Nouvelle Societe

19-05-09

La gouvernance municipale

On ne peut fréquenter un blogue sans se faire une image de celui qui l’écrit. Je ne parle pas stature, coiffure, garde-robe, mais façon d’être et de penser, vision du monde, attitudes et réactions… Un lecteur vient trois (3)fois et il anticipe les prises de positions du blogueur. On ne l’étonne plus souvent… Serez-vous étonné, si je vous dis que j’ai été candidat à la mairie de Montréal?

Candidat en 1994… Oh, pas bien longtemps et j’ai retiré ma candidature avant le jours du scrutin, afin que quelques voix égarées sur ma personne ne viennent pas brouiller une situation qui était déjà bien confuse, mais j’ai rempli les formalités requises, fait une conférence de presse tout a fait correcte, mis à sa place par une injonction un journaliste qui ne m’avait pas bien cité et, surtout, j’ai présenté un programme. Ce sont les programmes qui m’intéressent.

Je vous raconte ça, parce que 15 ans ont passé et que, hormis le premier point de ce programme – qui demandait la création d’un Grand Montréal et qui est maintenant une réalité – tout les reste est encore tellement d’actualité, qu’on pourrait présenter ce programme aux élections de novembre. Il serait sans doute encore meilleur que ce qu’on nous proposera. Vous pouvez en juger en allant simplement ici et en regardant ces propositions une à une…

Que ces propositions soient toutes raisonnables est affaire d’opinion, mais il y en a une en particulier sur laquelle je voudrais insister, parce que je crois que nous n’aurons pas un administration correcte à Montréal, aussi longtemps que nous n’y aurons pas donné suite : il ne faut pas de PARTIS municipaux.

Un parti, c’est un groupe de gens qui se mettent d’accord… pour être d’accord. Lorsque c’est fait, ils ne pensent plus : ils suivent la ligne du parti. La notion de parti figé dans une certitude commune n’est jamais constructive, mais elle est à son plus néfaste au palier municipal, puisque ce n’est pas l’endroit pour défendre des principes et des idéologies, mais pour décider selon le bon sens et en équité de réalisations bien concrètes.

C’est l’endroit pour concilier des intérêts particuliers qui ne sont pas toujours les mêmes. Quand les élus soumis à un parti disent et font ce que leur impose la direction du parti, sans une pensée pour ceux qui les ont élus, la concertation qui permettrait de concilier ces intérêts n’existe plus… et la vraie démocratie non plus.

Ceux qui représentent, accoutument alors d’acquiescer pour garder un peu de pouvoir, puis leur vient la tentation d’acquiescer pour d’autres avantages et c’est la corruption qui menace. Ceux qui sont représentés comprennent qu’ils ne le sont pas vraiment, s’en désintéressent et tout le processus démocratique devient une caricature de démocratie.

Les conseillers municipaux devraient être élus pour ce qu’ils sont – des notables dans leur arrondissement – veillant aux intérêts de cet arrondissement, tout en constituant le « législatif », composé ainsi de représentants indépendant, qui règlements pour l’administration de la ville tout entière .

Le maire, en plus de sa mission de représentation, devrait être l’ « exécutif » de la gouvernance municipale, le patron de tous ces fonctionnaires qui font fonctionner l’administration et voient à ce que les services soient rendus. C’est le maire qui devrait, en s’appuyant sur l’expertise de ces fonctionnaires, présenter aux conseillers les projets de règlements sur lesquels ceux-ci se prononceront.

C’est cette démocratie de type « présidentiel » qui permettrait l’administration efficace d’une ville, dans le champ des compétences qui lui sont dévolues. Il serait bon qu’on y pense, avant de recommencer cet automne le processus électoral assez décevant qui sévit depuis des décennies.

Pierre JC Allard

17-03-08

Préambule : Penser une ville

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 11:44
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A l’automne 1994, il était évident qu’aucun candidat à la Mairie de Montréal n’allait apporter quelque proposition que ce soit pour résoudre les problèmes de la ville. J’ai décidé alors – comme je le disais à l’époque – «d’offrir un programme sans candidat comme solution de rechange à des candidats sans programmes».

Il en est résulté 18 propositions concrètes, une esquisse de budget et un scénario de fonctionnement du conseil municipal, le tout constituant un programme. Malheureusement, les medias, dans l’intention avouée de restreindre la lutte aux 4 partis en lice à l’exclusion des candidats indépendants, ont totalement occulté ce programme.

ll y avait à ce choix des medias une certaine ironie, puisque l’un des éléments fondamentaux de ce programme était de dénoncer les conséquences néfastes d’une structure partisane au palier municipal. Compte tenu de ce qu’avait vécu Montréal depuis la dernière élection on aurait pu espérer que les medias auraient été, en 1998, plus ouverts à considérer une alternative au système des «partis» qui ne sont que des « machines à faire élire », sans programmes, sans principes directeurs et sans cohésion.

Considérant que rien d’original n’avait été proposé cette année là non plus, j’ai pensé mettre alors en évidence sur ce site, sans RIEN EN MODIFIER, ce programme de 1994. Bien sûr, ce programme devrait aujourd`hui, en 2002, être remis à jour, ne serait-ce que pour changer les chiffres avancés à l’époque. Mise à part la proposition de création d’une entité métropolitaine – ce qui est enfin chose faite – les autres éléments de ce programme demeurent étonnamment d’actualité. Serait-ce que nous ne nous sommes pas beaucoup déplacés … ?

Mon but n’est évidemment plus de faire accepter ce programme; on peut désormais faire bien mieux. Je voudrais simplement inviter tout le monde à proposer des solutions aux problèmes de Montréal, aux problèmes des villes en général.

On remarquera que certaines des propositions qui sont faites devraient, si notre société fonctionnait à peu près correctement, être réalisées par les gouvernements de Québec ou d’Ottawa plutôt qu’au palier d’une ville. Je ne fais pas ici ces propositions parce que je confond les responsabilités des divers paliers de gouvernement, mais en application du principe que, quand le conducteur s’endort, le passager le mieux placé pour ce faire a le devoir de saisir le volant.

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