Nouvelle Societe

07-11-11

Chine. Désolé pour les narcos…

Filed under: Actualité,Auteur — pierrejcallard @ 12:47

Je ne vous parlerai pas vraiment de la Chine. C’est trop grand, c’est trop vieux et ce serait trop long. Juste un mot sur la contrition parfaite et les indulgences que m’inspire la superbe photo de Michel Euler de Reuters que l’on voit ci-dessus. Je parlerai seulement d’UN aspect de notre relation avec la Chine. Il y en a d’autres. A ceux qui veulent en savoir plus ou comprendre mieux, je suggère de lire au moins cet article de Wikipedia.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Chine

Pour ceux qui ne lisent que la première ligne des affiches, même quand on y a dessiné un crâne et des tibias, je vais résumer ce que nous avons fait en Chine au milieu de XIXe siècle. Ainsi, vous ne tomberez pas de nues, si un jour on vous frappe et que vous ne savez pas qui vous a frappé ni pourquoi. Surtout, vous de crierez pas à l’injustice.

Pour comprendre notre relation avec les Chinois (les Hans seraient plus exact, mais « Chinois » est plus simple) il faut d’abord comprendre qu’ils on été – sans solution de continuité de leur identité culturelle – contemporains de Sumer et des 26 dynasties egyptiennes, des Asssyro-babyloniens, des Perses, des Grecs, des Romains, des Chrétiens (durant une séquence de 265 papes de Pierre à Benoit), des Arabes, des Turcs … et enfin de notre civilisation occidentale. En fait, les Chinois ont toujours été là. Pas nous.

Ils ont été là et bien présents, puisqu’ils représentent encore 20% de l’humanité et que, depuis 5 000 ans que nous, humains, savons lire, c’est leur culture qui a été en tête du peloton presque tout le temps. Ils ont inventé presque tout, du papier à la boussole et à la poudre à canon. Ils ont été les plus riches, ils ont constitué les États les plus puissants et la moyenne de QI des Chinois surpasse la nôtre de 7 centiles… sur des test que c’est pourtant NOUS qui avons construits…

Avec les révolutions industrielle, américaine et française, est née vraiment notre civilisation « occidentale ». Elle s’est mise aux stéroïdes « science » et « techno » et nous avons pris sur les Chinois une bonne longueur d’avance. Mais il faut se souvenir que notre hégémonie occidentale n’a encore duré que le temps de la 18e des 26 dynasties égyptiennes…  Notre civilisation n’a duré que 5% de ce qu’a duré celle de la Chine et elle semble déjà bien essoufflée…  Notre avance n’aurait-elle été qu’un intermède ?

Ce n’est pas impossible, car la Chine, qui semblai dormir et qui démarre en trombe, ça ressemble drôlement à Schumacher qui sort du pit stop et qui remonte la file de ceux qui l’avaient dépassé pendant qu’on changeait ses pneus…!  Nous sommes peut-être la petit sportive impertinente qui a pris la tête du peloton qui s’est constitué pendant que la Chine n’était pas dans la course … et il semble bien que la Chine va nous doubler sous peu.

Question importante: va-t-elle le faire en douceur… ou nous percuter méchamment et nous sortir de la route? Bonne question à se poser, car les Chinois ont quelques raisons de ne pas nous aimer… Et ce n’est pas pour rien que le président Sarkozy a ici l’allure d’un pénitent. On ne s’est pas bien conduit avec la Chine.

C’est qu’on se connaissait depuis longtemps, Chinois et Occidentaux, mais on ne se fréquentait pas tellement. Quelques missionnaires Portugais, mais rien de bien marquant… On ne s’entendait pas mal… Mais un jour, nous leur avons envoyé nos narcotrafiquants. Quand nos marchands sont arrivés en Chine, les Chinois avaient du thé, de la soie et de la porcelaine que nous voulions et ils ne voulaient rien de ce que nous avions.  Triste. Alors on a cherché…  et on a trouvé. Nous leur avons vendu de la drogue.

