Nouvelle Societe

07-10-10

Le leurre de la démocratie

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 2:09
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On parle de tout sauf de ça, mais c’est de ça qu’il faut parler. Nous avons atteint l’abondance. La science, la technologie, l’industrie nous ont apporté l’abondance. La pauvreté que nous avons dans les pays industrialisées est un choix de la pauvreté. La misère que nous avons dans le tiers monde est un choix de la misère. C’est un choix gratuit, politique, d’abord d’inconscience, mais qui, conscientisé, devient le choix de la méchanceté.

Le choix d’une toute petite classe de dirigeants-possédants, qui a fait main basse sur le pouvoir, d’exploiter comme un cheptel le reste de la population. Elle ne l’exploite même pas pour en tirer plus; ceux de cette classe ont déjà bien plus de richesse qu’ils n’en pourraient consommer ! Ceux qui sont « en haut » exploitent ceux qui sont « en bas » pour en tirer le plaisir de les manœuvrer dans leurs jeux de pouvoirs. Rien d’autre. Les « puissants» s’amusent des faibles et des pauvres pour meubler leur désoeuvrement, dans une société qui n’a plus de valeurs, plus de principes plus de buts tangibles réels.

Ils s’amusent. Rien ne s’oppose à ce que nous doublions, triplions et plus notre production en quelques années pour satisfaire non seulement les besoins, mais la plupart des désirs de tous les habitants de cette planète. Nous avons les connaissances et les ressources pour le faire. Il suffit d’un plan, d’une formation des ressources humaines, de leur affectation à la production et à la distribution.

Facile. Techniquement facile, c’est l’humain qui fait obstacle. Il faut que le Système invente inlassablement des problèmes, des obstacles, des crises et des guerres pour nous détourner du but évident et bien accessible qui serait de réaliser et de partager l’abondance.

Le système a bien des astuces pour nous convaincre de rester pauvres pour le plaisir des riches ; mais, de toutes ces astuces, la plus importante et la plus infâme est de nous faire croire que c’est NOUS qui le voulons.  De nous persuader que c’est NOTRE libre choix de ne produire qu’une fraction de ce que nous pourrions produire et que nous sommes tous d’accord pour que seule une petite minorité de l’humanité profite de l’abondance.  C’est cette astuce, cet attrape-nigauds qu’on appelle la démocratie.

Il est urgent d’en parler, car il ne reste que cet obstacle, sur le chemin d’une  prise de conscience  qui s’impose de cette réalité que l’abondance est là et que la richesse pour tous n’est qu’un choix politique faire. La démocratie est une leurre. Il faut le voir.

Pour les détails, comme l’éducation, la santé, la justice et les autres babioles, nous avons la démocratie…. et Tarzan est heureux!    Mais pour le choix crucial qui conditionne tous les autres, celui du partage entre ceux qui possèdent et ceux qui ne possèdent pas, le peuple ne choisit pas, le peuple ne décide pas.

Pour l’argent, la monnaie, le credit, le capital, les banques – les choses sérieuses – le peuple n’a que le choix entre bonnet blanc et blanc bonnet : celui de choisir celui ou celle qui recevra du pouvoir financier le mandat d’appliquer la politique… dont décide le pouvoir financier. La  seule politique. Non négociable. Celle par laquelle le peuple est exploité sans vergogne. Instrumenté. Bafoué.

La démocratie se confond aujourd’hui  avec le modèle corporatiste des USA, une pseudo démocratie de manipulation et de corruption.  Les arnaques alternatives des Républicains et des Démocrates – interchangeables – sont un jeu qui rappelle celui des Bleus et des Verts a Byzance.  Nous avons un fascisme collégial et une partie de go surréaliste est sans cesse en marche entre puissants qui laisse les hors-jeu sans appuis et sans espoir.

