Nouvelle Societe

10-03-08

01 Systèmes et sociétés

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 3:37

On parle d’une Nouvelle Société, mais qu’est-ce qu’une société ? Une société est un système. Le mot « système » est utilisé dans plusieurs disciplines et revêt des sens si différents, que son emploi peut jeter la confusion. Un système, dans le sens où nous l’entendons ici, est un ensemble d’éléments en interaction ; un système est entièrement défini par ses éléments et les interactions qui constituent son fonctionnement. Il existe une immense variété de systèmes: naturels, artificiels, fermés, ouverts… Votre corps est un système. VOUS êtes un système.

Une société est un système dont les individus sont les éléments et dont les interactions sont des activités de production et d’échange, « échange » incluant ici toute forme de transmission de biens, de services ou d’information, avec ou sans contrepartie, consentie ou imposée. Une société est donc un lieu d’échanges. Échanges d’idées, de connaissances, de sentiments, de bien et services. On y donne, on y prend, on y vend et achète et l’on y troque. On y met aussi en commun les forces et les ressources dont on dispose, ce qui n’est qu’une autre forme d’échange.

Chaque société est un système qui a ses façons de faire, plus ou moins efficaces, plus ou moins satisfaisantes pour ceux qui en sont parties. Efficacité et satisfaction dépendent largement de ce que sont les sociétaires, de leurs valeurs et de ce qu’ils font, mais, si le résultat n’est pas conforme à leurs espoirs, ce sont toujours les façons de faire qui seront blâmées, puisque se sont toujours dans les interactions que les insuffisances se manifestent. Critiquer ces façons de faire, c’est critiquer « le système ».

Le Système est donc vu comme le méchant loup dans la bergerie des citoyens innocents, ce qui est loin d’être faux. Les maux qui nous viennent du Système et ceux dont est responsable la simple nature humaine, cependant, se confondent souvent et la confusion est rarement innocente. Les vicissitudes qui nous viennent de la nature sont ainsi imputées au Système par tous les marchands d’illusions, alors que, pour protéger des intérêts acquis, des problèmes qu’il serait facile de résoudre sont parfois présentés comme des fatalités

C’est la première confusion à éviter quand on parle d’apporter des changements fondamentaux à la société. Or, le loup se déguise en Mère Grand, en Chaperon Rouge et même en descente de lit quand ça l’arrange. Dans la pénombre, l’inverse n’est pas non plus exclu. Il est donc vital de diffuser un signalement précis du Système, car nous sommes désormais bien nombreux à dénoncer le « système » et, à défaut de reconnaître le loup de profil comme de face, on risque de plus en plus de se tirer dessus entre chasseurs.

On risque surtout de tirer en l’air, d’imputer à une société en particulier ce qui est commun à toutes les sociétés et dont il est donc oiseux d’accuser le système qui y prévaut. Ainsi, les sociétés que nous connaissons, y compris celle dans laquelle nous vivons, sont des structures qui ont pris forme spontanément, longtemps avant qu’un intello de service ne décide de les appeler « sociétés » et n’en analyse le fonctionnement. Ces sociétés n’ont donc pas été créées sur plan, pour une finalité, mais se sont développées selon les circonstances. Ce sont des sociétés qu’on pourrait dire « naturelles ».

Les principes de fonctionnement des sociétés naturelles n’ont pas été créés non plus; ils ont simplement été découverts, de même qu’on n’a pas créé, mais qu’on a simplement découvert la Loi de la gravité, celle de la conservation de l’énergie et autres lois de la nature. Il y a longtemps qu’on a découvert les règles qui régissent le fonctionnement des sociétés naturelles: ce sont celles qui découlent de la nature humaine.

Il y a deux principes fondamentaux qui déterminent l’avènement, le fonctionnement et l’évolution des sociétés qui se sont ainsi créées spontanément.

