Nouvelle Societe

31-05-11

Puerta del Sol. On brise la boussole…

Filed under: Actualité,Auteur — pierrejcallard @ 9:04

Il y a dejà longtemps que je dis qu’aucune organisation révolutionnaire ne  pourra détruire  le Système, car aucune organisation ne pourra être mieux « organisée » ni disposer d’autant de ressources. Par la force ou la corruption, le Systeme peut triompher de toute organisation rivale.   Ce sont des INDIVIDUS  visant un même objectif, mais ne se constituant pas en groupes, qui abattront le Système en le sabotant, chacun à sa façon. Une société complexe est extraordinairement vulnérable. Dès que le citoyen lambda ne VEUT PLUS que le Systeme fonctionne, le Systeme s’effondre.  C’est ce qui se produit quand le ras-le-bol passe le seuil ou le citoyen lambda accepte le risque de l’anarchie.  Mai 68 apparait alors comme une répétition générale.

Sur la question des retraites, l’an dernier, la France a fait un pas… puis a reculé.. Ce qui se passe en Espagne va plus loin. Jusqu’où iront les INDIGNADOS  qui manifestent ? On ne sait pas encore. Tout peut basculer vers la violence armée ou se calmer  sous les matraques…  Mais il y a une chose qu’on ne souligne pas assez. Pendant que le peuple occupe la rue en mode insurrectionnel… il répudie la gouvernance socialiste  au pouvoir et vote massivement à DROITE ! Les Espagnols ont-ils perdu la boussole ? Sont-il a réclamer plus de pouvoir pour ceux qui les matraquent ?….

Il y a une autre hypothèse. Que les Espagnols n’aient pas voté POUR la Droite mais simplement CONTRE la Gouvernance.  Il appert que cette gouvernance se disait de Gauche, mais les Espagnols ont peut-être compris que la vieille boussole qui disait « Gauche »‘ et « Droite »  n’a simplement plus de sens.

Dans une société industrielle où il y avait encore pénurie, on a pu, pendant des décennies,  jouer le scénario de manipulation « démocratique » d’une société industrielle.   On identifie des pôles Gauche-Droite et les électeurs se situent sur une seule droite  avec un gonflement au centre, en forme de courbe de Gauss, passant dans une continuité souple d’un extreme à l’autre.

On oppose ainsi ceux du RSA, du SMIC et autres perdants  à gauche aux « nantis » a Droite qui gagnent 5 ou 6 fois leurs salaires et qu’on leur présente comme adversaires.  Ça marche , car s’il n’y en a pas pour tout le monde, on se bat pour les os… Par de petites manipulations  au centre, on pouvait faire basculer la majorité politique en alternance, d’une gauche molle a une droite molle…

Mais les choses ont changé.  On est dans une société tertiaire, postindustrielle d’abondance ou la pauvreté est un choix politique. On maintient l’illusion d’une courbe de Pareto avec des revenu en gradation continue, mais la réalité c’est que, depuis deux générations, une toute petite minorité ramasse TOUTE la plus value du progrès et de l’augmentation de la productivité.   Le pauvre qui entend parler milliards voit tout a coup que son  voisin « nanti »  n’est lui-même qu’une pauvre cloche.

Il comprend que l’adversaire qu’on lui désignait n’était la que pour servir de pare feu et de bouc émissaire, comme ces Indiens juste un peu moins maltraités que les Noirs, qu’on importait et qui servaient de contremaitres en Afrique durant la colonisation britannique. Ces Indiens qui ont été massacrés à l’Indépendance, alors que les maitres prenaient le paquebot en première classe et rentraient retrouver leur compte de banque dans la City.

Il voit que le vrai clivage n’est plus entre lui, smicard, et le petit professionnel ou rentier qui a quelques sous,  mais entre plus de 99% de la population « en bas » qui est manipulée pour se disputer des fonds d’écuelle, alors qu’une richesse colossale demeure virtuelle entre les mains d’une infime oligarchie… qui est « en haut »…

Les Espagnols du PSOE comme ceux du PP comprennent maintenant que la Gauche n’est qu’un autre nom pour la Droite. Ils brisent la boussole  et votent contre le gouvernement « de gauche » de Zapatero, tout aussi prêts à voter demain contre un gouvernement de droite. Ils ont saisi la totale hypocrisie et futilité du leurre démocratique: manipulation médiatique pour tous tout le temps et corruption ponctuelle pour les cas difficiles. La seule gouvernance qu’ils veulent, c’est celle qu’ils se bâtissent à la Puerta del Sol.  Ce qui est aussi près de l’anarchie qu’on peut l’être sans se dire anarchiste. Et tout près du seuil de cette « action individuelle » qui peut détruire le système.

Cette prise de conscience de la fumisterie démocratique peut amener de grandes surprise lors des prochaines élections en Espagne…  et en France aussi. Parler d’élections, d’ailleurs, est le « bon »‘ scénario, car tout va très vite. Le danger n’est pas nul que, tôt ou tard, les 99% de jocrisses bernés par leur patron, leur deputé, leur leader syndical, leur banquier et le journal de 20 heures se souviennent que l’on a guillotiné exactement 2780 personnes à Paris durant la Révolution, ce qui a résolu un probleme qui trainait depuis longtemps.

