Nouvelle Societe

18-07-11

Desjardins: s’unir pour s’aider

Filed under: Actualité,Auteur — pierrejcallard @ 11:04

De tous les mystères de l’évolution qui font de moi un agnostique pratiquant, aucun ne m’apparaît aussi insoluble que celui du passage des organismes unicellulaires aux multicellulaires. Le sacrifice de sa finalité par une cellule, au profit de celle de l’entité à laquelle elle s’intègre, m’est incompréhensible. Aussi longtemps que les Darwinistes ne nous en auront pas donné une explication plausible, j’opine que croire en un monde sans dieu exige la foi du charbonnier… en Dieu seul sait quoi.

Pourquoi introduire cette cause de migraine dans un article sur le mouvement coopératif ?  Parce que je vois un parallèle de la petite cellule limitée, mais autonome, avec l’individu qui s’intègre à une société et ne peut en tirer parti que s‘il accepte  de se spécialiser et d’y remplir une fonction.  Je ne sens en moi aucune tendance sacrificielle qui me pousserait à devenir une abeille dans une rûche, mais je crois bien qu’un bon évolutionniste doit prévoir que le destin de humain est de devenir partie d’une entité consciente supérieure qu’on pourrait appeler Humanité.

Si c’est bien là notre destinée, ça expliquerait à la fois la pulsion en nous vers l’appartenance à des ensembles plus vastes et la peur panique qui nous saisit, quand nous prenons conscience que ces entités, que nous croyions avoir créées librement pour nous servir, nous instrumentent pour leurs fins propres qui ne sont plus les nôtres.

Ainsi de notre appartenance à une nation, à une religion, à un parti, mais aussi, plus subtilement, à tous les organismes auxquels nous adhérons et dont nous devenons dépendants.  Ainsi de la frustration que nous ressentons, quand nous constatons que l’organisme, obéissant à sa logique, ne répond plus aux besoins des individus qui l’ont mis en place.

On peut donner une multitude d’exemples de ce processus dont l’État lui-même est un cas particulier, mais je crois qu’il est plus facile d’appréhender le phénomène à plus petite échelle. Prenons le Mouvement Desjardins.

Au départ nous avons l’idée géniale du Commandeur qui va appliquer les principes du coopérativisme au domaine financier.  Des individus vont se constituer en petits groupes et opérer des « caisses populaires ».  Ils vont garder et utiliser en commun leurs épargnes, au lieu de les remettre à des banquiers, déjà perçus et compris à l’époque comme les prédateures et exploiteurs qu’ils sont.   « S’unir pour s’aider». Génial.

Le mouvement est fondé en 1900 et, le 9 mars 1906, la loi provinciale concernant les syndicats coopératifs accorde la reconnaissance juridique des caisses d’épargne et de crédit. C’est le début d’une épopée qui va durer environ un siècle. Une grande aventure québécoise. Un succès.

Un succes pour le Mouvement Desjardins.  Mais, obéissant à sa logique propre, le Mouvement en se développant  – et par son succès même – a trahi sa mission cooperative et est devenu une banque.  Il ne répond plus aux aspirations ni aux besoins des individus qui l’ont mis en place.  Il s’est donné désormais pour priorité d’améliorer la rentabilité de ses activités…

… et il  y parvient. Les excédents avant ristournes – (on ne dit pas encore les profits avant distribution des dividendes, seule concession qui reste à l’idéal coopératif !)  ont atteint 1,437 milliard de dollars en 2010, en hausse de 34 % par rapport à l’exercice précédent. Les “ristournes” ont atteint 305 millions, en hausse de 8 %. Le Mouvement est devenu une bonne banque.

Une banque profitable. Mais il y a bien d’autres banques profitables…. et  il n’y a plus rien qui ressemble à ce que Alphonse Desjardins voulait bâtir.  Les caisses (succursales) qui ne sont pas rentables sont fermées… et au diable les villages qu’ils desservent, parfois depuis des generations, comme celle de Saint-Michel, fondée en 1936.

En devenant une banque comme les autres sous un maquillage ccopératif, le Mouvement Desjardins  s’est rendu largement inutie.    Même avec son succès, il demeure une toute petite banque à l’échelle planétaire.  Si il n’y a une caisse que là où il y a une autre banque, car les sites rentables sont connus, on ne restera client de la caisse que par opportunisme, sans ideal, sans loyauté…. Un pari risqué.

C’est un risque corporatif qu’il a le droit de prendre; que le mouvement lui-même disparaisse ne serait, au fond, que l’autre pôle de sa propre décision de prioriser la croissance. Ce qui est vraiment important, toutefois, c’est de prendre conscience de cette profonde dissociation entre ce que voulait l’individu au départ et les buts qu’en viennent à se donner les organismes qu’il crée.   État, Partis, corporations…

Ainsi, gardant l’exemple de Desjardins, le Fond Desjardins Environnement – offert aux citoyens « soucieux de l’environnement » – investit  dans des  corporations comme  Barrick GoldSuncor et Talisman!  Bien malhonnête, car ce sont des démons affublés d’une auréole qui tient mal.

