Nouvelle Societe

17-03-08

Préambule : Quelques idées simples

28 idées simples pour un monde meilleur

Il y a tant de choses à changer pour que notre société tourne plus juste… ! La justice, l’éducation, les soins de santé, la fiscalité, l’information, l’accès à la propriété…

Les propositions qu’on trouvera dans cette section résultent d’un effort avoué pour modifier ces textes jusqu’à ce qu’on en arrive à obtenir par un sondage l’accord de 70% de la population francophone de Montréal. Suite à cette expérience, réalisée en 1992, 25 de ces propositions ont fait l’objet d’une publication sous le titre « Monde ordinaire, c’est à ton tour »

Par la suite, en 1996, un autre sondage – bien scientifique celui-là et réalisé par la firme SONDAGEM – portant sur 9 des propositions du volume ainsi que sur 3 autres que l’on n’avait pas insérées dans l’édition de 1992, a permis de corroborer ce large consensus au sein de la population. En 1999, on a fait le point sur les avancées…. et les stagnations.

Il est clair que la population veut une révision radicale de la façon dont nos gouvernements approchent certains problèmes. Le plus souvent on demande un pas vers la Gauche; mais aussi, parfois, on exige des mesures traditionnellement associées aux revendications de la Droite. Nous avons loyalement publié sur ce site les unes comme les autres.

Ce qui nous a valu des critiques indignées de certains qui partagent la majorité de nos opinions, mais qui refusent d’admettre que la population, par exemple, en a ras-le-bol des grèves. Ou encore, qu’elle voudrait vraiment qu’on nettoie les rues des récidivistes violeurs d’enfants et autres immondices, sans trop se préoccuper de savoir si leur crime est le résultat d’une enfance malheureuse ou d’une « violence systémique »

Comment VOUS situez-vous face à ces propositions de changement ?

UN CONSENSUS DURABLE

En 1990, le Québec vivait encore le “lendemain de la veille” du référendum de 1980 et n’avait pas encore choisi la solution classique de reprendre du poil de la bête. C’était le temps de la morosité et il semblait que rien, jamais, ne ferait plus qu’une solide majorité des Québécois puissent se mettre d’accord sur quoi que ce soit; même sur le terrain sacré de la patinoire, les loyautés étant partagées entre Nordiques et Canadiens!

Quand j’ai écrit “Monde ordinaire c’est à ton tour…”, mon intention première était de créer des consensus. Je voulais identifier les problèmes qui préoccupaient la population et proposer des solutions avec lesquelles au moins 70 % des gens seraient d’accord. C’est ce que j’ai fait.

Ayant identifié par un sondage les problèmes prioritaires, j’ai passé le plus clair de deux années à y chercher de vraies solutions concrètes qui plairaient à une large majorité de la population, soumettant à des douzaines de personnes à gauche et à droite – à mes amis mais aussi à des inconnus – des ébauches de solution que je corrigeais par la suite en tenant compte des remarques qu’on m’apportait.

En mars 1992, ce livre apportait vingt-cinq (25) propositions dont je pouvait raisonnablement affirmer que chacune emportait l’adhésion d’au moins 70 % de la population francophone de Montréal. Depuis sept ans, le soutien populaire à ces propositions n’a jamais faibli et les efforts de groupes divers – comme d’ailleurs la simple pression du bon sens ! – ont fait évolué la situation .

En janvier 1996, il m’a semblé opportun de corroborer d’abord par un sondage scientifique ce que les sondages maison de 1992 nous avaient permis d’affirmer. Ce sondage – dont les données brutes et les résultats d’analyse sont disponibles pour quiconque souhaite y avoir accès – a été fait pas la maison Sondagem. Pour des raisons budgétaires, il n’a porté que sur douze (12) des thèmes et un exemple des résultats apparaît à la section 6 de ce site (L’information électorale).

Quatre ans plus tard la population maintenait son accord (à plus de 70 % !) avec toutes les propositions sur lesquelles on l’a consultée, leur conférant une légitimité certaine. Les gouvernants peuvent les ignorer, mais n’ont plus l’excuse de prétendre qu’il ne s’agit que des idées d’un seul homme.

