Nouvelle Societe

11-11-15

Marx, Asimov, Orwell… le sceau des prophètes laïques

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 1:19

 

 

 

De Jonas, David, Elie, Jeremie – enchâssés dans la Bible – aux « preachers » juchés sur leurs boîtes à savon de Hyde Park Corner, le monde n’a jamais manqué de grands prophètes, ni de diseuses de bonne aventure.  Heureusement, car n’est-il pas évident que tout ce qui sera est en germe dans ce qui est, et que, si on regarde bien on verra tout… ? Alors, depuis toujours, on prédit et on « prophétise…. »

Les Chinois s’inspiraient des écailles de tortue, les Romains des entrailles des victimes, puis on a fait co-signer les « scoops » par des Nostradamus ou par Dieu lui-même sous divers pseudos, en attendant que la Science prenne sa place. Quand ce fut fait, on put laisser sortir enfin les futurologues : les prophètes laïques dont nous suivons les oracles.

Instructives leurs prophéties ? Il y a eu des bides amusants, ; comme quand Simon Newcombe, le polymath le mieux coté de son époque, a dit qu’avec les moyens disponibles le plus lourd que l’air ne pourrait jamais voler… alors que l’appareil des frères Wright était pratiquement au décollage…. ! Quelques mauvaises notes, donc, mais, généralement on a assez bien vu venir Côté science et techno, s’entend, car quand on a lu les feuilles de thé pour la politique on s’est surtout gouré. Tyrannie, démocratie…. La boule de cristal est souvent restée opaque, même pour les tendances lourdes.

Qui aurait pu prédire, par exemple, que les USA, pays fondé par des déracinés contestataires, s’en tiendrait à une seule constitution durant des siècles, alors qu’un pays de vieille civilisation comme le France épuiserait trois (3) monarchies, deux (2) empires et cinq (5) républiques, en plus des singularités de type Directoire, Consulat et Etat Français ?

Cela dit il y a eu d’étonnants prophètes. Marx, bien sûr, mais aussi Alvin Tofler qui, dans Le choc du Futur, a prédit à peu près tout. Des visionnaires comme Asimov qui, non seulement a dit son mot sur toute l’épopée humaine, mais en a parfois décrit des aspects avec un luxe de détails digne d’un pro. Ainsi, dans Fondation, quand il nous montre comment, en manipulant les variables culturelles et économiques, un État sagace peut triompher d’un rival militairement plus puissant. Un manuel pour la Guerre Froide….

Personne plus étonnant que Orwell, toutefois, qu’on peut voir pout l’instant comme le sceau des prophètes laiques, puisqu’il a décrit, dans « 1984  » – publié en 1949 – le monde tripolaire qui est à s’organiser aujourd’hui sous nos yeux !

Quel monde ? Celui de trois (3) super-états, ostentatoirement commis à des guerres sans victoire possible – ni même vraiment voulue ! – puisque chacun dirigé pas par sa propre oligarchie, a pour but premier de garder son pouvoi intact et perenne dans une lutte incessante contre … sa propre population !  Les conflits avec les ennemis apparents ne sont là que pour la frime. Chacun, en alternance, peut donc s’opposer aux deux autres, dans le cadre d’alliances en continuel changement. … qui ne sont que des simulacres,

Oceania, Eurasia, Eastasia…. . Les entités politiques que présente Orwell sont si vastes qu’elles ne peuvent être conquises et occupées, faisant de la connivence larvée de chacune une donnée incontournable de la stratégies de l’oligarchie des deux autres. Peut-on ne pas y voir l’Amérique, la Chine et la Russie, cherchant elles aussi l’équilibre global dans un état de « non-guerre » …. mais de rivalité musclée permanente ?

Une rivalité favorable à une dynamique de commerce et d’amusantes intrigues byzantines, pour le plaisir et l’enrichissement du 0,0001%, des mortels, une caste de milliardaires présente chez chacun des Trois Grands. L’Inde et le Japon sont la, en réserve du futur, se faisant – ou ne se faisant pas – un destin pour demain, mais qu’ils devront arracher de ceux déjà bien en place. L’Afrique et l’Islamie sont des territoires destinés au chaos, propices aux aventures et aux grandes ambitions chères à Kipling. « East of Suezwhere the best is like the worst. Where there aren’t no Ten Commandments and a man can raise a thirst… »

Que manque-t-il à notre monde pour qu’il réalise la prophétie orwellienne ? D’abord que l’U.E se détache de l’Amérique et fusionne avec la Russie pour donner à Eurasia  le poids économique qui en fera une entité au moins égale aux deux autres. Ensuite, que toute prétention à une gouvernance démocratique s’estompe pour faire place au fascisme collégial ou dictatorial qui est la gouvernance que laisse supposer Orwell.

Est-ce l’avenir que nous voulons ? Bien sûr que non ! Mais voyons-nous des signes tangibles d’une résistance des individus à cette évolution ? Si l’on ne s’insurge pas contre l’anéantissement progressif de toute référence concrète a la volonté populaire pour déterminer les orientation de nos société, n’est-il pas évident que les vestiges quasi parodiques de démocratie qui subsistent seront très bientôt supprimés ?

Seul un changement de la finalité que nous voulons donner à l’existence humaine empêchera que se réalise la prophétie d’Orwell. J’en parlerai dans mon prochain article.

 

Pierre JC Allard

 

02-11-15

Le nouveau « Nouvel Ordre Mondial »

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 3:49

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Tout vient de basculer le 7 octobre. Et on n’a pas fini d’avoir les après-secousses du séisme.. Il y a bien 20 ans – 30 ou 40 avec les préliminaires, selon les écoles – qu’on était à tricoter un « Ordre nouveau » à la sauce des néo-cons americains, et tout ca paraissait bien ficelé. On ne se demandait plus comment éviter la dépravation, mais comment on supporterait l’expérience … et comment on finirait un jour par s’en sortir….. J’ai passé des années de ma vie à y penser…. Puis patatras !

Le NWO vient de s’effondrer. Mais peut-on dire « patatras ! » quand c’est la catastrophe qui se déconstruit ? « Exultate !  » ou « Alleluia  » ne seraient-ils plus appropriés ! …Tout se complotait depuis longtemps, mais tout asemblé commencer en fin de matinée, quand un général russe s‘est arrêté a la mission américaine à Damas pour dire « en passant » (les joueurs d’echecs apprécieront J) que l’aviation russe, prendrait dans une heure le contrôle de l’espace aérien syrien à l’invitation du gouvernement légitime de la Syrie… et que les femmes, les enfants et les Americains auraient intérêt a aller se planquer en lieu sûr.Je suis persuadé que tout çà a été dit très poliment – mais fermement – et l’Américain de garde n’a pas protesté…. car le Russe était parti ; son chauffeur l’attendait et les bombardiers russes étaient déjà en vol… Fin de 70 ans d’hégémonie insolente américaine …. Fin de l’humiliation récurrente des Russes et de tous les autres.

Ne pas répondre était coucher le roi. Il a suffi ensuite de quelques salves à partir de la Caspienne pour qu’il devienne EVIDENT que ce n’était pas un bluff : la main avait passé. LISEZ EN LIEN L’ARTICLE DE ROMAN GAREV On ne peut mieux le dire.

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/une-seule-salve-russe-de-la-mer-172794

Il faut comprendre que quand on peut faire de tout navire en mer un pigeon sur une branche, il ne s’agit pas seulement d’un avantage décisif au combat même. Le point crucial est que cette totale vulnérabilité des bâtiments en mer rend impossible une invasion entre continents. 

Rien ne passe plus indemne quelques kilometres d’océan, et tout sera désormais comme si les deux (2) hémisphères de ce notre planète étaient des planètes séparées. C’est assez pour que s’établisse un « ordre mondial » bien différent de celui que l’on avait prévu.

Ce sera un nouveau Nouvel Ordre Mondial, qui reposera sur la coexistence de ces deux (2) hémisphères, lesquels seront en état d’émulation plutôt que de conflit ouvert.  Et chacun aura ses forces et ses faiblesses… qui dépendront de cette nouvelle situation

En Amérique, seuls les fanas dépassés rêveront d’une hégémonie globale. Le défi réel deviendra, pour la classe dominante anglo-saxonne, de maintenir sa position de force dans un continent qui DEVRA être solidaire et uni – car il deviendra son seul espace de réalisation – alors qu’il se transformera démographiquement pour devenir essentiellement LATIN.