Quand nous Occidentaux sommes arrivés en Chine, l’opium n’y était connu que comme analgésique. C’est nous qui leur avons montré à y prendre plaisir. Nous sommes devenus les « pushers » des Chinois. Trafic de drogues. Un idée géniale, car, acheté en Inde, l’opium pouvait être vendu en Chine 10 fois plus cher. Il y avait là bien du fric a faire. Comme aujourd’hui la coca de la selva péruvienne peut devenir cocaine et faire gagner bien du fric sur les trottoirs de New-York…

Les Occidentaux, Anglais en tête, ont donc vite compris et ils ont établi dans la Chine des dix-huitième et dix-neuvième siècles un narcotrafic dont la croissance a été spectacuaire. 200 caisses d’opium vendues en Chine en 1729, 40 000 caisses en 1838 … By Jove, how the money rolls in !

Super ! Mais en 1838, on a 2 millions de drogués en Chine …  Le gouvernement chinois n’apprécie pas. Il n’apprécie pas du tout de troquer sa soie et son thé pour cette drogue, car l’opium n’est pas le cannabis. L’opium, c’est lancêtre de la morphine et de l’héroïne. C’est la drogue dure qui peut tuer et tuer vite.

Prohibition, donc, mais le dealer, ici, c’est l’Empire britannique. Difficile de lui passer les menottes… Vous ne voulez pas que vos gens s’empoisonnent ? Entrave à la liberté du commerce, disent les Britanniques… Nous sommes pour le libre échange…. Ca sonne familier ?   Eh oui.. !  Alors discussions, disputes, canonnières… Les Anglais vont faire à la Chine la Première Guerre dite de l’Opium (1839-42).

Les Anglais vont faire la guerre à la Chine, pour garder le droit de s’enrichir à faire mourir des Chinois. Moralement discutable, mais ils vont gagner cette guerre, car les Chinois sont riches et n’ont pas l’instinct prédateur des espèces menacées. Ils sont pacifiques, conciliants… civilisées. La Chine a depuis longtemps dans son coin du monde la bonasserie des gros chiens qui n’on pas à mordre pour être respectés.

Ils ne semblent pas vouloir comprendre qu’on puisse leur faire la guerre. Les « guerres de l’opium » – car il y en aura une autre de 1856 à 1860 et, sous un autre nom, une troisième en 1900 – seront donc pour la Chine une séquence de surprises, de défaites, de pactes rompus, de provocations insupportables, de duperie subies et d’humiliations sans fin…

Les Occidentaux, devenus narcotrafiquants et bien armés, vont obtenir à la pointe du fusil d’abord qu’on tolère, puis finalement qu’on légalise leur commerce de l’opium. Ils passeront aussi, les armes à la main, des « traités inégaux » qui leur cèderont de petits morceaux de la Chine d’où ils en corrompront tout le reste, exploitant commodément dès 1878 un marché de 100 000 000 de drogués et y vendant en 1888 10 000 TONNES d’opium par an ! Voyez le lien ci dessous pour un compte rendu de l’évolution institutionnalisée de ce trafic.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Seconde_guerre_de_l’opium (et seq)

Une affaire en or, la drogue. On ne trouvera plus lucratif qu’au XXe siecle, quand les banksters découvriront qu’on peut, en collusion avec l’État, simplement créer de l’argent, se le répartir entre amis et acheter tout ce qu’on veut. Au XIXe  siècle on en est encore au bassement matériel, ce qui veut dire piller et voler physiquement.

Il y a beaucoup à voler et à piller en Chine ou à s’offrir avec le profit de la vente de la drogue. Il suffit d’avoir la force et de faire les règles. La Chine est faible et c’est le pactole.  À l’Angleterre, chef de meute, se joindront donc d’abord la France, puis les USA et la Russie… Ensuite, viendront participer à la curée l’Allemagne, l’Austro-Hongrie, l’Italie… Même le Japon sera invité ! Nous y étions tous pour piller la Chine.

