complémentarité qu’exige une société de haute technicité rendra un large consensus incontournable. Quand tout le monde est indispensable, il faut bien tenir compte de l’avis de tous …

À court terme, toutefois, ce n’est pas un piano nobile libertaire sur un socle démocratique qui remplacera notre démocratie discréditée. Mieux vaut prévoir une phase « néo-paternalisme » assumée, une gouvernance éclairée « à la Platon », prenant la forme d’une dictature de la compétence. On n’élit déjà pas nos généraux, ni nos banquiers, pas plus que nos médecins ou nos ingénieurs, nos chercheurs ou les pilotes de ligne. Comment peut-on croire que des politiciens élus pour leur charisme ou leur roublardise sauraient nous gouverner et nous voudraient vraiment du bien ?

Dans une société complexe où l’efficacité est la première vertu, la compétence doit être reine, et ce n’est pas une option d’avenir de penser en soumettre les diktats aux caprices et aux magouilles de politiciens dont la seule compétence aura été de convaincre d’autres ignares de la pertinence de leurs élucubrations. Dans une société technique évoluée, on voit mieux qu’à chaque problème correspond UNE solution optimale et une seule. Cette solution doit être identifiée et elle doit s’appliquer sans ergoter.

« Optimale » au vu des critères que choisit une société, bien sûr. Il faut donc garder de la démocratie une intervention du peuple au palier du choix de ces critères. Mais il doit intervenir par des choix binaires simples, consensuels ; des vetos ou des acquiescements référendaires qui « plébiscitent »…

Si on est confronté à un clivage sérieux au sein de la population, mieux vaut s’abstenir d’agir, car les faits nouveaux qu’apportera l’évolution de la situation détermineront bientôt une majorité plus claire… et des décisions plus « éclairées ». Quand on a un consensus raisonnable, c’est alors le travail des experts -de « ceux qui savent » – de faire en sorte que la solution choisie soit appliquée sans plus de palabres. Pendant qu’ils y travaillent, il faut les tenir indemnes de la critique oiseuve et de la corruption. C’est là la clef.

La démocratie, aujourd’hui, est devenue un incessant grenouillage pour finasser, changer le sens des mots et la pondération des facteurs, créer des dilemmes talmudiques, avant et pendant l’exécution des projets de société. On vise ainsi à favoriser les intérêts personnels de tous ceux qui y participent et qui y voient alors une rente de situation, plutôt qu’un mandat sacré qu’on leur a confié et qu’ils devraient remplir. Il faut se défaire de cette démocratie qui n’est que prétexte à enfumage et corruption.

Ce faisant, on aura gardé l’essence de la démocratie, qui est de faire ce que le peuple veut. On aura seulement renoncé à faire de la politique un sport de combat ou d’astuce rivalisant avec le foot pour contrer la morosité d’une société qui a perdu ses valeurs.

Un jour, plus tard, quand chacun aura appris et saura mieux, on pourra consulter la population sur des aspects plus détaillés des objectifs à atteindre. Mais on évitera alors, encore et toujours, le piège populiste de prétendre donner un droit de regard sur l’exécution des projets à ceux qui, n’y connaissant rien, peuvent être trop facilement persuadés de vendre pour un plat de lentilles un droit d’aînesse dont ils ne soupçonnent pas la valeur.

Pierre JC Allard

08-04-13

LA GRANDE ZIZANIE

Filed under: Actualité,Auteur — pierrejcallard @ 1:00

On sait depuis longtemps que le fin du fin de toute stratégie guerrière est de diviser pour régner.Une évidence, dès qu’on comprend que  le plus fort est faible quand se crée une alliance solide contre lui  et que la première exigence du maintien de son pouvoir, pour quiconque l’exerce, est donc de s’assurer qu’une telle alliance ne se crée pas. Une évidence.  Mais va-t-on vraiment jusqu’au bout des conséquences de cette évidence quand on l’applique à la situation qui prévaut aujourd’hui dans le monde ?

Je ne le crois pas. On ne le pourrait, d’ailleurs, qu’en posant  une hypothèse qui fasse consensus sur ce qu’est cette « situation qui prévaut aujourd’hui dans le monde »…, consensus qu’il est de l’essence même du « diviser pour régner » de tout faire pour qu’il ne réalise pas…  Le serpent se mange la queue.  Considérons donc, faute de preuve, que ce qui suit est une pure spéculation… tout en se souvenant que toute spéculation n’est pas nécessairement trompeuse.

Tenez, cette affirmation lapidaire de Goldstein  – l’archi-traître de « 1984 » – qui dit que toutes les classes dirigeantes du monde sont en guerre contre leurs populations respectives pour maintenir leur domination et que les autres guerres et conflits ne sont là que pour la frime ? Pas prouvée, mais ne trouvez-vous pas que ça ressemble beaucoup à cette histoire du « 1% d’en haut », tous partis confondus, qui exploitent à quia les 99%  de péquenots qui n’ont pas leurs entrées au Siècle ?