Barrick Gold est connue pour sa participation à de nombreux massacres d’Africains dans la région des Grands Lacs (Afrique), sa responsabilité à des désastres écologiques un peu partout où elle s’établit… et sa poursuite abusive contre les auteurs et l’éditeur de Noir Canada.  Suncor  est un acteur important dans le désastre écologique que constitue l’exploitation des sables bitumineux de l’Alberta et Talisman est le principal joueur  du projet d’exploitation du gaz de schiste québécois, largement perçu comme un autre désastre écologique qui s’en vient.

On peut constater sans peine que la mission coopérative et l’ideal d’un développement humain au gré de ses sociétaires sont disparus du Mouvement Desjardin.  La bonne riposte des individus serait de créer de petites coopératives qu’il dirigeraient eux-mêmes. Un retour à la pureté initiale, sans prejudice, bien sûr, à leur decision d’investir aussi ou non dans le Mouvenment Desjardins s’ils y voient une bonne affaire, mais sans accepter les yeux fermées les prétention idealistes du projet de départ qui maintenant ne s’appliquent plus.

Peut-être ceux qui veulent encore du coopérativisme – et je crois que c’est toujours la voie de l’avenir – pourraient penser à se constituer en petites “companies d’assurances” et à devenir, à leur rythme, des institutions financiers à taille humaine.

Pierre JC Allard

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10 commentaires »

  1. Salut,

    Bravo pour ton blogue.

    Si jamais tu fais un post sur la possibilité de recyclrer pour de bonnes choses, je t’invite à visiter ce site où il est possible de se procurer des livres usagés de qualité vraiment pas cher : http://bouquinsusages.blogspot.com/

    Il y a un inventaire en ligne ici : http://bouquinsusages.blogspot.com/2010/05/la-librairie-philanthropique.html

    Tous les livres sont 1$ et les revenus sont entièrement remis à des oeuvres de charité.

    Merci de ton attention!

    Commentaire par martin — 19-07-11 @ 12:52

  2. @ Martin G.

    Tout ça me semble une bonne idée. Si vous écrivez un petit texte sur le concept, entre 700 et 1 000 mots, et nous l’envoyez à Centpapiers.com, on pourrait le publier et ça vous ferait une bonne pub. L’article reste 5 jours en ligne et nous avons environ 3 000 visites par jours.

    Bonne chance

    Pierre JC Allard

    Commentaire par pierrejcallard — 19-07-11 @ 2:46

  3. Merci pour cette réponse rapide. J’accepte votre offre avec reconnaissance. Vous recevrez le texte dans le sprochains jours. Dernière question : vous voulez que je l’inscrive en commentaire ou il y a un courriel où je peux l’envoyer?

    Pour me répondre à cette question, vous pouvez écrire à bouquinsusages arobas gmail.com

    Merci encore!

    Commentaire par martin — 19-07-11 @ 3:29

  4. Monsieur Allard,

     » De tous les mystères de l’évolution qui font de moi un agnostique pratiquant, aucun ne m’apparaît aussi insoluble que celui du passage des organismes unicellulaires aux multicellulaires. Le sacrifice de sa finalité par une cellule, au profit de celle de l’entité à laquelle elle s’intègre, m’est incompréhensible. »

    Je vous propose une explication, que j’ai trouvé dans la revue Sciences et Avenir, 1999, p.40-41 :

    En biologie, l’unicellulaire est parfaitement identique au pluricellulaire, le deuxième est composé de véhicules unicellullaires qui ne servent qu’au transport de l’ADN. L’ADN ne sacrifie rien, il parasite tout. Et plus précisément, je parle de l’ADN mitochondrial matriarcal qui parasite l’univers entier.

    Le problème des Caisses c’est l’argent, qui parasite tout, et surtout l’usure et la fiction parasitaire que constitue les intérêts. Donc, il n’y a pas de petite ou de grosse caisse, il y a l’argent qui n’aurait pas d’odeur…Les Martiens d’un autre de vos articles sortent presque tous des UNIVERSITÉS où ils ont incorporé l’ADN de l’argent. De bons Martiens sursocialisés comme dirait Kaminsky.

    Je vous prie d’agréer mes distinguées salutations.