Le premier est que l’ÉGOÏSME EST PARTOUT. Chaque « sociétaire » tente de retirer tout ce qu’il peut de la société en y contribuant le moins possible. Altruisme, dévouement et abnégation peuvent exister dans une société naturelle – surtout quand, comme l’explique Maslow, l’individu, bien repu, cherche des plaisirs plus subtils ou voit son bénéfice au ciel ou ailleurs – mais le comportement prévalent d’une société, celui qui permet de prévoir son fonctionnement, c’est que chacun tire à soi la couverture. Ceci demeure vrai, même si certains mettent à le faire plus d’élégance et moins de malveillance que d’autres.

Le second est que LA FORCE TRIOMPHE TOUJOURS. Au départ, il y a la simple force physique, à laquelle s’ajoute vite celle des armes; ensuite, il y a l’intelligence, à laquelle vient s’ajouter l’information, prenant la forme de la connaissance puis de la formation ; enfin, il y a la richesse, laquelle permet de manier la promesse en plus de la menace. Les circonstances modifient les rapports de force et il faut en tenir compte, mais, dans une situation donnée, le plus fort gagne toujours.

Dans une société idéale, ces principes ne s’appliqueraient pas. Chacun exécuterait avec abnégation et enthousiasme la tâche qui lui est dévolue et l’appartenance au groupe serait joyeusement consentie. C’est la situation qu’on imagine dans un monastère bénédictin. Hélas, les États que l’histoire a connus jusqu’à ce jour n’ont pas été des sociétés idéales. Si on veut que ce soit l’altruisme et la justice qui prévalent, il faut que le système l’impose et il faut d’abord lui montrer à le faire.

Pierre JC Allard

Suivant
Publicités

14 commentaires »

  1. Bonjour Pierre,
    Moi qui suis un «petit poète», un rêveur, un altruiste, je fonctionne avec un esprit moitié-cartésien, moitié de cet «esprit» qui animait les peuples d’antant: l’intuition.
    Je trouve que vos écrits se perdent sur le net. Pourtant si riches. Je souhaiterais les faire partager par le biais de mon site en fragments pour «répandre» ces choses articulées.
    Je n’ai rien à m’accaparer.
    Je suis un enseignant à la retraite. Et me voilà intéressé à tout ce beau monde de la finance et des «affaires». Je ne sais pas trop si je me mêle de mes affaires. Ma seule ambition était de d’archiver mes petits poèmes, et quelques projets que je laisserais en partant.
    C’est la première fois que je mets le pied dans cette «nouvelle société», ainsi que le reste de votre oeuvre. Dommage que certaines gens ne puissent pas les lire.
    gaetanpelletier.worpress.com
    gaeetanpelletier@hotmail.com

    Commentaire par gaetanpelletier — 12-02-09 @ 11:00

  2. @Gaetan Pelletier

    Merci pour votre aimable commentaire.

    Vous etes le bienvenu et pouvez reproduire tout ce que vous voulez de mes ecrits; mettez seulement un petite reference a mon site, ca facilite le suivi.

    PJCA

    Commentaire par PJCA — 13-02-09 @ 3:49

  3. Pierre,
    Mon intention n’est pas que de «transcrire» dans mon blog vos écrits. C’est de leur donner une couleur de façon à ce qu’ils soient lus davantage.
    Je sais comment faire.
    Quand je le ferai, je vous enverrai une adresse pour que vous puissiez voir ce que j’en ai fait.
    Si vous n’êtes pas d’accord, on effacera.
    Soyez certain qu’il y aura une référence. Voire plus…

    Commentaire par gaetanpelletier — 20-02-09 @ 12:37

  4. @ GP: Bien d’accord. Quand je dis « reproduire tout ce que vous voulez », c’est sans prejudice a ce que vous traitiez l’idee comme il vous plaira. Je dis simplement qu’il est important, pour vous comme pour moi, que l’on ne puisse pas nous attribuer a moi vos idees ni a vous es miennes. J’utilise souvent ma formation legale pour m’assurer de ne rien dire qui soit diffamatoire… Une petite derive poetique, et vous pouvez etre en territoire dangereux…

    PJCA

    Commentaire par pierrejcallard — 20-02-09 @ 6:18

  5. « Une société est un système dont les individus sont les éléments et dont les interactions sont des activités de production et d’échange, “échange” incluant ici toute forme de transmission de biens, de services ou d’information, avec ou sans contrepartie, consentie ou imposée. » Voici une définition que je partage. Je viens de découvrir votre site est comme un travail récent m’a entraîné à découvrir les défauts de notre société et du système économique actuel et les solutions pour y remédier, je ne résiste pas au plaisir de vous les livrer. Sans connaître le site, je les avais intitulés : « LES RÈGLES D’UNE SOCIETE NOUVELLE »

    1 Voici les quatre défauts majeurs du système dit « économique ». Ces défauts le rendent très couteux et vont le conduire très prochainement à sa perte.

