Nouvelle Societe

04-01-10

La fin de l’Âge du Labeur

Dans le sillage de la crise financière en marche et du chômage qui en découle, on voit poindre à nouveau maintenantles interrogations sur l’évolution de la main-d’œuvre qui réapparaissent de temps en temps et qu’on fait tout pour faire oublier.  Il faudrait peut-être, cette fois, faire le point avec lucidité. La révolution industrielle nous a apporté l’abondance… et le chômage.

Le chômâge qui vient de notre manque d’imagination pour réaffecter une RESSOURCE précieuse – la main-d’œuvre – à des tâches utiles, sans provoquer l’opposition féroce de ceux qui, par leur propriété du capital, ont la main mise sur la production, donc sur la richesse, donc sur la gouvernance.   Mais cette opposition n’est pas invincible… et n’est même pas inévitable… On est maintenant dans une économie tertiaire où le capital humain a la primauté sur le capital matériel.

Pas par quelque grandeur d’âme d’un quelconque providence, mais par la simple et rigoureuse logique de la rareté respective de ces deux facteurs et des contraintes techniques à leur appropriation.  C’est la logique du marché qui soumet le capital au travail. On doit en tirer les dix  (10) conclusions en sorite qui s’imposent, quant à un inévitable transformation de la nature et du rôle du travail dans la production.

1. Les emplois dans le secteur industriel doivent disparaître pour assurer la productivité: le travail de jadis, ce sont maintenant des machines qui le font et elles peuvent produire bien plus que nos besoins matériels l’exigent. La haute technologie ne créera qu’un nombre relativement minime d’emplois et, si un investissement en équipement n’est pas rentable, c’est le travail à vil prix des pays en voie de développement qui prend la relève.

2. Nous n’avons donc besoin que de moins en moins de travailleurs industriels. Ce dont nous avons besoin, désormais, c’est de produire plus de services dans les secteurs éducation, santé, culture, loisir, sécurité, communications, distribution, et d’assurer la gestion courante et le progrès de notre économie et de notre qualité de vie.

3. Même dans le tertiaire, les emplois répétitifs vont de plus en plus être confiés à des ordinateurs et la hausse de notre niveau de vie, qui découlera de la rationalisation du secteur industriel, rentabilisera la programmation de toute une gamme de services.

4. Les services « simples » qui ne seront pas programmés ne pourront offrir à court terme qu’une rémunération au niveau de subsistance ou plus bas; ils vaudront uniquement pour apporter un revenu d’appoint. Il en sera ainsi jusqu’à ce que le développement de l’éducation ait ouvert à la masse des travailleurs l’accès à la fourniture de services complexes et ceci prendra … disons quelque temps.

5. En attendant, le revenu découlant des services simples restera « au noir » et créera des problèmes croissants, jusqu’à ce qu’on ait la sagesse de le « blanchir », c’est-à-dire de le traiter comme un revenu d’appoint acceptable et accessible à tous, en parallèle à un emploi et à un paiement de transfert.

6. À moyen terme, tout ce qui peut être fait par une machine sera fait par une machine. Le plus tôt sera le mieux, car il n’y a rien d’évolutif à demander à un être humain un travail d’automate. Le travail digne d’un être humain, ce sont les fonctions de créativité, d’initiative et de relations humaines, celles que la machine ne peut pas fournir. Tous les emplois qui ne font pas appel à une ou plusieurs de ces trois (3) aptitudes fondamentalement humaines doivent disparaître et VONT disparaître. Toutes les fonctions et tâches qui ne consistent pas uniquement à appliquer ces aptitudes « inprogrammables » seront modifiées pour restreindre le travail humain  à celles-ci

7. Dans le domaine des activités inprogrammables, il y a un travail infini à faire, mais un emploi salarié traditionnel n’est pas le meilleur encadrement pour ce genre de travail. Les employeurs privilégient la substitution par des machines et la réduction des coûts plutôt que l’amélioration des services, tandis que la structure d’emploi empêche l’utilisateur, qui est seul capable de le faire, de contrôler les aspects essentiels de la qualité du service inprogrammable qui lui est rendu. Ce sont donc des travailleurs professionnels autonomes qui prendront peu à peu la relève des travailleurs salariés dans une structure d’emploi.

8. Quant à la masse des décideurs, à tous les niveaux de la structure de production, la tendance est claire vers de nouvelles modalités de relations de travail et de rémunération qui se rapprochent bien plus du travail autonome que de l’emploi traditionnel. Il restera toujours des salariés dans le secteur public – juges et ministres, par exemple – mais ce sera ceux dont on peut raisonnablement supposer que le salaire n’est qu’un aspect trivial de leur motivation. Pour l’immense majorité des travailleurs, la « job » est une structure désuète d’encadrement du travail.