La rivalité interne sera culturelle. Si Anglos et Latins collaborent, le temps jouera pour l’Amérique, dans sa relation avec les autres puissances globales. S’ils ne fusionnent pas, elle ne pourra pas utiliser correctement ses atouts et deviendra en position de faiblesse face au reste du monde .

L’Amérique est déjà – et sera de plus en plus – en position de faiblesse militaire en ce monde. Elle devra renoncer à la force et continuer la guerre « par d’autres moyens ».  Quels sont ces moyens à la Clausewitz ?

Ces moyens, pour l’Amérique sont : 1 : Son ascendant culturel fondé sur la préponderance de la langue anglaise et sa position dominante dans les sciences et les techniques. 2 : Son contrôle des outils financiers en place, qui lui donnera un atout majeur, aussi longtemps que les ‘Autres’ ne s’en seront pas affranchis…. ce qui, toutefois, ne devrait pas tarder. 3 : Son expérience inégalée pour gérer le corruption, et fomenter et instrumenter la zizanie chez ses concurrents.

Le « vieux continent », pour sa part, devra relever le défi de l’inévitable rivalité ente les deux (2) super-puissances (Chine et Russie) qui devront s’y accommoder, tout en prévoyant un certain respect pour les autre cultures voisines – Inde, Japon, Islam, Afrique – que le destin facétieux leur a imposées.

Leur contiguïté devrait suffire à convaincre la Chine comme la Russie de vouloir maintenir une supériorité mlitaire. C’est une motivation que n’aura pas l’Amérique – isolée et isolationniste – qui devrait normalement évoluer vers un rôle d ‘arbitrage, un effort pour garder la « balance du pouvoir » en conservant une attitude pacifiste.

Faut-il s’étonner de cette évolution inattendue des rôles des protagonistes, l’Amérique allant vers une politique pacifiste et mettant l’accent sur la primauté de son impact culturel, pendant que Chine et Russie (probablement devenue Eurasie) s’affrontent avec pugnacité ? Je crois que cette évolution découle INÉVITABLEMENT du nouveau rapport de forces entre nations, quand la mer devient infranchissable… comme elle l’est devenue de facto le 7 octobre.

Naturellement, ce n’est qu’une hypothèse que les choses ainsi, Les plans des souris et des hommes… sont bien fagiles… Mais si Donald Trump, contre tout attente raisonnable, accédait à la Présidence des USA, j’en serais conforté dans l’opinion que l’Amérique va dorénavant renoncer à la force brute et va plutôt continuer par d’autres moyens la guerre pour défendre son hégémonie … Hollywood, corruption et zizanie, plutôt que ces mercenaires qui se font botter le derrière tous azimuts ? On verra bien…. Très bientôt

Pierre JC Allard

27-10-15

Inquisition made in USA

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 11:39

 
 

Si quelqu’un n’était pas encore convaincu que les Américains – qui viennent de bombarder un hôpital en Afghanistan et fuient comme des lapins quand les forces Russes interviennent en Syrie – n’ont plus l’autorité morale de diriger l’Occident, le spectacle répugnant du Comité Benghazi l’en aura certainement persuadé.

De quoi s’agit-il ? Une brochette de grosses pointures du Parti Républicains au Senat des USA se sont acharnées hier sur Hillary Clinton, candidate en instance de confirmation du Parti Démocrate à la présidence des USA. Le but ? La discréditer dans son rôle de ci-devant Secrétaire d’État de Barack Obama et, à ce titre, ultime autorité de la diplomatie américaine à l’époque du gênant cafouillage de Benghazi en Libye il y a quelques années.

Le cafouillage, c’est la mort d’un ambassadeur US, tué alors dans un coup de force contre la mission américaine du dit lieu, par on ne sait trop lequel des nombreux groupes terroristes qui y ont alors proliféré dans la foulés du chaos créé en Libye par l’intervention criminelle de l’Otan pour démettre et supprimer Kadhafi.

https://nouvellesociete.wordpress.com/2011/10/30/100-jours-apres-la-libye-des-mefaits/

De cette mission, de son rôle, de son sort et des événement eux-mêmes, tout est déjà connu ad nauseam de ceux que ca intéresse : il y a eu, à ce jour, huit (8) enquëtes sur ce sujet ! Pourquoi une autre enquète ? Juste une autre escarmouche pour tenter de biaiser l’opinion publique et se vautrer dans le cloaque médiatique qui dissimule aux USA le vide abyssale de toute pensée politique. Car n’y a qu’UNE politique aux USA:celle de l »establishmnet financier. Ce qui est en jeu. en politique, c’est la clique qui aura le privilège de l’appliquer.

 Aucune surprise, donc, si hier, devant ce Comité Benghazi, aucune question n’a été éposée à Hillary Clinton à laquelle elle n’eut déjà répondu dix fois plutôt qu’une. Une cohorte d’inquisiteurs au front très bas se sont seulement succédés pendant 13 heures pour tenter d’arracher des aveux – de Dieu seul sait quoi ! – à une sexagénaire dont le seul tort est de ne pas partager les mêmes intérêts partisans que ses tortionnaires.

Adoptant le style des interrogatoires brutaux et sans finesse de l’hyper-populaire émission « Law and Order » qui abêtit les Américains depuis des années, ceux-ci – (dont une certain Jordan dont l’Histoire n’aura sans doute jamais aucune autre raison de garder le nom en pied-de-page) ont procédé à une pure séquence d’insultes et de brimades … et avec une totale et grossièrement évidente mauvaise foi. 

Cette « enquête » ne nous aura certes rien appris sur les événements de Benghazi. L’Important, dans ce qui s’est passé hier, n’est donc pas le contenu : c’est la manière…. Un présumé criminel aurait – en principes – reçu la protection de la Justice contre de genre de traitement, mais en politique américaine tout n’est-il pas permis ? 

Ne pas penser, surtout, que je sois à faire l’apologie des Démocrates ou de la candidate Clinton. J’incline a penser que seules les circonstances ont distribué ici les rôles de victime et de bourreaux. Le scénario de la politique américaine est celui de scorpions dans une bouteille, ou mieux, de bébés visons s’entre-dévorant : une des scènes les plus horribles que la nature nous laisse voir.

Avec cette Enquête Benghazi, on est dans la pure tradition du McCarthyisme. Le fascisme primaire n’est jamais bien loin dans la panoplie des choix qui hantent la psyché collective américaine…. Hillary, c’est l’Inquisition soft…Mais c’est une facon de pensée. On peut faire mieux (pire). Guantanamo et ses dérives est toujours une option bien présente d’exercer le pouvoir.

https://nouvellesociete.wordpress.com/2015/06/05/omar-khadr-lenfant-martyr-de-lislam-qui-est-a-vaincre-les-us/

En Europe, ce n’est pas le cas. Pas encore. Imaginez-vous Marine Le Pen, cuisinée pendant 13 heures devant les cameras de télévision par un « Comité » de sbires du PS et de l’UMP… ? Une meute conduite par Valls, par exemple, à qui on aurait fait renifler une goutte du sang de Dieudonné… C’est pour ça que je préfère voir les Russes plutôt que les Américains à Damas.

Nous avons encore en France, heureusement, une autre idée de la démocratie. Soyons vigilants pour qu’elle ne nous soit pas enlevée, par dol ou violence…. ou par simple inadvertance.  On a prêté à Clemenceau, Oscar Wilde, Sacha Guitry et même à Einstein, cette fameuse boutade disant que les USA étaient allés de la barbarie à la décadence sans vraiment passer par la civilisation ou du moins s’y attarder

Pour ma part, je pense que cette idée germe spontanément dans l’esprit de quiconque connaît l’Histoire des USA et réfléchit un peu…. Ce serait peut-être un grand jour pour bien des peuples du monde si, ayant construit autour des USA ce grand mur dont parle tant Donald Trump, les Américains s’y enfermaient et perdaient la clef.

Pierre JC Allard

11-10-15

Au-delà de la Syrie et du FN. La révolte des « sans-dessein »

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 4:37

 
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On dénonce beaucoup, avec pertinence, les libertés que prend la France de Hollande avec le droit international, en allant bombarder en Syrie les forces du gouvernement syrien légitime qui n’a pas l’heur de lui plaire. Quand on cède à ces sautes d’humeur. que reste-t-il, en effet, autre qu’un rapport de force, pour régler les différends entre Etats ?

Selon la déclaration de la déléguée russe M.Zakharova, les frappes françaises en Syrie peuvent être considérées comme la « destruction du droit international au vu et au su de la communauté internationale ». Elle a bien raison…

Après l’Irak, l’Afghanistan, la Libye, voici la Syrie, agressée pour des raisons frivoles ou mensongère, et s’ajoutant à la longue liste des interventions militaires discrétionnaires des USA que rien n’a jamais justifiées que leur appétit prédateur. il faut être bien jocrisse, pout croire qu’il existe encore une quelconque règle de droit qui s’applique aux relations internationales.

