Nouvelle Societe

14-11-06

Une Régie Autonome de l’Information

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 11:16

Vivre en société a permis à l’homme la division du travail et l’apprentissage en commun: les deux grands pas en avant qui ont accéléré son évolution. La condition essentielle de cette évolution a été la diffusion de l’information. L’information est le sang d’une société, la communication sa circulation. Une société a un besoin essentiel d’information qui va croissant au rythme où le changement s’y accélère et où les échanges s’y multiplient.

On communique, dans une société, mais émetteurs et récepteurs ne sont pas sur un pied d’égalité. L’auditeur ne peut toujours écouter qu’un seul message à la fois, mais le locuteur peut s’adresser à plusieurs, ce qui est bien utile pour l’ordre et le développement de l’autorité; celui qui parle à le pouvoir et c’est celui qui a le pouvoir qu’on écoute.

Les moyens modernes de communication, cependant, ont tant exacerbé cette inégalité entre la capacité de dire et d’entendre que le citoyen moderne se contente souvent d’écouter. « Informer » — qui est une source cruciale du pouvoir — a été récupéré politiquement par l’État pour devenir propagande et par la structure économique dominante pour devenir publicité. Une situation qui n’est idéale ni pour la propagation des connaissances et donc le progrès de l’humanité ni, surtout, pour l’exercice honnête de cette forme de gouvernance qu’on appelle démocratie.

Elle est Idéale, toutefois, pour l’exercice d’une forme autoritaire de gouvernance. Celle qui peut reposer sur la manipulation de l’information et qui permet donc de respecter la forme extérieure de la démocratie, sans que les citoyens ne s’écartent jamais des choix qu’on veut qu’ils fassent, puisque ces choix sont les seuls qu’ils puissent raisonnablement faire à partir de la vision du monde qu’on leur a transmise.

C’est ce système de démocratie « médiatique » qui prévaut dans nos sociétés occidentales. Cette forme efficace de gouvernance a été compromise par l’avènement de l’Internet qui passe le micro à tout le monde. Le doute s’est installé. Ainsi, le résultat des récentes élections municipales à Montréal, qui a reconduit au pouvoir une administration qui sue la corruption par tous ses pores. Une remise en question s’impose.

L’explication rassurante de ce qui s’est passé à Montréal est qu’il ne s »agit que d’un vice de fonctionnement : les voix du bien contre le mal se sont divisées et un scrutin à deux tours aurait résolu ce problème. Vous croyez ? Peut-être, mais il y a une explication plus brutale. Celle que la population voit le processus démocratique comme une manipulation, ne CROIT plus à la démocratie … et ne vote plus. C’est hélas le raisonnement que semblent avoit fait plus de 60% des électeurs

Le système peut réagir à ce défi par un contrôle plus strict de l’information, ou par une gestion plus pointue des réactions à la transparence. Dans le premier cas, il faut une censure de plus en plus difficile à exercer et une montée progressive de l’autoritarisme. Dans le second, une pression est simplement exercée sur l’interprétation des faits, ce qui équivaut à une transformation ciblée, plus ou moins subtile, des critères éthiques eux-mêmes. Je ne porte pas de jugement sur la valeur morale de cette option.

Il existe une troisième option, qui serait que le pouvoir veuille s’adapter à la volonté populaire, mais elle est trop improbable pour que l’on perde ici du temps à en discuter. Je pose donc l’hypothèse que la seconde solution sera retenue et que le système préférera s’en remettre à sa capacité de parfaire ses mécanismes de manipulation, plutôt que de risquer une dérive ostensible vers le dictatorial.

Si on accepte cette hypothèse, une nouvelle structure d’information peut et doit être mise en place, qui soit manipulable au palier des interprétations, mais désormais VRAIE quant à son contenu objectif et parfaitement transparente. Dans une société technologiquement avancée comme la nôtre, cette structure pourrait être celle décrite ci-après et dont les éléments seraient ceux qui correspondent aux exigences du processus d’information lui-même. Je n’en donne ici que le schéma.

