Nouvelle Societe

17-06-07

Manifeste pour la Démocratie

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 11:58

DEMOCRATIE CONTRACTUELLE

DC

LE POUVOIR DE CHANGER LES CHOSES

LA DÉMOCRATIE REPRÉSENTATIVE

Rien, dans notre système politique actuel, n’oblige un politicien à remplir ses promesses. Un politicien peut dire n’importe quoi avant et faire n’importe quoi après une élection. Ce qui a été dit n’a pas valeur de contrat. Est-ce bien ce qu’on a en tête quand on parle de démocratie: un mandat en blanc pour faire n’importe quoi ? Non, bien sûr, n’est-ce pas ? Eh bien vous avez tort ! La réponse est &laqno;oui ». Dans une démocratie représentative, le gouvernement élu peut faire n’importe quoi.

UNE DÉMOCRATIE CONTRÔLÉE

Les députés ne font pas ce que les électeurs voudraient qu’ils fassent, mais ce que leur parti leur dit de faire. Ce n’est pas un abus de confiance, ni de la fausse représentation, c’est la règle actuelle du jeu. Un député doit voter selon la ligne de son parti, sans quoi il en est exclu; ce qui signifie qu’il ne sera sans doute pas réélu.

VERS LA DÉMOCRATIE CONTRACTUELLE

Dans la DÉMOCRATIE CONTRACTUELLE les rôles des partis, de leurs chefs et des députés sont différents. L’élection est un contrat accordé par la population à un parti pour qu’il applique son programme. Les députés sont ceux qui surveillent l’application du contrat. La démocratie contractuelle est un effort ultime pour redonner à la politique une image d’honnêteté, d’efficacité et de démocratie réelle. Pour ce faire il faudrait :

  • Que soit élu, dans chaque circonscription électorale, dès la prochaine élection générale, un député INDÉPENDANT qui ne sera au service d’aucun parti, mais qui se sera donné pour seule mission de représenter ses électeurs ;
  • Que ces députés indépendants, majoritaires à l’Assemblée nationale, s’engagent à voter un amendement à la loi électorale distinguant pour l’avenir, comme aux États Unis, le pouvoir législatif (les députés) du pouvoir exécutif (le gouvernement), imposant à ce dernier l’obligation stricte de réaliser le programme sur la foi duquel il aura été élu ;
  • Que, par la suite, l’Assemblée nationale décrète la tenue d’une élection générale pour désigner le futur Premier Ministre et son équipe (le gouvernement) au suffrage universel à deux tours, comme le Président l’est en France ;
  • Que le Premier Ministre élu et son équipe gouvernent le Québec sous le contrôle vigilant de l’Assemblée nationale souveraine, laquelle pourra les révoquer s’ils ne respectent pas leurs promesses.

Au lieu de voter sur des promesses qui ne seront pas tenues, on votera pour des partis qui prendront l’engagement contractuel d’accomplir leur programme. Au lieu de députés qui représentent des partis, nous élirons des députés indépendants qui représenteront leurs électeurs, et dont le mandat sera de vérifier si le Premier Ministre élu et son équipe (le gouvernement) respectent bien leur programme.

Si vous êtes d’accord…

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2 commentaires »

  1. Comme je vous répondais : est-ce que les règles peuvent résoudre le problème de classe ?

    Et qu’est-ce qui permet au citoyen de faire valoir ces droits, , par exemple le droit de destitution (pour n’en citer qu’un seul), quand l’intérêt de la classe supérieure (même élu) est sensiblement psychologiquement et tout simplement humainement contradictoire.

    Créer une société de classe c’est créer un conflit de trop : c’est ainsi que les systèmes qui se disent démocratique : le son ou ne le seront jamais.

    Le conflit de classe est le rapport de force ( et d’idéologie) qui détrousse la démocratie.

    Si qui plus est on musèle une force, celles des individus indivisibles, les citoyens.

    Cela devient un totalitarisme d’anonyme et d’inerte esclave muet (autant que l’on coupe les langues: ca serait concret).

    Tout ne peut pas non plus être légiféré, et codifié pour être pris au sens strict et juridique.

    La dérive légiférante et la dérive de la justice suivant le code au mot près dans un système déshumanisé ,car centralisé, ( ‘ le plus simple moyen d’être inhumain c’est de suivre le code au mot près ‘, cela vaut par exemple en tant qu’employé), pour conduire à un totalitarisme d’anonyme au niveau de la justice.

    Commentaire par Eric — 19-05-09 @ 7:08

  2. @ Eric: Le Manifeste – dont je ne suis pas personellement auteur – s’inspire d’un texte tiré du livre « Monde ordinaire c’est à ton tour », que j’ai publié en 1992. Il appelle à soutenir le concept de Démocratie Contractuelle que j’explique en une vingtaine de petits textes qui suivent celui-ci. Le même concept, présenté en un seul document a été soumis en Commission parlementaire à Québec. Les réponses à vos questions s’y trouvent et je serai heureux de répondre aux remarques ou objections que vous voudriez y apporter

    PJCA

    Commentaire par pierrejcallard — 19-05-09 @ 4:58


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