« Mauvais » scénario, triste et brutal, mais 2780 personnes, ce n’est même pas le nombre de victimes d’une petite bataille qui ne fait pas la Une, dans une de ces petites guerres de rien du tout que fomentent presque tous les mois ceux encore moins nombreux, banquiers et autres exploiteurs, qui causent tous les problèmes.

C’est une idée dérangeante et il vaut mieux parler d’élections. Mais ne nous imaginons pas trop que la vieille rengaine gauche-droite va faire florès cette fois.  Un consensus est à se créer contre « ceux d’en haut », ceux que j’ai appelés « cette mince pellicule de moisissure à la surface de la France ».

Si tout va bien et que la démocratie perdure et joue son rôle, c’est ceux qui comprendront ce rejet de « ceux d’en haut » qui seront portés par le zeitgeist de ce consensus et adoubés par le peuple au prochain scrutin. En Espagne, en France, même aux USA ! …  On fera quelques changements sans trop de dommages.  Mais si la démocratie est empêchée de s’exprimer et que les individus chacun pour soi décident de passer à l’acte il pourrai y avoir des dommages collatéraux.  Dans le monde où nous vivons et les injustices qu’il recèle, 2780 têtes de banquiers et d’exploiteurs pourraient ne pas peser bien lourd

Pierre JC Allard

23-05-11

Ces fonctionnaires de merde !

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 12:27

Même mes adversaires,  sur  le web comme ailleurs, ont été jusqu’ici unanimes  pour reconnaître que je m’adresse à eux comme aux autres avec courtoisie et dans un langage correct.  Je sacrifie maintenant  ici cette bonne réputation. J’utilise quelques gros mots pour être entendu même des oreilles sales.  Je le fais pour une cause que je crois juste. Importante. Incontournable.

Cet article cible une situation au Canada. Si cette situation existe ailleurs, je l’ignore. Coïncidence, donc. Mais la dépossession du politique par l’administratif et donc le passage d’une démocratie vers un mandarinat est un risque constant. Il est bon que TOUT LE MONDE le garde en tête et y réagisse, chacun selon les circonstances.

Il y a des fonctionnaires de merde.  Arrogants, prétentieux, nuisibles et IL FAUT LE DIRE. Il faut se le répéter. Il faut les identifier et faire en sorte qu’ils soient évacués du système par les voies naturelles. En attendant, ce serait faire oeuvre pie, pour quiconque les rencontre, de leur mettre une baffe ou un coup de pied au cul.  Il faut se débarrasser de cette maudite engeance.

Bien sûr, la majorité des fonctionnaires sont des gens très bien, mais il y en a trop qui n’ont pas compris qu’il sont là pour servir et obéir, qu’ils doivent venir quand on les sonne et que s’ils font dérailler le processus démocratique ils devraient être au mieux limogés  et parfois mis en tôle. Si on frôle la trahison, par exemple.  Deux événements coup sur coup au Canada m’ont conduit à ce coup de gueule.

1.  On vient d’apprendre  par Wikileaks – Que Dieu/Allah nous conserve Assanges ! – que lors de l’invasion de l’Irak par la « coalition » américaine, opération entreprise sous de faux prétextes comme on sait et à laquelle le Canada  s’était sagement abstenu de participer, des rencontres ont eu lieu régulièrement entre hauts-fonctionnaires américains et canadiens dont le résultat a été de faire participer intimement et secrètement le Canada à cette guerre.

Participation qui allait à l’encontre de la volonté des Canadiens et faisait fi de la politique formellement exprimée par leur gouvernement démocratiquement élu.  De qui ces fonctionnaires ont-ils alors reçu leurs ordres ? Est-ce le gouvernement qui à hypocritement donné aux fonctionnaires des instructions opposées à celles qu’il a rendues publiques, avec le risque politique énorme  lié a ce double langage…? Ou sont-ce des fonctionnaires, nommés et non élus, à divers niveaux, agissant en parfaite connivence, qui ont pris leurs directives de Washington plutôt que d’Ottawa. ?

Il faudrait bien que l’on éclaircisse ce point. On parle d’une guerre.  Si des fonctionnaires ont contrevenu aux ordres du Gouvernement, on est à la frontière de la haute-trahison. Dieu Merci, Monsieur Chrétien est encore avec nous et pourrait nous en dire plus. Il suffirait de le lui demander. Nos médias écrits ont-ils le courage de suivre ce genre de dossier ?

2. Passons à autre chose.  Bon article de Daphné Cameron en page A 16 de La Presse du 17 mai.   De quoi s’agit-il ?  En 1964, Rejean Hinse a été condamné pour vol a main armée. Il a purgé 5 ans de pénitencier. En  1989, 25 ans de combats plus tard à clamer son innocence,  il a réussi à porter sa cause devant laCommission de Police qui a estimé qu’il avait été victime d’une enquête « pourrie »  En 1991, la Cour d’appel a cassé son verdict de culpabilité. En 1997, 7 juges de la Cour Suprême, à l’unanimité, l’ont acquitté.

