Nouvelle Societe

14-03-08

79. Les dossiers de référence

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 5:25
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1. Le « Compendium»

C’est un traité constamment mis à jour de la science médicale et un élément de la section « Encyclopédie » de la « Bibliothèque » (virtuelle d’une Nouvelle Société (Sxxx). C’est la bible pour tous les professionnels du secteur de la santé. Seuls les auteurs dûment accrédité peuvent en changer le contenu ­ et toujours en gardant en archive la version précédente – mais chacun de ses divers chapitres et chacune de ses sections sert de point de départ à un de ces forums (Sxxx) dont nous voyons ailleurs les modalités et que sont les lieux où ceux qui savent discutent.

L’accès général au dossier Compendium est en principe ouvert à tous, comme le seront normalement tous les tomes de l’Encyclopédie, mais l’accès à certains dossiers pourra être réservés aux adultes et celui à certains sous-dossiers – (toxicomanie, pharmacologie, euthanasie…) aux seuls spécialiste et membres des professions médicales concerné; c’est une décision qu’il appartiendra à l’État de prendre, mai à laquelle la population devra donner son aval (Sxxx) . Des liens aux données épidémiologiques historiques et courantes de la Régie compléteront l’utilité de ce dossier d’information médicale exhaustive.

C’est un outil dont l’heure est venue. Peut-on s’imaginer l’intérêt énorme, pour le service responsable, de voir apparaître instantanément sur une carte, dès qu’ils sont rapportés, tous les cas d’une maladie et d’en voir l’incidence et la prévalence mises à jour sans délai? Voit-on l’intérêt pour la population qu’un médecin puisse voir apparaître à son écran, dès que l’usage en est autorisé, tous les médicaments brevetés et leurs équivalents génériques, avec leur description et les données statistiques pertinentes à leur utilisation respective, continuellement mises à jour par un service honnête et impartial, plutôt que d’être informé des progrès de la pharmacopée par les vendeurs de grandes firmes pharmaceutiques?

Le Compendium, vu sous un autre aspect, est aussi le contenu total du programme de formation de tous les modules d’apprentissage de toutes les spécialités médicales. Le professeur qui a des connaissances à transmettre ne les créent pas et n’a pas à les remanier. Il doit être le guide dans l’univers des connaissances du Compendium et son défi est d’en assurer l’apprentissage et la compréhension. Le professeur n’a plus a être une base de données, le Compendieum est cette base de données. Son rôle devient exclusivement didactique et pédagogique.

2. « Esculape :

Nous avons déjà parlé (Sxxx) de ce logiciel d’aide à l’autodiagnostic qui permet au patient d’interpréter lui-même ses symptôme. Ce logiciel, accessible de partout en ligne, permet de dégager les médecins des interventions où leur compétence n’est pas vraiment requise et donc d’optimiser leur disponibilité comme celle autres professionnels de la santé dans les cas où leur intervention est indispensable.

Ce service au patient est la première fonction d’Esculape, mais, entre les mains des professionnels de la santé, il revêt aussi une autre dimension. Esculape n’est en fait qu’un outil de recherche dans le Compendium et, pour celui qui sait ce qu’il cherche, et comment chercher, il accélère immensément le processus. Au niveau du diagnostic lui-même , le médecin n’aura plus à se demander si la coîncidence peut être fortuite de deux symptômes est l’indice d’une pathologie rare. Esculape lui en donnera la probabilité et lui indiquera les tests supplémentaires qui semblent opportun.

Le médecin ­ et tous les autres spécialistes dans le cadre de leurs attributions respectives ­ auront Esculape en main pour tout ce que la machine peut faire. Leur tâche sera d’introduire au diagnostic et au traitement, l’empathie, la créativité, l’initiative, toutes les composantes d’évaluation et d’interprétation subjectives qui en feront un bon jugement. Expert, mais humain.

3. L’ « Annuaire »

L’Annuaire est le bottin publié annuellement, mais mis à jour en continu en ligne, de toutes les ressources du secteur de la santé. Il consiste en trois (3) volets.