Ce modèle de démocratie a été copié dans tout l’Occident, car aucun autre ne donne tant de pouvoir à la  simple richesse.  C’est un jeu qui est d’autant plus malsain qu’il est plus « démocratique », car les luttes de pouvoir entre « ceux d’en haut »  occupent plus de place, au fur et a mesure que s’élargit la liste des joueurs… sans pourtant que jamais une vraie majorité n’y soit conviée !

Y a–t-il une chance que nous échappions à cette fausse démocratie de manipulation et de corruption ?  Peut-être… par le pire.  Car il y a une usure du pouvoir inhérente à cette pseudo démocratie, dans la mesure où les changements les plus évidents et qui rendent  tous les Tarzans heureux étant rapidement acquis, on en arrive ensuite a un inéluctable jeu de partage inégal des avantages arbitraires.

C’est quand on en arrive au partage de ces dépouilles arbitrairement distribuées  – tout ce fric qui découle de toutes ces « affaires » qui scandalisent la France  – qu’une réaction anti-démocratique revient en force, se faisant des alliés de ceux que déçoit chaque nouvelle distribution puisque celle-ci est toujours au détriment des alternatives qui auraient été possibles…

Avec les magouilles se généralise alors, au sein de la population d’en bas comme d’en haut, Le désir d’un État « non-démocratique», autoritaire, le seul qui puisse travailler pour le bien commun contre les intérêts factieux et partisans. On a alors la politique du pire.

La politique du pire, car, rejeté par cette volonté populaire, même le peu de démocratie réelle qui persistait dans l’apparence de démocratie que l’on avait  se détériore, puis cède la place à un désir d’autorité.  Une minorité plus restreinte va accéder au pouvoir. Une période malheureuse, mais il y a des degrés dans ce malheur, selon que cette toute petite minorité, étant elle même au-dessus de la mêlée – (pensez à l’ex-URSS ou à la Chine aujourd’hui) –  veut  ou ne veut pas au moins un peu le bien du peuple …

Une période difficile, mais cette autorité, plus ou moins débonnaire, va néanmoins mettre les pendules a l’heure, rétablir l’ordre et relancer la demande pour la démocratie.  Pour une meilleure démocratie, moins corrompue au moins au départ,  moins factice… Le mal de l’autoritarisme vécu, on aura peut-etre fait un pas en avant.

Nous sommes dans les derniers jours de pseudo-démocratie avant cette phase autoritaire.   On ne l’évitera pas. Il faut gérer cette situation… et penser l’avenir.

Pierre JC Allard

https://nouvellesociete.wordpress.com/2008/03/12/171-karcher/

17-03-08

Préambule : Quelques idées simples

28 idées simples pour un monde meilleur

Il y a tant de choses à changer pour que notre société tourne plus juste… ! La justice, l’éducation, les soins de santé, la fiscalité, l’information, l’accès à la propriété…

Les propositions qu’on trouvera dans cette section résultent d’un effort avoué pour modifier ces textes jusqu’à ce qu’on en arrive à obtenir par un sondage l’accord de 70% de la population francophone de Montréal. Suite à cette expérience, réalisée en 1992, 25 de ces propositions ont fait l’objet d’une publication sous le titre « Monde ordinaire, c’est à ton tour »

Par la suite, en 1996, un autre sondage – bien scientifique celui-là et réalisé par la firme SONDAGEM – portant sur 9 des propositions du volume ainsi que sur 3 autres que l’on n’avait pas insérées dans l’édition de 1992, a permis de corroborer ce large consensus au sein de la population. En 1999, on a fait le point sur les avancées…. et les stagnations.

Il est clair que la population veut une révision radicale de la façon dont nos gouvernements approchent certains problèmes. Le plus souvent on demande un pas vers la Gauche; mais aussi, parfois, on exige des mesures traditionnellement associées aux revendications de la Droite. Nous avons loyalement publié sur ce site les unes comme les autres.