D’abord, il faut capter l’information à sa source, aussi exhaustivement que possible, puis que celle-ci soit universellement diffusée Elle doit alors pouvoir faire l’objet d’une contestation et d’une réponse de la part de tous ceux auprès desquels elle l’a été, ce qui en garantit la véracité et l’authenticité. Cueillette et contrôle exhaustifs exigent que tout le monde ait accès au micro. Quiconque apprend quoi que ce soit doit pouvoir le transmettre librement à tous sans censure, sous réserve d’en porter le responsabilité devant la loi.

Cette liberté d/’informer génère une masse énorme de renseignements. Il faut donc que l’information transmise soit organisée et structurée, que les principes de son organisation soient connus de tous et fassent eux-mêmes l’objet d’une diffusion universelle prioritaire. On doit enseigner à trouver l’information avec la même urgence qu’on met à enseigner à lire. Ne pas le faire est une manoeuvre pour garder le peuple dans l’ignorance.

Le véhicule nécessaire et suffisant pour transmettre cette masse d’information est l’Internet. Comprenons bien que rien ne doit interdire que qui que ce soit puisse aussi publier quoi que ce soit, sur Internet ou sous tout autre format, mais tout ce qui est information publique doit être publié par l’État sur Internet. C’est là que s’exprime le droit de l’individu à l’information, droit auquel correspond une responsabilité de l’État d’informer.

L’État s’acquitte de cette responsabilité en posant deux (2) gestes : a) Il fournit à tous les citoyens un accès individuel ou collectif gratuit à Internet ; b) il gère le processus de publication et de structuration de l’information. À quelques restrictions près concernant le respect de la vie privée et la sécurité publique, tout doit être publié. À l’individu de juger par la suite si l’information qu’il reçoit d’autres sources confirme ou contredit celle qu’il reçoit de l’État, auquel cas l’État doit avoir des comptes à rendre.

Dans cette structure, tout le monde peut et devrait être un joueur amateur ; c’est ce qui en garantit la crédibilité. Chacun peut jouer comme reporter apportant des faits bruts, comme journaliste les mettant en contexte et les agençant impartialement pour leur donner un sens objectif, ou comme chroniqueur pour les interpréter et aider chacun à se former une opinion personnelle. Mais à ce jeu, doivent aussi intervenir des professionnels.

Il doit y avoir des reporters de métier, des investigateurs professionnels – autonomes ou regroupés en agence de presse. Il doit y avoir des journalistes chevronnés, capables d’expliquer le sens de ce qui se passe et aussi des chroniqueurs, des experts qui peuvent faire les liens et façonner l’opinion publique en influençant, pour le meilleur ou pour le pire, ceux qui leur font confiance. Ces professionnels doivent être rémunérés. Comment ? Par le biais d’une structure à trois (3) volets.

a) L’État doit créer une agence de presse où travailleront ceux qui veulent se faire un métier de chercher l’information et, au premier chef, ceux qui le font déjà pour les agences ou les médias traditionnels. On réglera avec leurs syndicats les conditions de leur embauche et de leur rémunération. Leur nombre et ces conditions évolueront et nous verrons ci-après comment c’est le public qui en sera le juge. Leurs contributions sont publiés à l’état brut.

b) L’État doit créer une « rédaction » ou salle de presse, à laquelle se joindront tous les journalistes de tous les médias qui choisiront de le faire. Chacun pourra au départ se faire reconnaître dans un ou quelques domaines de spécialité ou d’expertise et sa tâche consistera à écrire sur les sujets de cette compétence à partir des données brutes que fourniront les agences de presse et reporters autonomes, amateurs ou professionnels. Chacun pourra aussi écrire sur tout autre sujet, mais son statut comme auteur sur ces sujets sera celui d’un amateur et non d’un professionnel.

c) L’État doit créer enfin un « aréopage » de chroniqueurs, dont il est entendu que la tâche consiste à émettre des opinions en s’appuyant sur les faits bruts et sur l’interprétation des faits par les journalistes. Les chroniqueurs peuvent être biaisés, mais leur réputation dépendra de leur sincérité à admettre qu’ils le sont. Participeront au départ à cet aréopage les chroniqueurs les plus populaires des médias actuels, mais c’est le verdict populaire qui en modifiera vite la liste:

Que doit-on publier ? TOUT. Quand on ne pense plus papier mais pixels, ce qui peut être publié sur un site de l’État – qui pourrait s’intituler simplement « Information» – n’est plus limité que par ce qu’il est possible de structurer efficacement. Tout ce que publient les reporters, journalistes et chroniqueurs, amateurs aussi bien que professionnels est publié et demeure indéfiniment accessible.