M Hinse a demandé compensation… le gouvernement a refusé.  Retour devant la justice, où, il y a six semaines – 47 ans après les faits ! – la juge Hélène Poulin de la Cour Supérieure a rendu jugement. Elle parle d’inertie administrative, de paralysie institutionnelle et de « cafouillage juridique qui donne le vertige »  Le Gouvernement va-t-il enfin reconnaître  ses torts ?    Va-t-il payer ?  OBÉIR au tribunal qui ordonne le paiement immédiats de dommages intérêts à Monsieur Hinse qui a maintenant 73 ans…. ?

Que non.  Un fumier de fonctionnaire anonyme a convaincu le Procureur général de porter le jugement en appel.  Tout, pour ne pas admettre un erreur des commis de l’État. Un cas unique ?  Voyez  aussi ça,  et ça aussi... La stratégie évidente est que la victime tôt ou tort mourra.  On l’enterrera et avec lui l’erreur des fonctionnaires de merde qui ont détruit sa vie.  Si jamais j’ai le nom des responsables et particulièrement du salopard et de ses acolytes qui ont proposé de faire appel de ce dernier jugement, je les publierai avec mes commentaires et je signerai.

Evidemment le pleutre de fonctionnaire va dire que la décision vient d’en haut. Le Procureur Général ?  Que peut-il connaître de ce dossier ?  On se gargarise du mot démocratie, mais le système est fait de telle sorte qu’une petite clique de fonctionnaires, nommés et non élus, pratiquement inamovibles, en étroit contact avec les lobbies nationaux et étrangers, mais jamais sous la loupe qui pourrait déceler chez eux la corruption ou la trahison, sont les vrais gouvernants de ce pays.

Les politiciens seront blâmés et on en change de temps en temps, mais c’est de la poudre aux yeux.  Ils servent de paratonnerre, de caution si le peuple se fâche, mais c’est la merde d’un fonctionnariat  qui usurpe son autorité qui est le cœur du vrai fascisme.  Sur ce fonctionnariat bien caché, le peuple n’a aucun contrôle.  La merde n’apparaît que si on soulève le couvercle de la politique qui cache les latrines de l’administration.  Elle n’est ni bleue, ni rouge, ni orangée….  Elle est de toutes les couleurs et elle me donne la nausée.

Je ne lancerai pas une pétition, mais si vous êtes au Canada et que vous voulez dire au Ministère de la Justice ce que vous pensez de ses 47 ans d’injustice dans l’Affaire Hinse et des autres « dégueulasseries » de ses larbins, c’est à cette adresse webadmin@justice.gc.ca.  Un fonctionnaire vous lira. Peut-être. Si vous êtes ailleurs, “Laissez-vous guider par votre inspiration”. C’est ainsi  que le sage Vyasa conclut les Kamasutras.

PIERRE JC ALLARD

19-05-11

DSK Complot, complot ², complot ³

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 12:34


Dominique Strauss-Kahn, le #1 dans les sondages pour devenir le prochain Président de la France – et accessoirement, pour l’instant, DG du Fond Monétaire International ! – est accusé d’un crime sexuel contre une femme de chambre et arrêté a New York. SCOOP ! Plausible ? Il a une réputation de coureur et c’est le seul véritable argument pour l’instant, le reste étant parole contre parole. Complot ? Ça saute aux yeux.

Avec tous les anti-complotistes qui se disent morts de rire, je suis surpris qu’il reste tant d’imbéciles parmi nous. La vérité c’est que TOUT ce qui se fait en politique est un complot

http://nouvellesociete.wordpress.com/?s=anticomplotistes

La question n’est pas qu’il y ait un complot, mais de trouver lequel. Hier, connaissant peu le dossier, j’ai proposé une fiction sur Rue 89. Le complot au premier degré.

Connaissant les petites faiblesses de DSK, un jolie soubrette correctement soudoyée l’attend à sa sortie de la douche et le prend par son point faible… Dès qu’elle a un échantillon de DNA – repas complet ou mise en bouche – elle prend le portable et lui explique ses exigences, monétaires ou autres. DSK comprend qu’avec ses antécédents il est cuit et file vers l’aeroport… un peu trop tard…”

Vous vous imaginez la France dirigée par une type qui se laisse berner ainsi comme un collégien ? Imaginez-la maintenant dirigée par ceux qui auraient tendu ce piege…   Ce qu’on appelle une « lose-lose situation »… qui est nécessairement une « win-win situation » pour quelqu’un… Simple.

Mais, ça, c’est ce qui sautait aux yeux hier. Comme un lièvre en mon gite, j’ai songé depuis et je pense que ça pourrait être plus subtil. IMAGINEZ que tout se détricote à l’examen et qu’on découvre un DSK innocenté, victime d’une machination. Quel est le résultat ?

Il est triple.