Imaginez un instant que cette « guerre » opposant banquiers et millionnaires à une masse d’être humains ordinaires ne soit pas qu’une invention, voyez-vous comment le « diviser pour régner » s’appliquerait pour favoriser la caste des seigneurs ?  Dans un premier temps, on a les divisions traditionnelles entre Noirs, Blancs, Jaunes et autres teintes et demi-teintes qu’on peut monter en épingle. Du même type, l’éducation remplaçant seulement la génétique comme cause de différentiation primaire, on a la religion et tous les autres facteurs culturels acquis. Par-delà le langage ‘politiquement correct’, ne voit-on pas que le Système joue de ces dissimilitudes pour qu’une alliance dangereuse ne se crée pas contre les élites autoproclamées?

Le résultat d’une politique d’immigration ouverte en Occident – présentée fallacieusement comme généreuse et progressiste – a été d’abord d’augmenter le nombre des travailleurs sans compétences spécifiques et donc de réduire le pouvoir de négociation des classes laborieuses. Mais elle a été aussi de créer des oppositions – des tensions entre Musulmans et non-Musulmans en particulier – qui ont saboté  les chances d’une coalition des travailleurs contre le pouvoir capitaliste.   Croit-on vraiment que cet effet n’ait pas été prévu, voulu et encouragé ?

Sur la scène internationale, quels griefs ont les uns envers les autres les travailleurs occidentaux et ceux des autres nations ?  Pourquoi une guerre contre l’Irak, contre la Libye, contre l’Afghanistan et maintenant la Syrie ou le Mali ?  Car existe-t-il encore un pauvre  jocrisse pour croire que nous soyons à apporter la démocratie aux  divers segments du tiers-monde ? On trouve des atrocités à reprocher aux « autres’ , mais est-il si difficile de penser qu’ils ne veulent, eux aussi, que la paix selon les préceptes de LEURS propres cultures ?  On sème la zizanie, parce qu’ensemble ils seraient plus fort que nous. Plus forts, surtout que, cette petite coterie du 1%, cette mince pellicule de moisissure à la surface de notre société.

Zizanie entre « races », peuples, nations, religions et sectes diverses, au seul profit d’une minorité qui n’a ni patrie ni croyance, mais seulement une terrible soif de pouvoir que rien ne peut assouvir. Une poursuite de la domination qu’aucune abomination ne rebute.

La volonté de zizanie, d’ailleurs, ne s’arrête pas là. Nos maîtres les riches et leurs banquiers ne se contentent pas de dresser chaque groupe contre les autres en jouant de leurs préjugés et de leurs sentiments d’appartenance; ils ont aussi la volonté de faire de chaque individu le rival de tous et ils ont en main l’arme odieuse pour y parvenir : le consumérisme.

Avec l’industrialisation qui a apporté l’abondance, il aurait été raisonnable que l’humain, pouvant satisfaire ses besoins facilement, puisse vivre dorénavant avec son prochain en plus grande d’harmonie que ne l’avaient permis les siècles de carence, quand  l’opulence des uns menait souvent à la disette pour les autres.

Pourtant, ce n’est pas cette bonne entente que nous a apportée la capacité de production  de biens pratiquement illimitée que nous a donnée la machine. L’oligarchie a réussi, par la publicité et la manipulation de l’information, à susciter des désirs plus vite que même la croissance vertigineuse de la science et de la technologie n’ont pu en satisfaire. On a créé une population de consommateurs de biens-gadgets, dont l’avidité, éternellement insatisfaite, a permis qu’ils demeurent les rivaux, voire les ennemis les uns des autres. Comment créer la zizanie mieux qu’en faisant de tous les concurrents trop nombreux de tous les autres, pour s’approprier des biens qu’on garde toujours rares ?

Rareté artificielle de biens  que rien n’empêcherait de produire davantage, car il n’existe pas d’autre limite  réelle à la production que la disponibilité du travail, lequel est aujourd’hui  largement sous-utilisé. On parle de chômage…

Il n’y a du chômage que parce que l’on  se garde bien de former la main-d’œuvre pour qu’elle ait les compétences lui permettant de produire et de satisfaire la demande.  On veut maintenir la rareté, maintenir la concurrence, MAINTENIR LA ZIZANIE qui fait que la communauté d’intérêts entre les exploités ne leur saute pas aux yeux et qu’il ne se fasse pas une alliance contre les exploiteurs.

