Nouvelle Societe

14-06-09

Mexique, drogue et corruption

Filed under: Actualité,Auteur,lesensdesfaits — pierrejcallard @ 12:21
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pistolet

L’Amérique est en travail.  Changer le systéme financier, changer le structure industrielle, mettre en place une gouvernance plus paternaliste, avec un couverture sociale digne d’un pays riche civilisé, tout en maintenant le développement de l’entrepreneuriat qui doit être la formule de l’avenir dans une économie tertiaire… Il y a du pain sur la planche.

Tout ca en réhabilitant l’image de l’Amérique dans le monde, en assurant la paix et en mettant fin aux relents de racismes qui alimentent la menace d’un communautarisme que favorise l’immigration en provenance des pays d’Amérique latine.   11 millions d’immigrés illégaux aux USA, dont la grande majorité de culture hispanoaméricaine. Un gros morceau à assimiler.

Surtout que ces Latinos ne sont pas vraiment des orphelins. Ils ont avec eux aux USA  30 millions  d’autres immigrants déjà citoyens ou en passe de le devenir et, surtout, derriere eux, le poids de bientôt 500 millions  d’autres Bresiliens, Mexicains, Colombiens, etc qui ont fait de l’Americain anglo-saxon un minoritaire sur ce qu’il croyait bien être « son » continent, en attendant qu’il le devienne aussi bientôt aux USA.

Cette transformation des USA en un territoire latin au sein d’un continent latin, oblige à gérer comme des problémes domestiques ce qu’on aurait encore vu, il y a 10 ans à peine, comme des dossiers étrangers.  Parmi ces dossiers en voie d’être internalisés, le plus grave est celui de la drogue.   Pas la drogue comme vice ou assuétude ; la drogue comme cause de violence.

Les USA sont à se rendre compte qu’ils ne peuvent pas vivre confortablement chez-eux, si entre en anarchie ou en guerre civile un pays qui les côtoie sur 3 000 kilometres de frontières, est l’un de leurs principaux partenaires commerciaux… et est par surcroit le lieu d’origine d’une part importante et croissante de leur population !

La situation  au Mexique se détériore rapidement. Des douzaines de morts, chaque jour, illustrent l’emprise croissante du narcotrafic sur l’économie et donc sur la société mexicaine et il est évident, pour quiconque a une certaine connaissance des faits et de l’histoire, que la situation ne peut qu’aller de mal en pis.

On feint de voir le phénoméne comme marginal, alors qu’il est l’expression emblématique du naufrage de la société mexicaine, lui-même prémonitoire de la désagrégation sociale de TOUS les pays du tiers-monde.   La problématique se résume en trois (3) phrases.

1) Dans une société pauvre où l’industrie et le commerce ne bénéficient qu’aux détenteurs de capitaux, c’est la criminalité qui est devenue la seule source raisonnable d’enrichissement pour les classes défavorisées.

2) Pour les classes aisées, la voie royale vers plus de richesse est la corruption.  À tous les niveaux et sous toutes ses formes.

3) Quand la criminalité et la corruption sont les activités les plus rentables, le lien entre gouvernants et gouvernés se brise et le désordre s’installe… jusqu’à ce que des factions se créent qui batailleront pour le pouvoir.

C’est la situation au Mexique et, si les USA n’interviennent pas, ils auront l’anarchie à leur frontière.  Des douzaines de Pancho Villa, mais sans romantisme et dont la plupart auront un cousin aux USA, peut-être même dans l’administration américaine…  La gangrène.

S’ils se font inviter à intervenir, pour des actions policières, ils seront eux, les éléments étrangers, les seuls éléments loyaux à l’État.  Il se créera contre eux un antagonisme des forces nationales, certaines sincèrement opposées à ce qui semblera une invasion américaine … d’autres simplement corrompues par les cartels de trafiquants. De ces actions policières à des actions militaires, le passage est facile et tient uniquement l’envergure des opérations. Si les USA interviennent ainsi au Mexique, ils y recréeront peu à peu un autre Irak.

La seule façon d’échapper à ce dilemme serait de saboter la corruption au Mexique en la privant de ses fonds. La priver de ses fonds, c’est la légalisation de la consomation de la drogue aux USA. Une mesure qui demanderait à Obama plus de courage qu’aucune des nombreuses autres décisions qu’il a à prendre…

Pierre JC Allard

10-05-09

Le Web thaumaturge

 

Il y a bien longtemps qu’on n’avait pas vu la maladie reculer devant la Parole.  Le Christ, Saint Francois, il paraît que…  Mais il y a bien longtemps. Les Preachers américains font aussi des miracles, mais ils concentrent leurs efforts sur les maladies de l’âme. Comme les psychiatres.  Quand on touche au physique, c’est fou comme un degré de fièvre peur être résistant à la Grâce.. 

On a donc tendance, côté guérison, a se partager les tâches. Ceux qui parlent bien prennent en charge les hystériques, hypocondres et assimilés – ce qui représente tout de même au moins la moitié des malportants – et ceux qui n’ont pas ce talent auscultent, cisaillent ou, tout en bas de l’échelle, PRESCRIVENT.  Aspirine , quinine, Ex-Lax…   Des cures sans surprises ni émotions, mais ça marche.

 La semaine dernière, tout ça a basculé.  L’humanité a été confrontée à un grave péril auquel il n’est pas sûr que le médecine traditionnelle aurait pu parer.  La grippe porcine, mexicaine, ou donnez-lui le nom que vous voulez, est apparue et a provoqué une mobilisation des ressources médicales et médiatiques combinées dont on avait eu auparavant peu d’exemples.  Mexique, puis USA et enfin OMS sont montés aux créneaux sans rien négliger.