L’Occident est entré en Chine pour des raisons ignobles et s’y est conduit en narcotrafiquant. Pas en trafiquant un peu « Robin des bois », comme Pablo Escobar qui bâtissait des écoles en Colombie, ou comme Khun Sa qui assurait l’ordre dans le Triangle d’Or, une région frontalière où il n’y avait pas d’autre ordre que le sien. Non. En Chine, les Occidentaux ont été les narcotrafiquants méchants à moustaches des films de kung-fu. Ceux qui tuent, qui pillent, qui vandalisent par plaisir en ricanant.

Les Chinois n’ont pas de raisons de nous aimer.

Un exemple seulement. En octobre 1860, durant la Deuxième Guerre de l’Opium, Français et Anglais ont décidé de bruler l’Ancien Palais d’Été près de Pékin (Beijing).  Saprebleu ! Il fallait bien leur enseigner le respect aux Chinetoques, n’est-ce pas ? C’était une merveille du monde. Versailles, mais en plus gros.

Il fallut trois jours, à 3 500 soldats, pour tout brûler de l’Ancien Palais d’Été et il en restait encore un peu… qu’on détruira d’ailleurs 40 ans plus tard, dans un dernier accès de vandalisme.

C’est ce qui serait arrivé du Louvre et du meilleur de Paris, en 1944, si les instructions de Hitler avaient été suivies. A Paris, c’est un officier allemand, Choltitz, qui a empêché la destruction ; il n’y a pas eu d’officier français ou anglais pour empêcher la destruction du Palais d’Été. Nous avons été les barbares.

« Deux bandits sont entrés dans le Palais d’Été. L’un a pillé, l’autre a incendié (…) Devant l’Histoire, l’un des deux bandits s’appellera la France, l’autre s’appellera l’Angleterre »  Victor Hugo

Ce mépris pour la Chine dans les faits va se developer dans la literature à la fin du siècle, avec Rudyard Kipling qui se plaint du « fardeau de l’homme blanc” qui doit prendre en charge tous ces sauvages multicolores…  Ce mépris va culminer et cibler la Chine avec “Unparalleled invasion ” de Jack London, écrit en 1914, qui explique comment on exterminerait cette vermine chinoise en lui transmettant la peste, si un jour elle causait des ennuis…

Les Chinois n’ont pas de raisons de nous aimer.

Quant je vois Sarkozy, l’ayant-droit, héritier des narcotrafiquants qui ont brulé le Palais d’Été, s’incliner bien bas et sembler demander pardon au Président de la Chine, je suis, toute honte bue, partagé entre deux (2) sentiments et je me pose deux (2) questions:

La première, c’est de me demander si l’Occident a vraiment la contrition et le ferme propos.

Ceux qui veulent un New World Order et qui bombardent maintenant l’Iraq ou la Libye à l’uranium appauvri, ne pensent-ils pas exactement la meme chose que London au siècle dernier ?  Ne cogitent-ils pas un même projet d’extermination, quand ils répandent cette nouvelle peste qui tuera indéfiniment les generations futures de ceux qui ne sont pas “nous” ?

Peut-on croire que nos dirigeants aient une vraie contrition ?  Un autre ferme propos que celui que leur impose la défaillance annoncée de leur pouvoir de nuire ? Méritent-ils la moindre indulgence ? Et nous, qui leur avons donné mandat de nous représenter, en méritons-nous, quand nous leur gardons ce mandat ?

La deuxième question, c’est celle qui me fait peur. Qu’en sera-t-il de nous si cette Chine, à qui nous avons fait tant de mal, retrouve toute sa force et n’a pas l’incroyable générosité de nous donner malgré tout cette absolution que nous ne méritons pas ?

Pierre JC Allard

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12 commentaires »

  1. Aujourd’hui les chinois sont des bisounours et nous les méchants ? car comme de bien entendu les enfants portent les crimes de leurs pères ?
    En ce qui concerne Kadhafi il n’est pas certains que cet Hermite bienveillant n’ai pas commis quelques écarts, mais si peu, une broutille vous dis-je !

