Nouvelle Societe

19-12-05

05 La création de monnaie

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 9:24

Ces règles vont changer. L’évolution technologique a créé un nouveau rapport de forces dans la société et les soubresauts actuels du systeme financier indiquent que l’on est  à « faire  sauter la Banque » .  On ne donne pas – et surtout l’on n’égare pas ! – des trillions de dollars de richesse symbolique, comme on l’a fait  en 2008-2009, si l’on a la moindre intention d’ajuster à nouveau celle-ci à la richesse réelle.  Une nouvelle politique monétaire est en gestation.

Il est probable que l’on fasse des tentatives de rafistolage du système bancaire actuel, mais, après quelques essais, on en viendra à une transformation radicale du processus de création de monnaie et le pouvoir de « faire de l’argent » sera repris en main par l’État.  Je souligne qu’il est certainement prématuré – et peut-être un peu naïf – de penser que cette réintégration du pouvoir économique au pouvoir politique de l’État signifiera une victoire pour la démocratie.  À terme, sans doute ; mais, au départ, il est plus réaliste de penser que la Banque amènera avec elle dans l’État ses manières autoritaires de faire et que la démocratie sera IMMEDIATEMENT mise en veilleuse pour un temps quand le pouvoir de créer l’argent lui échoira.

Le retour à l’État du privilège de battre monnaie n’en sera pas moins un pas en avant vers un monde meilleur. Ceux qui détiennent actuellement le vrai pouvoir feront tout pour qu’il ne leur échappe pas sur le champ, mais le résultat systémique d’une nationalisation du système bancaire n’en sera pas moins de mettre fin au contrôle de la création de la monnaie qui permet à la caste capitaliste dominante d s’accaparer discrétionnairement de TOUTE la plus-value du progrès.

Dans le système capitaliste actuel, le rôle de la politique monétaire gérée par la Banque est de rétablir a posteriori les rapports de conversion entre la monnaie et la réalité, pour qu’il ne reste au monde ordinaire que l’équivalent du niveau de subsistance dont parlait Malthus. Ce niveau de subsistance, maintenant que l’industrie a apporté l’abondance, est simplement devenu le « niveau de consommation », c’est-a-dire le revenu global minimal qui doit être distribué à la population pour que la quasi totalité de ce qui est produit soit vendu et que la ruine ne frappe pas les producteurs.

L’équilibre entre valeur monétaire et valeur réelle se fait au point qui optimise le rendement du capital. La richesse symbolique qui manque est créée, celle qui a été créée en trop est volatilisée dans les comptes de la Banque et il n’en reste pas traces.  Est-ce que ce stratagème n’a pas été la voie du bonheur pour le plus grand nombre dans la société, depuis la fin de la Deuxième guerre mondiales?  Discutable, mais il est certain que les changements dont nous parlons ailleurs ont forçé le système bancaire à préparer une alternative à ce paternalisme.

Quelle sera cette alternative ? On ne peut se priver de l’indispensable recours à la monnaie.  Une richesse symbolique, conçue pour l’imaginaire, sera donc créée par l’État, comme elle l’est  aujourd’hui par la Banque. Elle continuera d’être en expansion, car il vaut mieux que les illusions grandissent plutôt que de les voir déçues. On n’ajoutera que la transparence.

Un transparence qui est possible et qui fait du peuple un adulte. Possible, car  la politique fiscale permettra de connaître la somme totale des biens réels qui existent dans la société et on pourra rendre les comptes globaux de l’État qui en donnent l’image symbolique totalement transparents. Toujours accessibles à tout citoyen en temps réel, à partir de l’Internet.  On le fera.

Dès qu’on le fait, chacun connaît sa richesse et connaît la richesse collective.  Chacun sait comment il se situe en relation avec la somme totale des biens qui existent dans la collectivité. Chacun peut à tout moment, pour la gestion de ses affaires personnelles, comparer son propre bilan à celui de l’ensemble des sociétaires et à celui de l’État, voyant vraiment comment lui-même se situe sur le plan monétaire. Chacun peut conaître, à tout moment, le montant de la monnaie en circulation, quelle est et la part de cette somme qui appartient à des individus ou à des sociétés ou, au contraire, est à la disposition immédiate de l’État.

