Nouvelle Societe

02-09-13

ECHEC À L’HYPOCRATIE

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 12:00

 

PIERRE JC ALLARD :

Quelque chose d’énorme est à se passer:  les citoyens sont à faire échec  à l’HYPOCRATIE.  Hypocratie ?   C’est le pouvoir souterrain, le pouvoir d’en-dessous, le pouvoir « éminence grise » qu’on ne voit pas. C’est le véritable régime qui domine dans toutes nos soi-disant démocraties à l’occidentale, lesquelles sont lattant de petites satrapies, vassales du seul pouvoir impérial qui est  le pouvoir financier.

Hypocratie partout, car il n’est pas besoin d’être grand clerc pour voir que le seul vrai pouvoir en Occident qui transcende les frontières est celui des banquiers.  Toutes les lois sont faites pour servir ce pouvoir, que ce soit aux USA, en Europe ou dans les marches d’Afrique, d’Amérique latine ou d’Asie.  Où s’arrête-t-il ?  Là où vous pouvez mettre une carte de crédit dans un distributeur de billets et en recevoir, vous êtes dans l’Empire…. car comment cela serait- il possible, si un pouvoir  souverain ne s’exerçait pas?

Cela est une évidence; il est inutile de s’y appesantir,  Voyons plutôt combien ce pouvoir financier est discret, invisible, souterrain, agissant  à partir de Basel, ou de quelque paradis fiscal caché par un autre.  Votons attentivement comment il n’obéit qu’aux lois qu’il a lui même fait mettre en place, dans ces États dits »démocratiques ». Voyons que tous ces gouvernements sont élus à partir d’une courte liste de candidat potentiels, choisis par les élites politiques de chaque État. Voyons que ces élites sont organisées en ‘Partis politiques » par des manœuvres discrètes, invisible, souterraines auxquelles ne participent qu’un pourcentage infime de la population.

Ces élites semblent en rivalité les unes avec les autres, mais c’est un leurre.  Elles sont toutes issues du 0,0001% qui possède tout et sont donc toutes inféodées  à ce pouvoir  financier qui contrôle tout,  Comment gérer l’État ?   On le dit de diverses façon,… mais on ne dit toujours que la même chose :  « respectez l’ordre établi, la propriété et les mécanismes de distribution de la richesse ».   Voyez vous, où que ce soit en Occident UN SEUL PARTI QUI DISE AUTRE CHOSE ? …. Ce consensus pour le statu quo, c’est ça, que nous appelons la démocratie.

Le processus électoral permet de choisir entre Pierre, Paul, André ou Jacques… mais jamais entre cette « démocratie »  avec son partage inique de la richesse … et autre chose.  Il n’y a qu’un projet politique en Occident. On  amuse le bon peuple en le faisant aiguillonner par les médias – tous propriétés des groupes financiers – et par leurs journalistes vedettes. Journalistes corrompus  … ou plus simplement abreuvés de fausses nouvelles, par des agences de presse à la solde du pouvoir. Pouvoir déguisé en Gauche ou en Droite,  mais dont le but ne change pas… Le but  qui est que les choses elles-mêmes ne changent pas non plus.  Le bon peuple va donc de tempes temps  voter pour Hollande ou pour Sarkozy… mais jamais il ne votera pour le changement: il n’y a pas de candidats du changement sur le bulletin.

C’est quoi, l’hypocratie ? Un pouvoir financier qui reste dans l’ombre, et qui donne ses ordres à des partis politiques dont les rouages sont eux même cachés, mettant de l’avant des homme politiques  bien soudoyés  qui déclineront  des alternatives de gouvernance grandiloquentes, mais interchangeables.  Le peuple, manipulé par les médias, suivra les suggestions qu’on lui fera.  Les cas plus difficiles de résistance seront eux-mêmes convaincus par des promesses ou des menaces de pas aller trop loin dans les questions…  Tout ça discrètement, en-dessous, sans que rien ne transparaisse que des scandales  ponctuels qui paraissent arriver un-à-un et dont on peut mettre quelque uns en évidence, pour punir quelques boucs émissaire et créer une impression de transparence… Alors que c’est tout le système qui constitue un réseau dense de népotisme et de corruption.

Cette gouvernance dont les éléments forts restent inconnus serait démunie, si elle n’avait à son service  toute une administration qui est complètement souterraine. Un fonctionnariat  maintenant installée de Bruxelles  jusqu’au dernier village d’Europe, une armée de fonctionnaires sans visages et qu’on ne connait  que par leurs fonction, veille à l’application des règlements qui expriment les lois et normes en vigueur.  Celles qui reflètent les principes directeurs de la gouvernance dite démocratique.

C’est cette armée anonyme, discrète, invisible qui s’assure que la richesse demeure entre les bonnes mains.  En récompense, elle peut traiter le pays comme son fief, pour l’exercice jubilatoire de l’arbitraire dans les détails, cette satisfaction mesquine que consentent traditionnellement ceux qui ont le vrai pouvoir à ceux qui les aident à le garder.  Personne de cette armée de ronds-de-cuir qui infiltre toute la société, la vexe et souvent la tyrannisent n’est élu; ceux qui exercent  ce vrai pouvoir au quotidien dans notre démocratie sont tous nommés. Nommés dans les limites de leurs compétence, car il faut bien que les roues tournent, mais au vu, aussi, de leur complaisance envers le pouvoir financier.