9. Cessons donc de nous leurrer et d’agir comme si nous vivions une récession comme les autres et qu’on devait espérer que demain, l’année prochaine, ou dans 20 ans, ‘il y aura, comme avant, « une job steady et un bon boss » pour tout le monde. Nous ne vivons pas une récession, mais la phase finale, engagée depuis quelques décennies, d’une transition en marche depuis le début de la révolution industrielle.

10. Nous ne vivons pas une crise québécoise, mais une crise mondiale. Il y aura de moins en moins d’emplois, jusqu’à ce qu’il n’en reste que ce qu’il faut pour encadrer  avec souplesse et protéger une masse de travailleurs autonomes qui ne penseront pas dur labeur, sueur et corvée, mais recherche, reflexion et communications.

L’Âge du labeur est fini. L’avenir du travail, c’est le travailleur qui découvre qu’il est un entrepreneur.

Il manque un gouvernement qui ait le courage de faire ce qui doit être fait pour adapter la main-d’oeuvre à cette réalité.

Pierre JC Allard

Pour ceux qui lisent l’anglais et ont un peu de temps..Crisis and Beyond

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21-07-09

292 Quand l’argent ne vaut rien…

Filed under: Actualité,Auteur,lesensdesfaits — pierrejcallard @ 12:01
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Tous les chiffres de cet article sont faux; il a été écrit en 1998. Oubliez les chiffres, il faudrait ajouter des zéros et il resterait faux, car on ne sait plus vraiment combien il y a d’argent en circulation. Ce qui est plus vrai que jamais, c’est que le Roi est nu comme un ver… et que ce serait encore bien sympa d’avoir des jetons à s’échanger. Voici l’article, sans modifications.

***

Vous connaissez cette histoire du tailleur peu scrupuleux qui vend au Roi, à prix faramineux, un costume d’une étoffe superbe… mais invisible aux incompétents ? Comme prévu, tout le monde et le Roi lui-même s’extasient devant le tissu merveilleux – qui bien sûr n’existe pas – de sorte que le Roi parade devant ses sujets, supposément vêtu du costume magique mais en réalité nu comme un ver… jusqu’au moment où un enfant qui n’a pas d’emploi a perdre dise innocemment “le Roi est nu”, au grand dam du tailleur et à la courte honte des courtisans.

On me demande souvent quel est le talon d’Achille du système. Il est visible, totalement vulnérable, et il n’exige pas pour qu’on l’atteigne de violence ni de subtiles conspirations. Si vous pouvez regarder un billet de banque qu’on vous offre, vous esclaffer et ressentir profondément l’absurdité de faire quoi que ce soit pour ce bout de papier, vous avez fait la moitié du chemin vers le salut. Si un nombre significatif de gens en font de même, le Système vacille.

Si le consensus cesse, qui prête une valeur a USD$16 trillions d’argent virtuel sur la planète qui ne représentent rien – et qui peuvent devenir USD$ 17 trillions demain, par la volonté du FMI et des petits copains – le Système crève. Comme le Mark de 1932, le Peso argentin d’il y a dix ans et le Rouble de l’an dernier sont morts, quand on leur a dit qu’ils étaient nus. Mais attention! Faire crever le Système équivaudrait, pour nous tous, à scier la branche sur laquelle nous sommes assis. Avant de dire “le Roi est nu”, il faut penser à une solution de rechange.

La solution de rechange, c’est un autre médium d’échange. Quelque chose qui nous permette, à vous et à moi, de poursuivre la division des tâches qui est la base de la société en troquant votre travail contre le mien, le nôtre contre celui des autres et vice-versa. Quelque chose comme de l’argent… Mais seriez vous très étonné si on vous disait que le Système est TRÈS hostile à l’idée de quelque chose qui puisse être substitué à l’argent?

Beaucoup de gens essayent de temps en temps. On l’a tenté à Vancouver, à Kingston… Je vous donne la formule, mais, si vous tentez l’expérience, regardez bien des deux cotés avant de traverser la rue…

1. créez un Secrétariat et invitez tous les sans-emplois à s’inscrire (les autres aussi, d’ailleurs);

2 imprimez des “Crédits de solidarité” (CS) en précisant bien que ce n’est pas de l’argent et que ça ne vaut rien;

3 distribuez la liste des membres avec leur profession à chacun de vos membres;

4 distribuez aussi à chaque membre 100 CS identifiés à son nom ou par un numéro de code;

5. invitez vos membres à requérir les services des autres membres, les récompensant de 1 CS par heure de travail;

6. celui qui accepte des CS en récompense peut les échanger au Secrétariat pour des CS à son nom;

7. nul ne doit donner plus de 20 CS sans en accepter au moins un, ni en donner 50 de plus que ce qu’il a accepté;

8. celui qui ne respecte pas la règle ci-dessus est suspendu; on peut savoir qui l’est en téléphonant au Secrétariat;

9. les commerçants même non inscrits peuvent accepter un paiement total ou partiel en CS;

10. ces commerçants peuvent échanger ces CS au secrétariat et en obtenir à leur nom qu’ils pourront utiliser ou donner en primes.