A quelle ràgle obéit donc maintenent la France ? Un petit commentaire de Njama, sur un article de Rakoski du 29 septembre nous éclaire, rappelant qu’aux termes du Code de la défense (art. L. 1111-1), le Président de la Republique a, « en tout temps et toutes circonstances », le pouvoir de décider des actions des forces armées françaises à l’étranger…

ET voilà ! Contrôle législatif  ? Depuis 2008, un simple avis dans les 4 mois de l’intervention. C’est bien plus de temps qu’il n’en a fallu pour détruire la Libye…

https://nouvellesociete.wordpress.com/2011/10/30/100-jours-apres-la-libye-des-mefaits/ 

Autres contrôles? Néant… La France entre en guerre comme au temps de Louis XIV et elle le fait à mal escient. La France, dans le monde, a pris le parti du Mal. Comme, en France même, sa gouvernance a pris le parti de l’injustice. Le parti des exploiteurs, du 0,0001% qui possède tout contre tous les autres.

La France, dans le monde, a pris le parti du Mal. Le parti des USA. Il fut un temps où l’on pouvait de bonne foi hésiter, croire que les mots « démocratie », « liberté» et autres plates grandiloquences, pouvaient justifier les 92 agressions commises par l’Amérique depuis seulement 50 ans, s’ajoutant à l’extermination de ses autochtones et à son soutien de l’esclavage. Mais il n’y a plus de doutes. L’Amerique est le Mal.

Ceux que n’a pas convaincus le dernier crime de guerre des Américains, ciblant cet hôpital des Médecins sans frontières au nord de l’Afghanistan, ne méritent plus qu’on leur parle, mais doivent leur être associés dans une même définitive réprobation. Comme le tissu hygiénique doit accompagner à l’égout ce qu’il enveloppe et voudrait cacher.

On a fait de nous, et de chacun qui ne proteste pas et ne se dissocie pas de la politique française actuelle, un complice du Mal. Nous sommes les alliés du Mal. Je crois que nous n’en sommes pas fiers…. Et c’est très grave.

On a aujourd’hui toutes les raisons de désespérer, de la France, du Système, de la démocratie, des État de droits et de l’état du monde n’est-ce pas ? Mais y pouvons-nous quoi que ce soit ? Croyons-nous y pouvoir quoi que ce soit ? 

Le plus grave problème, aujourd’hui, n’est pas que tout ce qui est bien soit battu en brèche; le plus grave problème, c’est notre résignation à ce naufrage qui nous laisse sans respect de nous-mêmes, sans espoir, sans grand dessein pour nous ou l’humanité… ON A FAIT DE NOUS DES SANS DESSEIN… Nous laissant avec ce remord lancinant – que nous ne nous avouons pas toujours – d’être par faiblesse les complices du mal.

Nous sommes, et nous SAVONS que nous sommes, complices de la violence en Syrie, de la misère en Inde… et de l’injustice croissante entre nous, que nous encourageons de tous nos gestes par cette fringale pathologique de POSSEDER dont on a fait le but ultime de l’existence.

RIEN ne peut nous sauver de ce remord et de notre INSIGNIFIANCE, si nous ne comprenons pas que posséder NE PEUT PAS être le but de la vie. 

Or,cette prise de conscience est individuelle. En attendant d’y avoir accès, chacun des « sans-dessein » que nous sommes tous en puissance se cherche une raison de vivre… Quand il vit cette prise de conscience sans trouver cette raison, son mal d’être fait de lui un ennemi de la société que nous connaissons. Une société dont il peut conclure qu’elle l’a « damné »….

Ne cherchez pas ailleurs le pourquoi de toutes ces défections « inexplicables » des jeunes vers l’Etat Islamique. Les « sans-desseins » se cherchent un sens.

Mais attention ! Si les « sans-desseins » deviennent vraiment mécontents et sont tout a coup motivés davantage par leur haine du système que par un amour pour l’une ou l’autre des alternatives qu’on pourrait y substituer,la situation de résignation qui permet l’exploitation de presque tous par quelques-uns se transforme. Il pousse des crocs au Dr Jekyll… 

Le Système – invincible contre une opposition organisée – est sans défense contre l’individu qui ne veut que le détruire. Pourquoi ? 

D’abord, parce que l’individu qui n’affiche pas un intérêt personnel apparait irrationnel ; il n’est donc pas prévisible, ne peut être identifié que par hasard et reste donc longtemps indécelable, introuvable. 

C’est le cas Unabomber. 

https://nouvellesociete.wordpress.com/2011/06/26/quand-lindividu-se-fache-2/

Ensuite, parce que la technique moderne met désormaisis des moyens inouïs entre les mains de ces mécontents. Une poignée d’individus peuvent stopper le pays tout entier sans se concerter, sans même se connaitre. Toute action peut découler d’un mot d’ordre lancé à la cantonade et être exécutée par quiconque le veut, et croit en avoir la capacité et bénéficier de circonstances favorables pour la mener à terme.

Le plus grand danger qui nous menace aujourd’hui est qu’on peut faire une ‘gestion par objectifs’ d’une entreprise irrationnelle de destruction massive de la société ! Et il ne faut pas un génie du mal pour le faire…. N’importe qui, hélas, peut faire sa part pour détruire un mécanisme essentiel d’un sociétéa que sa complexite rend infiniment fragile.1

Rien ne peut protéger la société des conséquences d’une « révolte des ‘sans-dessein » devenant malveillants, si ce n’est la propre conscience morale de l’individu lui-même. Le salut est dans la résurgence d’une vraie moralité, avec l’émergence d’un nouveau paradigme – qui soit l’antithèse du Darwinisme et du modèle politique libéral – qui ne nous dresse pas les uns contre les autres, mais valorise la collaboration.

L’ennemi de chacun n’est pas son prochain, mais ses propres limites et ses propres limitations. La concurrence est la rage de dents d’une société infantile. Le but de vivre en société, c’est de faire ensemble ce que nous ne pouvons faire seuls. L’Homme ne peut avoir d’autre but que de créer l’Humanité.

Si on ne prend pas ainsi rapidementt le parti du Bien, nous nous créerons bien des malheurs.

Pierre JC Allard 

20-09-15

Nouvelle Gouvernance… en direct

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 1:06

 

 

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Cet article aborde la question, que je crois prioritaire, d’une nouvelle forme de gouvernance pour remplacer celle que nous avons et qui n’inspire plus confiance, pour des raisons dont j’ai maintes fois traité. Bien d’autres en ont traité aussi, d’ailleurs, et je ne reprendrai donc pas pas ici cet argumentaire. Cet article étant plus dense que ceux que je publie généralement sur ce site, j’en numérote les paragraphes. Les idées des trois (3) premiers n’ont rien original. Ils ne servent que de préambule que je crois consensuel

1. Une société est un ensemble d’individus en interactions. L’individu en société est libre, sous réserve du respect de la liberté des autres et du pouvoir qu’il consent, de bon ou mauvais gré, à quiconque exerce une autorité sur la collectivité – tribu, clan, État… – à laquelle il appartient de fait. La gouvernance est l’expression du pouvoir de cette autorité ; elle encadre les activités de l’individu en société et fonctionne selon des règles, parfois implicites, d’ingénierie politique

2. L’« ingénierie politique » débute par l’appréhension d’une réalité sociétale et l’énoncé d’hypothèses concernant son évolution, la détermination d’objectifs pour l’orienter et l’acceptation de critères pour en juger de la valeur. Elle se poursuit par des efforts de planification et la mise en place de lois et règlements, ainsi que de mesures au besoin coercitives en assurant l’application. Son domaine est traditionnellement décrit comme celui des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire.

3. Les tâches d’ingénierie politique sont réparties entre décideurs et simples exécutants, les uns comme les autres pouvant être des acteurs permanents, temporaires, occasionnels, élus, nommés, co-optés, ou accédant à leur poste par droit divin ou coutumier. Ils sont identifiés par des titres reflétant parfois – mais pas toujours – leurs fonctions ou leur statut. Dans l’aire de ce qu’on peut appeler « les démocraties à l’occidentale », on a surtout : a) des ÉLUS, mandatés par le peuple pour déterminer une politique globale et donner les ordres et instructions, et b) une structure d’experts présumés compétents pour en assurer la réalisation. Nous appellerons ces derniers « les fonctionnaires ».