C’est le positionnement, cependant, qui détermine la visibilité relative des nouvelles. Au « Fil de presse » les nouvelles apparaissent par ordre chronologique. Dans la section « Nouvelles », c’est un comité des journalistes qui choisit la préséance d’apparition des articles et leur positionnement de parution de départ, sur une page générale et sur les pages spécialisées qu’on jugera bon de créer. Dans la section « Chroniques », c’est la popularité du chroniqueur au cours de la semaine précédente qui détermine le positionnement initial de ses articles.

Une heure plus tard, cependant, c’est le nombre des lectures qui déterminera le repositionnement d’heure en heure par la suite des articles et des chroniques, selon le nombre de demandes de lectures qu’elles ont reçues dans leurs sections respectives

Les reporters, journalistes et chroniqueurs professionnels devraient toucher un salaire de base auquel s’ajouteraient des primes selon le nombre de demandes de lecture qu’auraient suscité leurs textes. Tout le monde peut, à sa demande, être publié dans « Information », sans préjudice à son droit de publier lui-même sur internet.

Les « amateurs » seront aussi rémunérés. Pour chacune de leurs contributions, ils recevront une prime plus modeste, mais au prorata de la rémunération d’un professionnel de la même catégorie – nouvelles ou chroniques – ayant reçu un nombre identique de lectures. Un index alphabétique de tous les auteurs d’articles, amateurs comme professionnels nous donnerait la liste des textes qu’ils ont publiés et nous dirait aussi combien chacun a eu de lecteurs.

Cette forme d’autogestion de l’information par les professionnels de l’information eux-mêmes semble la façon la plus pratique d’en assurer l’impartialité, mais il faut y ajouter un contrôle citoyen. La gestion de la publication et diffusion des textes doit donc dépendre d’une Régie autonome de l’Information, sous l’égide d’un « Conseil de presse ».

Ce Conseil consistera en deux (2) sections. La première sera composé de douze (12) citoyens, élus pour la durée d’un mandat (5 ans) renouvelable à l’occasion de chaque élection générale et la seconde de trente (30) citoyens choisis au hasard pour un mois. Ces derniers seront rémunérés pour leur peine à leur revenu actuel plus 15 % et jouiront à la fin de leur mandat du droit inconditionnel de réclamer de leur employeur leur réintégration dans leur fonctions précédentes.

Toute décision du Conseil de presse doit l’être à la majorité de chacune des deux (2) sections. En cas de désaccord, c’est le Tribunal qui tranchera immédiatement et toutes affaires cessantes, tout appel étant entendu lui-meme avec la même priorité.

Nul travailleur de l’information ne sera forcé de se joindre à « Informations », mais on peut supposer que les travailleurs de Quebecor en lock-out – et ceux de Gesca qui pourraient l’être bientôt – trouveraient avantageux d’accueillir cette proposition. Au gouvernement de décider comment il devrait dédommager les journaux et groupes de presse actuels auquel rien n’interdira de poursuivre leurs activités, mais dont il est clair que celle-ci seront perturbées par l’arrivé de ce nouveau media plus crédible… et gratuit

Surtout que, sur le site « Information », il n’y a pas d’autre publicité que celle gratuite, considérée d’intérêts publics. La diffusion de l’information facilitant l’accès des consommateurs aux produits offerts sur le marché est traitée autrement. J’en parle ailleurs – voir le lien – car c’est un tout autre sujet.