1. DSK se dédouane de toutes les accusations semblables qui trainent dans son placard et qui n’auraient pas manqué de faire surface durant une campagne. Pas qu’on les mettra en doute, mais parce qu’elles seront en quelque sorte « pardonnées » par l’indulgence plenière qui découlerait de son acquittement à cette dernière fausse accusation.

2. Une énorme vague de sympathie se manifeste pour la victime, bafouée pas ces salauds d’Amerloques, vague qui le propulse dans la statosphère des sondages. Rien d’inédit. Un homme politique amputé d’une jambe, suite a une maladie foudroyante, a fait bondir l’option indépendantiste de 10% dans les sondages au Québec lors du dernier référendum et un parti dont le chef marchait péniblement et luttait cotre un cancer a triplé ses appuis aux élections du mois dernier au Canada, sans changer un mot de son programme !

3. Ceux qui auront voulu le piéger – et chacun se fera sa petite idée la-dessus – seront d’autant plus discrédités qu’il y a déjà un large consensus en France pour se méfier et détester TOUS les politiciens. Qui sait si ce n’est pas le résultat final cherché, disculper DSK n’étant aussi qu’une étape vers un but plus insidieux ?

Il n’y a aucune raison aujourd’hui pour croire que le scénario de le disculper – complot au carré ! – soit plus vrai de la vérité que le complot du premier degré … on verra seulement a posteriori quel « complot » a été le mieux ficelé. La seule chose certaine est que, comme d’habitude, ce qui aura été dit au départ par les médias aura étét FAUX… et l’aura été parce qu’on n’aura pas voulu tenir compte de la volonté universelle de comploter… et donc de maquiller les faits.

Et le complot au cube ?…. Le faire accuser et disculper  pour le rendre plus populaire serait-il vraiment la fin de l’Histoire ?  Trop tôt pour le voir.  Si le « complot au carré » se réalise et que Strauss-Kahn est blanchi, on verra s’il n’en découle pas un effet plus grand, plus permanent…  et à qui d’autre que DSK il profite. A suivre….
Pierre JC Allard

DSK. Complot, complot ², complot ³

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 12:27


Dominique Strauss-Kahn, le #1 dans les sondages pour devenir le prochain Président de la France – et accessoirement, pour l’instant, DG du Fond Monétaire International ! – est accusé d’un crime sexuel contre une femme de chambre et arrêté a New York. SCOOP ! Plausible ? Il a une réputation de coureur et c’est le seul véritable argument pour l’instant, le reste étant parole contre parole. Complot ? Ça saute aux yeux.

Avec tous les anti-complotistes qui se disent morts de rire, je suis surpris qu’il reste tant d’imbéciles parmi nous. La vérité c’est que TOUT ce qui se fait en politique est un complot

http://nouvellesociete.wordpress.com/?s=anticomplotistes

La question n’est pas qu’il y ait un complot, mais de trouver lequel. Hier, connaissant peu le dossier, j’ai proposé une fiction sur Rue 89. Le complot au premier degré.

Connaissant les petites faiblesses de DSK, un jolie soubrette correctement soudoyée l’attend à sa sortie de la douche et le prend par son point faible… Dès qu’elle a un échantillon de DNA – repas complet ou mise en bouche – elle prend le portable et lui explique ses exigences, monétaires ou autres. DSK comprend qu’avec ses antécédents il est cuit et file vers l’aeroport… un peu trop tard…”

Vous vous imaginez la France dirigée par une type qui se laisse berner ainsi comme un collégien ? Imaginez-la maintenant dirigée par ceux qui auraient tendu ce piege…   Ce qu’on appelle une « lose-lose situation »… qui est nécessairement une « win-win situation » pour quelqu’un… Simple.

Mais, ça, c’est ce qui sautait aux yeux hier. Comme un lièvre en mon gite, j’ai songé depuis et je pense que ça pourrait être plus subtil. IMAGINEZ que tout se détricote à l’examen et qu’on découvre un DSK innocenté, victime d’une machination. Quel est le résultat ?

Il est triple.

1. DSK se dédouane de toutes les accusations semblables qui trainent dans son placard et qui n’auraient pas manqué de faire surface durant une campagne. Pas qu’on les mettra en doute, mais parce qu’elles seront en quelque sorte « pardonnées » par l’indulgence plenière qui découlerait de son acquittement à cette dernière fausse accusation.

2. Une énorme vague de sympathie se manifeste pour la victime, bafouée pas ces salauds d’Amerloques, vague qui le propulse dans la statosphère des sondages. Rien d’inédit. Un homme politique amputé d’une jambe, suite a une maladie foudroyante, a fait bondir l’option indépendantiste de 10% dans les sondages au Québec lors du dernier référendum et un parti dont le chef marchait péniblement et luttait cotre un cancer a triplé ses appuis aux élections du mois dernier au Canada, sans changer un mot de son programme !

3. Ceux qui auront voulu le piéger – et chacun se fera sa petite idée la-dessus – seront d’autant plus discrédités qu’il y a déjà un large consensus en France pour se méfier et détester TOUS les politiciens. Qui sait si ce n’est pas le résultat final cherché, disculper DSK n’étant aussi qu’une étape vers un but plus insidieux ?