Si on évalue le salaire moyen à 13 dollars l’heure, la distribution des CS à ses membres par le Secrétariat est l’équivalent de prêter 1 300 dollars chacun à tous les inscrits pour acheter les services des autres inscrits ou les biens des marchands qui acceptent de collaborer au projet. C’est leur prêter cette somme sur la garantie de leur capacité et de leur volonté de travail. La seule garantie qu’ils possèdent.

C’est une garantie dont le Système ne veut pas tenir compte. Pas seulement parce qu’il n’y a pas de “demande effective” pour les services que peuvent rendre les travailleurs sans emploi – (comprendre: ceux qui ont de l’argent ont déjà ces services et les autres, on s’en fout.) – mais, surtout, parce que permettre aux “pauvres” de payer ces services avec leur travail aurait un effet inflationniste et appauvrirait un peu les gras-dur du système.

Tout ce que chacun peut faire pour contrer cette mauvaise volonté du Système est un beau geste qui met à nu les “rois” qui nous exploitent. C’est aussi une épine au flanc de la Bête et donc un geste courageux. Pourquoi ceux qui peuvent le faire – comme les syndicats, par exemple – ne posent-ils pas ce geste qui créerait, sans aucune mise de fonds, un véritable Fonds de solidarité ?

Pierre JC Allard

05-07-09

276 Régler la crise financière

La crise actuelle suit son cours, avec une dissociation progressive entre l’économie réelle en voie de reconstruction et une économie monétaire qui continue son rêve-cauchemar éveillé. Plus de 9% de chômeurs déjà, aux USA, les autres pays à l’avenant et aucune raison pour que ca s’améliore, avant qu’une nouvelle structure du travail ne soit mise en place dont la pierre d’assise devra être une couverture de revenu-travail garanti.

Pendant que la crise du travail prend de l’ampleur dans le monde réel, à mesure que ferment les industries dont les modes de production ne sont plus adéquats et les entreprises de services qui en dépendent, la crise financière qui est là depuis 9 mois arrive à maturité. Tandis que les emplois disparaissent, les indices boursiers fluctuent selon les rumeurs que laissent filtrer le Tresor américain et autres autorités et l’on commence à estimer avec plus de précision le volume de cette masse monétaire qui ne vaut plus rien.

Il faut régler maintenant cette crise financière, car on ne peut maintenir une économie globale basée sur des échanges commerciaux sans une monnaie qui inspire confiance. On verra à l’automne comment le système s’y prendra pour régler cette question, mais il n’est pas interdit de voir comment il DEVRAIT s’y prendre, s’il existait un pouvoir mondial pouvant agir sans contraintes et ne pensant à rien d’autre qu’au bien de la population. On pourrait procéder alors selon les huit (8) règles suivantes.

1. Une monnaie, appelons la « V », est créée et émise sous l’autorité du FMI avec l’accord de tous les États membres.

2. Cette monnaie V a cours légal et est en circulation libre partout. À partir d’une valeur initiale de consensus, son taux de change aux diverses devises fluctue librement.

3. Les États, les institutions financières et les personnes physiques ou morales (corporations) peuvent se procurer un crédit en V à la hauteur des BIENS RÉELS dont ils transportent la propriété au FMI. Ils conservent l’usage de ces biens réels, mais perdent le droit de les aliéner.

4. Les États et entités paraétatiques sont invités à rembourser leur dette publique en l’imputant à leurs contribuables au prorata des actifs de chacun. Ainsi les États élargiront la masse des biens réels dont ils pourront transporter la propriété au FMI.

5. Les contribuables de chaque pays doivent acquitter immédiatement cette dette correspondant à une partie de la dette publique qui leur échoit. Ils pourront le faire, à la discrétion de leur État, en V, en monnaie nationale ou partie en V et partie en monnaie nationale et en transportant à l’État la propriété de biens réels dont ils conserveront l’usage.

6. À partir d’une date convenue, dans tous les pays, tous les salaires jusqu’à la hauteur de 5 fois le revenu moyen per capita et tous les paiements d’assistanat, incluant les pensions de vieillesse et les allocations de chômage, sont effectués exclusivement en V.

7. En sus des autres paiements en V qu’il peut recevoir, tout individu majeur a le droit, chaque jour ouvrable, d’obtenir de l’État la conversion en V d’une somme en monnaie nationale déterminée pas l’État présumée équivaloir à 1/250 du revenu annuel national moyen. Il n’y a pas de contrainte à la conversion de V en monnaies nationales

8. Toutes les autres obligations maintenant en vigueur et les futures transactions demeurent libellées et peuvent être acquitées en monnaies nationales, jusqu’à ce qu’en décide autrement l’Etat qui a juridiction sur leur exécution.