4. Ce modèle « à l’occidentale », pose problème. pour (2) deux raisons fondamentales. La première, est que ces mandataires se perçoivent et sont perçus comme les DÉCIDEURS ; ils usurpent ainsi la légitimité du Demos, forment un « gouvernement », en retirent un pouvoir et, étant humains cherchent à retirer de ce pouvoir tous les avantages possible. Il en résulte une corruption pratiquement universelle.

5. La deuxième est que, leur compétence étant de se faire élire, ils ne sont tenus d’en avoir aucune autre, même pas celle de choisir raisonnablement les experts qui devront faire fonctionner la société. La gouvernance est donc tout entière aux mains d’experts qui ne sont PAS élus, mais choisis selon des critères que déterminent aussi des experts.

6. On a ainsi une dictature de la compétence, conséquence de la logique même des rapports dans une societe technique complexe. Les fonctionnaires deviennent une caste incontournable et pratiquement inamovible, pouvant se permettre un favoritisme débridé qui constitue, en parallèle aux politiques une omniprésente de corruption.

7. Face à une gouvernance bicéphale – politique et tehnique – dont ni une tête ni l’autre ne veut prioritairement son bien, l’individu lambda cherche à en tirer le meilleur parti pour lui par des pressions ciblées sur la structure des décideurs et/ou celle des exécutants. Il s’y emploie en jouant de son appartenance à une myriade de réseaux d’affinité – familiaux, sociaux, religieux etc. – dont les syndicats ne sont que le meilleur exemple.

8. Tous ces réseaux sont les outils de sa volonté de l’Individu de tricher autant que faire se peut et de biaiser en sa faveur le cours des interventions de l’État. On ne prend le parti de la « justice » que si les circonstances ont fait que la justice ait pris parti pour soi. A la volonté d’une gouvernance d’être corrompue, correspond une volonté ferme de chacun de la corrompre.

9. À Orwell, (disant essentiellement que « tous les gouvernements du monde sont en guerre contre leur propre population », ) on ne peut donc ne pas rétorquer qu’il en est bien ainsi, en effet …. mais que ce que ce sont les populations qui ont commencé…. Le conflit – inévitable – entre l’État et ses citoyens prend sa source dans l’insoumission pérenne de l’individu, qui ne se veut citoyen qu’à ses heures et à ses conditions.

10. On peut espérer que l’abondance – permettant à l’humanité le passage à un autre paradigme que celui de l’acquisition et de la possession comme seuls buts de la vie – réduira la toute puissance de la corruption… mais ce n’est pas encore chose faite. Acceptant cette réalité, ne faudrait-il pas mettre en place une gouvernance qui tienne compte du désir d’an-archie qui est à la base de l’idée de démocratie réelle ? Un idée que lenovlangue bien-pensant escamote, en utilisant le concept de « démocratie représentative »… .. qui n’a évidemment rien d’une démocratie, mais en est l’antithèse

11. Comment concilier l’exigence de compétences ad hoc au sein de la gouvernance, avec celle d’une participation universelle (démocratique) à la décision que rend opportune le plaisir que prend l’individu à prétendre se gouverner lui-même et qui mène à une gouvernance plus consensuelle, plus facile et donc plus efficace ? Il faut éliminer de la démocratie toute notion de représentativité. 

12. Si on prétend qu’une décision est démocratique, elle doit avoir été prise par la majorité de ceux qu’elle concerne et ne commencer ou cesser de s’appliquer que si et quand une telle majorité en décide. Les progrès de la communication rendent facile une démocratie DIRECTE, La seule véritable démocratie.

13. Les outils sont disponibles pour des consultations universelles et a peu de frais de toute la population ou de tous les segments de cette population qu’on veut en identifier. Cette approche référendaire est la seule qui soit démocratique. Toutes les décisions qui sont aujourd’hui soumises à des instances élues doivent dorénavant l’être à ce processus référendaire.

14.Dans un régime de démocratie directe, le rôle d’un Président – élu au suffrage universel – est d’être l’INSPIRATEUR et à l’écoute de la population et, assisté des conseillers (Ministres ?) dont il choisit de s’entourer, de chapeauter un fonctionnariat qui soumettra à la population les referendums permettant que devienne loi ce que la population VEUT. Dans une démocratie, l’apparaeil de l’État propose et le peuple décide.

15. Logistique ? On accordera en principe un (1) an à une proposition, sur le site Internet de l’État créé à cette fin, pour qu’elle soit ainsi approuvée par une majorité des citoyens. On indiquera chaque jour le nombre des appuis qu’elle a cumulés : une démarche référendaire n’a pas pour but de surprendre la bonne foi des citoyens…. Un an, comme limite, mais une mesure sera approuvé dès qu’elle aura obtenu une majorité d’appuis et deviendra loi à 0h00 du jour suivant.

16. Cette tâche fondamentale du fonctionnariat de soumettre des projets de loi à la décision du peuple, ne lui est cependant pas exclusive. Tout citoyen peut proposer sur ce site Internet de l’État créé à cette fin un projet qui deviendra loi ou règlement si une majorité de la population l’approuve. On comprend, toutefois, que si les mesures proposées par les fonctionnaires et qui ont donc généralement l’aval de l’État arriveront sans peine à obtenir cet appui majoritaire (à moins que le population n’y soit opposée), il faudra une mobilisation massive pour qu’y parvienne une proposition de Quidam Lambda. C’est bien le résultat voulu : ne fermer la porte à rien… mais ne pas ouvrir un boulevard à toutes les idées saugrenues.

17. Cette démocratie directe n’est gérable que si les consultations populaires référendaires s’en tiennent a des choix BINAIRES. Cela est tout fait possibe, Il n’y a pas de question si complexe qu’elle ne puisse être scindée en sous-questions auxquelles on puisse répondre par OUI ou par NON. C’est le principe même du fonctionnement des ordinateurs… et sans doute celui lui du cerveau lui-même ! Interroger autrement serait pure manipulation. Il ne faut pas le permettre.

18. Un dernier caveat. Même directe, la démocratie exige que le peuple soit informé. Il ne faut donc pas croire que l’on réglera la question de la gouvernance, si on ne prend pas les mesures requises pour que circule une information exhaustive et totalement LIBRE. C’est la première étape…. et il ne faut pas qu’on nous le fasse oublier.

https://nouvellesociete.wordpress.com/2006/11/14/regie-autonome-de-linformation/

 

Pierre JC Allard

08-09-15

Cecil le Lion, Aylan Kurdi… et formations réactionnelles

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 10:47

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Il y a quelques semaines, Cecil, le superbe lion a crinière noire emblématique du Zimbabwe, est décédé après une longue agonie, de la flèche d’un certain Palmer, dentiste de Minneapolis aux USA. Drame. Scandale. Les médias y ont accordé tant d’attention, qu’aux USA des milliers de gens se sont manifestés pour dire qu’ils abattraient Palmer a vue….

Bavardage ?   Attention. L’Américain moyen, qui adore les animaux et la chasse – ne cherchez pas a comprendre – possède au moins une arme à feu en état de marche à portée de la main. Comme les humains en général, il ne demande qu’à extérioriser sa violence dès qu’on lui donne une raison pour la justifier, mais la tradition du lynchage, ici, n’est pas très loin… Et des centaines d’avocats ne demanderaient qu’a débuter une brillante carrière en faisant acquitter le vengeur de Cecil.

Palmer s’est donc prudemment éclipsé pendant quelque temps. Il est réapparu ce matin… Une petite foule s’est vite rassemblée devant son bureau, pour lui hurler qu’on ne l’oublierait pas et qu’on aurait sa peau….Une présence policière a été jugée nécessaire…

Tuera-t-on Palmer ? Improbable. La durée d’attention des gens est très, très courte. On l’oubliera, sans doute. Il reste qu’un Américain sur 16 aura, au cours de sa vie, un épisode psychiatrique qui pourrait justifier son internement au moins provisoire. Il ne semble pas de tout repos de s’offrir ainsi pour cible.   Pourquoi les medias – qui ne parlent toujours que ce qu’ils veulent – ont-ils ainsi ameuté la population ? QUI y gagne QUOI ?

