Nouvelle Societe

07-05-09

Les botteurs en touche

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 8:36


Cette crise est complexe…” et papati, et patata. Ils n’osent pas avancer, alors ils bottent en touche et nous ÉLOIGNENT de la solution. Il y a des coups de pied qui se perdent, car la crise est simple. La crise, d’abord, c’est de faire disparaître les trillions d’argent de Monopoly qu’on a mis de ci, de là, mais ça, ça ne concerne pas le monde ordinaire.

Le problème du monde ordinaire, c’est de garder son pouvoir d’achat. Garder son job, s’il travaille, garder son paiement d’assistanat,s’il ne travaille pas, garder ses fonds de pension s’il est à la retraite. Tout ça en argent qui garde sa valeur

Qu’est ce qu’il faut faire pour ça ? Un programme de revenu garanti indexé au coût de la vie. Et parce qu’il faut produire pour consommer – et travailler pour produire – , une programme qui exige que quiconque est apte au travail ait un boulot et travaille avant de recevoir son revenu garanti. S’il ne le trouve pas tout seul, ce boulot, c’est à l’État de lui en trouver un. C’est à l’État de voir ce qui a besoin d’être fait dans la société et d’affecter à le faire ceux qui n’ont pas d’emploi

Ils ne savent pas comment s’y prendre ? Il faut le leur montrer. Pendant et après la derniere guerre mondiale, on formait en 6 mois des travailleurs qualifiés pour tous les emplois du niveau ouvrier professionnel. Maintenant on s’amuse à parler de n’importe quoi en prétendant qu’on éduque et qu’on forme.

Oui, mais le budget… Bullshit. (Me rappeler de proposer “selles de boeuf”, d’un blogueur anonyme, à l’Office de la langue française..). Pour produire quoi que ce soit, il faut un travailleur et des materiaux. Le capital, c’est seulement le résultat d’un travail déja fait sur des matériaux qu’on avait avant, pour fabriqur l’outil qui maintenant permet de travailler mieux. On a toujours les moyens de faire tout ce qu’on a les travailleurs et les materiaux pour faire.

Le défi du gouvernement, c’est de faire travailler tout le monde et de leur distribuer le revenu qui leur permettra de consommer cette richesse qu’ils auront produite en travaillant. Le reste est mensonge, arnaque et saloperie. Dire qu’il a fallu 40 ans pour payer la construction du Stade Olympique, par exemple, est un mensonge. Les travailleurs ont touché leur salaire et les fournisseurs de matériaux leur dû, AVANT que le Stade n’ouvre ses portes. Le Stade a été payé IMMEDIATEMENT.

Ce qu’on a payé pendant 40 ans, ce sont des engagements inutiles et souvent vereux envers des financiers “mouches du coche” qui se sont immiscés dans l’opération. Ça, c’est l’arnaque. La saloperie, c’est tout le systeme, car ce qu’on a fait pour le Stade est ce qu’on fait tous les jours. Pour tout.

Le peuple le supporte… Depuis Edward Bernays, la manipulation est devenue une science exacte. On peut normalement maintenir la population juste en deça du seuil où elle se révolterait. Mais un accident… et elle vient vous botter le derrière. En temps de crises, il y a des accidents. On part pour une ballade aux Invalides, on s’égare à la Bastille et on rentre chez soi avec au bout d’une pique la tête d’un mec qu’on ne connaissait même pas le matin. Un accident…

Nos gouvernants devraient regler la crise. Nationaliser les institutions financières, émettre une monnaie credible, garantir un travail et un revenu à tous. Faire fonctionner cette société, au lieu de la parasiter, car tous ces politiciens et fonctionnaires qui vont de comités en pauses-café et de réunions en missions, touchent un salaire pour faire des rapports sans pertinence et produire des plans qui ne se réaliseront pas. ILS NE PRODUISENT RIEN. Il faudrait botter le derriere de ceux qui bottent en touche au lieu d’aller vers les buts.

“Botter le derrière” est une formule du XIXe siècle. Au XXe, on a d’abord cessé de le faire, puis, on est devenu politiquement correct et on a cessé même d’en parler. Jadis on les aurait traités plus dûrement. Demain, on ne sait pas encore…

Pierre JC Allard

Pour ceux qui acceptent un peu d’anglais. Voici un extrait de Crisis and Beyond, publié il y a 25 ans, sur cette évolution vers les “hyperjobs” : le non-travail gratifiant…

Workers love and enjoy hyperjobs. They come early, they work overtime, they believe in what they do… which is, more often than not, almost entirely of their own design. (…) To create a hyperjob for oneself, pushing aside the usual boring activities of a good symbiot or parasite, one needs only be on a payroll and be responsible for something. Anything.

(They) will be asked: “should we invest”? Since he has been at it for a long time, he knows almost immediately whether the answer will be yes or no, (but will rather )proceed with something really interesting.

Something like… look for basic information, analyze all the variables, identify and evaluate all the restraints and constraints, require expert advice, consult other interested parties, prepare a preliminary report, make a pre-feasibility study and a feasibility study, consult once again, reach a tentative decision, discuss it, write a report to justify it all, follow up on the report… who cares about the investment!

(If he is) a “boss”, one of his subordinates may be assigned the task “look for basic information”, for example. This subordinate will then have an absolute right to define what information is needed, check sources and references, put together a team to collect first-hand data in the field, compare the validity of the information obtained with that of similar projects, prepare a report. Downstream, somebody will also have to implement this survey in the field, for which he will need interviewers who will be trained for fieldwork, by an expert on the “field” who will consult experts on training… (…)

It is workers now, at all levels, (who) define the means and the details, and who do so with an eye on keeping their job interesting… and the other on keeping a “steady pile ” on the corner of their desk.

Crisis and Beyond, 1983
(http://www.nouvellesociete.org/300.html)

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