LA LOI DE L’INERTIE

En 1992, tous les médias de quelque importance au Québec et bien d’autres – plus de soixante ! – ont parlé de ce livre en bien, avec une unanimité qui faisait plaisir à voir. Trois ministres et un Bâtonnier s’y sont intéressés et des centaines de citoyens m’ont fait savoir qu’ils étaient d’accord. Durant toutes ces années, personne n’ a relevé le gant de trouver une objection valable à la mise en place de l’une ou l’autre des solutions proposées. Alors, pourquoi ne vivons-nous pas dans une Nouvelle Société?

Parce que personne en position d’autorité n’a décidé de faire quoi que ce soit pour faciliter l’avènement d’une Nouvelle Société. Le destin des diverses propositions est éloquent sur ce point : tout ce qui dépendait de la technologie est survenu ou est en voie de se réaliser, mais dès qu’une décision politique devait être prise… elle ne l’a pas été. Toutes les évolutions nécessaires de notre société apparaissent ainsi comme autant de torrents, endigués par l’inertie des politiciens dont aucun ne semble avoir une vision qui dépasse l’horizon de sa réélection.

Tôt ou tard, l’un ou l’autre des torrents emportera sa digue et notre société fera en catastrophe, sur ce point particulier, les changements nécessaires. Demain la santé ? Puis un autre torrent sortira de l’espace où on veut le confiner, un autre crise imposera qu’on s’en occupe … Après-demain, l’éducation ? La justice? Mais, en attendant, on pâtit de chaque problème escamoté. Et la solution en catastrophe, quand elle viendra, fera un maximum de victimes.

LE «RÉACTIONALISME CONSENSUEL»

Pourquoi l’inertie ? Parce que notre vraie forme de gouvernement est le “Réactionalisme consensuel” tel que Bourassa lui a donné sa forme définitive. Nos dirigeants n’ont d’autre objectif que de réagir à ce que la population perçoit comme un crise et n’y réagissent que lorsque un large majorité de la population est d’accord sur une solution.

Le gouvernement qui “laisse pourrir” une situation est, en fait, fébrilement occupé à tester par des sondages l’impact sur l’opinion publique des hypothèses de solution qui circulent dans les médias. Quand l’opinion de la population s’est cristallisée, le gouvernement fait ce qu’il croit que la population, à moyen terme – (comprendre à la prochaine échéance électorale) – lui saura gré d’avoir fait. En régime de Réactionalisme consensuel, cette activité d’atermoiements, de sondage et de demi-mesures constitue l’alpha et l’oméga de la pensée politique.

C’est pour ça que la diffusion des idées de ce site sont utiles : parce qu’on propose des solutions de consensus à des problèmes qui deviendront incessamment des crises. Je n’ai pas la naïveté de croire que nos gouvernants sortiront subitement du coma velléitaire attentiste et choisiront de gouverner; mais je pense que s’ils apprennent de la bouche d’un grand nombre de citoyens qu’il y a des solutions qui font consensus, ils sentiront qu’il est plus avantageux pour leur carrière d’agir que de ne pas agir. Et ils agiront dans la bonne direction, comme une plante, qui n’a pas vraiment d’activité mentale, a néanmoins ses tropismes qui la guident sûrement quand elle projette ses racines.

L’ÉTAT DES DOSSIERS

7 ans après la publication de “Monde ordinaire c’est à ton tour…” bien des choses ont changé. Il semble opportun de faire le point sur ce qui a été fait dans le sens de la mise en application des propositions initiales, de voir où en est le débat, de biffer d’un trait celles – et il y en a – qui n’ont plus leur raison d’être. Le clivage est net – que nous avons déjà souligné – entre les changements rapides qui découlent de l’évolution des technologies et la stagnation qui marque les dossiers où une décision politique est nécessaire: on voit vite où le bât blesse!

Ce site et les commentaires qu’il m’attire peuvent aider à la mise au point de stratégies d’action concrètes qui permettront au monde ordinaire de faire connaître sa volonté. Et peut-être, un jour, de poser sur le front de son gouvernement bien-aimé le baiser magique qui sortira enfin celui-ci de sa torpeur. Ce site n’est pas une fin en soi; il se voudrait précurseur d’une mutation.