C’est une complaisance facile, car au sommet de la pyramide des fonctionnaires  se fait, de générations en générations, l’adjonction lente des plus brillants serviteurs aux familles de maitres du vrai pouvoir financier.  Ainsi, au Canada, on voit le fils du Premier Ministre épousé la fille de l’homme le plus riche du  pays.  Quelques paliers plus bas, on est énarque, puis conseiller du prince, on devient banquier, général, on occupe tous les postes cooptés de la gouvernance, sans que JAMAIS la population n’ait un seul mot a dire dans le choix des vicaires…

Démocratie ? … Hypocratie, plutôt, où rien de significatif ne se décide qu’à hui-clos, en secret, tout le vrai pouvoir et ses ramification importantes étant dissimulé sous le voile du jeu démocratique.  Comme un miroir sans tain qui permet à ceux d’en-haut de voir grouiller ceux d’en-bas, mais ne permet pas à ceux-ci de voir les gestes des vrais acteurs, seulement d’en ressentir les effets.

Pourquoi parler aujourd »hui d’une mise en échec de cette hypocratie qui domine tout, possède tout et semble avoir tout prévu ?  C’est que, par la grâce de l’internet, la masse politiquement amorphe et ignare que constituent toutes le populations sous contrôle démocratique se retrouve tout a coup  INFORMÉE et son intérêt titillé. Le citoyen ordinaire, qu’on pouvait parfaitement diriger jadis comme s’il portait un anneau au nez  – et avec extrêmement peu de moyens –  se voit proposer par l’internet d’avoir des opinions et de faire des choix.

D’abord  des choix qui n’ont pas vraiment d’impact sur la répartition de la richesse, et sont donc sans importance directe sur la caste dominante.  Mais, justement parce qu’ils sont marginaux, le pouvoir n’a souvent pas pris la peine de trouver une réponse satisfaisante aux questions qui sont ainsi soulevées par ces choix  Une multitude de questions sont ainsi posées, via le Web, auxquelles le pouvoir réagit en laissant faire…   Il laisse passer d’autant plus facilement que ces questions disparates ne constituent PAS une contestation cohérente de la gouvernance, mais vont dans tous les sens, réclamant des accommodements qui ne mettent pas en péril les « vraies valeurs » de l’ordre et de la propriété.

Mais ce qui rend l’internet dangereux pour le pouvoir, imparable, c’est qu’il ne défend pas un idée précise qui s’opposerait pouvoir, mais une myriade d’idées contrariantes  qui ne proposent pas une alternative dont on pourrait débattre, mais montrent des failles, des  inepties qui discrédite le pouvoir.

Pourquoi ce qu’on appelle le Système se préoccuperait-il de ces trivialités qui ne concernent que le bien-être des gens, comme l’éducation, la santé ou l’accès à la justice, si l’impact en est minime sur la distribution de la richesse qui pour lui est le seul dossier crucial ?  Normalement, ce sont les satrapes et sous-satrapes locaux qui s’en occupent…. Mais, avec l’internet, des centaines de petites exigences ont été mises de l’avant,… et l’État, dans une stratégie d’économie de ses efforts, a cessé de vouloir tout optimiser.

Il a réagi à ces exigences par autant de petites concessions faites au peuple, pour acheter la paix, avec une conséquence néfaste pour la gouvernance occulte de notre hypocratie. Car en choisissant de s’en tenir de plus en plus à l’essentiel, abandonnant des pans de son autorité,  Il a acheté la paix, mais projeté une image de faiblesse.  Big Brother a laissé voir qu’il ne sait pas tout et, ce qui est plus grave, le peuple en a pris la mauvaise habitude d’ergoter.

Si l’affaire du 911 avait eu lieu ne serait-ce que 5 ans plus tôt, jamais il ne se serait créé une contestation sérieuse de la version des faits proposée par le gouvernement.  Les citoyens y auraient cru.  Helas, pour  Bush et son équipe, c’est précisément à ce moment là que TOUT LE MONDE est arrivé sur internet  et l’explication terriblement boiteuse qui avait été préparée pour une population qui l’accepterait sans discussions, comme d’habitude, est  devenue le point de ralliement pour les sceptique,, le  Waterloo de la crédibilité de l’Etat.

Apres le désastre de relations publiques du 911, on aurait pu croire que le Roi ne sortirait plus nu dans la rue.  Mais c’était compter sans l’inertie et la morgue de cette énorme machine de fonctionnaires obtus, cette caste de pouvoir d’appoint  qui me voulait pas remettre en doute sa bien relative omnipotence.  On a donc fait comme si le Web n’existait pas. On a dit encore des bêtises pour l’Afghanistan, pour l’Irak. pour la Libye…  Puis,  tout a coup, un seuil a été atteint.  Les peuples ont subitement cessé de croire ce que disaient les hypocrates occidentaux.

Ce seuil a été atteint recemment.  Sur des questions – FONDAMENTALES  aux USA – comme le népotisme et la corruption, on découvre que 90% des commentateurs du New York Times  disent au gouvernement qu’on ne le croit plus.  Concernant le Syrie. On ne le croit pas davantage et – impensable il y a quelques années –  c’est le Président russe qui apparait comme le défenseur du bon sens et du bon droit !

Le Pouvoir se réveille donc de sa transe. Il se passe quelque chose:  la confiance des Americains en leur gouvernance est brisée.  Ca pourrait mener loin. Ce que fera cette gouvernance pour reprendre la main, personne ne le sait.  Dans un premier temps elle semble reculer d’un pas dans cette ignominie du bombardement de la Syrie.  Mais il ne faut pas croire que la victoire est acquise. C’est la situation, gratifiante, mais bien périlleuse, d’avoir coincé un tigre dans un coin et de vouloir  lui faire comprendre qu’il ne mangera plus tout son saoul… Ce n’est pas chose faite….

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Un commentaire »

  1. Soyons en pleine confusion, le gouvernement par les chevaux ? pourquoi pas ! 🙂
    d’accord, un peu tiré par les cheveux …

    Commentaire par zelectron — 02-09-13 @ 4:16


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