Nouvelle Societe

12-11-08

LES ÉLECTIONS 2008 AU QUÉBEC – 33 jours et 33 billets – 8

Chaque jour un sujet de réflexion et des questions à se poser…

12 novembre (8/33)

4 ANS ? SURTOUT PAS !

Nos politiques de tout acabit, au Québec, demandent un mandat pour « gérer la crise ». La réponse est NON. Nous ne sommes pas en crise. Pas encore. Nous ne savons même pas de quoi aura l’air cette crise. Aujourd’hui, nous sommes en transition vers on ne sait quoi. . Forcer une décision électorale avant que la crise n’ait même commencé à produire ses effets perceptibles est un abus de confiance.

Nous sommes à l’orée d’une crise qui est bien plus sérieuse que celle de 1929, car elle est GLOBALE. Il ne s’agit pas d’ajuster des équilibres nationaux en manipulant le crédit par des DTS, ni pour le capital de jouer à cache-cache avec la crédulité populaire en sautant d’un paradis fiscal au suivant. C‘est plus grave que ça. Cette crise est la fin du monde que nous avons connu.

En disant, il y a deux semaines, quelle garantissait des fonds « illimités » en dollars aux banques centrales européennes, la Federal Reserve américaine a avoué que le dollar ne valait plus rien, ni donc les autres monnaies dont les réserves sont en dollars : l’argent ne vaut plus rien. Notre société qui reposait sur l’argent ne repose plus que sur la confiance précaire que nous accordons à l’État.

La confiance, d’abord, mais une société un peu complexe ne peut fonctionner sans un moyen d‘échange et il va falloir rebâtir un système financier… ce qui équivaut à rebâtir la société. Ça ne se fera pas sans heurts, car il y a des intérêts acquis en jeu et, historiquement ces heurts apportent des guerres. La priorité aujourd’hui est de faire consensus pour la nécessité d’un changement radical, mais dans l’ordre et la paix.

Ce consensus doit réunir la gauche comme la droite, dans une redéfinition du rôle de la société face à l’individu et des objectifs même de la société… et une acceptation de nouvelles règles du jeu politique. Dans ce contexte, les élections actuelles au Québec sont néfastes, car elles visent à confier le pouvoir à un parti pour 4 ans, alors qu’au cours des 4 prochaines années, la situation va évoluer davantage à chaque 6 mois, qu’elle ne le faisait auparavant en une décennie.

Il n’y a personne qui mérite aujourd’hui un tel mandat ferme de 4 ans. Il faut voir les gouvernemants à l’œuvre et au besoin en changer, même au milieu du gué. IL NOUS FAUT UN GOUVERNEMENT MINORITAIRE. Il faut mettre la même détermination à NE PAS donner une majorité à l’un ou l’autre des partis que l’on a mis ne pas donner un gouvernement majoritaire à Harper.

La population en ces temps de crise doit rester souveraine. Le 8 décembre, elle doit diviser pour régner.

Pierre JC Allard

http://nouvellesociete.org/5193.html

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