Ce qu’on gagne à détourner une avalanche. Vous savez ce que c’est, « une formation réactionnelle » ? Voyez la définition. En très court, c’est un geste ou un sentiment qu’on se permet pour se consoler d’un autre que l’on ne se permet pas. Or, y a tant de gens qu’on déteste à les tuer…

J’ai lu des centaines de réactions au geste de Palmer et, même en écartant celles, nombreuses, qui proposent de le faire mourir sous les pires tortures « à la Damien », le jugement composite qui reste et semble faire consensus est bien de l’exécuter…. !   L’Amérique a choisi de haïr Palmer. Pas Bush, pas Cheney, Palmer. La formation réactionnelle du justicier transparait partout dans les commentaires. Je me suis surpris à ne pas m’en sentir moi-même totalement exempt ! Quel salaud ce Palmer, n’est-ce pas ….

Il serait si facile de justifier son exécution en parlant du danger latent que représentent des tueurs comme Palmer… Juste pour venger un animal ? C’est qu’en matière de transfert n’y a pas de compassion exagérée ; le Mal est le Mal. L’effet peut être différent, mais la cause est dans l’esprit de l’auteur et c’est a cette cause qu’il faut réagir. Celui qui torture un chat mérite la mort….  Surtout maintenant que tant de gens, psychiatres, avocats – et bien-pensants simplement distraits- font tout pour que soit excusé n’importe quoi !

Tenez, nous avons aujourd’hui, au Québec, un chirurgien qui a tué ses deux enfants de 21 coups de couteau chacun pour se venger de sa femme, leur mère… et qui est en liberté, en attendant un nouveau procès… Si on consultait la population, ils serait pendu ce soir. Le problème, c’est que le mal est toujours présent, comme jamais, mais qu’il n’y a plus de coupables. Ca met en rogne…

Dans un monde où le mal échappe a sa juste rétribution, il est libératoire de prendre parfois soi-même les choses en main. C’est une pulsion forte. Il bon de se rendre compte qu’il y a en chacun de nous une énorme frustration face à la société et que, pour beaucoup d’entre nous, si l’occasion se présentait…. tuer Palmer nous ferait bien du bien,

Pouvons nous contrôler nos « formations réactionnelles » ? Bonne question, mais il y en a une meilleure : contrôle-t-on nos formations réactionnelles ? La société les contrôle-elle ? Toute cette haine déversée sur Palmer, n’est-ce pas autant de haine en moins pour d’autres ?   Il y a longtemps qu’on a inventé le bouc émissaire.   N’oublions jamais que TOUT est manipulé par les médias et que, quand on nous montre un monstre à détester…,. il y a souvent une volonté cynique sous-jacente de détourner l’attention. Le Systeme, en nous montrant Palmer, évite habilement que nous ayons trop le goût d’occire les autres psychopathes, ceux qui nous gouvernent et dont le mépris de la souffrance des autres ne le cède en rien à celle des Palmers de ce monde….

N’est-on pas à nous manipuler ? À pianoter en virtuoses sur nos sentiments, à faire des vocalises sur nos émotions ? À rentabiliser le spectaculaire du mal, au risque que le mal disparaisse s’il n’a pas son spectacle à la clef, et que baleines et éléphanteaux n’aient plus d’amis s’ils n’ont pas une crinière noire et ne peuvent pas se déguiser en bébés phoques ? Et on peut transposer cette manipulation sur tout le clavier des émotions.

Je me méfie donc de tout ce qui est orchestré. Je cherche à contrôler mes émotions. Je veux modérer mon exubérant enthousiasme, quand 4 jeune Américains et un Anglais discret interviennent pour empêcher un massacre dans un TGV ; j’aimerais entendre d’abord l’accusé…

Je veux, après avoir pleuré pour Aylan Kurdi, l’enfant syrien qui a péri en mer, qu’il me reste une larme pour les 240 000 autres Syriens morts de la volonté de l’Occident de remplacer par un fantoche à sa solde le Président démocratiquement élu de la Syrie qui n’a pas voulu se soumettre à la volonté USA.

Je crois qu’il serait infâme que, de la mort de enfant syrien qui a péri en mer, on tire prétexte à introduire en Europe un ou deux millions de migrants, la plupart de culture inassimilable à la notre et qui ne frappent à notre porte que parce que l’on a été détruire leurs pays et piller leurs ressources.  L’Amérique, qui a créée le chaos en Islamie, manipule maintenant l’UE pour que s’installe en Europe une source permanente de zizanie qui en sera sa perte et garantira son asservissement aux USA.

Il ne faut pas que se développe en Europe une formation réactionnelle qui lui fasse s’inventer un autre adversaire que l’Amérique.

 

Pierre JC Allard

 

30-08-15

Katrina : Quand commença l’agonie de l’Amérique

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 1:56

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Il y a dix (10) ans, aujourd’hui, les digues craquaient à New Orleans et le déclin de l’Amérique entrait en phase   terminale. Avant, on savait déjà que ca n’allait plus, mais on attendait encore un sursaut. Apres Il n’y a eu que des subterfuges, des prières pour un miracle auquel ceux qui aimaient le patient ne croyaient plus qu’à moitié d’abord… puis plus du tout. Obama qui allait marcher sur les eaux…. puis plus rien que l’agonie à laquelle nous assistons,

Beaucoup à l’époque n’ont pas compris tout le sens de Katrina, l’arrivée de la désespérance, quand on s’aperçoit que le mal ne vient pas des autres ou du destin, mais qu’il est en soi   Je crois qu’il est bon, dix ans plus tard, de relire ce que j’écrivais de Katrina au moment de la catastrophe. Voici

 

http www.nouvellesociete.org/5124.html

 

 

05.09.15

NEW ORLEANS: QUAND LES DIGUES CEDENT

New-Orleans, a toujours vécu dangereusement. Iberville, Bienville, Laffite. Elle est née et a grandi dans une cuvette, 2 ou 3 mètres sous le niveau du Golfe, s’en remettant à des digues pour ne pas être inondée. Les digues ont tenu bon si longtemps, qu’on en est venu à croire que l’on était à l’abri des vents et marées. À l’abri des ouragans. Bien des experts ont dit, à maintes reprises, que New Orleans était  » une catastrophe qui ne demandait qu’à arriver », mais bof ! Est-ce qu’on arrête la fête, simplement parce que les experts ont des états d’âme ? Jazz, Bourbon, Julep, Easy City !

 » Katrina » a passé et a fait céder les digues. Déjà des centaines, sans doute des milliers de morts, et il est improbable que New-Orleans ne redevienne jamais ce qu’elle était. On peut reconstruire les édifices, mais on ne fera plus confiance à ces digues. On n’oubliera pas que, quand on en avait le plus besoin, elles ont été emportées par les éléments. On ne dort pas tranquille quand c’est une digue qui a déjà cédé qui vous protège. On se voit en dessous, avec toute cette eau par-dessus

Quel que soit le nombre de victimes à New-Orleans, la première dont il faut marquer le deuil, c’est la crédibilité de l’Amérique. Les USA sont apparus comme un pays sans chef, un bateau à la dérive dont tous les officiers sont en goguette. A rêver jazz, bourbon, julep… ou Irak, Afghanistan, Al Qaeda, ce qui, quand le navire est en péril est une distraction tout aussi condamnable. La crédibilité de l’Amérique ne redeviendra pas ce qu’elle était. Pas avant que l’on n’ait tout changé, ou que ne soit arrivée à l’âge mûr une génération qui n’aura pas connu Katrina.

On peut blâmer Bush, la FEMA, le Gouverneur ou le Maire, mais la réalité, c’est que tous ces gens et tous les autres autour d’eux, tous ces gens qui ensemble constituent l’ÉTAT se sont défilés et que, sapée par les bêtises et le manque d’éthique de l’administration Bush,   cette digue d’autorité et de compétence qui doit protéger une nation, a simplement cédé. Quand on en avait le plus besoin, elle a été emportée par les événements.

Personne ne s’est préoccupé d’évacuer New-Orleans. On leur a dit de partir, puis l’on s’en est remis à la pensée magique. La pensée magique que QUELQU’UN, QUELQUE PART allait s’en occuper. Pas soi, un autre. Chacun a rempli le bout de rôle de sa description de tâche, puis s’est empressé de prouver aux médias qu’il avait fait sa part, mais personne n’a cherché une solution, personne n’a tenté de FAIRE quelque chose.