    Premièrement, l’échange du produit nécessite une valeur initiale à laquelle s’ajoute le coût de l’échange. Sachant que le coût de cet échange n’est pas toujours en relation avec la valorisation du produit échangé.
    Ainsi, plus il y a d’échanges plus la valeur finale du produit augmente sans aucune limite. Prenons l’exemple d’un produit P qui vaut un euro. Supposons qu’il soit échangé 10 fois avant sa vente finale aux consommateurs et que chaque acheteur prenne une marge de 50 % sur le produit vendu.
    Le producteur vend son produit un euro
    Le premier échange est le suivant : 1 + (50 % x 2) = 1 + 1 = 2 €
    Le deuxième échange est le suivant : 2 + 2 = 4 €
    Le troisième échange est le suivant : 4 + 4 = 8 €
    Le quatrième échange est le suivant : 8 + 8 = 16 €
    Le cinquième échange est le suivant : 16 + 16 = 32 €
    Le sixième échange est le suivant : 32 + 32 = 64 €
    Le septième échange est le suivant : 64 + 64 = 128 €
    Le huitième échange est le suivant : 128 + 128 = 256 €
    Le neuvième échange est le suivant : 256 + 256 = 512 €
    Le dixième échange est le suivant : 512 + 512 = 1024 €
    Au final, le consommateur achète le produit 1024 €, soit 1000 fois plus cher, sans que le produit initial n’est été transformé le plus souvent, ce qui est aberrant mais représente la réalité actuelle du système économique.
    Quelles sont les conséquences de ce premier défaut :
    Premièrement le producteur est sous-payé puisqu’il ne reçoit que le millième du prix de vente final.
    Deuxièmement le consommateur voit son pouvoir d’achat diminuer en raison de la surévaluation artificielle « économique », de la valeur du produit initial qui est multipliée par 1000 dans l’exemple précédent. Cette surélévation artificielle est encore plus exagérée par les taxes qui s’ajoutent à chaque échange.
    Troisièmement, les échanges « économiques » enrichissent uniquement les commerçants, les traders, les banquiers et les hommes d’affaires qui pratiquent ces échanges et construisent le marché dit « économique » actuel. Il s’agit en fait d’un marché très coûteux qui se fait au détriment des producteurs et des consommateurs.
    Que faut-il faire ?
    Puisque nous ne pouvons pas créer quelque chose de rien, il faudrait que la valeur de l’échange soit retranchée du prix initial. Cela permettrait de limiter le nombre d’échanges inutiles en évitant la surévaluation du prix initial, mais cela n’a pas de sens car il faudrait prendre à chaque échange une partie du produit. En fait il faudrait que le prix soit élaboré à la fin du système d’échange et de transformation nécessaire au produit fini. Il faudrait donc que le producteur et les différents intervenants sur le produit puissent bénéficier d’un pourcentage sur le prix de vente final du produit. Cela pourrait s’appeler l’échange en confiance ou le producteur confierait son produit à un transformateur moyennant 30 % du produit final. Le transformateur le confierait à son tour à un distributeur moyennant 30 % du produit final. Le distributeur le vendrait au consommateur, paierait les taxes et conserverait 40 % du reste de la vente. Les 60 % restants seraient reversés au transformateur et au producteur. Cet échange « en confiance » ne générerait pas de taxe et seul le dernier échange serait une vente réelle avec production de taxe. Ainsi, c’est uniquement à la fin que le prix du produit serait élaboré et apparaîtrait sur le marché. Il s’agirait alors d’un prix qui correspondrait totalement à la réalité. La combinaison de cet échange « en confiance » à la vente permettrait de stopper le commerce inutile pour la société humaine et n’ayant pour but que l’enrichissement personnel des auteurs de transactions non valorisantes pour le produit. L’adjonction de ce nouveau type d’échange « en confiance » à la vente classique, permettrait donc d’arrêter les échanges abusifs, mais en outre il permettrait d’obtenir aussi une traçabilité des produits, il valoriserait le producteur et enfin en diminuant le prix final, il augmenterait naturellement le pouvoir d’achat des consommateurs.

