Nouvelle Societe

15-11-08

LES ÉLECTIONS 2008 AU QUÉBEC – 33 jours et 33 billets – 11

Chaque jour un sujet de réflexion et des questions à se poser…

15 novembre (11/33)

LA COMPLEXITÉ VOLONTAIRE

Jean Charest nous prend vraiment pour des imbeciles. Le pire, c’est que, comme disait Coluche, depuis le temps qu’il le fait, ca doit bien être un peu vrai…. Hier, Michel David du Devoir est venu jeter du sel sur la plaie en nous expliquant doucement, comme a des enfants un peu attardés, comment Jean Charest se fiche de nous.

Je ne reprendrai pas tout son argumentaire qui est accablant; je me permet seulement d’ajouter ici un mot sur le thème “gestion de crise” qui serait, paraît-il, le point fort de Charest. Il n’est pas sorcier de résoudre la crise; il suffit de VOULOIR la régler, mais personne ne veut le faire…

Facile de régler la crise, car c’est une anomalie tout a fait artificielle. Quand on a la main-d’oeuvre et les matières premières on peut produire pour tous les besoins. La crise vient quand ceux qui ont des besoins n’ont pas d’argent, que ceux qui ont de l’argent n’ont pas de besoins… et qu’on décide de produire moins.

Ceux qui le décident sont ceux qui ont le pouvoir et dont les besoins sont satisfaits; il en découle pour le autres beaucoup de souffrances… Les décideurs racontent alors des sornettes à la population, sur le capital, le crédit, l’équilibre budgétaire … mais il ne s’agirait, en fait, que de virer un peu de fric de ceux qui en ont vers ceux qui n’en ont pas. Ce que ceux qui en ont ne veulent pas qu’on fasse.

De temps en temps, ceux qui souffrent ne croient plus aux sornettes; ils pendent où fusillent ceux qui ont pris cette mauvaise décision de ne plus produire… Un nouveau pouvoir s’installe qui vire l’argent qu’il faut virer et ça va mieux pour un temps.

Après un temps, le nouveau pouvoir – qui a fait son fric – cesse de vouloir en virer. Quand ceux qui en manquent n’achetent plus, on décide à nouveau de ne plus travailler, de ne plus produire…. et c’est à nouveau la crise. Simple.

J’ai un doctorat en sciences-économiques et je pourrais le dire en termes bien compliqués, mais c’est simple: virer un peu de fric et travailler. Toute l’astuce du pouvoir est de nous faire croire que ce n’est pas simple et de ne pas virer le fric. Ils préfèrent gérer la crise… Mais un jour vient où ils sont pendus.

Pierre JC Allard

http://nouvellesociete.org/H06.html

4 commentaires »

  1. Je commence à penser de plus en plus que l’argent est dépassée. C’est davantage un problème qu’autre chose.

    Pourquoi ne pas avoir une économie basée sur les ressources naturelles qui sont la vrai richesse de toute façon?

    Commentaire par Redge — 15-11-08 @ 1:00

  2. @ Redge: J’ai deja souligné que depuis quelques temps nous avons en fait un étalon-énergie et que ce sont les monnaies qui fluctuent autour du TEP ( (Ton Equivalent Petroleum). Mais dans une économie tertiaire, c’est le travail-compétence qui est la vraie base. On cherche une façon d’en tenir compte. Avec la crise qui a réduit a rien la valeur réelle du dollar. on voit bien que toute monnaie, de toute façon, ne repose que sur la confiance en l’autorité qui l’émet. Cette autorité a triché. On négocie une nouvelle autorité supranationale qui le ferait, mais les discussions sont au point mort. La crise est la.

    PJCA

    http://nouvellesociete.org/706.html

    Commentaire par pierrejcallard — 15-11-08 @ 2:17

  3. Ceci est peut-être hors contexte mais si on applique votre raisonnement à la crise mondiale, la crise écologique ne serait qu’un leurre organisé par les nantis dont les besoins sont satisfaits.
    Malheureusement il semble que les changements climatiques, la perte de biodiversité, la fonte des glaces, les pesticides dans les fruits et légumes, la pollutions des eaux et des sédiments…. soient une réalité tangible liée justement à notre mode de consommation et de production…
    Si régler la crise (en créant des emplois)revient à scier la branche sur laquelle nous sommes assis (en continuant à rompre sans vergogne les équilibres naturels) on ne fait que déplacer un problème pour en créer un autre bien plus grand.
    La réalité est donc bien plus complexe à moins que notre civilisation toute politique n’aie des tendance cannibales voir masochistes.

    Commentaire par Lacasse — 19-11-08 @ 1:50

  4. @ Lacasse: La crise n’est pas un leurre; elle est la conséquence d’une création de monnaie ne correspondant à aucune valeur réelle que les nantis se sont distribuée entre eux ; a) pour satisfaire tous leurs desirs, bien sûr, mais surtout, b) pour maintenir un contrôle total sur le société. Aussi longtemps qu’on CROIT qu’une valeur réelle correspond a cet argent, tout va.

    La crise, c’est que maintenant on n’y croit plus et la FRB a avoué que cet argent ne repose sur rien. Donc, il faut maintenir un moyen d’echange – sans doute en l’imposant par la force, ce qui augure mal de la démocratie pour le court terme – et rebâtir un systeme de production. C »est ce systeme de production qui, inter alia, devra rétablir l’équilibre écologique.

    Si vous avez le temps, tour ça est expliqué par le menu au site Nouvelle Société. Pour deux brèves réponses concernant : a) la crise et b) nos habitides de consommation, voyez ces deux liens… et les articles suivant dans chaque cas si vous êtes curieux. http://nouvellesociete.org/H38.html http://nouvellesociete.org/H24.html

    PJCA

    Commentaire par pierrejcallard — 19-11-08 @ 9:05


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