Il n’y a aucune raison aujourd’hui pour croire que le scénario de le disculper – complot au carré ! – soit plus vrai de la vérité que le complot du premier degré … on verra seulement a posteriori quel « complot » a été le mieux ficelé. La seule chose certaine est que, comme d’habitude, ce qui aura été dit au départ par les médias aura étét FAUX… et l’aura été parce qu’on n’aura pas voulu tenir compte de la volonté universelle de comploter… et donc de maquiller les faits.

Et le complot au cube ?…. Le faire accuser et disculper  pour le rendre plus populaire serait-il vraiment la fin de l’Histoire ?  Trop tôt pour le voir.  Si le « complot au carré » se réalise et que Strauss-Kahn est blanchi, on verra s’il n’en découle pas un effet plus grand, plus permanent…  et à qui d’autre que DSK il profite. A suivre….
Pierre JC Allard

16-05-11

Cuba et le Docteur T.

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 11:12

Retour de Cuba où j’ai passé l’hiver, je posais il y a trois semaines sur ce pays quelques constats favorables qu’on escamote trop souvent. Celà, tout en soulignant qu’on n’y était pas au paradis, mais seulement sur la bonne voie. J’annonçais les changements imminents résultant du processus de consultation auquel on a tant travaillé cet hiver et qui devraient permettre quelques autres pas en avant vers une nouvelle société. C’EST FAIT.

Lundi dernier, on a publié le rapport du VIe Congres et 313 réformes constituant ce que partout ailleurs on appellerait une révolution, mais ce qui ici n’est que le dernier épisode de cette « Révolution » cubaine qui dure depuis plus de 50 ans et qui correspond asses bien à une manifestation de cet esprit « évolutionnaire » que j’appelle de mes vœux … aussi depuis 50 ans.

Je ne vous parlerai pas ici de ces changements. C’est long, il y en a beaucoup, les résumer serait les trahir et ceux qui s’y intéressent vraiment les trouveront un peu partout sur le Web pour en discuter sérieusement. Notons simplement que si les médias USA parlent si peu de ces réformes, c’est certainement qu’on n’y trouve que du bien….

Aujourd’hui, je ne veux souligner qu’un seul point qui distingue Cuba de nos pays de pseudo liberté. La « liberté » – que dis-je, le vigoureux ENCOURAGEMENT ! – que nous donnons dans nos pays dits « démocratiques » à la plus large diffusion médiatique possible de tout ce qui est malsain, pervers, crapuleux.

Arrivant ici, au Québec, j’ai trouvé tous les médias envahis par un roman feuilleton ignoble mettant en vedette un certain Docteur T. qui a poignardé ses deux enfants en bas-âge, puis a raté son suicide dans le contexte d’une liaison de sa femme. Une effroyable banalité dans la tragédie. J’ai trouvé tous nos médias québécois se bousculant pour nous en donner tous les détails. Le Docteur T. ne m’intéresse pas.

Je dis à dessein le « Docteur T ». C’est ainsi que la population devrait le connaître, laissant dans l’ombre tous les gens de sa famille proche et éloignée que personne ne soupçonne d’être ses complices. Ce que le Docteur T. a fait de sa vie et dans sa vie avant de tuer ses enfants ne nous regarde pas. Pas davantage, d’ailleurs, que les détails du crime. Seuls devraient s’y intéresser, sous le sceau de la confidentialité, les jurés qui décideront du sort de l’accusé et les officiers du processus judiciaire.

Pourquoi ce bain de boue collectif ? Un seul rapport annuel – comme celui du Vérificateur Général en matières de finances – devrait suffire pour confirmer que policiers, enquêteurs et magistrats ont accompli leur boulot et que, dans ce cas comme dans les autres cas, justice a été faite. Je ne veux pas entendre parler du Docteur T. Je ne vois aucun bien à ce qu’on en parle aux enfants. Aucun intérêt pour un adulte sain d’esprit à s’y complaire.

L’insistance que mettent ici les médias sur le fait divers bête et méchant et sur les détails sado-porno de la criminalité n’existe pas a Cuba. Que cache cette complaisance de ceux qui dirigent notre société, à nourrir le chancre purulent du voyeurisme dans les esprits d’une population jocrisse, sinon la ferme volonté de la distraire des vrais questions de société, des vrais problèmes économiques et politiques à résoudre ?

Une distraction omniprésente, car notons bien que l’affaire du Docteur T. n’a d’originale que d’être réelle. Pour les médias, elle n’est qu’une chance inespérée de bien commencer la saison estivale en faisant le lien entre une TV réalité dont on déplore qu’elle doive demeurer encore relativement pudique et tous les films d’horreur créés pour paraître plus vrais que nature et qui sont un ramassis ininterrompu de carnages, de tortures et de meurtres.