    Deuxièmement, la valeur initiale du produit est établie en équivalent monnaie d’échange. Or, la monnaie d’échange se reproduit en développant un intérêt qui, avec le temps, fait grossir le capital. Ainsi par ce lien à l’argent, la valeur du produit croit elle aussi inexorablement avec le temps.
    Ainsi, petit à petit, les monnaies d’échange ont donné un prix de référence à chaque produit. L’argent est devenu la valeur de référence qui a fini par acheter la vie de l’homme lui-même.
    Le phénomène est encore plus exagéré si l’achat nécessite un emprunt. Prenons l’exemple d’un commerçant, d’un trader qui achète un produit en empruntant pour son achat. Il fera en sorte d’attendre un peu plus longtemps pour le revendre afin de pouvoir rembourser son intérêt d’emprunt, son capital et surtout faire un bénéfice. Cela augmente d’autant plus le coût d’échange du produit et donc sa valeur finale sans que parfois celui-ci n’ait été valorisé réellement (transaction ayant pour but de se faire de l’argent, sans aucune transformation du produit). De plus la détermination initiale de la valeur du produit peut entrainer le propriétaire à faire de la rétention pour voir augmenter la valeur de ce qu’il détient. Nous avons vu cela avec les commerçants du pétrole qui ont fait monter les prix en fermant eux-mêmes les robinets, faisant croire à une pénurie, pour faire monter les cours du baril.
    L’intérêt de l’argent a pour but, initialement, d’encourager la capitalisation. Sinon à quoi cela servirait-il d’avoir un tas d’or qui ne travaille pas, qui ne se reproduit pas. Cependant l’intérêt de l’argent représente bien une reproduction à l’identique. Cette qualité extraordinaire du «vivant» qui a été donnée par l’homme à l’argent, favorise l’oisiveté du capitaliste (à quoi cela sert-il de travailler quand notre argent travaille à notre place). De plus, comme plus on attend plus les prix montent, le commerçant propriétaire du produit retarde sa vente pour faire monter les prix. Cet attentisme vénal prive ainsi les autres du produit concerné et les soumet au bon vouloir du capitaliste et de l’argent. C’est donc cette qualité de vivant qui a permis à l’argent de supplanter l’homme. L’être humain est ainsi dominé par l’argent « vivant » sur ses quatre points d’équilibre. Son importance individuelle qui est évaluée uniquement par la richesse. Sa liberté individuelle est évaluée par la propriété qui est une liberté absolue d’usage évaluée aussi avec l’argent. Les échanges avec les autres qui sont principalement économiques sont dominés par l’argent et enfin la complémentarité fraternelle a été remplacée par l’argent de l’assurance.
    Quelles sont les conséquences de ce deuxième défaut :
    Premièrement, les pauvres deviennent plus pauvres, les riches deviennent plus riches et les inégalités sociales s’accroissent. Deuxièmement, l’argent domine le monde et les êtres humains. Troisièmement, les valeurs des produits sont surfaites et très irréelles et les emprunts qui s’y rapportent n’ont pas de garantie véritable en raison de l’irréalité des valeurs des différents produits. Nous avons commencé à le voir pour plusieurs grandes banques qui ont fait faillite parce que leurs garanties immobilières qui avaient été surévaluées par ce biais n’ont pas pu couvrir le capital emprunté. C’est un des éléments qui, avec le mécontentement populaire représenté en Guadeloupe par le LKP (Liyannaj Kont Pwofitasyon qui signifie regroupement contre le profit), va faire chuter bientôt le régime économique actuel.
    Que faut-il faire ?
    En premier, il faut se mobiliser pour le pouvoir d’achat, merci LKP.
    En deuxième, il faut adjoindre un deuxième système d’échange comme « l’échange en confiance » afin d’éviter les abus et les rétentions du commerce économique actuel. En troisième, l’argent doit être ramené au rang de chose et comme la conservation de toute chose coûte, l’argent au lieu de rapporter doit coûter. C’est l’augmentation du coût de capitalisation de l’argent qui permettra la mobilisation des capitaux. N’ayant plus d’intérêt à être gardé, capitalisé, l’argent redeviendra une monnaie d’échange et l’être humain pourra reprendre sa place.