Je suis conscient que cette proposition est bien dérangeante et écrase de gros doigts de pied. À peu près tout sera fait pour qu’elle ne soit jamais mise en place. Si vous croyez qu’elle devrait l’être, il faudra donc que vous vous battiez pour qu’elle le soit. Transmettez la RAPIDEMENT à tous les sites et à tous les médias que vous connaissez. Si vous le faites, il y a une chance, seulement une chance, que j’en vois la réalisation de mon vivant.

Pierre JC Allard

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5 commentaires »

  1. Mais qui contrôle les contrôleurs ?

    Qui décide de ce qui est « information » de ce qui est « propagande » ? Suivant quels critères ?

    Rien n’est simple : Il suffit d’en revenir aux fondamentaux, tels que définis par McLuhan par exemple pour réaliser que tout est propagande. Pas dans le sens péjoratif attribué généralement, mais dans son sens originel : propager – ou pas – une information ne peut être neutre !

    Commentaire par François Bienvenu — 25-12-09 @ 7:53

  2. @ François: La description d’un fait peut tendre à l’objectivité. Voyez un protocole d’experimentation scientifique. L’interprétation, non, mais elle n’a pas à l’être ; l’équilibre est maitenu, malgré les oscillations, par la procédure de contrôle suggérée. Comme les poids qui gardent la Tour Eiffel droite…

    PJCA

    Commentaire par pierrejcallard — 25-12-09 @ 7:51

  3. Cher Pierre,

    Quand on me demande d’aller lire, j’y vais. Beaucoup de choses à dire en commentant.

    1. La propagande. Si vous avez lu mon « About ». Je disais qu’Internet pouvait sauver le monde. Par le fait que l’info n’avait plus de frontières et qu’on allait là où les choses se passent et pas par des intermédiaires. Que voit-on dans les faits? Rien ou presque. L’amateur joue comme le journaliste à la propagande. Il est le rémora des requins. Ceux-ci se sont infiltrés par les mêmes filières utilisées par le libre. Avant, il y avait quelques journaux à lire et à comparer. Aujourd’hui, c’est une débauche d’informations qu’il faut décortiquer dont on ne connait pas les sources, qui sont des plagiats, des copier-coller. En plus, on ne donne même plus son nom, ni son expérience en bagage pour donner confiance. Pseudo et avatar ne donnent pas de transparence sur les buts cachés. L’épisode Hengxi n’est qu’une preuve de plus. Nous sommes devenus amis, mais ce fut suite à une approche disons « difficile » au départ. Je suis un « vieux » sur le Web, pourrait-on dire. Je connais les ficelles. Je l’ai écrit de tellement de façons pour dire que seul la méfiance et l’insistance donnera une chance de succès.
    2. Nous sommes tous différents. Tous différents face à l’envie de savoir. Perméabilité variable. Beaucoup de zombies. L’instruction tente de former les esprits ouverts à la critique mais la critique reste souvent à quai. Les plus intelligents joueront encore longtemps avec les pieds des moins intelligents. Règle de la nature, que l’on retrouve dans toute la chaîne de l’évolution. Je n’en suis pas responsable. Je ne fais que constater plus j’avance dans le temps. L’évolution se cherche en permanence. On croit qu’elle s’est arrêtée avec l’homme. Et non… elle va même plus vite qu’on le croit.
    3. Être rémunéré à l’attrait qu’ont les lecteurs pour un texte. Encore faut-il qu’ils s’intéressent de le lire. Ce qui n’est pas garanti sur facture. Quand on ne lit pas sur les lignes, il ne faut pas trop espérer qu’on lira en plus entre les lignes avec une réflexion post-lecture. Donc, cela ne tient pas. Le scoop est-ce ça qui sera rémunéré puisque c’est ça qui est le plus lu. Les informations chocs, people. Le choc des images, et des idées, comme slogan du Paris-Match.
    Le metro-boulot-dodo, j’ai aussi connu. Pour lire, pour s’intéresser, il faut du temps. J’en ai peu eu avec métier qui progressait plus vite que le lumière et qui nécessaitait une remise en question. Je connais tellement de gens qui entre les enfants, les parents, les amis, le besoin de dormir et le boulot qui leur mange le reste, ne se permettent plus de lire plus que quelques lignes, une image, une caricature. Maintenant, je peux me le permettre et consacrer du temps à ce que je n’ai pas eu auparavant.
    4. On ne sait d’avance combien de billets, il faut lire avant d’en trouver un de bon. Beaucoup de redites. Enfin de bon, c’est subjectif. Je veux dire qui sera souvent en concordance avec ses propres idées ou alors, faudra qu’il soit très persuasif le billet avec des preuves irréfutables.
    5. L’Etat doit… l’Etat doit…. cela m’amuse beaucoup de lire ça. L’Etat, c’est nous et nous ne voulons plus payer. Le low-cost, on crache dessus en théorie, mais en pratique, on le consomme. Avoir une presse d’Etat, du citoyen dans notre période de crise où l’information passe bien après le besoin de se nourrir et de se loger.
    6. La démocratie. Ca, c’est le sujet à la crème chantilli. La démocratie est aussi quelque chose qui s’entretient. Auquel il faut consacré du temps et donc de l’argent. On délègue par un vote et puis on espère que cela marche.
    La démocratie n’existe même pas pour nommer vos chefs dans l’entreprise qui vous emploie. La politique, c’est très loin du citoyen. Alors que le maillon le plus proche, le maillon de tous les jours, on s’en fout ou ne cherche pas à comprendre pourquoi c’est ainsi que cela marche.

