Nouvelle Societe

10-12-08

Un diagnostic : les sept (7) vices

Nous venons de vivre des élections inutiles auxquelles près de la moitié de électeurs ont simplement refusé ou negligé departiciper. Sommes nous vraiment une démocratie effective … ou ne faisons nous qu’accomplir un rituel vide de sens, conscients d’être manipulés, mais consentant à l’être ?

En 1998, un sondage publié dans  » Actualité  » – et très largement diffusé – nous apprenait que 4% seulement des électeurs « faisaient très confiance à leurs hommes politiques ». Plus récemment, d’autres sondages ont révélé que 70% des électeurs « ne croyaient pas que les promesses faites par les candidats seraient tenues ». Quand 96 % de la population n’a plus très confiance en ses chefs et qu’une bien large majorité d’entre elle ne croit plus en leurs promesses, on fait face à une crise de confiance grave.

Cette crise mène à une désaffection profonde de l’électorat, qui ne perçoit plus très bien l’utilité de son vote, ni même la nécessité de sa participation au processus électoral. Notre forme de démocratie n’inspire plus confiance. Devrait-on lui donner une autre forme ? Quelles sont les modifications essentielles qu’il faudrait apporter à notre régime démocratique ?

Nous poserons aujourd’hui un diagnostic, identifiant les vices rédhibitoires du système et quelques éléments de solution; nous poserons comme principe qu’aucune réforme de nos institutions démocratiques ne sera adéquate qui ne corrigera pas ces vices.

Pourquoi cette crise de confiance et cette désaffection? À cause de sept (7) vices ou carences graves de notre démocratie actuelle qu’il faudrait de toute urgence corriger, sans quoi cette démocratie n’en est pas une et ne vaut pas la peine qu’on cherche à en tirer parti.:

1 – La valeur nulle de tout engagement préélectoral;
2 – La marginalisation de l’Assemblée Nationale
3 – L’aliénation du citoyen de la chose publique
4 – Le biais médiatique qui déséquilibre le dispositif électoral.
5 – L’exclusion des »petits partis  » qui est un veto de fait à l’évolution de la pensée politique;
6 – La démarche à huis-clos de conception et de préparation des lois;
7 – L’absence de contrôle efficace du citoyen sur l’application des lois.

Au cours des jours qui suivront, nous verrons chaque jour l’une de ces sept (7) « imperfections » de notre régime démocratique actuel et proposerons pour chacune une ébauche de solution. Nous verrons ensuite les éléments pratiques du fonctionnement d’une démocratie ainsi renouvelée.

Je répondrai à toutes les questions. Si à la fin de cet exercice vous croyez que la solution est là, je vous demanderai votre aide pour que tous ensemble nous réussissions à ce qu’elle soit appliquée.
IMPLIQUEZ VOUS ! C’est urgent !

Pierre JC Allard

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