    Troisièmement, la monnaie d’échange, quand elle est seule, peut-être salie par les trafics et le marché noir.
    Que faut-il faire ?
    Il faut lui adjoindre une monnaie témoin pour régler, à chaque vente, un organisme officiel recevant les taxes et les retraites. Cette monnaie témoin, permettra de payer les taxes quand il s’agit de vente de produits ou de payer les charges sociales et les retraites quand il s’agit de vente de main-d’œuvre, de travail. Nous pourrions avoir ainsi trois monnaies d’échange. Une principale, le Soleil qui serait liée à une secondaire la Terre quand il s’agit de vente de produits ou liée à une troisième, la Lune quand il s’agit de vente de main-d’œuvre. Il est facile de repérer l’argent sale puisque ce seront des Soleils qui ne seront pas accompagnés de Lune ou de Terre.

    Quatrièmement, la propriété est une liberté absolue d’usage qui est irréelle.
    Elle doit être relativisée à l’usage individuel par le propriétaire lui-même.
    Dans notre société la liberté est aussi remplacée par un principe économique : la propriété qui permet une liberté absolue d’usage. La liberté de chacun s’envisage principalement dans la propriété et la possession. À plus d’un titre cette propriété est devenue irréelle. Ce n’est plus la propriété, « animale » qui permet l’équilibre dans la nature comme pour le lion qui lorsqu’il possède une gazelle et l’utilise pour la manger, défend sa propriété puis l’abandonne à d’autres animaux lorsqu’il a fini, ce qui permet aux autres de posséder le temps de leur utilisation. Non c’est une possession absolue qui permet de garder sans entretenir pour laisser se détruire le bien sans se soucier du besoin des autres, ou bien qui permet de louer le bien en touchant un revenu plus important que le coût initial d’achat du bien considéré. La propriété doit avoir au moins une contrepartie en usage pour redevenir réelle. La location n’a pas lieu d’être et tout usager devient propriétaire, en remboursant son achat s’il n’a pas été payé comptant.
    Pour s’appuyer sur la réalité il faut aussi que la propriété s’arrête à la mort du propriétaire. Ainsi les dons ne peuvent se concevoir que de notre vivant. À notre mort, si nous n’avons pas fait don de notre bien, celui-ci revient au pays qui le supporte.
    2 Voici le défaut majeur de notre société qui la rend complexe et incompréhensible.