L’État, pourra – en fait, devra – comme la Banque aujourd’hui, augmenter au besoin ses disponibilités monétaires. Il le fera d’un clic sur un ordinateur central, modifiant ainsi le rapport de la monnaie à la réalité.  Mais, quand il le fera, chaque citoyen pourra savoir si l’État demeure à l’intérieur des règles qu’il a lui-même fixées à son propre pouvoir de création de monnaie, ou s’il a choisi d’en créer en telle abondance que le rapport de cette monnaie aux biens réels dépasse la mesure et laisse prévoir un effet inflationniste inacceptable.

Quand il y a une valeur monétaire connue, une richesse réelle tout aussi connue et que le rapport de l’une à l’autre est la politique de l’État, on a une politique monétaire transparente … et honnête. Une société peut alors, si on lui en donne le droit comme les outils, juger démocratiquement de la sagesse de cette politique.   Elle peut établir une politique financière globale, raisonnable et consensuelle..

Cette nationalisation de la fonction bancaire met  fin à l’arnaque du capitalisme qui est de se créer de l’argent à sa seule discrétion.  C’est l’État et seulement l’État qui crée en toute transparence la richesse symbolique… qui n’est plus qu’un symbole. C’est moins une volonté populaire que les circonstances qui imposent ces changements ; ils se feront, à leur heure,  mais il ne faut pas exclure que bien des larmes et même un peu de sang coulent quand ils se feront.

Mais d’abord, pour créer la richesse symbolique en toute sérénité, il faut dématérialiser la monnaie.

Pierre JC Allard

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15 commentaires »

  1. Bon, j’ai lu vos idées sur votre politique monétaire idéal.

    Ça ressemble drôlement aux solutions des bérets blancs… non ? Et si c’est l’état qui a tout ce pouvoir, comment éviter que des humains faillibles -qui contrôlent ce pouvoir, ne fassent pas ‘sauter la banque’ de nouveau ?

    En tout cas, votre texte ne répond toujours à mon autre question que j’ai placé ici:

    http://les7duquebec.wordpress.com/2010/01/11/faire-sauter-la-banque/comment-page-1/#comment-11535

    Pourquoi êtes-vous si certain de ça:

    “Dans un monde parfait, la monnaie ne devrait être qu’un symbole et ne pas être manipulée. En pratique, elle doit être en quantité suffisante pour anticiper la création de valeur et permettre les échanges. Elle DOIT donc être manipulée.”

    Pourquoi dites-vous qu’elle DOIT être manipulée ?

    Commentaire par Sébas — 12-01-10 @ 1:00

  2. « idéale »

    Commentaire par Sébas — 12-01-10 @ 1:01

  3. @ Sebas:

    a) La nouvelle carte qui rend le jeu possible est la TRANSPARENCE qui accompagne les communications modernes et, en particulier l’internet.

    b) Elle doit être manipulée, dans le sens que la quantité de monnaie en circulation doit excéder la réalité des bien tangibles qu’elle représente. pour rerésenter aussi la valeur intangible – subjective – d’un potentiel de création de richesse. On peut distinguer entre M, M1, M2, M3… ,M N, mais comme on est dans la subjectivité, on ne peut pas empêcher qu’il se crée des marché spéculatifs et que le rapport entre elles de ces quasi-monnaies varie. donnant un pouvoir exorbitant à ceux qui en décident… Le seul remède est de rendre ces rapports connus de tous à tout moment.

    PJCA

    Commentaire par pierrejcallard — 14-01-10 @ 2:29

  4. @ Pierre JC

    Vous semblez parler de transparence comme si le système actuel cachait les montants de la masse monétaire. Pourtant, il n’y a qu’à aller au site de la réserve fédérale de St-Louis pour aller voir tous les soubresauts de la masse monétaire américaine comme la montée plutôt spectaculaire de l’indice de sa base monétaire qui ressemble au bâton de hockey climatique du Dr Mann. Les statistiques monétaires de la Banque du Canada sont au site Stats Can. Vous croyez vraiment que M. Tout le monde fréquenterait ces sites même si on leur faisait publicité? La plupart des gens resteraient tout aussi ignorants dans votre système que dans le système actuel, laissant le champs libre aux politiciens qui inspirent aux masses une foi aveugle.