    Commentaire par Le Gaïagénaire — 07-08-11 @ 8:38

  5. @ Gaiagenaire

    Je vais lire le passage de Sciences et Avenir que vous me proposez. Je m’attends a retrouver le « gêne égoïste » , mais j’y vais… Je suis prêt a l’accepter, même si je me désolerais de n’être qu’un vecteur pour l’entité supérieure que serait le gêne. Je me souviens d’une histoire de SF. « Venez à moi, les bénies de mon Pere »….. et les mitochondries qui sont les Élues nous quittent pour vivre leur éternité 🙂 Le parallelisme avec l’argent est fascinant…

    pjca

    Commentaire par pierrejcallard — 08-08-11 @ 10:06

  6. Monsieur Allard,

    Je vous tiens sous pli séparé la preuve à l’effet que c’est l’environnement qui bloque, éteint même l’aptitude à l’altruisme qui donne comme résultat ce que vous appelez: « le gène égoïste ».

    Miller, Alice, Le drame de l’enfant doué, avant propos, page 7 à 11,1993, PUF

    Commentaire par Le Gaïagénaire — 11-08-11 @ 11:38

  7. @ Gaiagenaire

    Je lirai avec plaisir. En tout respect pour Dawkins, bien sûr.

    pjca

    Commentaire par pierrejcallard — 11-08-11 @ 11:15

  8. Monsieur Allard,

    http://www.amazon.fr/product-reviews/2738112439/ref=cm_cr_pr_btm_link_1?ie=UTF8&showViewpoints=0&sortBy=bySubmissionDateDescending
    Par
    Davidenko (France) –
    Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Gène égoïste (Poche)
    « Il est fâcheux que Dawkins, par ailleurs brillant avocat de la théorie de l’évolution, substitue les finalismes religieux ou anthropocentriques par un nouveau finalisme, celui de la conservation d’une molécule particulière, l’ADN. Plutôt de sa forme conceptuellement isolée et autonomisée de « gène ».
    « Il faut croire que l’esprit humain est ainsi fait : face aux abyssales questions de la biologie (tant nos connaissances de ses mécanismes sont faibles), on ne peut s’empêcher d’échafauder des pseudo-mécanismes poussés par on ne sait quelle force obscure et transcendantale ! (on a eu le souffle divin, le fluide vital, le dessein intelligent..). En voici un autre.
    « Toutes les questions sur la nature ont toujours vu fleurir ce genre d’hypothèse, de tout temps et de la part des plus grands esprits scientifiques (Aristote, Newton…).
    Il faut croire qu’ils sont aussi perturbés à l’idée de dire « on ne sait pas (encore) » que le commun des mortels élaborant ses croyances et superstitions pour expliquer et se rassurer face aux aléas de la vie et de la nature.
    « Le gène n’est-il pas qu’un bout d’ADN ? L’ADN une molécule comme une autre ? Il n’y a aucun déterminisme à sa perpétuation et son rôle sera certainement amené à perdre l’importance qu’on lui a donné au profit d’interactions libres entre toutes les molécules biologiques (et les autres) au gré de la sélection naturelle.
    « Revenons aux fondamentaux de l’évolution et à une approche purement scientifique, dépouillée au maximum de toute projection culturelle si cela est possible.
    « Le rôle prêté aux gènes est bien trop influencé par l’importance qu’a l’informatique dans nos sociétés depuis 50 ans pour qu’ils puissent avoir le statut qu’on leur donne actuellement et que les spéculations dont ils sont la source soient fondées et fécondes.
    « On a cru la terre au centre de l’univers, puis l’homme au sommet de l’évolution (qui n’a pas plus de sommet que de sens), maintenant nous projetons nos propres créations sur la biologie. Ne peut-on pas s’empêcher de faire passer nos fantasmes ou nos dadas du moment dans nos modèles scientifiques ?
    On pourrait dire qu’il faut arrêter de faire de la génétique pour faire de la biologie. Moins de contre-sens seront faits et les progrès sûrement plus rapides.

    « Il est préférable de relire Gould ou de lire Kupiec (ni Dieu ni gène). »
    ———————————————————————————————–

    Je suis particulièrement en accord avec le commentaire qui se trouve dans le lien qui précède.

    Je dois avouer que je ne connais pas Dawkins et que j’apprends maintenant ce que vous vouliez dire par  » Gène égoïste « . Je crois que Dawkins comme Darwin et Newton et Malthus font partie d’un « génotype égoïste », qui porte le sceau de  » Royal « . Il n’a d’ailleurs pas le choix…

    Comme tous ceux qui portaient le sceau  » Papal  » parlez-en à Galilée, entre autre. Pas d’ « Imprimatur « , pas de publication.

    Des fascistes, purement et simplement que l’esclavage, le pillage et tous les autres carnages n’ont pas réussi à annihiler ni les indigènes ni les canadiens français. Notre « phénotype égoïste » vaincra…parce qu’il intègre une dimension subliminale, l’altérité, justement en adaptation au « climat » Brutish. Nous (moi) avons bénéficié de « témoins secourables » comme les Dolto, Miller, Ruffo, Albert, Chèvrefils, Desbiens, Chartrand, Rocan, Aquin, Bédard, et même Bellemare, etc., etc.