    Chaque pays a une constitution nationale et une constitution individuelle. En France la constitution individuelle est représentée par la «constitution des droits de l’Homme». Comme vous pouvez le voir il s’agit d’une constitution de droits uniquement, sans devoirs en contrepartie. Ainsi, notre société est mal conçue. C’est comme si nous avions conçu une voiture dont la régulation du moteur, l’accélérateur n’existerait pas. L’accélérateur de la voiture n’est pas qu’un accélérateur car le ressort joue office de déccélarrateur, ce qui fait que le régime du moteur est réglable. Le réglage du régime moteur permet d’avoir une boîte de vitesses moins complexe représentée par cinq ou six vitesses. Au contraire si nous n’avions pas de ressort pour décélérer ce qui correspond à l’absence de devoirs en contrepartie de droits, le moteur serait arrêté ou à fond ce qui obligerait à avoir une boîte de vitesses très compliquée, lourde et inutilisable car ayant des centaines de rapports, pour pouvoir aller à de multiples allures. Il en est ainsi dans notre société actuelle ou la constitution individuelle humaine n’est qu’une constitution de droits ce qui oblige à avoir des législations de notre société humaine très complexes et donc inhumaines faute d’avoir un régime individuel bien réglé par une législation en droits et en devoirs.
    L’image de la société actuelle et de la société future, de la moto à la voiture
    Actuellement les sociétés humaines sont des grosses motos dont la roue avant représente la liberté d’acheter et de posséder et la roue arrière représente l’importance de la richesse. Sur sa gauche, la moto possède un side-car sans roue, sans appui réel, dont l’avant est chargé par les échanges commerciaux et économiques et l’arrière par les assurances en tout genres (vie, maladie, chômage, etc.). Le moteur de la moto est l’argent et la société moto roule de plus en plus vite pour trouver un équilibre difficile et incliné sur la droite (politique) pour éviter que le side-car ne traîne parterre en raison du poids du marché coûteux des échanges « économiques » et des assurances diverses sociales et économiques qui l’alourdissent. L’être humain qui n’est qu’Homme Actif et qui au début pilotait la moto avec le moteur à fond puisqu’il n’a que des droits sans ressort déccélérateur qui représenterait les devoirs, se trouve de plus en plus repoussé à l’arrière par la grosseur de la boîte de vitesses énorme avec des centaines de vitesses pour compenser le manque de réglage par l’accélérateur. L’argent vivant qui accélère sans cesse a pris la place de l’homme au guidon et celui-ci repoussé à l’arrière risque de tomber bientôt.
    Que faut-il faire ?
    Les règles de fonctionnement d’une société humaine doivent comporter deux niveaux : le niveau individuel et le niveau collectif, Une société humaine équilibrée et agréable s’appuiera sur les quatre points d’équilibre de l’être humain comme une voiture le fait sur ses quatre roues. La roue avant droite représentera la liberté s’appuyant sur l’usage, la roue avant gauche, les échanges qui s’appuieront sur la réalité, la roue arrière droite sera l’importance individuelle liée au travail, la roue arrière gauche sera la fraternité s’appuyant sur la complémentarité de tous. Le moteur sera l’être humain et la régulation de la vitesse du moteur (l’accélérateur) sera une constitution en droits et devoirs de l’être humain, la législation de la société sera la boîte de vitesses qui sera beaucoup plus simple, le conducteur ou dirigeant sera l’actif et le copilote sera le réactif.
    Ainsi il faut, à l’image du rôle des religions, placer des devoirs individuels en face des droits qui ont été proclamés en 1789. Je vous donne des exemples de règles individuelles équilibrées en droits et devoirs pour une future constitution individuelle des droits et devoirs de l’être humain. Le droit au silence et le devoir d’expression pour la bonne santé. Le droit d’identité et le devoir de respect de la différence. Le droit de vivre et le devoir de respect de vie de l’autre. Le droit de posséder et le devoir d’utiliser.

    3 en conclusion
    Nous avons vu que pour équilibrer notre société cinq règles réalistes sont nécessaires :
    Il faut deux types d’échange : l’échange en confiance, et la vente.
    Il faut que la capitalisation coûte.
    Il faut deux monnaies témoins associées à la monnaie principale.
    Il faut que la propriété soit relative à l’usage.
    Il faut que les règles individuelles humaines soient faites de droits et de devoirs.
    Enfin, une fois ces cinq règles mises en place, nous devons nous rappeler que nous formons un grand « corps » d’êtres humains sur cette terre et plus nous crions et voulons essentiellement notre identité absolue, qu’elle soit personnelle ou non, plus nous nous différencions, plus nous nous isolons et moins nous existons pour les autres. Nous sommes tous différents et avons chacun notre histoire personnelle mais il faut relativiser nos différences car nous sommes tous nécessaires les uns aux autres dans notre monde. Nos cellules sont parfois très différentes les unes des autres, mais elles sont chacune nécessaires au bon fonctionnement de notre corps.
    Etre complémentaire c’est savoir apporter sa différence relative pour vivre ensemble plutôt que s’appuyer sur la différence absolue de chacun pour vivre séparés.
    La différence absolue, c’est dire d’un autre être humain qu’il est un étranger, la différence relative c’est d’accepter ses « dons », les domaines dans lesquels l’autre est doué en proposant en échange, notre savoir personnel. Cet échange respectueux et intelligent permettra la constitution d’une réelle humanité.
    Dernière règle : admettre que nous sommes tous terriens sur notre Terre.