Je suis conscient que cette opération nécessite des changements au rôle du FMI et aux accords internationaux ; elle n’est pas facile à accepter ni à réaliser. 😐 Je suis conscient qu’elle exigerait un complément de détails et peut susciter des interrogations 🙂 Il est évident qu’il est impossible de fournir ce détails et de répondre à ces interrogations dans le cadre de cet article. Je suggère au lecteur de simplement y réfléchir. On en reparlera plus tard.

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Pierre JC Allard

23-06-09

264 Le GRAND EMPRUNT NATIONAL

Filed under: Actualité,Auteur,lesensdesfaits — pierrejcallard @ 12:01
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Le Président Nicolas Sarkozy nous annonce un GRAND EMPRUNT NATIONAL On pleure ou on se réjouit ? Comme vous voudrez, car non seulement vous n’y pouvez rien, mais il n’y a pas d’alternative. Songez que la planète Terre va aussi disparaître dans quelques milliards d’années. Vous voulez vous faire du mouron avec ça ?

En octobre dernier, quand la crise est venue et que la Federal Reserve Bank a « rassuré » les badauds en annonçant qu’elle prêterait des dollars en « quantité illimitée » aux banque centrales européennes, ceux qui savent lire entre les colones de chiffres ont compris que le dollar ne valait plus rien : il n’y a que du vide sidéral dont on peut disposer en quantité illimitée.

J’ai alors écrit qu’on résoudrait la crise financière en nationalisant les institutions financières et en remboursant la dette publique, ce qu’il ne fallait pas beaucoup de talent pour prévoir, mais un certain courage pour dire. La crise de la production, elle, serait résolue en remettant la clef des industries aux travailleurs et le malaise social en mettant la démocratie en veilleuse. Pas de mérite à ça, je le disais depuis 20 ans ! Ce plan suit son cours.

Les USA ont maintenant pris le contrôle de leurs institutions financières et refinanceront leur dette dès qu’ils auront testé in vivo la procédure. C’est pour ce test que la France va sans doute servir de cobaye. Vous voyez à quel point on nous fait confiance ?

Pourquoi cet emprunt ? Je vous engage à lire beaucoup sur le sujet, mais, en quelques phrases, voici ce qui se passe,

1. Il y a bien plus de monnaie en circulation que de biens à acheter. Certains disent 40 fois plus, ce qui signifierait que tout ce qui est exprimé en monnaie – vos fonds de retraite entre autres – vaudrait en termes réels 2,5% de sa valeur nominale. Inflation à craindre. Il y a des précédents. Très désagréable.

2. La moins désagréable des solutions est de faire disparaître cet « argent de trop » entre les mains de ceux dont on juge qu’ils en ont trop. On a ainsi vu s’égarer USD $ 9 trillions à la FRB même, vu saisir des milliards en petites coupures – des millions – à la frontière italienne et l’on sait que ce n’est que la pointe du iceberg. Simultanément, on lance la rumeur que la Corée du Nord imprime de faux billets… On fait ce qu’on peut.

3. Ceux qui en ont beaucoup, toutefois ne sont pas tous persuadés qu’ils en ont trop. Au lieu d’un affrontement brutal pour le leur prendre, on va donc le leur emprunter. Ceux des riches qui sont doués vont comprendre qu’on leur rend un grand service. Cet argent NE VAUT RIEN. S’ils cherchaient à l’utiliser, une inflation inouïe en réduirait la valeur à rien En le prêtant à l’État, ils le mettent en animation suspendue. Cet argent ne circulera plus et la monnaie gardera sa valeur nominale.

4. On leur rendra cet argent dans 20, 30 ou 50 ans. Une inflation – calculée exactement pour ça – n’aura préservé de cet argent, en valeur réelle, que la part qu’on aura voulu leur laisser de la richesse nationale; mais, durant ce temps, ils seront restés des « riches » et ils auront gardé le pouvoir. Ce qui est bien ce qu’on veut.

5. Ils souscriront donc à l’emprunt. On empruntera pour relancer l’économie, mais aussi pour substituer à la dette publique actuelle une nouvelle dette qui portera un intérêt moins lourd. Et si les bas de laine ne s’ouvraient pas… ? Ce serait bien bête, car une guerre ou une crise – une épidémie ? – justifierait qu’on aille chercher cet argent de toute façon.

6. Chaque Euro qui sera confié à l’État dans le cadre de cet emprunt diminuera la disparité entre la valeur du stock monétaire en circulation et celle des biens réels… réduisant d’autant l’inflation requise pour distribuer les pertes, rétablir l’équilibre et donc mater la crise. Quels génies sont nos dirigeants ! De toute façon, il ne peuvent se tromper, car c’est l’inflation qui ajustera tout et l’ajustement sera donc parfait.

Evidemment, en distribuant les pertes, chacun va jouer dur pour que ce soit le voisin et pas lui qui porte le chapeau. Mais ça, ce ne sera en rien différent de ce que l’on fait depuis toujours. On fera pour le mieux… Et les pauvres étant plus nombreux et plus braillards, ils y gagneront peut être même un peu !