    La « déséducation » n’est pas totale.

    http://www.amazon.fr/Lorigine-individus-Jean-Jacques-Kupiec/dp/2213629242

    Présentation de l’éditeur
    Les enjeux de la biologie ne concernent pas seulement le vivant en tant que tel. Par ce qu’elles nous disent de notre identité et de notre place dans le monde, les théories biologiques influencent les sciences humaines. Au XXe siècle, elles ont servi de caution à des idéologies comme le darwinisme social et l’eugénisme. La polémique sur le déterminisme génétique pendant la campagne présidentielle de 2007 et celle qui a suivi sur les tests ADN témoignent qu’elles interviennent toujours dans le débat politique. Habituellement, la critique du déterminisme génétique se fait au nom de principes éthiques. Dans L’Origine des individus, Jean-Jacques Kupiec se place d’un point de vue différent, celui de la recherche biologique. Il démontre que le déterminisme génétique ne doit pas être rejeté uniquement parce qu’il est moralement injuste, mais parce qu’il est faux scientifiquement. Il est en contradiction avec les données acquises par la biologie moléculaire. L’analyse montre également que les théories holistes et les théories de l’auto-organisation ne sont pas des alternatives valables. Pour résoudre la contradiction du déterminisme génétique, la biologie doit dépasser les schémas de pensée dans lesquels elle est enfermée depuis l’Antiquité. L’ontogenèse et la phylogenèse sont deux aspects inséparables d’une même réalité ne constituant qu’un seul processus d’hétéro-organisation. Au cours de cette ontophylogenèse, les êtres vivants individuels et les espèces se forment de manière identique. L’environnement n’est pas seulement ce qui est extérieur à l’organisme, il se prolonge dans son milieu intérieur, où agit la sélection naturelle. L’ontophylogenèse détruit la conception d’un individu qui n’existerait que par sa détermination interne et lui substitue celle d’un individu existant par la relation à ce qui lui est extérieur. L’Autre est présent dans les fondements biologiques de notre identité.
    Biographie de l’auteur
    Jean Jacques Kupiec est chercheur en biologie et en épistémologie au centre Cavaillès de l’École normale supérieure de Paris. Son travail concerne la biologie moléculaire, la biologie théorique et la philosophie de la biologie.
    ———————————————————————————————–
    Et enfin :

    http://www.philo5.com/Textes-references/040423%20Dieguez-DieguezEtDawkins.htm

    Cordialement.

    Commentaire par Le Gaïagénaire — 12-08-11 @ 10:56

  9. Monsieur Allard,

    Vous m’avez fourni l’occasion d’un beau voyage de recherche et de mise à jour des connaissances dans le domaine des gènes.

    J’ai trouvé un ouvrage intitulé : The music of life

    http://musicoflife.johnjsung.com/pdfs/Selfish%20Genes.pdf

    « The weight of evidence in the physiological sciences is now much more favourable to
    the metaphor of ‘co-operation’ than of ‘selfishness’. Gene products all co-operate in
    12
    « robust networks one of whose functions is precisely to insulate the organism from
    many of the vagaries of gene mutation, and stochasticity at lower levels. Investigating
    these networks and their mechanisms is the way forward.

    « It is therefore time to move on and remove the conceptual barriers to integrating
    modern physiological science with evolutionary and developmental theory. The
    integrative approach can achieve this since it avoids the simplistic fallacies of the
    gene-centred differential approach and it is essentially what successful systems
    physiology has employed for many years. »

    Et le suivant :

    http://musicoflife.johnjsung.com/index.html

    Avec lui, le savant devient celui qui s’interroge sur ce qui le fait pleurer lorsqu’il écoute le
    trio en mi bémol majeur de Schubert, celui qui découvre derrière cette expérience subjective
    un chemin caché vers une autre approche du vivant, celle qui serait capable d’en écouter la
    musique de la vie, sans chercher à en réduire la portée par une analyse réductionniste en
    termes de causalité mécanique univoque et prévisible. La biologie au-delà du génome
    transforme alors la science en pratique érotique et le savant en un amoureux du vivant qui
    écoute l’improvisation de la vie, en cherchant à en saisir l’indicible beauté.
    ————————————————————————————————————————–

    Ce blog n’est-il pas un exemple de collaboration entre humains de bonne volonté.

    Commentaire par Le Gaïagénaire — 12-08-11 @ 6:42

  10. @ Gaïagénaire

    … et tout devient poésie, ce qui est la clef pour garder le bonheur dans l’instant présent et son mystère à l’éternité.

    https://nouvellesociete.wordpress.com/2008/09/04/loisivete/

    pjca

    Commentaire par pierrejcallard — 12-08-11 @ 9:32


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