Comment briser cette dépendance infernale ?  Un geste simple suffit :  si chacun décidait de ne consommer pour un temps que selon ses besoins, on verrait vite qu’il y en a amplement pour tout le monde.  Cette zizanie dressant chacun contre tous n’opèrerait plus … et il ne faudrait que quelques semaines pour que le système capitaliste s’effondre.

C’est pour ça que la simplicité volontaire est la pire ennemie de ceux du 1%.  … C’est pour ça que le Pape François pourrait bien devenir le plus grand des révolutionnaires. On verra…

Pierre JC Allard

 

18-03-13

Le pape François et la simplicité volontaire

Filed under: Actualité,Auteur — pierrejcallard @ 12:00

D’entrée de jeu, il a annoncé la couleur : il est François.   Comme dans François d’Assise, qui  est l’archétype de la simplicité volontaire… Tout le monde a su bien vite qu’il voyageait en métro et qu’il menait une vie spartiate.  Puis il a refusé une cape en hermine qu’on lui offrait pour qu’il ait cet air des grands rois, refusé aussi de porter les mules rouges traditionnelles du pontificat, signifiant que ses souliers à lui sont faits pour voyager et non pour être montrés du haut d’une chaise à porteur. « Le carnaval est fini » a simplement dit François… Le pape de la simplicité volontaire vient d’arriver.

Il était temps. C’est EXACTEMENT  ce que  l’on voulait entendre : un appel du pied aux riches pour un rééquilibrage volontaire de la richesse, car sa répartition actuelle n’a plus de sens. Vite, repartager, avant que ne bascule tout l’ordre social. Car ne pensez pas que ce soit un signal pour changer l’ordre social… du moins pas tout de suite. L’Église est partie de cet ordre social, elle en est un élément-clef tout au faîte de la pyramide. L’Église ne se prépare pas à passer la main ; elle prend acte du changement qu’ont apporté le temps et l’évolution de la science et de la technologie.  Elle veut changer pour que rien ne change.

L’Église a seulement compris que la richesse est devenue totalement symbolique, s’imprimant en billets de monopoly, ou apparaissant virtuelle en formules cabalistiques aux écrans d’ordinateurs d’un geste des banquiers;  elle ne repose plus que sur  la force de l’Etat. La  richesse n’est plus la source du Pouvoir, mais est devenue une simple conséquence du pouvoir, puisque le Pouvoir peut s’octroyer tout ce qu’il veut de cette richesse symbolique et virtuelle qu’il crée lui-même et dont la valeur ne dépend plus que de son arbitraire.

La richesse immense, exorbitante, est donc devenue triviale. Nul besoin de thésauriser; on peut se contenter de posséder des sommes relativement modestes pour la consommation courante et, pour le reste, le Pouvoir crée selon les besoins autant de cette richesse monnaie qui n’est qu’un leurre,  simple outil-prétexte pour indiquer qui a  la propriété tranquille de toute richesse réelle, mobilière et immobilière, laquelle par un réseau dense de lois et de titres, de liens et de crédits soutenu par la force de l’État, appartient en fait à qui le pouvoir veut bien.

Dans ce contexte, être riche et surtout paraître riche est  inutile, ridicule, vexatoire… Quand Gates ou Buffet donnent des dizaines de milliards de dollars, ce n’est pas par ascèse ;  c’est qu’ils ont compris que l’argent n’est plus la source du  pouvoir. Staline n’avait sans doute pas de compte en Suisse et je parierais que Castro n’en a pas non plus.  Assurez-vous du pouvoir et le reste vous sera donné par surcroît. Le message de François 1er  est que l’Église dénonce l’apparat et va renoncer à la richesse dont cette ostentation était le symbole.  Il était temps…

L’Église va renoncer à la richesse, mais il n’est pas dit que l’Église veuille renoncer au pouvoir. Si la richesse n’est plus la source du pouvoir, où en est donc désormais  la source ?  Dans la force de l’État, nous l’avons dit, mais QUI dirige cette force ?   CEUX QUI SAVENT.   Le pouvoir et chacune de ses parcelles, à tous les niveaux, repose sur l’autorité que confère la confiance en celui qui sait. On obéit à celui qui sait, parce que la science et la technique, ont leurs exigences qu’on ne peut pas contester. C’est cette subordination progressive  du capital – qui augmente sans cesse – à la COMPÉTENCE qui reste rare, qui est l’ultime conséquence de l’abondance qu’a apportée la révolution industrielle. C’est le grand changement de paradigme de notre époque.

On en a vu d’autres… Le but en est toujours que le rapport des forces change le moins possible… mais avec de nouveaux derrières posés sur les trônes. Ainsi, par exemple, remplacer la noblesse du sang par celle de l’argent,  et le roi de droit divin, par la dictature d’une oligarchie de possédants jouant à la démocratie et  feignant de se faire adouber par le peuple.