    Commentaire par Philippe David — 15-03-10 @ 9:03

  5. @ Philippe David

    Je vous parle d’une transparence en temps réel. Avec la méfiance que vous portez – à juste titre – à la monnaie fiduciaire, je pense que vous serez d’accord avec moi que toute information sur ce quia été fait auparavant a au mieux un intérêt historique… ( SDEP, M3 est simplement disparu depuis il y a déja quelque temps. L’aurait-on rétabli ?

    PJCA

    Commentaire par pierrejcallard — 16-03-10 @ 7:08

  6. Justement, je trouve irréaliste de croire qu’un état puisse avoir ce genre de transparence. Ça me parait plutôt utopique. Surtout avec le genre de pouvoir que vous vouez léguer à cet état.

    Commentaire par Philippe David — 16-03-10 @ 3:18

  7. @ Philippe David:

    Dans une autre réincarnation :-)), j’ai dit qu’il n’est pas necesssaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour perséverer. L’homme doit vivre en société. Une société implique une organisation. On appelle « État » ce qui organise. Ce qu’est cet « État » dépend de nous. On peut donner un autre nom à l’État, mais il existera toujours.

    Évidemment, c’est difficile de mettre en place l’État qu’on veut, mais il n’y a pas d’alternative. TOUTES les solutions ont l’air d’être utopiques; celle qui finalement s’applique apparait raisonnable… a postériori. Ce qui s’appliquera dans 20 ans portera sans doute un autre nom, mais ressemblera BEAUCOUP à la Nouvelle Société que je propose qui me semble le seul projet cohérent global sur le net.

    S’il y en a un autre, donnez moi simplement l’URL. Si vous n’en avez pas un autre en tête… il vaudrait mieux aller vers celui-la que de se tordre les mains de désespoir.

    PJCA

    Commentaire par pierrejcallard — 17-03-10 @ 1:40

  8. Au 19e siècle, la monnaie, le billet de banque, était une promesse de la banque de verser de l’or. La monnaie était alors un « titre financier », dirait-on aujourdhui. Un titre financier est une promesse, c’est à dire un « contrat unilatéral ». La banque est le promettant. Et le bénéficiaire est l’utilisateur du billet. Cette monnaie du 19e siècle aide à comprendre la monnaie du 21e siècle.

    Commentaire par gdm — 09-04-11 @ 6:32

  9. @ GDM

    Tout a fait. Mais maintenant on a créé des « titres » pour 10 ou plus probablement 100 fois la valeur des biens existants. Multiplier la valeur de l’or par le coefficient réel pour remplir les promesses, même dans le plus bénin des cas, serait tout a fait irréaliste.

    PJCA

    Commentaire par pierrejcallard — 09-04-11 @ 7:22

  10. @PJCA
    Restons au 19e siècle. Un emprunteur donne une reconnaissance de dette à la banque. Pour une banque, cette reconnaissance de dette a plus de valeur que les billets-or versés. Sinon, la banque refuserait le prêt. En effet, la banque y gagne la promesse des intérêts. La reconnaissance de dette de l’emprunteur est une créance qui a une valeur non liquide. Sauf pour les obligations cotées en Bourse. La banque crée la monnaie en échange d’une créance sur l’emprunteur. Cette créance a plus de valeur que la monnaie émise. La valeur totale des créances sur les emprunteurs a donc plus de valeur que la masse monétaire émise.

    Commentaire par gdm — 10-04-11 @ 3:06

  11. @ GDM

    Ne confondons pas la valeur objective d’une chose, sa valeur d’usage, et la valeur consensuelle qu’on peut lui prêter mais qui ne lui est jamais propre, n’étant qu’une construction mentale partagée, laquelle est aussi évanescente que toute autre opinion. La valeur d’une créance n’est qu’une confiance que le débiteur l’acquittera, ce qui repose en dernière ligne sur la volonté et la capacité du pouvoir (l’État) de le forcer à le faire.

