Nouvelle Societe

20-07-09

291 Barack toujours vierge… ou « Soló la mitad » ?

Ce n’est pas d’hier que les séducteurs latinos cherchent à vaincre les résistances des pucelles craignant Dieu en leur proposant de ne faire les choses qu’à moitié… On a l’impression que Barack Obama pourrair se retrouver d’ici quelques jours devant ce dilemme plus ubuesque que cornélien.   Depuis son élection, il faut dire qu’il a gardé un dossier vierge.

Dans tous ses dossiers, rien que de la vertu. Certains éléments de gauche lui ont reproché ses « hésitations » dans le dossier des procédures contres les tortionnaires de Guantanamo, pour voir tout a coup le couperet prêt à tomber sur un Cheney totalement discrédité pour avoir caché pendant huit ans des informations vitales au Congrès et désormais en simple attente d’un bon moment pour être proprement raccourci.

Idem pour le retrait des troupes d’Irak, où l’on a cru qu’Obama tergiversait, pour se lever un beau matin avec les troupes américaines qui avaient quitté Bagdad si rapidement et si discrètement que cette énorme humiliation avait été avalée par la population américaine sans haut-le-coeur, l’opération aidée par la complaisance remarquable des medias.

Même chose à droite.  Les vociférations se sont faites plus discrètes quand,  avec leur popularité au nadir, les Républicains se sont trouvés aussi menacés par une Sarah Palin pouvant dire et faire n’importe quoi, incroyable incarnation  du proverbial canon en baguenaude sur le pont.   Un doublé, même, à droite, avec les résultats de  Morgan Stanley et de Goldman Sach qui prouvent  que les pirates financiers peuvent encore piller mieux que jamais. On sourit dans les chaumières de Long Island et de Grossinger.

Tout bon, donc, pour Obama. Un dossier immaculé. The ONE a prouvé qu’il avait de nerfs d’acier, qu’il savait parler, mais savait aussi se taire le temps qu’il fallait quand parler pourrait nuire. Parcours sans faute pour Obama, qui,  son bilan toujours vierge, peut penser aux médecins – ses plus dangereux adversaires sur le plan domestique  – et préparer  tranquillement le prochain G 20 de Pittsburgh.

Mais aujourd’hui, cette virginité est tout a coup menacée par deux (2) provocations qui lui arrivent dessus. Des égratignures dont les dégâts matériels sont dérisoires, mais qui revêtent une valeur symbolique  énorme.  On a d’une part ces 20 condos que les Juifs veulent bâtir a Jérusalem -Est et, d’autre part, un président un peu gaucho au Honduras qui s’impatiente et pourrait faire la bêtise d’aller se faire occire.

Des dossiers bêtes à pleurer, mais dont la valeur symbolique est bien réelle, car l’écart est large, sur le plan des symboles, entre ne JAMAIS avoir commis une faute et n’en avoir commis ne serait ce qu’un toute petite. La virginité a sa valeur.  D’où l’importance de ces condos et de ces quelques mois de gouvernance en discussion  au Honduras, pays d’opérette s’il en est.

En froide logique économique, ces appartements qu’on veut bâtir à Jérusalem pourraient être remplacés par un golf.  Mais Obama s’est compromis, en insistant pour qu’ils ne le soient pas,  et Israël vient de dire un « non » ostentatoire à l’Amérique. Un non qui semble suicidaire, car Israël n’a plus un autre ami au monde que les USA, a moins qu’on ne, compte le Canada comme distinct des USA, ce qui serait trompeur.

Le plus simple est de penser que tout a été manigancé pour offrir a Obama une reddition sans condition à un prix qu’on découvrira vite par la suite. En ce cas tout va ; il ne restera à voir que ce qui aura servi de monnaie d’échange.  Mais si ce « non » d’Israel  veut vraiment dire « non »,  comment  Obama sortira-t-il  cette impasse ?  S’il recule devant Israël, il perd la face. Adieu virginité et crédibilité. Son projet sur les soins de santé – et tout le reste – en prendraient un séreux coup.

La question au Honduras semble moins grave, mais on s’étonne  qu’elle soit même posée.   Le monde entier attend le départ des putschistes, condamnés par tous et les USA . En soutenant un gouvernant de gauche  évincé sans raison valable, les USA sont à faire des pas de géants pour regagner la confiance en Amérique latine.

Bravo, mais si Obama reculait devant quelques guignols à Tegucigalpa, c’est le respect qu’on a pour lui  qui s’effondrerait; car personne ne doute une seconde que Washington ait le pouvoir de faire céder l’usurpateur. S’il ne le faisait pas, on ne pensera pas faiblesse, on pensera hypocrisie…

Les enjeux sont  grands.   Cédera, cédera pas… Les paris sont ouverts. Le dossier de Barack restera-t-il vierge ? Tous les scénarios sont possibles, dont celui d’une intervention triomphale au Honduras, masquant un recul sur le dossier de Jérusalem.  Soló la mitad ?  Ca passerait peut-être…. mais ce ne serait plus comme avant…

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