    ÉTRANGE
    EST QUI VOIT
    EN L’AUTRE,
    UN ÉTRANGER

    TA BIÈRE EST BELGE
    TON CHAT EST PERSAN
    TA TÉLÉ EST JAPONAISE
    TON CHILI EST MEXICAIN
    TA VODKA EST POLONAISE
    TON WHISKY EST ÉCOSSAIS
    TA PAËLLA EST ESPAGNOLE
    TON SAUMON EST NORVÉGIEN
    TON FROMAGE EST HOLLANDAIS
    TES VACANCES SONT TUNISIENNES
    TA BANQUE EST LUXEMBOURGEOISE
    TON SIROP D’ERABLE EST CANADIEN
    TON CHIEN BERGER EST ALLEMAND
    TES BAGUETTES SONT CHINOISES
    TON CHAMPAGNE EST FRANCAIS
    TON COUSCOUS EST MAROCAIN
    TON LKP EST GUADELOUPEEN
    TES JEANS SONT AMÉRICAINS
    TES CHIFFRES SONT ARABES
    TON SAUNA EST FINLANDAIS
    TON COLLIER EST AFRICAIN
    TON STRING EST BRÉSILIEN
    TA VOITURE EST ANGLAISE
    TON AÏKIDO EST JAPONAIS
    TON RHUM EST ANTILLAIS
    TA PIZZA EST ITALIENNE
    TON CAVIAR EST RUSSE
    TON RIZ EST INDIEN
    ET… TU REPROCHES
    À TON VOISIN D’ÊTRE ÉTRANGER

    À VIEUX HABITANTS (GUADELOUPE) LE 27 FEVRIER 2009

    Commentaire par Fred de Guadeloupe — 27-02-09 @ 11:19

  6. @ Fred: Merci pour votre commentaire et votre expose. Nous partageon certaines ides; il y en a d’autres qui sont juste a vous… Le plus important n’est pas que nous soyons d’accord, mais que vous ayez des idees…

    G B. Shaw disait qu’il devait sa celebrite a ce qu’il reflechissait au moins une fois par jour … alors que la plupart des gens ne reflechissent jamais.. Continuons le combat

    PJCA

    Commentaire par PJCA — 28-02-09 @ 7:13

  7. Bonjour,
    tout d’abord, félicitation pour ce site qui propose (pour ceux que j’ai lu jusqu’alors) des articles simples, assez complets et organisés sur un sujet complexe et vaste.

    Je voudrais faire une remarque/question à propos des principes fondamentaux évoqués ici. Ne manque-t’il pas un rouage essentiel : la descendance ?
    La protection de ses descendants vient souvent (mais ce n’est pas une généralité) en contradiction avec l’égoïsme, puisqu’elle peut mener jusqu’au sacrifice de sa personne. On pourrait bien entendu voir des signes d’égoïsme et de « conditionnement » dans de tels actes, avec par-exemple la croyance (justifiée ou non, ici n’est pas la question) d’un paradis qui donne une finalité égoïste à un acte altruiste. Mais n’y-t’il pas plus que cela ?

    Commentaire par Yves — 27-04-09 @ 5:02

  8. @ Yves: À mon avis – qui n’est sur ce sujet que l’opinion d’un profane – on a simple projection. Identification au ‘descendant’ qui est le seul support du moi dont on peut lucidement espérer la continuité… Un transfert d’opportunité qui ne change donc pas la priorité de l’égoisme dans les transactions entre humains

