Nouvelle Societe

15-11-05

24 Le cycle spécifique

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 11:42

Quand l’éduqué termine son Cycle général, il est considéré comme un adulte et ne recevra plus désormais que l’éducation qu’il lui plaira de choisir, bénéficiant cependant, sa vie durant, de la guidance d’un orientateur de son choix qui sera payé par capitation par l’État.

Il recevra son éducation dans le cadre d’une formation initiale ou continue, en institutions d’enseignement ou en entreprise. Il recevra la formation qui correspond à sa marche en avant dans le monde de la connaissance, mais consistera aussi de la mise à jour continue des modules qu’il aura déjà appris.

Ceux-ci, en effet, comme nous l’avons dit, seront datés, “millésimés”, si on peut dire. Il sera impératif, pour que son certificat ne devienne pas désuet, que tout individu qui détient une attestation dans un domaine en évolution retourne périodiquement passer un nouveau test et recevoir l’attestation d’une connaissance qui corresponde à l’état actuel de la connaissance.

Dans un premier temps – et aussi longtemps qu’il sera inscrit à un programme d’éducation professionnelle approuvé par son orientateur et en réussira les tests au rythme fixé – l’éduqué sera considéré comme en “formation initiale” et un étudiant à plein temps. En moyenne, cette période durera deux ans, mais elle sera plus courte pour certains et pour d’autres bien plus longue.

L’avantage pour l’étudiant d’être en formation initiale est de lui permettre d’obtenir de l’État, sans autre formalité que celle d’en faire la demande, le financement de ses études à temps complet. Nous verrons plus loin comment ce facteur revêtira une importance accrue dans un système réformé d’éducation.


Même si le plus clair de son énergie durant cette phase devrait passer à acquérir des compétences professionnelles pointues qui lui bâtiront une carrière, l’étudiant pourra, simultanément, comme tout autre adulte, suivre des cours de son choix pour parfaire sa propre culture à la hauteur du nombre de modules (en “heures” de formation) déterminé par l’État selon les objectifs de la politique culturelle. De plus, il pourra naturellement, comme tout autre adulte, accéder seul directement aux modules préparés selon les normes de l’apprentissage autodidactique et passer sans frais les tests correspondants à ces modules pour en obtenir l’attestation.

Lorsqu’il décidera d’interrompre ses études à plein temps ou, qu’ayant échoué, il ne pourra suivre le rythme exigé de tests réussis pour maintenir son statut d’étudiant en formation initiale, l’étudiant pourra se présenter au Bureau du Travail et obtenir sa certification au niveau le plus élevé que permet sa formation acquise et qui correspond à une demande de main-d’oeuvre. (Le détail de cette procédure et les conséquences qui en découlent dans un régime de travail-revenu garanti sont décrits dans la section « Travail » de ce site.



À partir de ce moment, il quitte l’étape de la formation initiale pour passer à celle de la formation continue. Rien n’a changé pour lui, toutefois, de la démarche à suivre pour poursuivre sa formation, si ce n’est la disponibilité du financement, laquelle existe toujours mais est dorénavant régie pour lui par les normes de la politique du travail. Sa possibilité de formation auto didactique demeure pratiquement infinie, mais le financement de cours devient pour lui un privilège qui dépend des ressources et des besoins de la collectivité plutôt qu’un droit.

Que ce soit à l’étape de la formation initiale ou de la formation continue, l’éducation au cycle spécifique peut être dispensée dans une institution d’enseignement. Ce sera le cas pour l’enseignement des modules dont la généralité justifie qu’ils soient enseignés à un nombre relativement élevé d’individus et sans que soit précisée au départ l’affectation professionnelle de ceux qui auront acquis ces connaissances.

Ce type de formation prendra place dans les locaux des collèges, instituts et universités qui existent présentement et qui seront réaménagés à cet effet. 

C’est là que seront donnés également, par des professeurs autonomes, tous les cours de pur transfert de connaissances et les cours de transfert de compétence (croissance personnelle, etc) pour lesquels la demande excède tellement la demande du marché du travail qu’on peut penser que ceux qui s’y inscrivent cherchent à en tirer une culture plutôt qu’une formation professionnelle.

Lorsque la spécificité d’un module augmente, toutefois, et que son but est la transmission d’une compétence qui trouve preneur sur le marché plutôt que d’une simple connaissance, lorsqu’il faut pour l’enseigner avoir accès à des équipements similaires à ceux utilisés dans le système de production, lorsque ce module conduit directement à une attestation qui puisse donner lieu à un certificat qualifiant pour les fins du revenu-travail garanti, il devient opportun que ce module ne soit pas enseigné dans une institution mais en entreprise.

C’est ce que nous voyons dans le texte suivant

Pierre JC Allard

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