Préambule : Le sens des faits

C’est par 10, par 100, par 1000 que les médias rapportent chaque jours les faits significatifs qui illustrent la déchéance de notre société moribonde et la bêtise ou la turpitude de nos élites, de ceux qui nous manipulent, nous exploitent, nous gouvernent, nous possèdent…Derrière ce cirque navrant, dans les coulisses, nous savons bien que se passent des événements encore plus tragiques, des trafics encore plus ignobles, des trahisons encore plus impardonnables que ni les journaux ni la télévision ne révèlent.Car, insidieusement, une censure de plus en plus étroite réduit peu à peu au bouche-à-oreille – (et à l’Internet jusqu’à ce qu’on l’ait muselé!) – les moyens efficaces de diffusion de la nouvelle. La censure cache ce qu’elle peut, bien sûr. Mais, à défaut de pouvoir cacher, les médias du pouvoir simplifient, réduisent, ridiculisent.

Surtout, le pouvoir prend bien garde de ne pas souligner les liens entre les événements, de sorte que tout mal apparaît comme un cas fortuit. L’apathie et l’inertie faisant le reste, la population ne voit plus aujourd’hui la crise que nous vivons que comme un ensemble disparate de problèmes insolubles.

En réalité, et c’est ce qu’on veut nous cacher, nos malheurs – (du chômage, à la dette, en passant par la criminalité et l’analphabétisme) – sont des conséquences parfaitement cohérentes et prévisibles des décisions d’un État qui a renoncé à lutter pour le bien commun.

Dans cette page, je ne peux faire plus que de souligner, une fois par semaine, une décision ou un fait – en apparence isolé et donc relativement anodin – qui illumine pourtant, quand on y regarde à deux fois, les liens qui relient entre eux nos malheurs.

Ces liens sont aussi les fils conducteurs qui mènent tous à une même source: ce problème fondamental que nous ne sommes plus un peuple démocratiquement gouverné, mais un cheptel économiquement exploité au profit d’une minorité.

Je ne puis faire plus, mais il y a tellement plus à faire ! Chacun doit être à l’affût des horreurs que permet notre société et les faire connaître. Chacun, surtout, doit s’efforcer de voir lui-même les liens entre les événements, car il n’y a pas de substitut à une prise de conscience personnelle de la situation.

Comme il n’y a pas de substitut à l’indignation si l’on veut que naisse une volonté d’action et que les choses changent.

Préambule : Santé

Le monde a changé. Dans une société d’abondance, la santé est devenue LA priorité. Le système de santé, les services qu’il offre, les rôles des intervenants doivent être revus. Détournés à plaisir de tous les véritables enjeux par le quotidien, ceux dont c’est la mission de faire cette révision errent en colin-maillard, incapables de comprendre la nouvelle problématique de la santé. Les 80 petits textes de cette section n’ont d’autre prétention que de leur taper sur l’épaule…

Préambule : Bâtir une société

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 11:48
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La Section 9, la dernière de ce site, commence par l`’énoncé des objectifs d’une Nouvelle Société (900) suivi d’une description plus élaborée du Programme que celle-ci devra implanter. Elle poursuit en suggérant des éléments de stratégie qui peuvent favoriser cette implantation.

Les textes 902 à 908 de cette section cherchent à préciser certaines conditions préalables à une action concertée pour établir une Nouvelle Société. Ils suggèrent une approche prenant le Québec pour illustration, mais dont les principes peuvent être extrapolés où que ce soit si on les adapte aux circonstances locales .

Pour finir, un document bien pratique – « 42 propositions » (909) – dont peuvent s’inspirer ceux qui souhaiteraient faire une plateforme électorale de ce Programme ou de certains de ses éléments les moins contentieux.

Préambule : Penser une ville

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 11:44
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A l’automne 1994, il était évident qu’aucun candidat à la Mairie de Montréal n’allait apporter quelque proposition que ce soit pour résoudre les problèmes de la ville. J’ai décidé alors – comme je le disais à l’époque – «d’offrir un programme sans candidat comme solution de rechange à des candidats sans programmes».