Ce qui nous a valu des critiques indignées de certains qui partagent la majorité de nos opinions, mais qui refusent d’admettre que la population, par exemple, en a ras-le-bol des grèves. Ou encore, qu’elle voudrait vraiment qu’on nettoie les rues des récidivistes violeurs d’enfants et autres immondices, sans trop se préoccuper de savoir si leur crime est le résultat d’une enfance malheureuse ou d’une « violence systémique »

Comment VOUS situez-vous face à ces propositions de changement ?

UN CONSENSUS DURABLE

En 1990, le Québec vivait encore le “lendemain de la veille” du référendum de 1980 et n’avait pas encore choisi la solution classique de reprendre du poil de la bête. C’était le temps de la morosité et il semblait que rien, jamais, ne ferait plus qu’une solide majorité des Québécois puissent se mettre d’accord sur quoi que ce soit; même sur le terrain sacré de la patinoire, les loyautés étant partagées entre Nordiques et Canadiens!

Quand j’ai écrit “Monde ordinaire c’est à ton tour…”, mon intention première était de créer des consensus. Je voulais identifier les problèmes qui préoccupaient la population et proposer des solutions avec lesquelles au moins 70 % des gens seraient d’accord. C’est ce que j’ai fait.

Ayant identifié par un sondage les problèmes prioritaires, j’ai passé le plus clair de deux années à y chercher de vraies solutions concrètes qui plairaient à une large majorité de la population, soumettant à des douzaines de personnes à gauche et à droite – à mes amis mais aussi à des inconnus – des ébauches de solution que je corrigeais par la suite en tenant compte des remarques qu’on m’apportait.

En mars 1992, ce livre apportait vingt-cinq (25) propositions dont je pouvait raisonnablement affirmer que chacune emportait l’adhésion d’au moins 70 % de la population francophone de Montréal. Depuis sept ans, le soutien populaire à ces propositions n’a jamais faibli et les efforts de groupes divers – comme d’ailleurs la simple pression du bon sens ! – ont fait évolué la situation .

En janvier 1996, il m’a semblé opportun de corroborer d’abord par un sondage scientifique ce que les sondages maison de 1992 nous avaient permis d’affirmer. Ce sondage – dont les données brutes et les résultats d’analyse sont disponibles pour quiconque souhaite y avoir accès – a été fait pas la maison Sondagem. Pour des raisons budgétaires, il n’a porté que sur douze (12) des thèmes et un exemple des résultats apparaît à la section 6 de ce site (L’information électorale).

Quatre ans plus tard la population maintenait son accord (à plus de 70 % !) avec toutes les propositions sur lesquelles on l’a consultée, leur conférant une légitimité certaine. Les gouvernants peuvent les ignorer, mais n’ont plus l’excuse de prétendre qu’il ne s’agit que des idées d’un seul homme.

LA LOI DE L’INERTIE

En 1992, tous les médias de quelque importance au Québec et bien d’autres – plus de soixante ! – ont parlé de ce livre en bien, avec une unanimité qui faisait plaisir à voir. Trois ministres et un Bâtonnier s’y sont intéressés et des centaines de citoyens m’ont fait savoir qu’ils étaient d’accord. Durant toutes ces années, personne n’ a relevé le gant de trouver une objection valable à la mise en place de l’une ou l’autre des solutions proposées. Alors, pourquoi ne vivons-nous pas dans une Nouvelle Société?

Parce que personne en position d’autorité n’a décidé de faire quoi que ce soit pour faciliter l’avènement d’une Nouvelle Société. Le destin des diverses propositions est éloquent sur ce point : tout ce qui dépendait de la technologie est survenu ou est en voie de se réaliser, mais dès qu’une décision politique devait être prise… elle ne l’a pas été. Toutes les évolutions nécessaires de notre société apparaissent ainsi comme autant de torrents, endigués par l’inertie des politiciens dont aucun ne semble avoir une vision qui dépasse l’horizon de sa réélection.

