Nouvelle Societe

16-07-09

287 Cheney dans la mire

J’ai écrit, il ya quelques semaines, que les criminels de guerre de l’administration Bush ne perdaient dans doute rien pour attendre. À la première bonne occasion, l’Amérique d’Obama s’offrirait leur liberté sinon leur têtes, pour se donner bonne conscience et, aussi, pour redorer son blason après ces années d’infamie qui l’avaient conduite au nadir absolu de sa popularité. Il semble bien que le moment soit venu.

Pour lancer l’opération qui restituerait sa vertu à Amérique, on a ciblé celui qui a été généralement perçu comme la véritable âme damnée de l’administration précédente: Dick Cheney. Cheney, largement soupçonné d’avoir été le copilote que l’Establishment avait imposé à Georges Bush père, avant de permettre que son fils moins doué ne mette la main sur le volant. Cheney, qui a réussi à attirer sur lui tout le mepris et toute la haine de ceux qui maudissaient cette administration. S’il faut un sacrifice humain pour régénérer l’Amérique, Dick Cheney est la personne idoine. C’est donc lui que l’on a ciblé

Il y a quelque jours, le rapport d’un quelconque inspecteur général est venu révéler le rôle-clef du Vice-Président Cheney pour liniter à un tout petit nombre de fonctionnaire les détails du programme d’écoute téléphonique sans mandat de la NSA; une discrétion exagérée, a conclu le rapport, qui a nui à l’efficacité des efforts pour surveiller les activités terroristes. De quoi faire froncer les sourcils, mais c’est hier qu’est venu le véritable assaut.

C’est Leon E. Panetta lui-même cette fois, Directeur de la CIA, qui a lancé la bombe. Pendant huit (8) ans, dit-il, sur les ordres personnels de Dich Cheney, l’Agence a du cacher au Congrès et au Sénat l’existence d’un « programme spécial » de lutte antiterroriste. Prétendant qu’il vient d’en apprendre l’existence, Panetta met fin au programme et en avise les Comités de surveillance des activités de contre-espionnage (intelligence committees) du Sénat et du Congrès. C’est une très grave accusation.

Est-ce objectivement la plus grave des félonies qu’on pourrait reprocher à Cheney ? Avant de devenir Vice-Président des USA, il a été le numéro #1 de Halliburton, la société qui a sans doute profité le plus effrontément de la guerre en Irak; n’aurait-on pas pu chercher contre lui des preuves de corruption ? Il s’est aussi prononcé ouvertement pour la torture a Guantanamo et l’y a maintenue, malgré des décisions judiciaires ordonnant qu’on y mette fin. Abus de pouvoir ?

On aurait pu aussi lui faire grief d’avoir fomenté l’invasion de l’Irak en inventant de toutes pièces cette histoire d’armes de destruction massive… et l’accuser de tant d’autres choses… Pourquoi l’attaquer sur ce point particulier d’avoir caché la vérité aux sénateurs et congressistes ? Parce qu’en le faisant, il a porté atteinte à l’équilibre sur lequel repose tout l’édifice de la démocratie aux USA.

La constitution américaine est là depuis plus de deux siècles, avec quelques amendments occasionnels qu’on numérote scrupuleusement, mais qui n’en changent pas l’essence, ce qui fait des USA l’un des plus vieux États du monde. Les « vieux pays » d’Europe, la Grande Bretagne exceptée, ont des gouvernances plus volatiles.. C’est ainsi que la France, depuis que les USA maintiennent leur première et seule constitution, a passé par 3 monarchies, 2 empires, 5 republiques et quelques autres singularités, genre Directoire, Consulat, Communes, etc. Les USA tiennent à leur constitution.

Une constitution dont la pierre d’accise est justement cet l’équilibre à maintenir entre les trois (3) pouvoirs, executif, legislatif et judiciaire. Quels que soient les crimes qu’ait pu commettre Cheney, il n’en est donc pas de pire que celui de les avoir commis sans que le législatif ( Sénat et Congrès) n’en aient été dûment informés et n’en soient donc devenus complices: c’est cette connivence qui seule aurait évité que les USA ne soient une dictature.

En reconnaisant que, pendant huit (8) ans, l’Exécutif a agi sans que Sénat et Congrès n’aient donné leur aval, on avoue a posteriori que la Présidence Bush a agi hors de la légalité et, en fait, s’est comportée comme une dictature. On trouvera bien l’excuse de la raison d’État, mais personne n’y croira. Un dur choc pour la population américaine.