Le peuple ne sort jamais grand vainqueur de ces permutations  qui font transiter le pouvoir d’une élite à l’autre, mais tous ceux qui aspirent au pouvoir n’ayant pas  les mêmes intérêts ni les mêmes stratégies, il en résulte des  batailles entre « ceux d’en-haut »  qui sont la seule chance pour ceux d’en bas d’avoir un peu plus.  C’est cette zizanie occasionnelle entre les forts qui permet à l’évolution de laisser les  faibles monter d’un cran. Pas beaucoup, mais un peu… La Révolution française a ainsi permis un peu plus d’égalité, beaucoup moins de brutalité. Un petit progrès, mais un pas en avant.

Quand un petit progrès a donné tout ce qu’il peut, il faut faire un autre pas.  L’humanité claudique ainsi vers un avenir meilleur. Maintenant, la gouvernance des petits roitelets banquiers oligarques ne répond plus aux besoins… ils ne sont plus obéis, ils se chamaillent et perdent le pouvoir avec l’autorité.  Il faut un changement. On en tuera quelques uns, pour se soulager, mais surtout on les ruinera. De ce changement de paradigme est à naître un nouvel ordre social, une nouvelle hiérarchie des valeurs, une nouvelle classe dirigeante, celle des « experts »…   Évidemment, il y a des résistances.

Il y a 60 ans  qu’une classe de possédants capitalistes livre une lutte d’arrière-garde pour ne pas céder le pouvoir à une nouvelle élite de la connaissance/compétence. Elle s’accroche par divers moyens, la guerre, l’intrigue, la corruption, surtout, que rend  irrésistible le poison de la consommation à outrance de biens matériels dont elle a fait le but absolu de la vie, manipulant l’éducation et l’Information pour que personne n’en doute.

Pas facile de choisir la simplicité, car on a mis la population en état d’hypnose, pour la faire courir comme un écureuil en cage sur sa roue,  activant une noria  qui  produit aujourd’hui plus de dérisoire que d’essentiel… mais donne beaucoup de plaisir à une petite classe de  psychopathes qui s’amusent à  « commercer » au lieu de produire, gardant la majorité de la population dans l’indigence. C’est d’avoir créé cette addiction à la possession  du futile et du superflu comme  succédané à un véritable sens à la vie qui est le péché contre l’esprit qui ne sera pas pardonné aux capitalistes ni aux banksters.

Mais un état d’hypnose est  précaire, surtout s’il doit voiler une vraie souffrance.  Si la suggestion est brisée, ne serait-ce qu’un instant, il n’est pas facile de la remettre en selle. En quelques mots, le Pape François a rompu l’illusion.  «  Le carnaval est fini… »  INSTANTANNÉMENT, les yeux se décillent et tout le monde a compris que limousines, mules de soie et Gardes Suisses ne font pas un Pape, mais le simple respect qu’il impose  par son attitude, son message… et la parfaite adéquation de ce qu’il est et fait avec ce que la population veut qu’il soit et qu’il fasse.

Un mot, et un Pape en habit doré semble un anachronisme parfaitement ridicule. Tous les vêtements mordorés vont donc vite partir aux musées sous peine d’être accueillis par des quolibets.  Pas seulement à Rome, mais partout. Pas seulement dans l’Église, mais dans tous les palais et palaces, où ce changement déjà bien engagé n’attendait que cet imprimatur.

On ne saurait surestimer l’impact de cet événement. Si Dieu lui prête vie, ce pape  marquera  sans doute l’Histoire comme aucun autre ne l’a fait. La composition du Collège des Cardinaux fera qu’aucun retour en arrière ne sera possible après lui.  Et le plus probable est que le pouvoir de choisir le prochain pape n’appartienne même plus aux cardinaux, mais aux 5 000 évêques catholiques ou simplement chrétiens !

Choisir la simplicité volontaire, c’est détruire radicalement le consumérisme qui est la clef-de-voute de la société actuelle. C’est compléter la transition vers un monde où le pouvoir appartient aux experts plutôt qu’aux riches, en sciant la branche sur laquelle nous sommes assis… Ce qui se passe au Vatican s’inscrit dans cette perspective, car  ceux qui scient la branche ont chacun leur plan pour ce qui viendra après … et l’Église a certes le sien…

Longue vie à François…. Mais n’oublions pas la face discrète du changement  qui se produit.  Un pape jésuite, c’est une manière de penser et de gérer controversée au sein de l’Église qui devient la façon de penser et de gérer de l’Église elle-même. Dans un monde où c’est la compétence – le capital humain – qui se substitue  au capital traditionnel comme premier facteur de la production, les Jésuites représentent une force considérable. Un « brain trust » redoutable.  C »est un coup d’État au Vatican.  Pour le meilleur ou pour le pire.