    La valeur de l’obligation est donc UNIQUEMENT celle que lui confère l’État à la hauteur de l’engagement qu’il prend de la faire respecter. Cette valeur est totalement discrétionnaire et, si sa valeur est plus élevée que celle de la masse monétaire émise, l’excédent est tout aussi discrétionnaire. Ceci est vrai au XXIe siecle comme au XIX siecle. L’État abuse de son pouvoir au profit des banquiers, convaincu que les débiteurs cèderont devant sa force. Un jour les débiteurs acquièrrnt le pouvoir. Ceux qu’on appelait l’État sont pendus ou on les guillotine et les excédents de valeurs s’evanouissent… car ils n’ont jamais eu d’autre réalité que par l’effet d’un consensus qui n’existe plus… Simple question de temps.

    PJCA

    Commentaire par pierrejcallard — 10-04-11 @ 5:37

  12. @PJCA
    L’État est tenu de faire respecter les contrats convenus. Cette obligation de l’État ne dépend pas du montant engagé. C’est un principe de droit commun dans tous les pays civilisés. En France, le Code Civil dit que le contrat est une « loi » entre ceux qui l’ont signées. Cette obligation de l’Etat est indépendante du contenu du contrat. Sous réserve que le contrat ne viole pas le droit local.

    D’autre part, dans mon message numéro 10, j’avais bien précisé « Pour la banque », c’est à dire selon l’appréciation subjective, mais souveraine, de la banque. Pour la banque, la valeur de la reconnaissance de dette a plus de valeur que les billets-or versés à l’emprunteur.

    En théorie économique, il existe deux valeurs d’une même chose: la valeur d’usage et la valeur d’échange. La valeur d’usage est, par nature, subjective. La valeur d’échange est le prix au moment de la vente ou de l’achat. Ce qui compte pour la banque, c’est la valeur d’échange. C’est à dire que la banque juge selon ses critères de jugements que telle reconnaissance de dette a de la valeur. En d’autres termes, la banque considère que l’emprunteur remboursera sans problème.

    J’ai préféré « rester au 19e siècle » afin que notre raisonnement théorique soit fondé sur les obligations juridiques classiques du droit du contrat. Le raisonnement est plus facile. Chaque promesse de la banque ou de l’emprunteur sont alors des contrats. Et ces contrats seront respectés, sauf erreur de jugement de l’un ou de l’autre. La monnaie du 19e siècle est liée uniquement à des engagements contractuels. L’État respectait sa promesse contractuelle de verser de l’or.

    Et c’est la raison pour laquelle je soutiens que la valeur des reconnaissances de dettes avaient, pour la banque, plus de valeur d’usage que les billets-or versés aux emprunteurs.

    Commentaire par gdm — 10-04-11 @ 6:47

  13. @ GDM

    Nous sommes bien d’accord

    PJCA

    Commentaire par pierrejcallard — 11-04-11 @ 6:26

  14. @PJCA
    Parler de la monnaie du 21e siècle est difficile. En effet la première difficulté est que la monnaie n’est plus définie en termes juridiques. Un billet n’est plus la promesse de verser de l’or. Une unité monétaire de banque centrale est devenue un « Objet Juridique Non Identifié », un OJNI. L’économiste doit donc rechercher et découvrir la nature de la monnaie contemporaine. Pour cela, l’économiste se demande d’où provient la valeur d’un billet de banque. Ce billet a de la valeur dans une boutique, et pendant plusieurs mois.

    On comprenait que le billet du 19e siècle avait de la valeur puisqu’il était échangeable contre de l’or. Mais l’origine de la valeur de ce billet du 21e siècle est une énigme. Sur le billet est écrit le nom de la Banque Centrale. La réponse est donc que la Banque Centrale fait tous ses efforts pour que ce billet conserve son pouvoir d’achat. Un autre morceau de papier similaire n’aurait aucune valeur. Le billet signifie donc une promesse de la Banque Centrale que ce billet gardera sa valeur. Notre économiste est ainsi parvenu à un résultat fondamental. Chaque unité monétaire émise par la banque centrale est une promesse de la Banque Centrale.