Peu de gens sont morts dans la tempête ; à 19 heures, on annonçait que le pire était passé ! Les digues ? Quelles digues ? Puis l’eau a monté et, pendant des jours, on a eu ce spectacle hallucinant de quelques hélicoptères rescapant quelques personnes sous les caméras de CNN, pendant que les autres crevaient. Alors que n’importe quel Indien de l’Amazone aurait pensé à construire des radeaux de fortune et à quadriller la ville en ramassant tout le monde. La haute technologie ne peut pas remplacer l’intelligence ; elle peut la faire oublier

Pour le transport des réfugiés, personne n’a pensé à réquisitionner les autobus de la Greyhound. Pas plus que les taxis : ils n’ont jamais entendu parler de la Marne. Pas plus que de lancer un appel aux simples citoyens, lesquels conduisent pourtant bien plus d’un million de grosses voitures dans un rayon d’une heure de route de la catastrophe. L’auraient-ils fait, d’ailleurs, qu’il est bien improbable qu’ils auraient eu la compétence logistique de gérer l’opération. L’ineptie et la désorganisation de ceux qui sont intervenus après Katrina ont été stupéfiantes. L’Amérique a été incapable de gérer une simple distribution de cartes de débit.

Pour l’hébergement, personne n’a pensé à ouvrir les bases militaires, les écoles, les églises, les édifices publics. Personne n’y a pensé, ou a-t-on simplement craint que tous ces noirs et ces pauvres salissent les parquets ? Comme il semble bien que l’aient craint les citoyens de la petite banlieue bien blanche et proprette de Gretna, dont les policiers ont arrêté, les armes à la main, les rescapés de New-Orleans qui voulaient se réfugier chez eux. Charité chrétienne ? Fraternité ? Simple humanité ? À la télévision, oui ; dans ma cour, non. Alors Superdome, Astrodome… le scénario des Rwandais sur les terrains de foot de Goma. On a violé et l’on a tué – toujours des noir(e)s, bien sûr – dans les stades américains, pendant qu’une Garde Nationale blanche rigolait et tirait des bouteilles d’eau dans la foule comme des bananes dans un zoo.

Ce n’est pas seulement l’État américain qui a craqué. Ce sont tous les lieux communs, les a prioris, les idées réconfortantes d’une Amérique compétente, riche, organisée et surtout SOLIDAIRE qui ont été balayés. Balayés à la face du monde entier. L’Amérique croyait avoir exorcisé les vieux démons du racisme, des inégalités de classe et de richesse ; elle croyait avoir convaincu le monde qu’elle l’avait fait. Mais l’Amérique bien pensante a réagi à la crise de New-Orleans avec arrogance, intolérance et une abyssale incompétence. Toutes les digues des formations réactionnelles soigneusement apprises et politiquement correctes ont sauté et l’Amérique a vu qu’elle vivait plusieurs metres sous le niveau de la plus élémentaire décence.

Comment un citoyen américain noir, latino, autochtone peut-il aujourd’hui se sentir protégé ? Comment peut-on lui demander sérieusement d’aller se faire trouer la peau pour la patrie en Irak, alors qu’il a vu l’Amérique de l’individualisme et de la religiosité bigote l’ignorer totalement quand il en avait besoin ? Comment un Africain, un Sud-américain un Arabe peut-il avoir du respect pour l’Amérique ? Même la dernière digue, celle de la crainte révérencielle de la puissance américaine est battue en brèche.

Quand une administration décente sera revenue au pouvoir, l’Amérique pourra reprendre le leadership des nations démocratiques. Pour que l’Amérique retrouve sa dignité, il faudrait que Bush et des douzaines d’autres qui l’entourent aient eux la dignité de se démettre. Je n’ai aucun espoir qu’ils le fassent. 


 

 

Pierre JC Allard

24-08-15

Terra, une inspection de routine 

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 3:24

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Fin août, il y a un risque que les vacanciers ne prennent pas ce texte trop au sérieux. Or, IL L’EST ! Enfin…. presque…  Avant de le lire, je vous enjoins donc de lire d’abord les trois articles en liens juste ci-dessous.   On vous y  donnera des faits. Comme d’habitude, on ne vous dira rien entre les lignes; on vous jettera en pâture un fait isolé, confiant que vous vous inquiéterez juste assez pour réagir comme on veut que vous réagissiez, mais pas plus. On ne souhaite pas que vous vous intéressiez aux changements de paradigme.  Il y a des gens que le Système paye pour ça…

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/sante/201108/19/01-4427443-penurie-de-medicaments-16-produits-sajoutent-sur-la-liste.php

http://www.usinenouvelle.com/article/la-penurie-de-medicaments-sur-le-bureau-de-l-afssaps.N157233

http://fr-ca.actualites.yahoo.com/la-pénurie-médicaments-menace-le-canada-201742525.html

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Terra

Circa  2000 A.D. Temps Local.

De : Agent Adonaï

À : Vénérable Coordonnateur

Copies : Postérité, Archives akashiques

Vénérable Coordonnateur

J’ai profité d’un bref passage dans l’Espace-Temps pour une inspection de routine sur Sol III (alias Terra, Earth, Urantia), où est en cours  une intéressante expérience d’évolution de conscience liée à la matière, basée sur un développement aléatoire de la combinaison ADN.

Disons, pour résumer, que tout se passe bien, malgré les inévitables frustrations inhérentes à cette utilisation de la matière qui exige que les entités individualisées ne puissent vivre qu’en s’assimilant les unes les autres par digestion et que leurs programmes-mémoires soient remis à jour à peu près aux soixante-dix ans en temps local. La motivation demeure forte.

Depuis ma dernière visite (1000 A.D. Temps Local), malgré quelques phases d’obscurantisme, science et technologie ont progressé normalement  et croissent désormais à un rythme exponentiel. L’espèce dominante ( Homo sapiens sapiens) a maintenant déchiffré son code génétique et peut donc commencer à comprendre ses propres paramètres.  À la prochaine visite, vers 3000 A.D. , elle se percevra peut-être dans le contexte de l’expérience dont elle est le sujet, permettant que débute une communication.

Pour l’instant, la spécificité de cette expérience sur Terra – et donc son intérêt parmi l’infinité de celles en progrés – tient surtout à l’originalité de ses essais sur les modes de gouvernance.

On sait, depuis bien longtemps, que le but de ceux qui gouvernent est toujours d’obtenir de ceux qui sont gouverné un maximun de biens et services, en y mettant eux-mêmes un minimum d’efforts et en ne devant supporter de ces derniers qu’un minimum de récriminations.

Ce qui sur Terra a commencé par l’esclavage et les coups de trique est donc devenu démocratie, au fur et à mesure qu’on a compris chez les dominants qu’il est plus efficace de faire des promesses que des menaces et que le fin du fin est une population qui a des besoins qu’elle ne peut satisfaire qu’en faisant ce que ses chefs lui disent de faire.

Cette approche – gérée, par le contrôle des ressources et des moyens de production, puis peaufinée par celui d’une monnaie qui permet de corriger au niveau des symboles ce que la réalité pourrait commettre de petites bavures – a longtemps permis l’exploitation de façon sereine du cheptel humain inférieur en développement.

Depuis 50 ans, avec un système de transfert de la richesse basé sur la consommation d’énergie – un besoin auquel nul n’échappe au prorata de sa consommation –  et la perception d’un intérêt sur le capital présenté comme une loi de la nature, la gouvernance sur Terra a atteint une quasi-perfection.

Récemment, raffinements supplémentaires, le paiement de cet intérêt nécessaire à la stabilité de la richesse et donc du pouvoir a pris la forme de jeux d’écriture byzantins arbitraires, incompréhensibles aux âmes simples et discrètement notés dans des dossiers eux-mêmes dématérialisés. On pense aussi, de plus, à taxer la consommation d’énergie en tout-virtuel par une taxe-carbone. Disons-le tout de go : on peut difficilement faire mieux.

Seule ombre au tableau, le contrôle de l’exécution des ordres par la distribution des récompenses, facile à appliquer dans une situation de pénurie constante, ne l’est plus avec l’avènement par l’industrialisation d’une situation d’abondance globale. Le point faible du système est la nécessité de garder le besoin vivace pour que les ordres soient exécutés; des erreurs d’ajustement peuvent mener à des problèmes locaux, genre famine en Afrique de l’Est… et donc a des insatisfactions.

Mener à du mécontentement, même, quand des millions d’individus meurent de faim, alors que les ressources humaines, matérielles et techniques sont surabondantes et que la logistique de les nourrir serait triviale. Pire, quand on constate qu’un simple conditionnement des habitudes d’accouplement aurait suffi pour qu’ils ne naissent pas…. Des ajustements mineurs pour faire mieux sont donc nécessaires.

Comment faire mieux ? La solution évidente serait de mettre fin à la lutte historique pour les produits d’alimentation, en permettant une légère surproduction globale de nourriture, en conformité  avec un plan lui aussi global de production, de transformation et de distribution des aliments nécessaires, selon la demande estimée.  Le défi crucial serait de maintenir la motivation, mais les élites de Terra y travaillent déjà, par le développement planifié de certaines assuétudes.