    Commentaire par zelectron — 07-11-11 @ 2:54

  2. @ Zelectron

    Nous aurions une meilleure cause pour nous en laver les mains, si on leur rendait ce qu’on leur a volé de ce dont nous avons hérité…

    Ce qu’a fait Kadhafi est bien, en effet, peu de choses si on compare aux 70 000 morts et aux 480 milliards de dollars qu’a couté cette intervention de l’Otan pour libérer la Libye.

    Si les Chinois voulaient une exquise et astucieuse vengeance, ils offriraient publiquement de prêter 500 milliards de dollars à la BCE, en soulignant qu’ils ne posent aucune condition… Juste le désir d’aider l’Europe à ne pas mettre ses travailleurs dans la misère… Pensez à toutes les implications.

    PJCA

    Commentaire par pierrejcallard — 07-11-11 @ 2:39

  3. Vous dites « Nous aurions une meilleure cause pour nous en laver les mains, si on leur rendait ce qu’on leur a volé de ce dont nous avons hérité… »

    Le Capital Social que nous générons au quotidien, par l’activité de TOUS les êtres humains est le fruit de l’Héritage Collectif, le savoir ancestral. Par exemple, Bill Gates a fait sa fortune en pillant non seulement Steve Jobs, mais l’héritage collectif des inventeurs de l’alphabet, des chiffres, les inventeurs de la métallurgie, du plastique…. En tant que descendants d’Adam et Eve, nous sommes tous héritier du savoir ancestral et il n’y a aucune raison que nous soyons privé du fruit de ces innovations. Les brevets actuels sont un vol à toute l’Humanité. Un seul brevet devrait prévaloir : celui des 35 000 ans d’innovations dont devraient hériter l’ensemble des humains. Nous devons aux « chinois » autant que nous devons aux autochtones, aux africains et à tous les autres peuples.

    Le Capital social est présentement administré par les trois classes dominantes minoritaires : la bancocratie, la bourgeoisie et la formoisie. Il y a belle lurette qu’aucun peuple n’est réellement maître chez lui, nos actions et nos pensées sont forgées par des forces extérieures, par la classe dominante. Réapproprions-nous la liberté de penser, de critiquer, d’agir et de gérer nos vies et leurs lendemains. Le réel enjeu, c’est le contrôle et l’administration de tout ce qui est générateur de capital : les ressources naturelles, la force des machines, ainsi que le savoir et les techniques ancestrales. Ceux qui administrent ces pratiquent administrent la société selon leur bon vouloir. Ils possèdent le bâton, la carotte et la ficèle et nous ont même installés des œillères. C’est vraiment triste. :\

    Commentaire par André Franc-Shi — 08-11-11 @ 10:22

  4. @ Franc-shi

    TOUTE la connaissance doit être ouverte à tous, toujours et tout de suite. D’autre part, on n’inventera que si inventer apporte une récompense…. J’ai écrit :

    « Le deuxième postulat, c’est qu’il est inacceptable que la connaissance soit appropriée et que quiconque puisse donc restreindre l’accès à quoi que ce soit que la science puisse offrir ­- c’est le patrimoine inaliénable de l’humanité – mais que, sans l’espoir d’en retirer un profit, la passion de trouver n’est pas maintenue à sa plus grande intensité. »

    Voyez la solution que j’ai proposée il y a quelques années et qu’adoptera probablement une nouvelle société. Les deux articles en liens se suivent

    https://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/14/54-les-chercheurs/

    https://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/14/55-le-pgrs/

    pjca

    Commentaire par pierrejcallard — 08-11-11 @ 12:36

  5. Je ne suis pas en accord avec vous. Plusieurs facteurs motivent la recherche et l’innovation. Une « récompense », traduite ici par le profit, n’est qu’un aspect parmi tant d’autres. Personnellement, je penses que le principal moteur de l’innovation a été la paresse humaine. C’est lorsqu’on trouve une tâche abominable qu’on trouve un moyen inventif de la contourner ou la rendre moins pénible. Encore faut-il avoir la possibilité de trouver sois-même une solution, car dans la société capitaliste, nous sommes plutôt dépourvu de toute emprise sur le monde et les objets qui nous entourent.