Pierre JC Allard

23-05-09

On a égaré USD $ 9 000 000 000 000

Je ne me specialise pas dans le suivi des rumeurs. Quand on annonce l’équivalent politico-économique de la fin du monde, toutefois, il faut bien prêter attention. Une video circule actuellement sur You Tube qui, si elle n’est pas une pure contrefaçon, risqué de provoquer l’explosion quasi instantanée de la société américaine.

On pourrait l’occulter pour ne pas « créer de panique », mais cette video soutient une rumeur qui se propage sur le Web au rythme de 2 000 téléchargements à l’heure et que personne ne semble en mesure de nier. La question est maintenant d’ARRÊTER la panique. Je cherche présentement à en faite infirmer ou confirmer l’authenticité, mais, en attendant, vue son importance, je crois que cette video doit, sous toutes réserves, être rendue disponible au public français.

De quoi s’agit-il? On voit sur cette video, devant un comité du Senat américain, une inspectrice de la Banque Fédérale de Réserve des USA expliquant, plutôt mal que bien, que PERSONNE ne sait où sont passés neuf (9) TRILLIONS DE DOLLARS. USD $ 9 000 000 000 000. Évidemment, le montant est colossal, mais pourquoi cette admission de l’Inspecteur Sherman est-elle TELLEMENT grave ? Parce qu’il saute aux yeux que tout le monde s’en fout.

Le “bail out” des institutions financières américaines pour un montant cumulatif à ce jour de deux (2) trillions de dollars a ému le Senat, le Congres et la Maison Blanche… mais arrivent tout à coup ces neuf (9) trillions dont non seulement l’on ne sait pas où ils sont allés, mais dont on ne sait pas trop non plus d’où ils viennent… et la nouvelle est accueillie par un haussement d’épaule.

Personne ne les réclame. L’on se doutait déjà que l’argent ne valait plus grand chose, mais on constate tout à coup qu’il n’existe même pas, sauf comme une écriture dans les livres de la FED, car ces neuf trilliona n’apparaissent pas aux livres d’un quelconque débiteur ou créancier. On pourrait les effacer sans gêner personne. C’est sans doute ce qu’on a fait

Ce qui est grave, c’est que si ces 9 trillions de dollars sont imaginaires, le reste de l’argent peut l’être aussi. Or la FED est la banque de reserve. Les autres monnaies, comme l’Euro, ayant le dollar comme monnaie de réserve, le phénomène est global. L’argent dans votre compte en banque peut donc être aussi une pure creation de l’esprit. On savait que sa valeur reposait sur la confiance, mais la disparité entre ce qui dû et ce qui est là prouve que cette confiance a été trompée. Toute cette monnaie ne vaut rien.

A quoi peut-on s’attendre du citoyen ordinaire qui apprend que l’argent dans son compte de banque est une créance sur un débiteur insolvable ? Il n’est pas difficile de prévoir que, si le citoyen fait ce constat, sa reaction inmmédiate sera d’aller retirer tout ce qu’il peut de sa banque, d’acheter tous les biens ayant une valeur réelle sur lesquels il pourra mettre la main, de payer sa consommation en espèces aussi longtems que quelqu’un voudra bien accepter ces espèces et de se préparer au pire.

Peut-il y avoir pire que cette ruée sur le dollar mettant en évidence qu’il ne vaut rien ? Oui. Il y a les mesures d’urgence qui devront être prises pour assurer alors le fonctionnement de l’économie et qui equivaudront à la prise de contrôle complète au moins temporaire de l’économie par l’État. Si cette prise de contrôle avait été planifiée et était mise en vigueur calmement, parallèlement à l’émission d’une autre monnaie, ce serait une solution. Faite en catastrophe, elle ne peut être… qu’une catastrophe. Et seul pourra gérer cette catastrohe un gouvernement qui suspendra les libertés démocratiques.

Si cette video n’est qu’un canular, QU’ON LE DISE VITE ! Si, cependant, il y a là une once de vérité, il faut non seulement que le gouvernement le dise, mais qu’il intervienne AVANT la panique, la ruée sur les banques et tout ce qui s’ensuivra. Une bombe est là. La mèche est allumée. L’État – AUCUN ÉTAT – ne peut ignorer cette menace.

Pierre JC Allard

06-12-08

LES ÉLECTIONS 2008 AU QUÉBEC – 33 jours et 33 billets -32

Chaque jour un sujet de réflexion et des questions à se poser…

6 décembre (32/33)

DU PAREIL AU MÊME, MAIS…

Pourvu qu’il fasse beau et qu’il fasse doux ! Ce serait bien que les gens qui ont décidé que cette élection ne valait pas une minute d’attention, soit encouragés lundi par un soleil complice a aller s’exprimer. Un vote. Juste un petit vote…

Je suis de ceux qui ont dit. au début de cette campagne, qu’elle battrait sans doute tous les records d’abstention. Quand Jean et Pauline nous ont pondu des promesses-programmes en copiés-collés, ils ne nous ont donné aucune raison non plus de bondir d’enthousiasme. On pouvait parler de la fin de la politique, comme on a parlé de la fin de l’histoire : il n’y a qu’une bonne solution et on la connaît. Les fonctionnaires la connaissent.