Dans un premier volet, sont inscrits tous les intervenants en santé avec leurs coordonnées, un bref résumé de leurs antécédents académiques et professionnels et la description de l’activité professionnelle pour laquelle ils sont qualifiés et détiennent les permis requis. L’information qu’on y trouve réfère aux éléments pertinents du dossier personnel de l’individu qui y est inscrit et vice-versa. (Sxxx) On peut donc avoir y avoir accès par lien à partir d’une page perso, comme cet annuaire peut lui même conduire à celle-ci.

L’information qu’on trouve dans l’Annuaire doit ête véridique et parfaitement crédible. Elle est donc préparée par l’intervenant concerné, mais ne peut être publiés à l’annuaire que par un corps professionnel compétent autorisé à le faire et disposant du code requis. Seule exception à cette règle, l’intervenant peut et doit indiquer lui-même à l’annuaire ses disponibilités de temps. S’il part en vacances, ou n’a pas une place à son agenda pour les prochains trois mois, il doit le dire. Rien d’autre ne peut être modifié dans l’ annuaire sans l’autorisation de l’individu et du corps professionnel compétent ou un ordre du tribunal.

Dans un deuxième volet de l’Annuaire, on trouve la localisation, la description et le détail des services, équipements et ressources disponibles dans toutes les institutions et tous les centres de santé du réseau, incluant le secteur pharmacie. C’est l’institution concernée elle-même qui prépare l’information, mais c’est le Régie qui s’assure qu’elle est factuelle et la met en ligne, sous réserve de la même exception indiquée plus haut concernant la disponibilité.

Dans un troisième volet, précédé d’une mise en garde appropriée, on indique la même information que dans les volets #1 et #2, mais concernant cette fois les ressources humaines et techniques du vaste secteur des médecines alternatives. S’il n’existe pas de corporation professionnelle régissant les activités d’un intervenant ou d’un établissement qui veut s’inscrire à ce volet de l’annuaire, ces derniers pourront rédiger eux-mêmes leur description et celle de leurs services et les y inscrire, mais le texte publié et accessible en ligne au public portera alors la mention « Auto-description non corroborée »… et l’on punira toute fausse représentation avec une sévérité exemplaire qui sera dissuasive.

Pierre JC Allard

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40. Esculape

On doit mettre en place au plus tôt un système informatisé interactif d’aide au diagnostic accessible sur Internet. On peut l’appeler « Esculape » ou lui donner un autre nom, mais c’est ce système qui rendra fonctionnelle la formation médicale sommaire que chaque individu doit acquérir au cours de son éducation.

Le but d' »Esculape » est de rendre la plus grande partie possible de la population apte à porter un prédiagnostic sur sa propre condition de santé et aussi, en cas d’urgence, sur celle des autres. Quand un médecin vous examine de façon sommaire, il voit certains symptômes apparents, note vos réponses à certaines questions et vous fait quelques tests très simples. À partir de ces données, il élimine déjà au moins 99% des diagnostics possibles; si parmi ceux qui restent il y en a d’inquiétants qui restent plausibles, il passera à une autre étape qui exigera des tests plus complexes que ce qu’il peut faire sur place. Sinon, il vous prescrira du repos et un médicament banal.

Cet examen sommaire et ces tests simples qui rassurent, quiconque n’est pas trop bête peut les faire. Il suffit de les apprendre – ou d’en avoir devant soi la liste – pour poser les bonnes questions. C’est pour décider qu’il faut tester davantage ou que le mal est bénin qu’intervient l’expérience du médecin… ou que pourrait intervenir, de façon bien plus rapide et plus sûre, un ordinateur programmé pour le faire à partir de l’expérience de douzaines de médecins: un « système-expert ». Il y a quelques années, il aurait fallu prévoir l’accès à ce « système-expert » par téléphone ou par fax, ce qui aurait compliqué la logistique de l’opération; aujourd’hui, c’est par l’Internet qu’on peut offrir l’accès à ce service. Facilement.

Quand on en dispose d’un accès interactif à l’Internet – et donc à « Esculape »- il suffit d’avoir sur place ce quelqu’un « pas trop bête » qui tient le thermomètre ou la montre et qui pose les questions que l’ordinateur lui indique. Utilisez le clavier, répondez et Esculape en tirera un diagnostic préliminaire aussi sûr que celui que pourrait poser un médecin avant d’avoir eu les résultats de tests complexes envahissants qui, même dans la procédure actuelle, n’interviennent que plus tard dans la démarche, quand on sait qu’il y a une raison sérieuse de les effectuer.