    Toutefois, ne croyez pas que seuls les comportements « néfastes » comme la paresse et l’appât du gain sont porteurs de curiosité, de recherche et d’innovation. La connaissance du désespoir des autres, l’amour de la vie, de l’Humain et de l’environnement sont autant de facteurs qui peuvent motiver l’innovation. Par exemple, mes « recherches » en Histoire, en économie, en psychologie et en physique ne m’apportent pas de gains et ne sont pas motivés par la paresse­. Et pourtant, j’en suis passionné! :o)

    Commentaire par André Franc-Shi — 08-11-11 @ 2:03

  6. @ Franc-Shi

    Ne confondons pas hobby et travail. Beaucoup de chose m’intéressent, que je fais sans espoir de gains, mais on évite la confusion si on appelle « travail » ce qui n’est fait, justement que pour une rétribution. C’est de ça qu’il faut parler, car le reste ne présente pas problème. Tant mieux si des dilettantes rémunérés par un systeme débonnaire apportent une contribution, mais croyez-vous qu’on puisse compter sur ce volontariat pour faire avancer la science et la technologie dans la direction qui réponde aux besoins de l’humanité ?

    https://nouvellesociete.wordpress.com/2009/03/22/vouloir-produire/

    pjca

    Commentaire par pierrejcallard — 08-11-11 @ 8:42

  7. Je comprends votre point de vu.
    Mais pourtant, il y a plein de « travail » qui sont considérés par les travailleurs eux-même comme un hobby. Pourquoi ont-ils droit à une rémunération alors? Je suis une personne qui ADORE son travail.

    Il n’y a pas beaucoup de tâches qui ne trouvent pas preneur à un passionné! Et les tâches qui le sont devraient être réparties entre tous les individus de la société. Exactement comme dans un foyer familiale!

    À savoir si je crois « qu’on puisse compter sur ce volontariat pour faire avancer la science et la technologie dans la direction qui réponde aux besoins de l’humanité ? » CERTAINEMENT! Tant qu’on donne la possibilité aux individus de faire recherche librement, ce qui n’est pas le cas. Au fil de l’Histoire, la majorité des avancées technologiques ont étés faites pour des raisons extérieures au profit privé. Pensez seulement à Nicholas Tesla, qui a inventé le courant alternatif, la radio, le Wi-FI et une panoplie d’autres innovations indispensables à la vie aujourd’hui. Cet homme a œuvré toute sa vie pour le bien-être de l’Humanité : il rêvait d’offrir l’électricité à TOUTE l’Humanité, sans fil, en transférant le courant par les hautes couches de l’atmosphère. Pour se faire, il dû accepter le financement de plusieurs créanciers, dont [« étrangement »] J. P. Morgan !!! Ainsi, lorsque M. Morgan se rendit compte qu’il n’allait pas faire fortune avec les inventions de Tesla, il coupa son financement et ce fut la fin de ses recherches humanistes. Pensez également au moteur-roue, au moteur électromagnétique, à LINUX ou toute autre invention qui fut stoppée justement par la conquête du profit privé.

    Si on pèse vraiment les pours et les contres de la notion de profit dans le secteur de l’innovation et de la recherche, je ne suis pas certain que ce soit vraiment favorable au système capitaliste….surtout si on considère ensuite la répartition des ces nouvelles technologies. Quoi qu’il en soit, je penses qu’on pourrait discuter de cette notion indéfiniment.

    Pour ma part, je penses que la marge entre travail et hobby est très mince. À ce sujet, je vous propose la lecture du « Manifeste contre le travail » du groupe Krisis. C’est un texte court et facile à lire. Je penses qu’il exprime bien le paradoxe qui existe entre le travail et le salariat moderne.

    Merci de votre implication.