Comment, vibrer au simple choix de celui qui l’appliquera, quand les deux prétendants nous ont donné de bonnes raisons de souhaiter que ce ne soit pas eux ? Puisque ce sera du pareil au même, votons QS pour affirmer une prise de position pour la solidarité ou, s’il n’y a pas en soi un Jaurès qui someille, votons Vert et posons un geste pour l’avenir…

Mais le complot d’Ottawa a changé la donne. Si Harper tient tant a un gouvernement majoritaire qu’il force des élections – avec cette grossière provocation de l’élimination des subsides aux partis politiques – et est prêt à se garantir cette majorité en avivant l’opposition entre le Québec et le ROC, au risque que ce pays craque comme un noix, il ne peut y avoir qu’une raison : ON PRÉPARE DES MESURES QUE SEULS ACCEPTERONT DE VOTER DES DÉPUTÉS PARFAITEMENT TENUS EN LAISSE.

On se prépare à nous enlever des droits acquis et a brimer des libertés que nous croyons indiscutables. La violence trop tranparente de la réaction de Gesca à la Coalition – qui risque de priver Harper de ce pouvoir olympien – ne laisse planer aucun doute.

Dans ce contexte, il est VITAL qu’il y ait à Québec un gouvernement qui puisse servir de point de ralliement contre ce coup de force qu’on nous prépare. Il ne s’agit plus de choisir entre Charest et Marois, mais entre un parti Libéral qui ne représente qu’un choix électoral et le PQ, qu’on peit aimer ou non, mais qui est une véritable structure d’encadrement populaire, avec des liens déjà établis avec les syndicats et les autres forces vives de la nation.

Une attaque concertée se prépare pour changer les règles du jeu social et ce n’est qu’autour du PQ que peut s’organiser une résistance. Cette résistance sera plus efficace si le PQ est au pouvoir au Québec ; autrement, on devra lutter a la fois contre les deux paliers de gouvernement et cette résistance n’aura pas la légalité que confère la présence à la tête d’un État. Une situation bien dangereuse, car on n’a pas encore bien saisi ce que sera cette crise.

Pierre JC Allard

05-12-08

LES ÉLECTIONS 2008 AU QUÉBEC – 33 jours et 33 billets -31

Chaque jour un sujet de réflexion et des questions à se poser…

5 décembre (31/33)

Attention, danger !

Pas un seul sondage depuis le débat des chefs. Or il n’est pas besoin d’être grand clerc pour deviner que les Libéraux d y ont perdu des plumes. Tiens donc ! On ne veut plus rien voir ? On a arrêté la vidéo de l’opinion publique en marche sur l’image de Charest triomphant. Le PQ vient donc de faire son propre sondage maison – lesquels sont généralement plus fiables que ceux des médias ! – et découvre que Marois est encore à la traîne de Charest par 5,5%, mais en avance sur le vote francophone, ce qui signifie que le gouvernement Charest majoritaire n’est plus une certitude.

Par la même occasion on apprend que Dumont est remonté de 12 à 17%, ce que sa performance au débat justifie amplement. En condamnant ce matin la stratégie de Harper – qui pour garantir sa réélection fait du Québec un bouc émissaire et fait ainsi plus pour la souveraineté du Québec que les deux derniers leaders du PQ réunis! – Mario pourrait prendre encore un ou deux points, lui permettant de garder quelques sièges et son statut de troisième parti.

Et tout ça avant même qu’on n’ait pu noter l’impact sur les sondages du psychodrame d’Ottawa. Parions que les Québécois, qui ont eu durant des années la présence d’esprit de garder l’Union Nationale à Québec face aux Libéraux d’Ottawa, puis celle de voter pour un gouvernement souverainiste ici, tout en s’assurant qu’un gouvernement fédéraliste là empêcherait qu’elle ne se produise, auront cette fois la bonne réaction de basculer vers le PQ socio-démocrate pour se prémunir des horreurs qu’un gouvernement Harper majoritaire pourrait tenter d’imposer.

Si cette saine réaction se produit, on pourrait espérer une fragile victoire du PQ. Un gouvernement minoritaire du PQ est notre meilleur choix. Un gouvernement majoritaire libéral serait le pire, non seulement à cause de la bonne volonté à faire porter le poids de la crise au monde ordinaire qu’on peut imaginer entre les deux partis qu’ont si vaillamment soutenus les hommes de Gesca, mais à cause aussi de la réaction du mode ordinaire à cette gestion de la crise au profit des riches.