Des tests préliminaires ont prouvé, en effet, que des dépendances peuvent être créées dont l’effet est irrésistible, aussi bien chez les humains que chez les souris blanches.  La stratégie consiste donc, en deux (2) volets :

a) à universaliser d’abord l’usage de drogues, et

b) à mettre en place une couverture universelle de santé commençant par les pays développés, qui mettra chaque individu sous la tutelle directe d’un médecin lui prescrivant tous les médicaments nécessaire à sa santé… et les l’anxiolytique/euphorisants qui lui garantiront l’état de béatitude optimal compatible avec l’exécution efficace des tâches qui lui seront confiées.

Cette seule béatitude attendue devrait suffire a créer une dépendance forte et a soutenir la motivation. Mais, pour plus de sécurité, des ajouts chimiques actifs au niveau des neuro récepteurs peuvent être ajoutés pour garantir l’assuétude. La dose étant renouvelée sur une base hebdomadaire, ce suivi médical permettra un contrôle parfait de la population.

Parmi les nombreux avantages, celui de stabiliser rapidement la démographie, qui donne certaines inquiétudes, sans avoir à consulter les sujets ainsi que la longévité dont le coût-bénéfice, dans l’état actuel de nettoyage du profil génétique général de l’espèce, devient présentement négatif entre 65 et 85 ans selon les cas, mais pourrait être allongée à la hauteur de la résistance du matériau biologique de base. Ajoutons la paix universelle et le respect parfait de l’ordre établi.

Où en est-on de ce breakthrough ?   Le système met les bouchées doubles pour trouver le soma parfait, en développant des drogues qui demeurent  illicites le temps que le système puisse en étudier tous les effets sans avoir à assumer la responsabilité des inévitables effets secondaires négatifs occasionnels.   On s’interroge aussi sur l’opportunité de laisser la recherche et la production des medicaments à l’entreprise privée – avec le danger propre aux systèmes de pouvoir héréditaires de passer peu a peu la main à des génération moins douées – ou de confier la pharmaceutique ce qui deviendra rapidement le secteur le plus important de la production et donc la gouverne effective de la société – à un État dont les mécanismes auraient, toutefois, grandement  besoins d’être améliorés.

La décision n’est pas prise, mais les rumeurs de pénuries qui, on l’a vu, commencent à circuler – avec la belle unanimité d’un réseau d’information  totalement sous la houlette de la classe dominante – laissent présager de rapides changements.  Peut-être conviendrait-il de planifier une visite  exceptionnelle sur Terra dans un siècle pour voir où Sapiens en sera rendu de sa santé et de sa manipulation par ses élites médicales et bancaires

12-07-15

GRECE A.D 2015. L’année de la « Mauvaise Nouvelle »

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 12:33

Il y a plus de 2 000 ans que serait née en Grèce la démocratie. Peut-être. On donne tant de sens aux mots et ils en changent si souvent… L’important, n’est pas qu’elle y soit née, mais qu’elle soit revenue y mourirCar empêtrée dans ses mensonges et ses contradictions comme en une Mer des Sargasses, la démocratie ne sortira pas vivante de cette crise. L’« évangile » de la démocratie, la Bonne Nouvelle que l’Occident a tant prêchée aux païens se révèle aujourd’hui une Mauvaise Nouvelle.

Heureuse surprise, d’abord, pour nous les démocrates au cœur pur, que les Grecs aient eu le courage et la détermination de résister aux coups de boutoir du Système, joie que le contrôle de l’argent et des médias n’ait pas suffi à les terrifier pour leur arracher un OUI… Joie que, PARTOUT, la sympathie des peuples leur semble acquise. Comme si le refus du peuple Grec de plier était devenu emblématique d’une volonté dans tout l’Occident de RESISTER. Mais, comme le chantait si bien Melina, il faut « lire entre les lignes, entre les mots…. » En lisant on trouve des mensonges….

Il faut parler de ces mensonges. Ils sont à la source de la crise grecque qui est notre crise à tous. Mais d’abord, il faut bien la comprendre, cette crise : on en dit trop de bêtises.

La vérité, c’est qu’il y a des années qu’une succession de gouvernants démocratiquement élus, parfaitemen corrompus, agissant de connivence avec des vendeurs de ferrailles étrangers, surtout allemands, mais aussi français, américains et n’importe quoi, ont monté une colossale ardoise aux Grecs pour des biens et services dont ceux-ci n’avaient pas besoin et dont ils ne tireront aucun profit. C’est un abus de confiance et une escroquerie. Triangulaire. On en voit souvent de ce genre au privé.

Ils ont perpétré cette escroquerie sous l’œil complaisant de leurs gouvernements respectifs et de fonctionnaires internationaux, tous nommés par patronage et favoritisme, assistés des conseils judicieux de la firme Goldman Sachs, reine incontestée des magouilles. Pour les détails, voir cet article factuel et concis du président de la Fondation Copernic que personne n’accuse de malveillance ni d’intérêts cachés : http://www.politis.fr/Tout-savoir-sur-la-dette grecque,29982.html  Je vous y invite avec insistance. Je vous en conjure, LISEZ CE TEXTE. C’est plus que le genèse de cette crise, c’est le croquis à main levée de sa génétique,

***

C’est fait ? Vous avez lu comment on a bâti la crise grecque ? Même allégée il y a (2) deux ans dans l’indifférence générale, pour mettre les copains à l’abri, il en reste environ 375 milliards d’euros, dont il est prévu que le peuple grec prendra en charge tout ce qu’il pourra supporter, le reste l’étant par les autres peuples de l’U.E.  Il en reste assez pour qu’on fasse l’effort de récupérer cette somme, mais si on devait apres ce pactole mettre fin a l’euro – ou à l’U.E elle-même ! – prendre le fric et filer dans une autre terre promise…. Titus qui aurait fait tout ce bien n’aurait pas perdu sa journée, n’est-ce pas ?

Ceci n’est pas une crise : c’est un énorme arnaque. Une arnaque planétaire. La corruption est partout. Alors il est temps de se poser des questions. Temps de se remettre en question avec nos plates certitudes. Sus aux mensonges !  QUI A MONTÉ CETTE ARNAQUE. Bien sûr, il y a des coupables. On peut blâmer des individus ; tous ceux qui ont contribué à cette corruption généralisée dans ce cloaque qu’est devenu la gouvernance démocratique mériteraient d’être dénoncés. Mais il faut affronter la rude réalité que la source du problème n’est pas là.

À la source du problème, il y a une démocratie qui est en elle-même une invitation à la corruption ! Car, soyons sérieux. Peut on imaginer qu’un élu aujourd’hui, qui qu’il soit, prenne une seule décision sans se demander ce qu’en seront les impacts directs et indirects sur sa propre condition ? Quidam lambda, qui a des besoins, ne demande qu’à tirer le meilleur parti de quelque bribe de pouvoir dont il peut jouir pour satisfaire ces besoins. Il est vulnérable aux promesses, aux menaces et aux émotions, que celles-ci le cible personnellement lui, ou un groupe auquel il s’identifie. Il est donc fondamentalement corruptible.

En lui prêtant, un pouvoir par définition précaire de représentation, la démocratie ne peut que faire naitre chez l’élu la tentation de transformer ce pouvoir temporaire qui lui vient des autres en un pouvoir permanent qui ne dépende que de lui, Or, dans notre société, ce pouvoir qu’on veut croire permanent vient avec la richesse…  L’élu, qu’il en soit ou non conscient, est donc toujours à vendre… et le temps le presse. Bien sûr il y a des circonstances particulières, des êtres d’exceptions, mais croit-on que ces singularités vont modifier la trajectoire de l’égoïsme humain et nous mener à la meilleure gouvernance ?

Le citoyen qui s’exprime démocratiquement est manipulé d’autant plus facilement qu’on lui demande de décider de choses dont il ne connaît rien …. et qu’on lui a inoculé une éthique dont les dogmes majeurs sont « acquérir » et « posséder »…, l’individualisme la plus grande vertu…., La consommation et la thésaurisation les ultimes récompenses

La démocratie est un leurre. Un jeu de subterfuges. Quidam Lambda qui vote « démocratiquement » est TOUJOURS manipulé et ceux qu’il élit le sont encore plus que lui. La démocratie est une supercherie que nous avons mise comme pierre angulaire de notre construction politique et dont depuis deux siècles nous avons voulu faire un impératif…. Alors qu’elle n’est qu’une hypothèse faible… et certes pas la plus crédible.