On a parlé de complot des financiers pour mettre la main sur le Vatican ; possible, mais il serait simpliste de  penser que les fils de Loyola  sont contrôlés par Goldman Sachs. De connivence, peut-être, on verra par les gestes concrets que posera l’Église pour les déshérités; mais à leur service ? Je ne le crois pas. Il faut plutôt s’attendre à une bataille d’influence féroce que gagneront les plus forts… mais et dont sortira pour les faibles un petit pas en avant vers la justice. Souhaitons que ce soit un grand pas…

Pierre JC Allard

03-03-13

Un Pape pour UNE Eglise

Filed under: Actualité,Auteur — pierrejcallard @ 11:55

jm_300_BOM3.p-P4.tiff

Je reprends aujourd’hui ce texte que je publiais il y a presque huit (8) ans. Remplacez Jean Paul par Benoit, dites départ plutôt que mort et parlez d’un court plutôt que d’un long pontificat… Vous y êtes.   La problématique a évolué, mais sans surprise, la solution demeure inchangée. Je mets aussi en liens d’autres articles  sur le même thème.  Au clergé de jouer. Le peuple chrétien ne leur donnera pas une autre chance.

****

Jean Paul II est mort ce soir, 2 avril 2005. C’est la fin d’une époque. Il ne manquera pas de gens pour faire l’éloge ou la critique de l’homme et de son long pontificat de 27 ans ; ce n’est pas mon propos. Je voudrais seulement parler de l’avenir. Dans deux ou trois semaines, un nouveau pape, aujourd’hui presque un inconnu, ­ deviendra un phare pour un milliard de catholiques et donc une pièce maîtresse sur l’échiquier mondial. Pour le meilleur ou pour le pire. Il faut espérer qu’il portera un jugement lucide sur l’évolution du monde depuis 27 ans.

Que l’on ait ou que l’on n’ait pas la foi ­ et quoi que l’on pense de la mission de l’Église et de la façon dont historiquement elle s’en est acquittée ­ il faut être conscient de l’extraordinaire importance du rôle qu’elle peut jouer MAINTENANT. Il n’existe pas de plus grande autorité morale sur la planète que celle dont va hériter cet homme. Il n’existe pas de message plus motivant que celui du Christ, basé sur l’amour et la charité, pour rallier la résistance contre le système actuel qui repose sur l’égoïsme et la cupidité, l’injustice et la violence. Il n’existe pas d’autre structure crédible, riche, informée, solidement implantée partout qui puisse mieux encadrer un changement de paradigme. Il n’existe pas de plus grand potentiel pour le bien que celui dont l’Église et son prochain chef vont disposer.

Il suffirait qu’il le veuille. Qu’il se donne pour but un monde meilleur. Qu’il échappe au carcan des idées surannées, des phobies misogynes et des vésanies moyenâgeuses. Qu’il ne pense qu’à faire arriver Son règne – qui n’est rien d’autre que le triomphe du bien sur le mal ­et à faire Sa volonté, qui est certes que chacun aime un peu plus son prochain.

Que devrait faire un pape pour que nous ayons un monde meilleur ? D’abord, battre le rappel inconditionnel de tous ceux qui veulent le bien. Ce serait un grand jour pour l’humanité, si un pontife mettait fin à 5000 ans de querelles, de croisades et d’inquisitions, en admettant humblement que nous ne savons RIEN – et ne pouvons rien savoir – de la nature de Dieu et que l’image de la Cause Première qu’a qui que ce soit en tête n’est ni meilleure, ni pire, que l’image qu’en a son voisin. En admettant, surtout, que même celui qui n’en a pas d’image en tête, n’en est pas pour autant un scélérat, mais manque peut être simplement d’imagination, et qu’il vaut mieux regarder comment il se conduit que de chercher à savoir ce qu’il pense.

Ne serait-ce pas merveilleux, si l’on mettait fin à tous les dogmes ­ – qui, à vrai dire, n’intéressent plus que quelques théologiens – et que l’on déclarait que quiconque aime son prochain est en fait un Chrétien, sans préjudice à son droit d’être aussi bouddhiste, juif ou musulman, s’il croit que ça lui apporte plus… ou si ça fait plaisir aux voisins ? Il n’y aurait plus sur la terre que ceux qui pensent aux autres, se conduisent en Chrétiens et font du bien … et ceux qui ne pensent qu’à eux, volent tout ce qu’ils peuvent et tuent quand il le faut, ce qui n’est le message ni du Christ, ni de Mahomet ni de qui que ce soit dont on a fait un Maître.