Tôt ou tard, l’un ou l’autre des torrents emportera sa digue et notre société fera en catastrophe, sur ce point particulier, les changements nécessaires. Demain la santé ? Puis un autre torrent sortira de l’espace où on veut le confiner, un autre crise imposera qu’on s’en occupe … Après-demain, l’éducation ? La justice? Mais, en attendant, on pâtit de chaque problème escamoté. Et la solution en catastrophe, quand elle viendra, fera un maximum de victimes.

LE «RÉACTIONALISME CONSENSUEL»

Pourquoi l’inertie ? Parce que notre vraie forme de gouvernement est le “Réactionalisme consensuel” tel que Bourassa lui a donné sa forme définitive. Nos dirigeants n’ont d’autre objectif que de réagir à ce que la population perçoit comme un crise et n’y réagissent que lorsque un large majorité de la population est d’accord sur une solution.

Le gouvernement qui “laisse pourrir” une situation est, en fait, fébrilement occupé à tester par des sondages l’impact sur l’opinion publique des hypothèses de solution qui circulent dans les médias. Quand l’opinion de la population s’est cristallisée, le gouvernement fait ce qu’il croit que la population, à moyen terme – (comprendre à la prochaine échéance électorale) – lui saura gré d’avoir fait. En régime de Réactionalisme consensuel, cette activité d’atermoiements, de sondage et de demi-mesures constitue l’alpha et l’oméga de la pensée politique.

C’est pour ça que la diffusion des idées de ce site sont utiles : parce qu’on propose des solutions de consensus à des problèmes qui deviendront incessamment des crises. Je n’ai pas la naïveté de croire que nos gouvernants sortiront subitement du coma velléitaire attentiste et choisiront de gouverner; mais je pense que s’ils apprennent de la bouche d’un grand nombre de citoyens qu’il y a des solutions qui font consensus, ils sentiront qu’il est plus avantageux pour leur carrière d’agir que de ne pas agir. Et ils agiront dans la bonne direction, comme une plante, qui n’a pas vraiment d’activité mentale, a néanmoins ses tropismes qui la guident sûrement quand elle projette ses racines.

L’ÉTAT DES DOSSIERS

7 ans après la publication de “Monde ordinaire c’est à ton tour…” bien des choses ont changé. Il semble opportun de faire le point sur ce qui a été fait dans le sens de la mise en application des propositions initiales, de voir où en est le débat, de biffer d’un trait celles – et il y en a – qui n’ont plus leur raison d’être. Le clivage est net – que nous avons déjà souligné – entre les changements rapides qui découlent de l’évolution des technologies et la stagnation qui marque les dossiers où une décision politique est nécessaire: on voit vite où le bât blesse!

Ce site et les commentaires qu’il m’attire peuvent aider à la mise au point de stratégies d’action concrètes qui permettront au monde ordinaire de faire connaître sa volonté. Et peut-être, un jour, de poser sur le front de son gouvernement bien-aimé le baiser magique qui sortira enfin celui-ci de sa torpeur. Ce site n’est pas une fin en soi; il se voudrait précurseur d’une mutation.

Préambule : Bâtir une société

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 11:48
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La Section 9, la dernière de ce site, commence par l`’énoncé des objectifs d’une Nouvelle Société (900) suivi d’une description plus élaborée du Programme que celle-ci devra implanter. Elle poursuit en suggérant des éléments de stratégie qui peuvent favoriser cette implantation.

Les textes 902 à 908 de cette section cherchent à préciser certaines conditions préalables à une action concertée pour établir une Nouvelle Société. Ils suggèrent une approche prenant le Québec pour illustration, mais dont les principes peuvent être extrapolés où que ce soit si on les adapte aux circonstances locales .

Pour finir, un document bien pratique – « 42 propositions » (909) – dont peuvent s’inspirer ceux qui souhaiteraient faire une plateforme électorale de ce Programme ou de certains de ses éléments les moins contentieux.

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