Quand la population aura digéré cette information et que les médias l’auront expliquée comme il se doit, il ne restera plus à Obama qu’à sévir. Sans doute à la fin septembre, quand le G20 de Pittsburgh fera connaitre les nouvelles règles du jeu international et qu’on pourrait avoir intéret à ce que la politique domestique reçoive toute l’attention. Et de un.

Pierre JC Allard

23-05-09

On a égaré USD $ 9 000 000 000 000

Je ne me specialise pas dans le suivi des rumeurs. Quand on annonce l’équivalent politico-économique de la fin du monde, toutefois, il faut bien prêter attention. Une video circule actuellement sur You Tube qui, si elle n’est pas une pure contrefaçon, risqué de provoquer l’explosion quasi instantanée de la société américaine.

On pourrait l’occulter pour ne pas « créer de panique », mais cette video soutient une rumeur qui se propage sur le Web au rythme de 2 000 téléchargements à l’heure et que personne ne semble en mesure de nier. La question est maintenant d’ARRÊTER la panique. Je cherche présentement à en faite infirmer ou confirmer l’authenticité, mais, en attendant, vue son importance, je crois que cette video doit, sous toutes réserves, être rendue disponible au public français.

De quoi s’agit-il? On voit sur cette video, devant un comité du Senat américain, une inspectrice de la Banque Fédérale de Réserve des USA expliquant, plutôt mal que bien, que PERSONNE ne sait où sont passés neuf (9) TRILLIONS DE DOLLARS. USD $ 9 000 000 000 000. Évidemment, le montant est colossal, mais pourquoi cette admission de l’Inspecteur Sherman est-elle TELLEMENT grave ? Parce qu’il saute aux yeux que tout le monde s’en fout.

Le “bail out” des institutions financières américaines pour un montant cumulatif à ce jour de deux (2) trillions de dollars a ému le Senat, le Congres et la Maison Blanche… mais arrivent tout à coup ces neuf (9) trillions dont non seulement l’on ne sait pas où ils sont allés, mais dont on ne sait pas trop non plus d’où ils viennent… et la nouvelle est accueillie par un haussement d’épaule.

Personne ne les réclame. L’on se doutait déjà que l’argent ne valait plus grand chose, mais on constate tout à coup qu’il n’existe même pas, sauf comme une écriture dans les livres de la FED, car ces neuf trilliona n’apparaissent pas aux livres d’un quelconque débiteur ou créancier. On pourrait les effacer sans gêner personne. C’est sans doute ce qu’on a fait

Ce qui est grave, c’est que si ces 9 trillions de dollars sont imaginaires, le reste de l’argent peut l’être aussi. Or la FED est la banque de reserve. Les autres monnaies, comme l’Euro, ayant le dollar comme monnaie de réserve, le phénomène est global. L’argent dans votre compte en banque peut donc être aussi une pure creation de l’esprit. On savait que sa valeur reposait sur la confiance, mais la disparité entre ce qui dû et ce qui est là prouve que cette confiance a été trompée. Toute cette monnaie ne vaut rien.

A quoi peut-on s’attendre du citoyen ordinaire qui apprend que l’argent dans son compte de banque est une créance sur un débiteur insolvable ? Il n’est pas difficile de prévoir que, si le citoyen fait ce constat, sa reaction inmmédiate sera d’aller retirer tout ce qu’il peut de sa banque, d’acheter tous les biens ayant une valeur réelle sur lesquels il pourra mettre la main, de payer sa consommation en espèces aussi longtems que quelqu’un voudra bien accepter ces espèces et de se préparer au pire.

Peut-il y avoir pire que cette ruée sur le dollar mettant en évidence qu’il ne vaut rien ? Oui. Il y a les mesures d’urgence qui devront être prises pour assurer alors le fonctionnement de l’économie et qui equivaudront à la prise de contrôle complète au moins temporaire de l’économie par l’État. Si cette prise de contrôle avait été planifiée et était mise en vigueur calmement, parallèlement à l’émission d’une autre monnaie, ce serait une solution. Faite en catastrophe, elle ne peut être… qu’une catastrophe. Et seul pourra gérer cette catastrohe un gouvernement qui suspendra les libertés démocratiques.

Si cette video n’est qu’un canular, QU’ON LE DISE VITE ! Si, cependant, il y a là une once de vérité, il faut non seulement que le gouvernement le dise, mais qu’il intervienne AVANT la panique, la ruée sur les banques et tout ce qui s’ensuivra. Une bombe est là. La mèche est allumée. L’État – AUCUN ÉTAT – ne peut ignorer cette menace.

Pierre JC Allard

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