Je suis assez vieux pour avoir vu le monde changer. L’oppression n’est plus une option facile. Les inégalités se maintiennent aujourd’hui chez-nous parce qu’on achète la complaisance des plus pauvres en leur donnant une pitance. Si une crise dérapait au point qu’on veuille les en priver, ne serait-ce qu’en réduisant un peu leur quote-part, on serait surpris en haut lieu de voir quelle agressivité a pu se développer au sein de la population.

Dieu nous préserve d’un duo Charest-Harper tous deux majoritaires.

Pierre JC Allard

04-12-08

LES ÉLECTIONS 2008 AU QUÉBEC – 33 jours et 33 billets -30

Chaque jour un sujet de réflexion et des questions à se poser…

4 décembre (30/33)

« Les Français sont des veaux » (C.de Gaulle)

Je ne me permettrais pas de le rappeller, si je ne m’en sentais pas partie prenante. Les médias de Gesca, La Presse en tête, ont lancé un campagne sans réserve contre les Coalitionnistes qui veulent en finir avec Harper. Non seulement tous les chroniqueurs ont été invités à monter à l’assaut, mais les blogues de Cyberpresse sont pleins de commentaires qui viennent en rajouter. Je mets sérieusement en doute l’authenticité de ces commentaires.

Ceux qui ont rassemblé cette milice – ou plus probablement la petite équipe de rédacteurs qui produisent ces messages de supposés blogueurs – ont négligé deux choses : a) celui qui commente ne le fait que bien rarement une seule fois ; les pseudos dans la blogosphère ont un petit air de déjà vu. Quand un survenant apparaît dont le pseudo n’évoque rien, une petite lumière clignote dans l’inconscient. Quand tous ces nouveaux inspirés défendent UNE OPINION QUI EST À L’ENCONTRE DE CELLE DE PRÈS DE 80% DES QUÉBÉCOIS, on se dit que quelque chose se passe… b) l’écriture du blogueur-type est truffée de coquilles et pas seulement par ignorance, surtout parce qu’on est pressé et que l’intendance de l’orthographe suivra… Or, ces nouveaux blogueurs ont un langtage bien plus châtié que la moyenne…

Il se passe quelque chose. Mon opinion est qu’un certain establishment – dont Gesca est l’outil et une partie significative du cerveau – appréhende l’arrivée au pouvoir d’une gauche qui, en cette période de crise, disposerait d’un auditoire réceptif pour introduire dans la société cette équité dont c’est le premier but de l’establishment de se prémunir. On a donc lancé cette opération de manipulation de l’opinion publique en deux volets :

Dans le reste du Canada, on parle du complot des « Three Quebeckers ». Ces êtres différents des Albertains, viscéralement enclins au crime dont on a tant accusé Obama, de vouloir redistribuer un peu la richesse. Au Québec, cette accusation ne conduit personne à l’échafaud ; on tient donc un autre langage. Un galimatias, de constitutionnalisme, d’ironie facile et de mensonges, pour tenter de convaincre les Québécois qu’il ne faut pas empêcher Harper de gouverner a droite ce pays dont les DEUX TIERS DES ÉLECTEURS SOUHAITENT QU’iL LE SOIT AVEC INTELLIGENCE DE LA SITUATION. Ils pensent vraiment que les Québécois sont des veaux.

Pourquoi en parler dans ce billet consacré à nos élections provinciales ? Parce que c’est un même combat. Pendant que Harper continue sa provocation pour obtenir un autre scrutin dont il tirera enfin sa majorité – en faisant une campagne anti-Québec – il devient impérieux que nous, les provinciaux, nous donnions un gouvernement pour maintenir ici nos acquis sociaux.

C’est le moment de tout faire et de conclure toutes les alliances possibles pour que Charest ne soit pas élu. « Libéral », c’est le nom qu’on donne à un Conservateur au Québec. Harper à Ottawa et Charest à Québec, nous seront des veaux et ce sera l’abattoir

Pierre JC Allard

03-12-08

LES ÉLECTIONS 2008 AU QUÉBEC – 33 jours et 33 billets -29

Chaque jour un sujet de réflexion et des questions à se poser…

3 décembre (29/33)

Les priorités

Le brouhaha à Ottawa remet en perspective les conséquences du choix électoral qui sera fait au Québec. On voit d’entrée de jeu que les pouvoirs n’y sont pas pour agir sur la composante monétaire qui est au cœur de la crise. Le Québec sur ce plan n’est pas un gouvernement, seulement un gros ponte, comme une multinationale qui gère des milliards, mais doit s’en remettre à son pouvoir de persuasion pour obtenir le cadre législatif et règlementaire qu’elle juge souhaitable.