Celui qui serait devenu de fait, alors, le pape de tous les hommes de bonne volonté s’entourerait de ceux qu’il croit sages, qu’ils soient évêques, imans, rabbins, preachers baptistes ou francs-maçons. Sans interdire que se poursuivent leurs rituels, il conviendrait avec eux de ce qui est bien ou mal… et l’on verrait vite que nous sommes tous d’accord. De ce consensus naîtrait une autorité qui rendrait inutile pour l’Église tout pouvoir matériel.

Le pape et ses sages renonceraient à toute richesse, ne gardant que cette autorité. Ils diraient bien haut qu’ils n’ont d’ordres à donner à personne, mais qu’ils ne demandent qu’à donner des conseils à ceux qui veulent bien les suivre. Ils seraient devenus ce que devrait être l’Église : non pas un joueur en quête de pouvoir, parmi les autres, mais l’arbitre. L’autorité à laquelle chacun se réfère, quand sa propre conscience ne suffit pas à lui montrer sans équivoque où est le bien.

Si une telle autorité morale universelle existait, le monde changerait, car il ne serait pas facile de ne pas en tenir compte. Quand une Eglise, dont l’immense majorité des gens croiraient alors, à juste titre, qu’elle ne veut ni pouvoir ni richesse, mais seulement le bien prendrait parti, qui prendrait le risque de s’y opposer ?

Qui refusera de donner plus aux pauvres, si le message est qu’il est bien de le faire et mal de s’en abstenir ? Une Eglise qui ajouterait la force de son exemple, un consensus oecuménique et la morale naturelle à l’emprise encore considérable dont elle dispose sur ceux qui ont la foi deviendrait un instrument irrésistible au service du bien.

« Unam, sanctam, catholicam » Espérons que celui qui prendra charge de l’Église en fera un instrument du bien. Au tournant où nous sommes, toute religion n’a de sens que si l’on peut, hors de tout doute, être convaincu qu’elle est dans le camp du changement et de la justice et non du côté d’un statu quo qui maintient l’exploitation. Elle ne mérite le respect que si elle consacre toutes ses forces au bien : le monde n’a que faire de religions qui ergotent sur le célibat des prêtres ou le sexe des anges. L’Eglise devra choisir de faire la différence dans le monde. Si elle ne le fait pas, le monde lui retournera son indifférence et c’est une autre structure qui reprendra le message chrétien qu’elle n’aura pas su porter.

Pierre JC Allard

 Voir aussi:
https://nouvellesociete.wordpress.com/2012/10/29/9612/
https://nouvellesociete.wordpress.com/2012/11/07/un-coup-detat-au-vatican/

25-02-13

Pas de vraie démocratie sans une véritable information

Filed under: Actualité,Auteur — pierrejcallard @ 6:43

 

 

J’ai déjà publié l’essentiel de cet article il y a quelques années; pourquoi  le reprendre aujourd’hui ?  Parce que les choses s’accélèrent et que, non seulement s’estompe la réalité de la démocratie, mais aussi l’amour qu’on lui portait.

Pourquoi cette désaffection ? Si on va au fond des critiques qu’on lui adresse, on voit que celles-ci reposent essentiellement sur l’évidente absurdité de faire décider un peuple de quoi que ce soit dont il n’est pas correctement informé. L’information est le sang d’une société, la communication sa circulation. Une société a un besoin essentiel d’information qui va croissant au rythme où le changement s’y accélère et où les échanges s’y multiplient. Or, le citoyen n’est PAS valablement informé.

Il y a au départ une explication technique. On communique, dans une société, mais émetteurs et récepteurs ne sont pas sur un pied d’égalité. L’auditeur ne peut toujours écouter qu’un seul message à la fois, mais le locuteur peut s’adresser à plusieurs, ce qui est bien utile pour l’ordre et le développement de l’autorité; celui qui parle à le pouvoir et c’est celui qui a le pouvoir qu’on écoute. Cette disparité est une donnée, mais es moyens modernes de communication ont tant exacerbé cette inégalité entre la capacité de dire et d’entendre, que le citoyen moderne se contente souvent d’écouter.

« Informer » — qui est une source cruciale du pouvoir — a été récupéré politiquement par l’État pour devenir propagande et par la structure économique dominante pour devenir publicité. Une situation qui n’est idéale ni pour la propagation des connaissances et donc le progrès de l’humanité ni, surtout, pour l’exercice honnête de cette forme de gouvernance qu’on appelle démocratie.

Elle est Idéale, hélas, pour l’exercice d’une forme autoritaire de gouvernance. Celle qui peut reposer sur la manipulation de l’information et qui permet donc de respecter la forme extérieure de la démocratie, sans que les citoyens ne s’écartent jamais des choix qu’on veut qu’ils fassent, puisque ces choix sont les seuls qu’ils puissent raisonnablement faire à partir de la vision du monde qu’on leur a transmise.