Il en est résulté 18 propositions concrètes, une esquisse de budget et un scénario de fonctionnement du conseil municipal, le tout constituant un programme. Malheureusement, les medias, dans l’intention avouée de restreindre la lutte aux 4 partis en lice à l’exclusion des candidats indépendants, ont totalement occulté ce programme.

ll y avait à ce choix des medias une certaine ironie, puisque l’un des éléments fondamentaux de ce programme était de dénoncer les conséquences néfastes d’une structure partisane au palier municipal. Compte tenu de ce qu’avait vécu Montréal depuis la dernière élection on aurait pu espérer que les medias auraient été, en 1998, plus ouverts à considérer une alternative au système des «partis» qui ne sont que des « machines à faire élire », sans programmes, sans principes directeurs et sans cohésion.

Considérant que rien d’original n’avait été proposé cette année là non plus, j’ai pensé mettre alors en évidence sur ce site, sans RIEN EN MODIFIER, ce programme de 1994. Bien sûr, ce programme devrait aujourd`hui, en 2002, être remis à jour, ne serait-ce que pour changer les chiffres avancés à l’époque. Mise à part la proposition de création d’une entité métropolitaine – ce qui est enfin chose faite – les autres éléments de ce programme demeurent étonnamment d’actualité. Serait-ce que nous ne nous sommes pas beaucoup déplacés … ?

Mon but n’est évidemment plus de faire accepter ce programme; on peut désormais faire bien mieux. Je voudrais simplement inviter tout le monde à proposer des solutions aux problèmes de Montréal, aux problèmes des villes en général.

On remarquera que certaines des propositions qui sont faites devraient, si notre société fonctionnait à peu près correctement, être réalisées par les gouvernements de Québec ou d’Ottawa plutôt qu’au palier d’une ville. Je ne fais pas ici ces propositions parce que je confond les responsabilités des divers paliers de gouvernement, mais en application du principe que, quand le conducteur s’endort, le passager le mieux placé pour ce faire a le devoir de saisir le volant.

TEXTE SUIVANT

Préambule : Démocratie

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 11:39
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A quoi bon informer, expliquer, persuader, convaincre la population de la nécessité de changer la société si elle n’a pas le pouvoir de le faire ? Le régime politique actuel n’a de démocratie que le nom et le peuple ne peut initier une transformation sociale que s’il réalise d’abord une transformation des institutions politiques qui lui donnera ce pouvoir.

Comment le peut-il, puisque « Celui qui n’a pas le pouvoir n’ a pas celui de le prendre »? En mettant a profit les failles du Système actuel. Le colosse a des pieds d’argile et ce n’est pas sans risque qu’il baigne en eaux troubles… Avant de faire une révolution, le peuple doit faire un coup d’État et instaurer la démocratie. Il doit le faire et il PEUT le faire.

Préambule : Textes introductifs

Bill Gate « vaut » $ 100 000 000 000…. mais 40 000 enfants dans le monde meurent de faim chaque jour. Il y a des choses à changer. C’est pour ça que ce site a été écrit. C’est pour ça que vous devriez le lire.

« 2,3% des intérêts que rapporte la fortune de Bill Gates suffirait à nourrir ces 40 000 enfants… ». C’est un sophisme, et les intérêt de Bill Gates ne sont que des chiffres dans un ordinateur, alors que les enfants se nourissent d’aliments bien réels qu’il faut travailler pour produire. Il y a des choses à changer, mais il ne s’agit pas de prendre l’argent de Bill Gates. Il s’agit de mettre toute le monde au travail … et de faire en sorte que la hantise de doubler ou de tripler les chiffres dans l’ordinateur ne nous empêche pas de produire pour satisfaire aux besoins de tous les êtres humains.

Ce site propose un projet de société. Je ne prêche pas la révolution, mais je souhaiterais que sans violence – mais sans délai non plus – notre société accepte de mettre à jour ses principes, ses institutions et ses mécanismes que l’évolution des techniques a rendu désuets. Je voudrais promouvoir un esprit « évolutionnaire ».

Pierre JC Allard

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