Nouvelle Societe

15-11-05

21 GG II – 12 à 17 ans

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 10:32

De tous les niveaux du système actuel d’enseignement, aucun n’est aussi pernicieux que le secondaire, vaisseau-amiral emblématique du naufrage de l’éducation. Cela est le résultat d’un engouement mondial pour le modèle de « comprehensive school » américain.

Ce modèle correspondait au désir de répondre à une demande en rapide croissance e la population pour l’éducation comme symbole de promotion sociale, sans pour autant y affecter trop de ressources, puisque à cette demande sociale ne correspondait pas une demande économique.

L’éducation supplémentaire qui serait dispensée aurait donc un contenu arbitraire, établi sur la base de préjugés, copiant les idiosyncrasies des classes bourgeoises qui seules auparavant avaient reçu cette éducation, l’
évidence n’apparaissant pas que la rareté et donc le caractére discriminant de ce contenu éducatif en ayant été la seule valeur, sa démocratiation rendait cette valeur nulle

La valeur de l’éducation générale , sauf pour la part mal définie qui pourrait en servir de prérequis à une formation professionelle subséquente étant nulle, l’exercice de scolarisation universelle s’est avéré largement inutile, sauf pour retarder l’arrivée des jeunes sur un marché du travail où l’automation faisait décroitre la demande.

Tout le systeme d’éducation est donc devenu une garderie pour adolescent, servant accessoirement de filtre pour un triage préalable grossier et sans discernemnet, éliminant le talent comme l’incompetence en fonction des besons estimés au palier suivant de formation.

C’est donc au niveau secondaire qu’est consommée la rupture entre ce que nous voulons d’une éducation et ce qui est offert. C’est à ce niveau que s’impose une école impersonnelle, une monstruosité qui ne prépare vraiment ni à la vie ni au travail. 

Il est urgent de recréer une école humaine qui reconnaisse à l’éduqué le droit de devenir ce qu’il veut être et lui fournisse les ressources nécessaires pour le devenir.

L’école proposée au Cycle général II s’écarte donc résolument de la formule déshumanisante actuelle qui consiste à soumettre l’adolescent à la multiplicité des directives d’une foule de spécialistes. Elle lui fournit, au contraire, la plus importante des ressources: un enseignant éducateur tout entier disponible pour l’éduquer: un précepteur.

Celui que nous avons appelé au CG I un mentor devient au CG II un PRÉCEPTEUR, changement d’appellation qui doit refléter la transformation d’une relation jusque-là presque à sens unique en un nouveau rapport qui mette l’accent sur la collaboration. La mission du précepteur est de donner à l’élève une attention diligente et une formation sur mesure. Le précepteur, au sein de l’école nouvelle, ne se présente plus comme la source ou l’interprète du savoir mais, ainsi que nous y avons déjà fait allusion, comme le guide de l’élève dans l’univers de la connaissance.



Le précepteur doit tout savoir de ce qui constitue le programme de base obligatoire du CG II. Est-ce là incongru? Puisque l’éducation du Cycle général sera obligatoire pour tous, comme le sont aujourd’hui l’éducation primaire et secondaire – et enseignera le bagage minimum de connaissances que doit posséder tout citoyen ordinaire – pourquoi un enseignant ne devrait-il pas en savoir au moins tout autant?

Et puisqu’il aura reçu la formation qui l’aura rendu apte à transmettre son savoir, pourquoi devrait-il être restreint à n’en enseigner qu’une partie? Le précepteur doit avoir la responsabilité de toute la formation académique de l’adolescent, de 12 à 17 ans.

En réalité, il assume une responsabilité bien plus globale, car sa vision doit s’élargir à tout le processus d’apprentissage de l’adolescent. Un précepteur ne doit pas penser essentiellement en termes de cours et d’examens; il doit orienter chaque élève, selon les goûts et les aptitudes de celui-ci, vers des choix qui lui soient personnels.

Même le moins doué des élèves “ordinaires” devrait pouvoir être “le meilleur” en quelque chose. C’est ça le vrai défi du précepteur. Ce sont ces choix de l’adolescent qui, peu à peu, pourront se cristalliser pour devenir son choix d’une carrière. 

Le précepteur, comme le mentor, est un professionnel autonome.

À la différence du mentor qui travaille seul, le précepteur oeuvre cependant en équipe, contribuant à la cohésion d’un groupe d’appartenance et facilitant le phénomène d’”interformation” terme par lequel nous voulons désigner l’impact formateur crucial que peuvent avoir les uns sur les autres les participants à un projet éducatif.

Cette distinction et quelques autres justifient que l’on décrive plus en détail dans le texte suivant la fonction des éléments de la structure proposée pour l’éducation de niveau secondaire (Cycle général II).


Pierre JC Allard

Publicités

Laisser un commentaire »

Aucun commentaire pour l’instant.

RSS feed for comments on this post.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.