    Tout cela pour dire, que les théories sont vites dépassées par les pratiques parallèles.
    Personnellement, je n’y ai jamais cru. Ecrire pour moi a comme premier consommateur, moi-même. Challenge personnel. De l’expérience d’une carrière mêlée avec un apprentissage du type éducation permanente dans tous les domaines. Alors, qu’on vienne ou non me lire, n’a qu’une importance secondaire à mes yeux. Je ne suis pas là pour faire du chiffre ou des amis. Ce n’est pas du Facebook. Jusqu’ici, j’ai toujours éprouvé un intérêt à me relire longtemps après. Mes billets sont mis à jour au besoin. Ils vivent. Dans les forums, ils sont morts dès le jour ou la semaine qui suit leur parution.
    Désolé d’avoir dépassé le cadre de votre billet. Je pourrais encore beaucoup ajouter.
    L’information sera toujours du donnant-donnant. Elle sera bonne, si le lecteur s’imposera un temps pour l’utiliser, la construire, parfois lui-même, sans avoir à se reposer sur les dires des autres.
    Faut pas rêver, le monde est ce qu’il est, faible ou affaibli, assujetti à 80%.
    Je ne vais pas rappeler l’affaire qui a suivi l’article sur la Chine d’Hengxi qui confirme ce que je viens d’écrire.

    Commentaire par L'enfoiré — 01-09-10 @ 4:14

  4. @ L’enfoiré

    Cet article, n’est plus une thèse a discuter, mais une proposition politique bien concrète. Je la soutiens jusqu’à ce que quelqu’un ait dit mieux. Si on revient dans les idées, je note que nous sommes d’accord sur deux (2) idées porteuses:

    1 ) la transparence qui vient: https://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/12/174-la-fin-des-complots/

    2) la démocratie qui s’en va:
    https://nouvellesociete.wordpress.com/2009/05/12/cette-mochete-de-democratie/

    Pjca

    Commentaire par pierrejcallard — 01-09-10 @ 7:15

  5. Bonsoir,
    légiférer pour donner le cadre de la liberté de presse, de l’expression et de l’information me semble le meilleur moyen de l’institutionnaliser et donc, à long terme, de la soumettre à des pressions gouvernementales.
    Pourquoi ne pas choisir l’indépendance la plus absolue ? Avec une gestion et des acteurs identifiés, identifiables, avec des participations spontanées traçables, avec des sites relais une fois que l’article a été validé comme au plus près de la source ?
    L’idée qu’un organe de diffusion d’informations « vraies » soit d’Etat ne m’inspire pas confiance quand on sait les efforts de celui-ci pour s’immiscer dans les rédactions.

    Commentaire par Anonyme — 12-05-12 @ 6:16


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