On ne peut zapper 5 minutes à la TV, sans voir mourir plus de gens que durant toute l’«épidémie » de H1N1. La mort est partout, avec déploiement de policiers prompts à la gâchette, de chirurgiens au bistouri facile, d’avocats à la répartie mercenaire impitoyable, dont la justice n’est pas la première préoccupation. Toutes ces fictions qui ciblent le pire de la vie, ne risquent-elles pas d’inciter à ce que mêmes ces limites soient dépassées par une réalité qui prendra ce pire pour modèle ?

Bien sûr, la nature humaine n’a pas beaucoup évolué, depuis qu’on rigolait au Cirque de voir une vierge jetée comme en-cas aux lions, ou que le Tout-Paris se pressait en Place de Grève pour voir rouer et écarteler le pauvre type qui avait volé un quignon de pain… Mais la civilisation, est-ce que ce ne serait pas au moins d’ESSAYER d’améliorer cette nature humaine, plutôt de la fournir en exemples à imiter pour ses abominations ?

Les médias occupent l’esprit du bon peuple de tout ce qui arrive d’abject et de terrifiant . Tout se passe comme si l’on croyait que, s’il ne pense qu’au pire, Quidam Lambda ne songera pas à ce que l’on pourrait et DEVRAIT faire de mieux. On sera tranquille… L’individu n’échappe à ce modèle négatif que les médias lui proposent de la société, qu’en se réfugiant dans la section publicité, l’intimité des vedettes ou l’insignifiance des jeux questionnaires.

L’immense majorité des Cubain connaitront vite les réformes qui vont changer leur vie. Quel pourcentage des Québécois chercheront – entre meurtres, viols, divorces et âneries diverses – les articles sur un Plan Nord de 80 milliards de dollars sur 25 ans qui changera la vie de leurs enfants ? Pourquoi met-on en évidence le volet le plus repugnant de la vie ?

On parle moins de crimes crapuleux dans les journaux cubains… et il y a moins de crimes crapuleux à Cuba. On peut parler longtemps de ce qui est l’effet et de ce qui est la cause…. mais ne croyez surtout pas que j’en accorde exclusivement le crédit à Marx… . il y en avait moins aussi dans la Yougoslavie de Tito ou dans l’Espagne de Franco – ce dernier peu suspect de tendances gauchistes !

Certaines sociétés plongent moins complaisamment dans un monde sordide de crimes crapuleux. Est-ce que le dénominateur commun ne serait pas qu’on leur propose un but, un projet quel qu’il soit à réaliser et qu’on leur laisse entrevoir un avenir dont on parle et discute, au lieu de les abrutir en les abreuvant ad nauseam de faits divers méchants, cruels, inhumains ?

Il faudrait voir… Est-ce qu’on ne pourrait pas mettre un moratoire d’un an sur la couverture par les journaux du scabreux, du sordide, du criminel au quotidien au détriment de tout ce qui est porteur de sens et en voir l’effet sur la criminalité de ce type ? Est-on si convaincu en haut lieu que la population n’est friande que de cette saloperie qu’on se refuse même à tenter l’expérience ?

Craint-on que les médias ne puissent survivre sans distribuer au peuple sa ration journalière d’obscénité… ou a-t-on si peur que si la population ne reste pas totalement immergée dans la vulgarité et l’inconséquent elle puisse par défaut penser à des choses signifiantes et donc dangereuses ? Comme la vraie liberté, plus d’égalité et peut-être un jour la fraternité ?

Pierre JC Allard

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09-05-11

La manipulation permanente

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 7:32

Le message le plus révolutionnaire  qui surgit des dernières élections canadiennes n’est pas que Monsieur Harper ait obtenu un gouvernement majoritaire, que le Québec ait voté a gauche, que le bloc Bloc Québécois se soit effondré, que les Libéraux n’ait plus de chef ni même un espace idéologique clair entre la gauche et la droite…

Non. La  surprise c’est que tout ça se soit décidé si vite. Les sondages indiquent qu’au Québec environ la moitié des électeurs ont changé d’opinion en deux semaines.  C’est ça la révolution et elle était inévitable. Elle était annoncée.

En 2007, j’ecrivais :  « les médias conventionnels, institutionnalisés, favorisent le statu quo ante et les idées reçues. Mêmes les journaux révolutionnaires véhiculent leurs propres idées reçues, alors que, sur le réseau des blogues, le préjugé favorable n’est pas pour l’inertie, mais pour le changement. Les blogues sont les feuilles de chou de la révolution permanente. Sur les blogues, c’est l’idée novatrice qui a une influence et les blogues sont donc un facteur de volatilité. Avec les blogues dans l’arène, les joutes électorales ne seront plus jamais jouées avant la dernière échappée, car il devient possible que de vastes pans de l’électorat changent d’allégeance en quelques jours” http://www.nouvellesociete.org/5153.html