L’utilisation d’Esculape est un élément-clef du prédiagnostic que l’on demandera à l’individu de porter sur sa condition. Ce prédiagnostic doit répondre à la seule question qui, à ce stade, soit fondamentale : y a-t-il lieu, oui ou non, de voir un médecin au plus vite et de subir ces « tests complexes envahissants » dont le médecin décidera.

Esculape » n’a rien de futuriste; les conditions techniques existent déjà pour mettre en place un tel outil. Le défi est d’en montrer l’utilisation. Il faut relever ce défi et l’apprentissage de son mode d’utilisation doit être un élément du programme obligatoire du Cycle Général II (secondaire). Quiconque termine avec succès ses études de niveau secondaire ­ en fait, dans une Nouvelle Société, tous ceux qui pourront vivre leur vie sans être mis sous tutelle ! – doit savoir interroger « Esculape ».

Peut-on se fier à un tel système ? L’habileté de chacun pour le faire va dépendre de la complexité de cet outil d’autodiagnostic – on la voudra minimale – et de l’intérêt à s’en servir qu’auront su susciter chez lui ses éducateurs. Quelles que soient les simplifications que l’on y apporte, certains ne maîtriseront pas cet outil. Il est probable, aussi, que s’ils n’ont pas eu l’occasion de s’en servir cette habileté s’émousse avec le temps même chez ceux qui l’auront bien apprise. Tout le monde ne pourra donc pas toujours tirer efficacement d’Esculape un premier diagnostic sommaire Comment résoudre ce problème ?

La première parade, c’est qu’Esculape lui-même, si on bafouille, mette automatiquement l’utilisateur en contact avec un centre d’assistance qui le guide pas et pas, permettant de pallier l’urgence immédiate à laquelle il faut faire face. La deuxième, c’est qu’il suffit qu’une partie significative de la population sache utiliser correctement Esculape pour que l’objectif pratique soit atteint. Quand cette formation est donnée à tous, il y a toujours, pas très loin de quiconque se sent malade, quelqu’un qui peut interroger Esculape. On peut croire que la plupart de ceux qui ont reçu cette formation accepteront en cas de besoin inopiné, d’en faire profiter gracieusement, en bons Samaritains, leur famille, leurs voisins… et qui que ce soit.

Dans une Nouvelle Société, l’accès à Internet et donc à Esculape est ubiquitaire. Il y a, au sein de la population, un nombre significatif de gens pouvant s’en servir et à qui cet accès et les connaissances rudimentaires de médecine qu’on a inculquées à l’individu ordinaire permettent alors de s’autodiagnostiquer ou de diagnostiquer sommairement les autres.

Sa contribution peut ne pas s’arrêter là ­ nous en reparlerons – mais est à l’étape du prédiagnostic que l’individu-patient apporte sa contribution la plus visible à l’effort collectif pour améliorer la santé et en réduire les coûts. On crée ainsi, dans la société, un premier palier de soins de santé, au niveau du prédiagnostic, dont le coût de fonctionnement est minime. On élimine la plupart des consultations médicales inutiles et bien de l’anxiété.

Surtout de l’anxiété car, dans la majorité des cas, Esculape fait le constat correct que le malaise n’est pas sérieux et s’empresse de rassurer. Quand Esculape dit « danger », toutefois, celui qui l’a consulté passe immédiatement au palier suivant du système de santé. Il s’adresse à un médecin, normalement SON médecin. Parce que l’autodiagnostic a libéré le médecin des consultations inutiles, celui-ci peut prendre en main sans aucun délai celui qui le consulte et poursuivre la démarche à partir de ce point où la présence d’un médecin est devenue vraiment nécessaire.

C’est à ce moment qu’on peut frapper les trois coups et vraiment ouvrir le rideau. Les vrais acteurs qu’on connaît arrivent en scène. Les rôles qu’on leur connaissait, toutefois, se seront modifiés en plusieurs dimensions et auront été un peu écourtés.

Pierre JC Allard

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