Nouvelle Societe

25-03-09

Constats et postulats

Filed under: Actualité,Auteur,lesensdesfaits — pierrejcallard @ 12:23

Le premier objectif d’une Nouvelle Société est de transformer le système de production pour que l’on produise mieux… Et c’est en mettant en place un nouveau système de production qu’on crée une Nouvelle Société. C’est le travail qui crée la richesse et le produit EST la richesse. Les mêmes facteurs de production et les mêmes acteurs sont bien tous présents, dans ce nouveau système, mais les rôles qu’on leur attribue sont substantiellement modifiés.

Le système de production et de distribution d’une Nouvelle Société se distingue de celui de la société actuelle de bien des façons. On peut voir l’ampleur de ces différences en jetant un coup d’œil sur la liste non exhaustive de constats et de postulants que nous énonçons ici.

1. La révolution industrielle, suivie de la révolution informatique, a créé une situation où il est désormais non seulement possible, mais techniquement trivial, de produire tous les biens matériels dont a besoin la population de la planète, non seulement pour sa survie, mais pour une confortable aisance. Il y en a pour tout le monde.  Bien sûr, il faudrait mettre un frein à l’expansion démographique débridée et il faut prévoir des alternatives aux ressources non-renouvelables qui s’épuisent, mais le problème actuel de la pauvreté n’est pas au palier de la capacité de production, mais à celui de la distribution de cette production.

2. On ne peut créer une richesse supplémentaire réelle de biens et de services que par le travail. Plus précisément, en ramenant au travail ceux qui ne travaillent pas. Quiconque peut et veut travailler doit pouvoir le faire et à celui qui sans excuse légitime ne veut pas le faire, la société n’a rien à donner. Cette création de richesse nouvelle résultant d’un retour au travail devrait bénéficier aux travailleurs qui reviennent au travail, puisque ce sont eux qui la produisent. L’écart entre riches et pauvres en serait d’autant diminué et il y aurait redistribution RELATIVE de la richesse. Cette redistribution relative nourrit ceux qui en profitent, mais sans rien enlever à personne.

3. Si la remise au travail de tous les travailleurs valides ne suffit pas à rendre la demande effective pour tout ce qui est nécessaire à la satisfaction des besoins de tous, c’est qu’une hausse générale du pouvoir d’achat du travail s’impose ou que des correctifs doivent être apportés au rapport entre les rémunérations accordées aux divers types de travail. Toute valeur étant ajoutée par le travail, il est normal que soit distribuée à ceux qui ont exécuté ce travail, sous tous ses aspects, une valeur égale à celle du produit et qui en permet donc l’acquisition

4. Une remise au travail exige la réaffectation du capital, mais ne suppose pas sa confiscation. Une Nouvelle Société le voudrait-elle, d’ailleurs, que la richesse monétaire qu’elle pourrait confisquer terminerait sa précaire vie virtuelle au moment où l’on s’en saisirait et elle s’évanouirait en fumée. En renonçant à l’agitation spéculative stérile actuelle et en revenant à une véritable production de biens et services, on recrée du même coup la demande effective, sans laquelle les « riches » eux-mêmes ne peuvent plus acquérir davantage de richesse réelle.

5. Le passage vers une Nouvelle Société ne doit pas faire de perdants. Tous ceux, riches ou pauvres, qui perdent au changement doivent être indemnisés des dommages réels qu’ils encourent et parfois même raisonnablement compensés du manque à gagner légitime dont il sont privés. Quand un examen objectif de la situation le suggère, il faut respecter non seulement tous les droits, mais aussi certains privilèges acquis. La société tout entière doit être solidaire du changement et une structure fiscale adéquate doit voir à ce que tous supportent les coûts d’indemnisation et de compensation nécessaires, chacun selon ses moyens, comme chacun selon ses moyens doit contribuer au remboursement de la dette publique

6. Une Nouvelle Société est permissive, mais dirigiste. L’État démocratiquement élu oriente la production en fonction d’un plan qui hiérarchise les besoins et privilégie l’atteinte de certains objectifs. Le dirigisme d’une Nouvelle Société ne s’exprime pas par des contraintes ou des ordres, mais faisant que l’intérêt public soit toujours placé dans la trajectoire qui mène directement chaque producteur vers son plus grand profit et ne puisse être raisonnablement contourné.

7. Toute situation de monopole privé ou public restreint le choix du consommateur et diminue la motivation du producteur à l’innover. Il faut éviter ces situations, autant que faire se peut.  Quand le volume et/ou la nature de la production ne permettent pas d’alternative au monopole, on en pallie les effets négatifs en suscitant une concurrence interne entre équipes de gestion pour exercer le contrôle du potentiel équipement, ou entre équipes de travail au sein de l’entreprise pour en participer aux profits.

8. La société ne donne rien, sinon en échange d’un travail. Un programme de revenu garanti couvre tous les besoins des travailleurs et se prolonge pour assurer leur retraite, alors qu’une assurance universelle, en vigueur dès la naissance, procure aux handicapés et invalides un revenu qui remplace ou complète celui que leur travail leur aurait apporté. Une Nouvelle Société n’hésitera pas à concéder un crédit à la consommation. Sa politique financière rendra toutefois ce crédit facile à gérer et le revenu garanti lui en garantira le remboursement par retenue à la source.

9. Quiconque possède un moyen de production a non seulement le droit de l’exploiter, mais le devoir de le faire de la façon la plus efficace ; en tirer le meilleur profit, est la preuve de l’efficacité du propriétaire. Plutôt que d’exproprier les entreprises inefficaces pour en confier la gestion à l’État, une Nouvelle Société s’assure que la gestion en passe en de meilleures mains en transformant la valeur fiscale que le propriétaire fixe à son entreprise en « Offre de vente irrévocable » (OVI).  La compétence prend charge et on s’assure du même coup que l’assiette fiscale correspond bien à la valeur marchande des entreprises.

Cela dit, le premier constat à faire, celui qui détermine toute la structure du nouveau système de production, c’est que le progrès et l’enrichissement de la société exigent le choix sans compromission de la COMPLÉMENTARITÉ.

Pierre JC Allard

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