En 2004, candidat dans  Saint- Maurice,  je prechais pour ma paroisse: “En Inde, lors de la toute récente élection, 40 MILLIONS d’ÉLECTEURS ONT CHANGÉ D’AVIS DANS LES 4 DERNIERS JOURS AVANT LE SCRUTIN, faisant mentir tous les sondages et donnant la majortité à une jeune italienne, veuve de Rajiv Gandhi, qui ne semblait avoir aucune chance. Que 2 ou 3 millions de Canadiens réfléchissent au cours des prochaines semaines et décident d’élire un gouvernement néodémocrate N’EST PAS une impossibilité: c’est le genre de choses que l’on va voir au XXIème siècle.” http://nouvellesociete.wordpress.com/2004/07/01/saint-maurice-jour-1/

Déjè, en 1992, dans le livre “Monde ordinaire, c’est a ton tour”  je disais: “la vision de la réalité que reçoit le monde ordinaire passe ainsi toute entière par le canal étroit de quelques douzaines de journalistes et devient ce qu’ils veulent, dans le respect des tabous que chacun sait qu’il ne doit pas transgresser et qui constituent LA vision correcte du monde, celle qui correspond au consensus de notre société. Il suffirait que chacun puise non seulement avoir acces mais contribuer à une banque de nouvelles pour que ce rabachage à sens unique se transforme en un dialogue et que le monde oridinaire puisse avoir son tour au micro’

Les gens se sont parlés et  juste avant le 3 mai 2011, ont changé d’avis. Ils peuvent le faire encore.  Ils pourront toujours le faire et la politique ne sera plus jamais comme avant.  Un gain pour la démocratie ? Peut-être, mais rien n’est moins sûr.   Le jeu de la volatilité se joue a deux.  Nous sommes peut-être sinplement a l’aube de la manipulation permanente.  La volatilité du vote populaire peut signifier le triomphe de la réflexion et du choix motivé sur les préjugés, les idées toutes faites, les conditionnements….  Mais peut signifier aussi la victoire instantanée des émotions sur le raisonnement, la décision obtenue à l’arraché par un mot d’esprit ou une répartie habile, un sourire ou une larme opportune…

Dans un jeu politique où tout ira plus vite, on ne manipulera pas moins. On manipulera autrement.  Surtout ne commettons pas l’erreur de penser que c’est la spontanéité -  avec ce qu’elle implique de franchise et d’honneteté – qui fera prime. L’atout-maitre sera l’APPARENCE de spontanéité. Le froid calcul du moment où ils faudra sembler, faible et vulnérable ou fort et indomitable, conciliant ou intransigeant..,

Toujours paraître sincère, bien sûr, mais avec le clin d’œil quasi imperceptible  qui laisse entendre qu’on ne l’est qu’avec les amis et que les adversaires n’ont qu’a bien se tenir, car on est retors et roué, aussi, quand c’est pour la cause…

Rien de cela n’est nouveau. Voyez Obama, voyez Sarkozy qui le font déjà comme les pros qu’ils sont, chacun dans le respect des idiosyncrasies majoritaires de leurs électorats respectifs dont ils font sonder périodiquement les reins et les cœurs…

Ce qui va changer, ce n’est pas le rapport de manipulation, c’est le rythme qui en ira en s’accélérant, forçant à des pirouettes encore inédites ceux qui devront garder en main un électorat de plus en plus inconstant.   Cette évolution peut prendre deux (2) directions.

1)  une manipulation en continu, chaque candidat rivalisant d’ingeniosité pour garder entre les scrutins un contact quasi quotidien avec ses supporters, qui deviennent ses « clients » dans le sens romain du terme ;

2)  l’approche « blitz », où le candidat reste dans l’ombre pour n’apparaître qu’à la dernière minute, apportant, la nouveauté, la surprise, créant un engouement dont il espèere qu’il durera le temps que l’électeur aille lui donner son suffrage.  Le phénomène  “jument verte“  dont j’ai déjà aussi parlé.

On verra les deux approches. Il faudra suivre tout ça avec attention, en gardant la tête froide et en apportant surtout au processus électoral les changements qui en augmenteront la représentativité et redonneront peut-être son sens à la démocratie.

Pierre JC Allard

03-05-11

Les élections canadiennes; l’art du possible

Filed under: Actualité,Auteur — pierrejcallard @ 6:37

«  La politique est l’art du possible » – a dit Gambetta – peut-etre s’inspirant de  Bismarck.   Les derniers résultats de ces élections 2011 sont là et il faudrait bien se demander quels sont les « possibles » qui en découlent. Harper a sa majorité. Tout n’est-il pas réglé ?

Le croire, ce serait penser que Harper m’a rien appris de ces élections….  Or quelque chose me dit que, loin de donner un coup de barre a droite, Harper va plutôt habilement se rapprocher d’une position de consensus plus centriste sans laquelle tout au Québec pourrait sauter.

Pourquoi ? Parce qu’une victoire du NPD  aurait consommé  la rupture  de cette union au Québec entre Progressistes et Nationalistes qu’avait réalisée  Levesque et qui avait donné le pouvoir au Parti Québécois sous la banniere de l’indépendance, le temps de mettre les pendules sociales à l’heure.