Une sérieuse limitation de sa gouvernance qui semble apporter de l’eau au moulin indépendantiste… jusqu’à ce qu’on regarde les choses d’un peu plus près, pour constater que le système monétaire international, par un réseau dense d’accords et de non-dits, est devenu indépendant du pouvoir politique, sauf peut-être celui des USA auquel il n’obéit pas tant qu’il en phagocyte les éléments. Les mesures que peut prendre le gouvernement canadien sont elles-mêmes bien limitées.

En fait, ce n’est pas sur la crise que peut agir le gouvernement du Québec, mais sur les effets de la crise sur les Québécois. De sorte que ce que tous les partis au Québec proposent – saupoudrer des subsides pour créer des emploi – a le démérite de l’approche Paulson aux USA, qui donne de l’argent aux institutions financières en espérant qu’elles le prêteront et que les roues se remettront à tourner. Elles le feront… quand les intermédiaires se seront servis.

La première chose que doit faire le gouvernement de Québec, c’est de s’assurer que TOUS LES PAIEMENTS DE TRANSFERT (pensions, allocations familiales, prestations pour chômage, bien-être, etc ) sont finement indéxés mensuellement pour protéger les citoyens qui touchent ces paiements et qui seraient autrement les premières victimes de la crise. Cette indexation n’est possible que si le principe de solidarité est reconnu qui augmentera automatiquement les taxes directes pour que soient perçus les montants nécessaires pour en compenser les coûts.

La deuxieme est de garantir les obligations de toutes les institutions financières qui relèvent du gouvernement de Québec. Cette garantie, toutefois, ne sera jamais un don, mais un prêt à l’institution, et l’institution qui devra y recourir sera en tutelle de l’État jusqu’à ce que le prêt ait été entièrement remboursé.

La troisième est l’exécution accélérée des travaux d’infrastructure, sous l’égide d’une corporation autonome qui empruntera de l’État – remboursable en 30 ans – mais pourra aussi conclure ses propres ententes avec le secteur privé, afin qu’une part des frais en soit éventuellement assumée par les utilisateurs. Libre à l’État, quand viendront des jours meilleurs, de « re-nationaliser » ces services et de les rendre gratuits pour tous.

Pierre JC Allard

02-12-08

LES ÉLECTIONS 2008 AU QUÉBEC – 33 jours et 33 billets -28

Chaque jour un sujet de réflexion et des questions à se poser…

2 décembre (28/33)

Les Anticomplotistes

Tout n’a pas commencé avec la chute des tours du World Trade Center le « 911 », mais c’est à partir de là que c’est devenu très grave. Il y a toujours eu des gens pour penser que l’explosion du « Maine », le bombardement de Pearl Harbour, le soin qu’on a mis a ce que Hess ne raconte jamais son histoire et mille autre faits pouvaient cacher autre chose. Pour chacun qui l’a pensé, il y a eu quelqu’un pour dire « paranoia ! ».

A chaque complot vrai ou présumé, il y a ceux qui y croient… et ceux qui n’y croient pas. Il y a toujours eu des gens naïfs qui croient à toutes les rumeurs de complots… et d’autre encore plus naïfs qui pensent qu’il n’y a jamais de complots : les « anticomplotistes ». A partir d’un certain seuil, l’anticomplotisme est une forme de stupidité.

Une stupidité, car dès que deux personnes qui visent un but arriment leurs actions et font en sorte que les autres ne le sachent pas, il y a un complot. Toutes les transaction d’affaires sont des complots. Toutes les stratégies sont des complots. La plupart des rendez-vous galants sont des complots et ce qu’on en dit dans les « powder rooms » en est bien souvent d’autres…

Penser que les partis politiques relatent des faits véridiques et les commentent en toute franchise, sans autre but que le bien du peuple, est d’une naïveté qui confine à la stupidité. Croire que quoi que ce soit qu’on nous dit est bien « toute la vérité et rien que la vérité » est une faiblesse de jocrisse. Je suis donc un peu las de voir des gens qu’on souhaiterait plus doués ou moins hypocrites, déchirer leurs vêtements d’indignation quand on leur dit que la crise financière actuelle est un complot.

Elle n’est pas un complot parce qu’elle n’est pas pas bien réelle, mais parce qu’elle n’a pas eu les causes qu’on nous dit et mènera encore moins aux conséquences qu’on nous annonce. Elle est un complot parce que tout ce qui bouge dans l’univers politico-financier ne cherche pas à la regler, mais à en tirer parti pour ses propres intérêts.

Cela vaut aussi pour ceux chez-nous qui proposent des solutions à la crise, en en disant le moins possible sur les moyens qu’ils prendront pour la résoudre, ce qui leur donne la plus grande liberté de manœuvre pour danser ça en tango quand vous vous serez jeté dans leur bras. Un pas en arrière aussi souvent qu’un pas en avant… et vous coller de très près.

Ne croyez pas trop que vos partenaires vous aiment. Le tango a été d »abord une danse de voyous. Regardez votre danseur mondain dans les yeux : vous verrez « complot » au fond de sa prunelle.

Pierre JC Allard

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