 « Un milliard », a dit Obama,  ça lui est venu spontanément. « Crise de niveau 5 », a renchéri l’OMS !  Plus pratique, le Mexique a  accepté avec gratitude un investissement de 100 millions de dollars de Sanofi-Aventis pour produire des vaccins… d’ici quelques mois.  Encore plus pratiques, les autres pays ont simplement diffusé la nouvelle de la pandémie en gestation, jusqu’à ce que les chalands se précipitent pour acheter jusqu’à épuisement les stocks de Tamiflu de Roche qui menaçaient péremption. Braves gens…

 Malgré ces mesures radicales, le mal se propageait toujours. Les écoles se fermaient, les frontières elles-même étaient menacées. La panique était là et tous les médicaments ne suffisaient pas à en enrayer la propagation de bouche à oreille…  C’est là qu’on a redécouvert le pouvoir de la parole. Le pouvoir de l’écrit.  Le pouvoir du WEB.

L’Internet est intervenu. Quelques articles, collant aux faits et les interprétant selon la raison, ont permis en quelques jours de circonscrire l’épidémie. Un pouvoir qu’on doit croire surnaturel s’est manifesté pour que seul le Mexique, où le mal avait quelques jours d’avance, soit sérieusement touché avant que la Parole ne produise son action salvatrice.  Le « Web ange-gardien » a gardé les frontières et le mal a reculé. Ceux qui devaient mourir ne sont pas morts et ceux que la maladie devait atteindre n’ont pas été atteints.

Il y a eu quelques victimes, naturellement, mais bien moins que lors des autres pandémies, quand tant de gens ont péri de la grippe ou des vaccins qu’on leur a imposés.  Il est vrai que la Providence a pu compter, sur le Web, avec la collaboration de centaines de milliers d’internautes qui ont diffusé la Parole.  Au plus fort de la panique, il y avait plus de DEUX MILLIONS  (2 000 000 ) de liens sur Google,  pour « grippe », « grippe porcine » et autres sobriquets de la « pandémie »…

Avec Internet, nous avons une nouvelle arme contre certaines maladies: la Parole. Il faudra s’en souvenir.  Et la prochaine fois, si la Parole se met à l’œuvre rapidement, on évitera peut-être aussi les achats inutiles.  Ce serait bien chouette, car on a besoin de tous nos sous pour défendre VRAIMENT la santé.

 

Pierre JC Allard

27-04-09

Ah, les cochons !

Après les oiseaux, les porcs.   Nous avons survécu à la grippe aviaire, survivrons-nous à la grippe porcine ?   Le suspense est commencé.  81 décès au Mexique.Une pandémie menace l’humanité.   Le Journal de Montréal m’invite à me faire vacciner « stat ».

Le J de M. me précise que le vaccin contre la grippe porcine n’est pas disponible. Les stocks de ce vaccin sont insuffisants dans les hôpitaux, ce qui ne me surprend, pas, vu qu’il est difficile de stocker un vaccin qu’on cherche encore  – on me dit que les ressources médicales du monde sont mobilisées – contre une grippe qu’on vient de découvrir…

Vaccinons-nous. À défaut d’un vrai vaccin contre la grippe porcine, il y a tout plein de vaccins contre la grippe ordinaire qui traînent sur les tablettes des hôpitaux et ça pourrait toujours aller. Efficace contre la grippe porcine ? On n’en sait rien, mais bah !… Mieux vaut peu que rien, n’est-ce pas ?  La même campagne pour pousser à la vaccination contre la grippe porcine est en cours aux USA et dans tous les pays européens. 81 morts au Mexique. Sur 111 millions de Mexicains. L’humanité va se défendre…

Je suis sceptique.  Une mauvaise habitude. J’ai horrifié bien des gens, au moment de la Grande Peur du Bogue Informatique de l’An 2 000 (Y2K) en disant – tout en admettant que je n’y connaissais rien – que je ne comprenais pourquoi il faudrait ajouter plus qu’une ligne de code pour qu’un ordinateur passe de 99  à 2 000 plutôt qu’à 00.

La crise du Y2K  est venue et est passée, permettant surtout de virer des MILLIARDS de dollars  dans les comptes de ceux qui nous en protégeraient.  Je suis sceptique… Pas seulement sur l’efficacité des vaccins, ce qui est un autre débat dans lequel je n’entrerai pas, mais sur l’opportunité de sonner le tocsin pour tout et pour rien, sans savoir s’il y a vraiment un danger sérieux et sans savoir si le remède qu’on propose est adéquat.

Attention !  Je ne dis pas qu’il ne faille pas chercher des remèdes à tous nos maux, simplement qu’il ne faut pas s’inventer des monstres imaginaires pour faire marcher le commerce.  Bien sûr, il y aura des pandémies. Et quand l’une viendra, on aura beau jeu pour dire qu’on l’avait bien dit, etc… Mais cela dit, je ne suis pas convaincu de la bonne foi de ceux qui crient au loup, car ils ont généralement un nouveau vaccin à vendre qui sera payé par l’État, ou un stocks de vieux vaccins à écouler avant qu’ils ne soient périmés.

Maintenant que la guerre est devenue totalement absurde, je ne vois pas de meilleure candidate que l’industrie pharmaceutique pour prendre le rôle immonde de celle des armements au XXe siècle ou de la religion auparavant.

Ce rôle, c’est celui de  l’exploitation de la peur de l’inconnu, que peuvent susciter  les cyniques qui savent chez les jocrisses qui ne savent pas. C’est toujours en misant sur la peur, dans cette zone grise entre réalité et imaginaire, que se font les grandes fortunes. Les grandes arnaques.

Banques mises à part, il n’y a rien qu’un gouvernement progressiste devrait étatiser plus promptement que l’industrie pharmaceutique.  Si la vie vous intéresse…

 

Pierre JC Allard

 

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