    PJCA

    Commentaire par pierrejcallard — 28-04-09 @ 12:44

  9. Pierre,
    Puisque vous m’entraînez par ici….
    Vous vous souvenez certainement des Maths Modernes que nous appelons les Maths de Papy.
    Cela m’a toujours fasciné, cette façons de voir les réalités du monde par la théorie des ensembles.
    Ce ne sont plus des chiffres mais des associations de systèmes comme on le fait pour les trois couleurs primaires de la lumière.
    Dans le cas de nos sociétés, ce n’est pas trois mais bien plus de ronds qui entrent en comptent.
    Le buissons de la vie (un arbre n’est plus la vision d’aujourd’hui) est fait d’une série de mélanges, de cultures, de pensées.
    La Terre quoiqu’on en dise, reste suffisamment grande pour accueillir tout cela dans un espace et dans un temps donné.
    L’homme n’est qu’une petite facette d’en cet ensemble de nuances dans le Cosmos dont parlait si bien Carl Sagan dans ma jeunesse.
    De l’infiniment grand à l’infiniment petit, tout n’est que cycles concentriques avec une montée en puissance, une apogée et une descente aux enfers du désintérêt de la Nature pour progresser.
    Nous sommes peut-être les premiers à le savoir. Nous n’en sommes que plus responsables.
    Aujourd’hui, on s’intéresse aux extrêmes. L’atome que l’on manipule dans les nanotechnologies aidé par la théorie quantique. Le big bang que l’on définit plus en big cycles pour oublier qu’il y a un avant à l’après.

    Commentaire par L'enfoiré — 09-07-10 @ 9:16

  10. 2 l’ENFOIRÉ

    Dans la meme veine, je définis quelque part l’individu social comme l’intersection de ses appartenances.

    https://nouvellesociete.wordpress.com/2005/03/28/18-groupes-daffinite/

    PJCA

    Commentaire par pierrejcallard — 09-07-10 @ 6:25

  11. Perdonen mi frances tiene faltas de ortografia y tengo la esperanza que puedan leer en español. Agregaria una inquietud que me parece central .La pregunta : si la sociedad es un sistema de intercambios exactamente ¿que es lo que intercambia? objetos, derechos, mercancias, servicios? Cual seria la denominacion comun de estos objetos de intercambio? Acaso no se intercambian sujetos o al menos subjetividades tambien? Esto me parece esencial para justificar o no el rol del llamado mercado…

    Commentaire par antonio — 07-03-12 @ 8:21

  12. @ Antonio

    Une société est un système dont les individus sont les éléments et dont les interactions sont des activités de production et d’échange, “échange” incluant ici toute forme de transmission de biens, de services ou d’information, avec ou sans contrepartie, consentie ou imposée.

    Es el intercambio en si – de lo que sea, sin limitacion ninguna – que constituye lo esencial de la relacion societal y esto hace que cualquier sociedad se pueda definir como un sistema.

    pjca

    Commentaire par pierrejcallard — 08-03-12 @ 7:14

  13. Bonjour, vous écrivez

    « Une société est un système dont les individus sont les éléments et dont les interactions sont des activités de production et d’échange, « échange » incluant ici toute forme de transmission de biens, de services ou d’information, avec ou sans contrepartie, consentie ou imposée. Une société est donc un lieu d’échanges. Échanges d’idées, de connaissances, de sentiments, de bien et services. On y donne, on y prend, on y vend et achète et l’on y troque. On y met aussi en commun, les forces et les ressources dont on dispose, ce qui n’est qu’une autre forme d’échange. »

    Certes, mais m’est avis que c’est là, la conséquence de la raison d’être d’une société. La raison d’être de toute société est de garantir la sécurité de ses membres, tant sur le plan physique que moral. Sécurité donc de l’intégrité physique contre toute agression extérieure mais aussi intérieure et via la satisfaction des besoins primaires (pyramide de Maslow). Le fait que la quasi totalité des systèmes évoluent vers la dictature où seule est garantie la sécurité des classes dirigeantes ne change rien, fondamentalement, le but est d’assurer la sécurité de tous les membres de la société où sont développés tout ce que vous écrivez pour optimiser cette sécurité.

    Ce n’est qu’une fois acquise sa mission première qu’apparaissent les aspirations secondaires.

    Commentaire par Hervé FOISSAC — 30-11-15 @ 4:10


RSS feed for comments on this post. TrackBack URI

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.