On se presse pour encenser la « victoire de la démocratie » qu’aurait été le NON des Grecs, mais il faut SURTOUT se souvenir que cette décision démocratique, les Grecs l’ont prise au bord d’un abime où les avaient conduits une longue séquence de décisions démocratiques scandaleuses. Il ne faut pas se cacher, non plus, que si in extremis lls ont pu faire ce choix, c’est en partie parce qu’on a eu l’habileté de réaliser ce référendum si rapidement que le Système n’a pas eu le temps de les effrayer autant qu’il l’aurait pu le souhaitr ! Un mois de lavage de cerveau, et le résultat aurait pu être bien différent…

Il n’est pas exclus, d’ailleurs, que le OUI revienne sous un masque…. On va négocier ferme. Ce NON qu’on a arraché par surprise, n’aurait-il été qu’une stratégie pour faire monter les enchères ? Mais, même si le NON reste au dossier, ce qui restera de la dette grecque, quand tout aura été négocié, pourrait bien montrer que les créancier pas plus les débiteurs n’y trouvent leur compte…. mais que n’y gagnent vraiment que ceux qui ont organisé la crise. Plutôt qu’une grande victoire de la démocratie, il pourrait alors apparaitre que ce NON historique marque le chant du cygne du mensonge démocratique, tous ces augures ne pouvant plus dorénavant se regarder sans rire

Fin du mensonge démocratique, mais fin aussi d’une moralité libérale qui encadrerait un progrès vers la liberté, l’égalité, la fraternité, un progrès vers le Bien. Fin d’un beau rêve. Un moment de vérité… Mais une bien mauvaise nouvelle, quand on doit s’avouer que les décisions en démocratie ne sont pas prises selon leur mérite ou selon la justice, mais selon ce qu’elles contribuent au pouvoir ou à la richesse des élus qui décident. Jour de deuil quand on comprend comment le Sénat américain s’y est pris à deux fois, en 2008 pour se prostituer aux banquiers avec le Plan Paulson, sans qu’aucune miette ne tombe de la table pour Lazare… Quand on comprend pourquoi on sauve toujours les banques et jamais les peuples….

Pourquoi la démocratie est un discours vide et un piège à cons.

Puis un jour, sans crier gare, on dit NON …. Le peuple dit NON À LA DÉMOCRATIE.

Avons-nous atteint ce seuil, où nous dirons « Vive le Roi  », ou accueillerons avec enthousiasme une dictature éclairée ? En sommes-nous là ? Je crois que nous nous en rapprochons…. Ce qui se passe en Grèce aujourd’hui le suggère. Mais avant de faire ce saut périlleux, il y a peut-être encore des hypothèses démocratiques à tester… Pour ceux qui veulent garder encore la foi, je mets ici en lien une de ces hypothèses … que je proposais il y a bien longtemps…. Prenez au moins le temps de la lire.

https://nouvellesociete.wordpress.com/2007/06/17/memoire-aux-etats-generaux/

Pierre JC Allard

28-06-15

Le Bon, le Bien et les Saints

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 11:26

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Dans un article récent, je parlais de l’Argent, des Sots et des Méchants…. Des réalités que chacun doit confronter avant de fermer son livre d’heures, mais auxquelles il n’est ni bon ni bien de laisser le dernier mot. Parlons donc plutôt du bon et du bien.

Bon ? Bien ? Sommes-nous au prélude d’un conte de fées ? Un mot d’explication…  Un court glossaire, puis tout va devenir SIMPLE.  Chacun appelle « bon » ce qu’il aime, ce qu’il veut, ce qui ne lui fait pas de mal…. On appelle « bien » ce qu’on croit que tout le monde devrait vouloir…. Une moralité

On sait ce qui est bon, mais pour le bien, parfois on doute.  Un phare ? On va plus sûrement vers le bien si on ne fait de mal à personne…. sauf pour éviter un plus grand mal. Le choix n’est pas toujours évident, mais il est évident que le choix pour chacun ne peut venir que de sa propre conscience. Tout ce qui est dogme ou vient d’un gourou et ne satisfait pas votre propre conscience est a mettre au feu. C’est le terrain des tricheurs. La terre d’élection des profiteurs

Agir selon sa propre conscience. Et après ? Il n’y a pas d’après. Ceux qui agissent toujours selon leur conscience sont des saints….et il n’y en a pas d’autres.  Si vous n’êtes pas un saint, vous êtes une partie du problème. Il fut un temps de pénurie, où il n’y en avait pas pour tout le monde et où il n’y avait donc pas de sainteté sans une constante abnégation. Ce temps est révolu. L’abondance que nous permettent à tous la science et la technologie nous a ouvert la voie vers une sainteté plus facile….

Oh, bien sûr, il y a encore des décisions cornéliennes à prendre – on ne peut, par exemple, donner littéralement son cœur a tout le monde, au propre comme au figuré ! Mais la sainteté n’exige plus souvent l’héroïsme. Il y a maintenant une sainteté accessible à tous qui est un simple refus de la méchanceté. Et cette sainteté n’est pas triviale.

Les « preachers » américains, remplaçant la théologie par des tremolos et des effets de manche, n’ont pas tout mauvais. S’ils n’avaient pas cette fixation maladive sur la sexualité et une foi bebête qui les pousse à penser qu’il y a une autre vertu que de faire du bien, ils seraient sur la bonne voie. Il suffirait d’admettre que tous les dogmes sont des tissus d’absurdités….et que ce ne sont que les oeuvres qui importent.

https://nouvellesociete.wordpress.com/2011/11/20/dieu-est-mort-les-oeuvres-sans-la-foi/

Il y a un ajustement à faire, car il est clair, aujourd’hui que la vie n’est plus un jeu à somme nulle…. Et qu’il y en a plus et du meilleurpour tous si on COLLABORE . Dans un monde complexe, l’optimum passe par la complémentarité. Le paradigme darwinien, au palier sociétal, est une stupidité. Une malfaisance

Ceux qui poussent à la concurrence et a l’affrontement sont des psychopathes qui vous veulent dans leur camp, pour ne pas se sentir seuls à tourner comme des écureuils, en quête de l’insignifiante « supériorité » d’être « en haut » de cette « roue dans une cage » qu’est la condition humaine.

Avons-nous besoin d‘un « Nouvel ordre mondial » qui repositionnera la cage, en nous faisant croire que désormais elle est droite…. ? Ou n’est-ce pas plutôt d’un nouveau paradigme, qui verra le bien dans l’entraide et un partage raisonnable d’une production qui EST la richesse… et que ce n’est qu’ENSEMBLE que nous pouvons créer ?

Etre un saint, c’est renoncer à vouloir acquérir au-delà de ses propres besoins. Renoncer à posséder sans limites, sans raison valable, au mépris des besoins des autres. Il ne faut pas d’héroïsme pour ce renoncement, seulement une réflexion lucide sur ce que l’on veut vraiment de cette vie. Il suffit de briser l’envoutement qui nous fait croire que le bonheur est là où il n’est pas.

Il faut un travail de tous les instants aux psychopathes qui ont usurpé le contrôle de notre société pour que chacun ne voit pas clairement la manipulation, la zizanie programmée qui nous fait courir sus les uns aux autres… pour que nous voulions vivre une vie qui, comme dirait Proust, n’est « même pas du genre » que se souhaiterait un humain raisonnable dont on n’aurait pas fêlé la raison par une éducation qui est pure intoxication… Un humain qu’une propagande conditionne sans cesse pour en faire un consommateur compulsif et surtout rien d’autre,

On se fait ainsi bien du mal. Nous sommes guidés, comme le boeuf l’anneau au nez, à nous faire du mal dont il ne sort aucun bien… et a en tirer gloriole. Nous obéissons à des stimuli, nous salivons comme le chien de Pavlov quand on fait tinter la cloche. Serons-nous encore longtemps esclaves de pseudo besoins et de désirs artificiels qu’on nous inculque ?

Voyez – ou revoyez – cette scène du film Network…. Quand les quidams-marionettes prennent conscience des ficelles… et crient leur révolte

Alors, au Diable, le cynisme ! Dites vous aussi, haut et fort à la mesure de votre liberation  : «  J’en ai marre. Le but de ma vie n’est pas d’avoir un autre téléphone cellulaire ! Le but de ma vie est de faire du bien et de donner et recevoir plus d’amour «  Dites-le dès maintenant.

Le dire – et le faire – peut changer des choses. Changer votre vie. Changer le monde

Pierre JC Allard

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