C’est ce système de pseudo-démocratie « médiatique » qui a prévalu dans nos sociétés occidentales. et y a maintenu une confiance et un équilibre: une forme perverse, mais efficace de gouvernance. Cette forme efficace de gouvernance, toutefois, a été compromise par l’avènement de l’Internet qui passe le micro à tout le monde. Le doute s’est installé.

Le système peut réagir à ce défi par un contrôle plus strict de l’information, ou par une gestion plus pointue des réactions à la transparence. Dans le premier cas, il faut une censure de plus en plus difficile à exercer et une montée progressive de l’autoritarisme. Dans le second, une pression est simplement exercée sur l’interprétation des faits, ce qui équivaut à une transformation ciblée, plus ou moins subtile, des critères éthiques eux-mêmes.

Je ne porte pas de jugement sur la valeur morale de cette seconde solution, mais je pose l’hypothèse qu’elle sera retenue.  Le système préférera s’en remettre à sa capacité de parfaire ses mécanismes de manipulation, plutôt que de risquer une dérive ostensible vers le dictatorial.

Si on accepte cette hypothèse, une nouvelle structure d’information sera mise en place, qui restera manipulable au palier des interprétations, mais sera désormais VRAIE quant à son contenu objectif et parfaitement transparente.

Qu’exigera-t-on de cette structure ? D’abord, il faut capter l’information à sa source, aussi exhaustivement que possible, puis que celle-ci soit universellement diffusée Elle doit alors pouvoir faire l’objet d’une contestation et d’une réponse de la part de tous ceux auprès desquels elle l’a été, ce qui en garantit la véracité et l’authenticité. Cueillette et contrôle exhaustifs exigent que tout le monde ait accès au micro. Quiconque apprend quoi que ce soit doit pouvoir le transmettre librement à tous sans censure, sous réserve d’en porter le responsabilité devant la loi.

Cette liberté d’informer génère une masse énorme de renseignements. Il faut donc que l’information transmise soit organisée et structurée, que les principes de son organisation soient connus de tous et fassent eux-mêmes l’objet d’une diffusion universelle prioritaire. On doit enseigner à trouver l’information avec la même urgence qu’on met à enseigner à lire. Ne pas le faire est une manoeuvre pour garder le peuple dans l’ignorance.

Le véhicule nécessaire et suffisant pour transmettre cette masse d’information est l’Internet. Comprenons bien que rien ne doit interdire que qui que ce soit puisse aussi publier quoi que ce soit, sur Internet ou sous tout autre format, mais tout ce qui est information publique doit être publié par l’État sur Internet. C’est là que s’exprime le droit de l’individu à l’information, droit auquel correspond une responsabilité de l’État d’informer.

L’État s’acquitte de cette responsabilité en posant deux (2) gestes : a) Il fournit à tous les citoyens un accès individuel ou collectif gratuit à Internet ; b) il gère le processus de publication et de structuration de l’information. À quelques restrictions près concernant le respect de la vie privée et la sécurité publique, tout doit être publié. À l’individu de juger par la suite si l’information qu’il reçoit d’autres sources confirme ou contredit celle qu’il reçoit de l’État, auquel cas l’État doit avoir des comptes à rendre.

Dans cette structure, tout le monde peut et devrait être un joueur amateur ; c’est ce qui en garantit la crédibilité. Chacun peut jouer comme reporter apportant des faits bruts, comme journaliste les mettant en contexte et les agençant impartialement pour leur donner un sens objectif, ou comme chroniqueur pour les interpréter et aider chacun à se former une opinion personnelle. Mais à ce jeu, doivent aussi intervenir des professionnels.

Il doit y avoir des reporters de métier, des investigateurs professionnels – autonomes ou regroupés en agence de presse. Il doit y avoir des journalistes chevronnés, capables d’expliquer le sens de ce qui se passe et aussi des chroniqueurs, des experts qui peuvent faire les liens et façonner l’opinion publique en influençant, pour le meilleur ou pour le pire, ceux qui leur font confiance. Ces professionnels doivent être rémunérés. Comment ? Par le biais d’une structure à trois (3) volets.

a) L’État doit créer une agence de presse où travailleront ceux qui veulent se faire un métier de chercher l’information et, au premier chef, ceux qui le font déjà pour les agences ou les médias traditionnels. On réglera avec leurs syndicats les conditions de leur embauche et de leur rémunération. Leur nombre et ces conditions évolueront et nous verrons ci-après comment c’est le public qui en sera le juge. Leurs contributions sont publiés à l’état brut.

b) L’État doit créer une « rédaction » ou salle de presse, à laquelle se joindront tous les journalistes de tous les médias qui choisiront de le faire. Chacun pourra au départ se faire reconnaître dans un ou quelques domaines de spécialité ou d’expertise et sa tâche consistera à écrire sur les sujets de cette compétence à partir des données brutes que fourniront les agences de presse et reporters autonomes, amateurs ou professionnels. Chacun pourra aussi écrire sur tout autre sujet, mais son statut comme auteur sur ces sujets sera celui d’un amateur et non d’un professionnel.