    Mais alors, cette promesse de la Banque Centrale, c’est du sérieux? Euh… Cette promesse est une promesse politique. SVP, ne riez pas! Attendez! Ne partez pas. Cette promesse n’est pas celle d’un politicien candidat avant les élections! Il n’y a aucune promesse écrite promettant à chaque utilisateur de billet la stabilité de la valeur de la monnaie. Cette promesse n’est donc pas un contrat. En cas de baisse de la valeur de la monnaie, un utilisateur ne pourra pas faire un procès à la Banque Centrale. Hélas! Aucun tribunal ne sera compétent pour un tel litige. Néanmoins, cette promesse est écrite quelque part. Elle existe un peu. L’État demande à la Banque Centrale de respecter sa promesse dans la mesure du possible. Et la Banque Centrale réussit pas trop mal la mission impossible que lui confie l’Etat.

    Mais alors, une autre énigme surgit. Comment la Banque Centrale procède-t-elle pour que ce billet conserve sa même valeur pendant plusieurs mois. Cette question semble bien simple. Il suffit de ne rien changer. Puisque le billet a une valeur aujourdhui, on ne voit pas pourquoi il changerait de valeur dans trois mois. Ce raisonnement n’est pas fameux. En effet, vouloir que ce billet conserve sa valeur signifie que sa valeur suivra l’indice des prix à la consommation. Comment fait la banque centrale puisqu’elle ne connais pas l’offre ni la demande à l’avance. Et chaque émission de monnaie signifie de la demande en plus. Cette valeur constante du billet reste donc un peu approximative.

    Tout cela est parfait. Mais une chose chagrine encore notre économiste qui enquête. Pourquoi donc ce commerçant accepte un billet et pas autre chose comme paiement? Quelle drôle de question! Parce que c’est la monnaie pardi! C’est bien vrai ça! ben oui! c’est la monnaie officielle, la monnaie légale. Et il n’y en a pas d’autres. Eh oui, il y a un monopole de l’État sur la monnaie. On n’a pas le droit d’utiliser un autre bien qui servirait de moyen d’échange. On n’a pas le droit de payer en or, ni en platine, ni en sucre, ni en travail! On faut payer uniquement en monnaie légale, en monnaie fabriquée par la Banque Centrale. Cette obligation d’accepter la monnaie à un certaine valeur se nomme le « cours forcé ». Ainsi, grâce au cours forcé, chaque commerçant est obligé d’accepter la monnaie légale.

    On avance. Notre économiste rassemble ses découvertes. Toutes les questions sont résolue, sauf une. Un billet fraichement imprimé ne vaut rien. Puis lorsqu’il circule il a de la valeur. Là il doit exister un moment magique. Où est-il ce moment magique où, sans rien dire, le billet a pris de la valeur. Encore une fois, la réponse est trop facile. Tout le monde aime posséder des billets de banque! La cause est si simple! Pourquoi l’évoquer? Oui, mais pourquoi ces billets émis par la Banque Centrale ont tant de valeur. Notre économiste songe que le prix provient de la rareté. Or il n’y a qu’une monnaie. Elle est donc rare. Or les gens ont besoin d’une monnaie. Cette rareté est donc la cause de la valeur de la monnaie légale. Récapitulons! L’État décrète le monopole de la monnaie. Les autres monnaies sont interdites, sauf à un coût plus grand. Elles sont donc inutilisables pour les transactions courantes. La monnaie légale est rare puisqu’elle est unique. Donc elle est chère. L’Etat, en créant artificiellement de la rareté, donne de la valeur au papier-monnaie.

    Fin de l’enquête: l’économiste résume ainsi ses découvertes. Le billet de banque légal a de la valeur car son usage est obligatoire. Aucune autre monnaie ne peut circuler. Le cours forcé, c’est a dire la contrainte légale, donne sa valeur à la monnaie légale. Chaque billet est une obligation politique faite de l’État de faire en sorte que la monnaie conserve son pouvoir d’achat.

    Commentaire par gdm — 11-04-11 @ 9:58

  15. @ GDM

    Nous sommes complètement d’accord. Voyez le texte que j’avais publié ici dans son contexte. https://nouvellesociete.wordpress.com/finance/

    PJCA

    Commentaire par pierrejcallard — 11-04-11 @ 10:44


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