    Commentaire par A.Franc-Shi — 09-11-11 @ 12:59

  8. Nous sommes vraiment aux antipodes. Je vois ce travail-hobby comme une opportunité qui se mérite s’il prend la forme d’une démarche entrepreneuriale, mais comme le refus pas très honnête de jouer un rôle vraiment utile et de vraie solidarité dans la société s’il se blottit sous la couverture du salariat.

    https://nouvellesociete.wordpress.com/2008/05/31/186-bonne-fete-travailleur/

    Ce n’est pas une opinion récente. Voyez ce que j’écrivais de l’évolution du marché du travail il y a 30 ans. En mode un peu humoristique, mais le fond était et demeure vrai et je crois que ce facteur a été un élément important de la décadence de l’Occident.

    http://www.nouvellesociete.org/3136.html

    PJCA

    Commentaire par pierrejcallard — 09-11-11 @ 6:13

  9. @A.Franc.Shi
    Outre que nous ne sommes pas les descendants d’Adam et Eve, il est un peu bizarre de croire que tout « brevet » est un vol.
    De plus car justement la connaissance est un partage le brevet à une durée très courte en regard des 35000 ans que vous évoquez. A peine quelques dizaines d’années. Si vous limitez la recherche aux « bonnes âmes » à la pensée purement altruiste vous n’irez pas bien loin, et si vous acceptez le « brevet » vous rendrez en fait service aux générations futures, qui elles auront justement usage de ces avancées sans contrepartie. On ne « pille » pas l’alphabet, on s’en sert, ce qui est différent, je trouve d’ailleurs étrange de parler de pillage si on revendique justement le partage ?

    Sinon l’article est intéressant, même si parfois incomplet, ce qui est normal. La chine en tant que telle n’existe pas depuis si longtemps, et n’est pas non plus un ensemble homogène, ni même une nation si pacifique (période des royaumes combattants, invasions de ses voisins). Elle est toutefois bien l’une des plus anciennes cultures humaines, et son poids à effectivement été important pour nombre de réalisations.
    Si l’épisode des guerres de l’opium n’est pas reluisant, nous ne sommes pas coupables des crimes de nos ancêtres, sinon autant raser la planète tout de suite, chacun ayant eu un ancêtre qui a commis une injustice

    Commentaire par . — 21-11-11 @ 8:44

  10. Le paiement de droits sur brevet n’est pas d’abord pour des considérations éthiques, même si je crois qu’il est honnete, mais pour optimiser la quantité et la bonne orientation de la recherche . Pour la chine, je crois qu’on peut faire remonter sa culture a la decison fondamentale de la baser sur une écriture plutot que sur un langage. Toue la spécificite qui suit en decoule.

    pjca

    Commentaire par pierrejcallard — 21-11-11 @ 2:11

  11. Victor Hugo comparait le butin du pillage avec le contenu de nos musées ou de nos cathédrales. A Canton, dans un quartier occupé par des français, des pancartes à l’abord des pelouses précisaient : « Interdit aux chinois et aux chiens ». Si les chinois voulaient nous rendre la monnaie de la pièce, ils pourraient nous écraser économiquement mais ils sont plus subtils et avisés. Hier, mais encore actuellement, l’alliance avec le Dalai-Lama a été conclue uniquement et strictement pour « emmerder » les chinois, les diaboliser sur la scène internationnal. Je me souviens avoir rencontré dans une ville chinoise un mendiant au sourire malicieux et très filou. Je sais maintenant pourquoi j’avais l’impression d’avoir déjà vu le portrait d’un personne lui ressemblant….

    Commentaire par Bernard — 25-11-11 @ 6:46

  12. il n’est pas inutile de rappeler l’époque où les romanciers US écrivaient ce genre de romans révélateurs de leur mentalité et de celle de leur public :
    http://miiraslimake.eklablog.com/voila-quels-etaient-les-phantasmes-genocidaires-des-europeens-au-debut-a114537964
    En 1928 la vision des journalistes qui se croyaient malins était ça :
    http://www.ipernity.com/blog/r.platteau/364238

    Commentaire par je hais les cookies — 10-08-16 @ 9:42


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