c) L’État doit créer enfin un « aréopage » de chroniqueurs, dont il est entendu que la tâche consiste à émettre des opinions en s’appuyant sur les faits bruts et sur l’interprétation des faits par les journalistes. Les chroniqueurs peuvent être biaisés, mais leur réputation dépendra de leur sincérité à admettre qu’ils le sont. Participeront au départ à cet aréopage les chroniqueurs les plus populaires des médias actuels, mais c’est le verdict populaire qui en modifiera vite la liste:

Que doit-on publier ? TOUT. Quand on ne pense plus papier mais pixels, ce qui peut être publié sur un site de l’État – qui pourrait s’intituler simplement « Informations» – n’est plus limité que par ce qu’il est possible de structurer efficacement. Tout ce que publient les reporters, journalistes et chroniqueurs, amateurs aussi bien que professionnels est publié et demeure indéfiniment accessible.

C’est le positionnement, cependant, qui détermine la visibilité relative des nouvelles. Au « Fil de presse » les nouvelles apparaissent par ordre chronologique. Dans la section « Nouvelles », c’est un comité des journalistes qui choisit la préséance d’apparition des articles et leur positionnement de parution de départ, sur une page générale et sur les pages spécialisées qu’on jugera bon de créer. Dans la section « Chroniques », c’est la popularité du chroniqueur au cours de la semaine précédente qui détermine le positionnement initial de ses articles.

Une heure plus tard, cependant, c’est le nombre des lectures qui déterminera le repositionnement d’heure en heure par la suite des articles et des chroniques, selon le nombre de demandes de lectures qu’elles ont reçues dans leurs sections respectives

Les reporters, journalistes et chroniqueurs professionnels devraient toucher un salaire de base auquel s’ajouteraient des primes selon le nombre de demandes de lecture qu’auraient suscité leurs textes. Tout le monde peut, à sa demande, être publié dans « Informations », sans préjudice à son droit de publier lui-même sur internet.

Les « amateurs » seront aussi rémunérés. Pour chacune de leurs contributions, ils recevront une prime plus modeste, mais au prorata de la rémunération d’un professionnel de la même catégorie – nouvelles ou chroniques – ayant reçu un nombre identique de lectures. Un index alphabétique de tous les auteurs d’articles, amateurs comme professionnels nous donnerait la liste des textes qu’ils ont publiés et nous dirait aussi combien chacun a eu de lecteurs.

Cette forme d’autogestion de l’information par les professionnels de l’information eux-mêmes semble la façon la plus pratique d’en assurer l’impartialité, mais il faut y ajouter un contrôle citoyen. La gestion de la publication et diffusion des textes doit donc dépendre d’une Régie autonome de l’Information, sous l’égide d’un « Conseil de presse ».

Ce Conseil consistera en deux (2) sections. La première sera composé de douze (12) citoyens, élus pour la durée d’un mandat (5 ans) renouvelable à l’occasion de chaque élection générale et la seconde de trente (30) citoyens choisis au hasard pour un mois. Ces derniers seront rémunérés pour leur peine à leur revenu actuel plus 15 % et jouiront à la fin de leur mandat du droit inconditionnel de réclamer de leur employeur leur réintégration dans leur fonctions précédentes.

Toute décision du Conseil de presse doit l’être à la majorité de chacune des deux (2) sections. En cas de désaccord, c’est le Tribunal qui tranchera immédiatement et toutes affaires cessantes, tout appel étant entendu lui-meme avec la même priorité.

Nul travailleur de l’information ne sera forcé de se joindre à « Informations », mais on peut supposer que les travailleurs trouveront avantageux d’accueillir cette proposition. Au gouvernement de décider comment il devrait dédommager les journaux et groupes de presse actuels, auquel rien n’interdira de poursuivre leurs activités, mais dont il est clair que celle-ci seront perturbées par l’arrivé de ce nouveau media plus crédible… et gratuit. Surtout que, sur le site « Informations », il n’y a pas d’autre publicité que celle gratuite, considérée d’intérêt public.

Je suis conscient que cette proposition qui fait la part du feu à la limite de l’acceptable est néanmoins bien dérangeante et écrase de gros doigts de pied. À peu près tout sera fait pour qu’elle ne soit jamais mise en place. Si vous croyez qu’elle devrait l’être, il faudra donc que vous vous battiez pour qu’elle le soit. Transmettez la RAPIDEMENT à tous les sites et à tous les médias que vous connaissez.

Pierre JC Allard

Page suivante »

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.