Si le NPD avait pris le pouvoir, même avec l’appuis des Liberaux, on serait redevenu au Québec fiers d’être Canadiens et progressistes… et se dire Québécois aurait eu des allures passéistes, duplesistes…  Exit la souveraineté. Déja la fin de la campagne électorale du BQ avait des odeurs de soufre et de trahison.

La défaite crevecoeur du NPD malgré un fort soutien du Québec, refait au contraire,  plus forte que jamais, cette alliance entre Progressistes et Nationalistes québécois CONTRE  un ROC conservateur et passéiste.  La pendule sociale s’est arrêtée au Canada.  La réaction au Québec peut être de vouloir sortir du Canada et l’aile québécoise du NPD devenir un Cheval de Troie à Ottawa plus dangereuse que le Bloc ne l’a jamais été!

Harper qui sait que la politique est l’art du possible va sans doute contrer cette tendance en faisant ce que les Libéraux ont fait avec succes depuis toujours : prendre  les idées du NPD.  Ça aussi, c’est un effet de l’art du possible… Un pas vers la gauche, donc, à prévoir pour Harper.

Les promeses du NPD ne sont pas difficiles a tenir : créer des emplois, aider les familles, renforcer les pensions, meettre fin aux scandales à Ottawa et « inciter » les médecins canadiens pratiquant à l’étranger à revenir au pays. Baisser les impôts des petites enterprises et ne pas diminuer ceux des grandes… Rien là pour qu’on dresse des barricades.  Equilibre budgetaire en 2014-15 ?  On a le temps de voir venir.

Il n’y a que la sortie d’Afghanistan qui pourrait soulever des passions, mais il est bien connu que dans tout carosse doré il y a une citrouille qui sommeille et qui sait si, avec la mort maintenant annoncée et si opportune de Ben Laden, Obama ne serait pas heureux que son loyal allié le Canada propose de transformer sa participation à la guerre en une mission de paix prolongée, avec education, droits des femmes, etc, en y mettant encore plus d’effectifs et de resources  ?    Une bonne façon de tester les conditions d’un retrait de l’Amérique elle-même de ce conflit qu’elle ne gagnera jamais…. On peut se parler, n’est-ce pas ?

Harper, pour garder la Québec heureux -  mais aussi tous ces Canadiens du ROC qui n’en seraient pas mécontents -  pourra  mettre un peu plus de fric sur les pensions et diminuer un peu les impots des petites entreprises. Il pourrait même ne pas diminuer les impôts des grandes, tout en leur concédant d’autres avantages, si complexes et bien déguisées qu’on ne saurait meme pas comment les lui reprocher !

Et il y a un autre raison pour un pas vers le Centre qui pour lui est à gauche. … S’il le fait, il sera prêt a accueillir tous ces Libéraux désabusés qui devront se chercher un nid.  Car il est probable qu’Ignatieff  démissionnera, laissant s’ouvrir à l’automnne une course à la chefferie où s’opposeront un candidat prônant un ralliement au NPD, un autre une fusion avec les Conservateurs, un troisième une relance du PLC …

Harper peut trouver chez ces Libéraux orphelins, la clientèle qui est la promesse d’une majorité perenne. Il peut devenir vraiment le parti normal de la gouvernance au Canada… s’il vire un peu à gauche… Je parierais qu’il le fera….

Et s’il le fait, les “possibles” d’un gouvernement conservateur se confondront largement alors avec ceux  d’un gouvernement NPD, car il ne faut pas oublier que, la semaine derniere, Layton a affirmé  que jamais au grand jamais il ne ferait quoi que ce soit pour que le gouvenement puisse intervenir dans les decisions de la Banque du Canada.  Il a ainsi rassuré tout l’Establishment qu’il n’arriverait pas au Pouvoir en justicier, en socialiste au couteau entre les dents, mais comme un successeur bien élevé  qui ne changera pas les règles du jeu.

Il maitrisait  ainsi l’art du possible, faisant de “Layton au pouvoir” un scenario acceptable au pouvoir financier, mais il disait du meme coup qu’on ne nationaliserait pas les banques, qu’on ne reprendrait pas en main le contrôle de la monnaie et du credit, qu’on n’imposerait pas le capital…

Le NPD ayant appris l’art du possible, on aurait eu un gouvernement qui aurait réparti plus équitablement la pauvreté entre pauvres dans un régime néodémocrate, mais sans commettre l’indécence de demander des comptes aux nantis…  Ce que feront aussi les Conservateurs.

On voit donc dans la boule de cristal une campagne à la chefferie au parti Libéral qui apportera encore des mois de plaisir aux Canadiens – qui s’habituent ainsi peu a peu à vivre dans notre équivalent  de la Quatrième République – et qui se terminera sans doute par la dislocation ou la marginalisation du PLC…  et une autre election en 2012…

On peut regarder aussi avec intérêt ce qui se passera au Québec, m ais on ne voit pas que la  victoire des Conservateurs changera autrement les choses pour les Canadiens. Juste une petite amertume pour un rêve inachevé.  Mais ce rêve n’était pas possible.   Tant que le Systeme sera là, le rêve restera un rêve.

Pierre JC Allard

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