Nouvelle Societe

24-08-10

La Russie nous manque

Filed under: Actualité,Auteur — pierrejcallard @ 6:55

En vedette hier, à la Une du journal citoyen CentPapiers, un article de Alexandre Latsa qui m’a touché. Une critique calme, factuelle de l’insensibilité des médias occidentaux, face à la tragédie des milliers de kilomètres carrés qui brûlent cet été en Russie. Tsunamis en Asie, séismes aux Antilles, le monde s’émeut. On a facilement une larme – et hélas, souvent rien d’autres à y ajouter que quelques bonnes paroles – pour les malheurs des pauvres, mais même cette sympathie fait cruellement défaut quand il s’agit des Russes. Insensibilité… ou pire ? Comme si on ne se résignait à ne pas avoir quelque part vers l’Oural un ennemi tout prêt pour en découdre.

Comme si pour faire profession de l’atlantisme, hors duquel la France sarkozyste n’imagine pas de salut, il était de bon ton de reprocher aux Russes leurs malheurs comme leurs succès. Et de mentir, de mentir… Pour les mensonges et les demi-vérités, voyez l’article de Latsa. Je veux parler d’autre chose.

Je veux parler de cette bonne conscience à donner la nausée, des Occidentaux qui veulent bien s’excuser d’avoir colonisé et asservi des Noir et des Bruns, des Jaunes et des Rouges chaque fois que l’histoire leur en a fourni l’occasion, mais qui prétendent encore avoir fait oeuvre pie en sabotant l’URSS, en intoxicant sa population des mensonges de Voice of America et en dévoyant ses gouvernants.

L’Amérique a gagné la guerre froide. Elle y est parvenu par la corruption et la propagande. C’était de bonne guerre – puisque toute guerre gagnée est dite bonne – mais prétendre que cette victoire en a été une du bien sur le mal ne résistera pas au jugement de l’Histoire. Il serait bon que l’Europe regarde le passé – et les Russes – avec des yeux neufs. Elle y verra peut-être son avenir.

Je connais un peu la Russie. C’est un peu pour le dire que j’ai mis cette photo, la première de moi, sauf en avatar, que je mette sur un site. Cette photo veut dire un peu « j’y étais », mais elle est là surtout pour cette femme à mes côtés. C’est elle qui est intéressante.

Cette femme, je ne sais pas son nom, mais je sais son histoire. C’est elle, et des millions comme elle, qui n’ont pas abandonné Leningrad pour se réfugier dans quelque ville de province. C’est d’autres millions comme elle qui ont résisté dans Stalingrad. Les médailles sur sa poitrine, c’est pour ça et pour les enfants qu’elle a faits, dont les deux qui sont morts en héros en arrêtant les panzers dans la banlieue de Moscou au lieu d’aller s’installer dans une ville d’eau. C’est cette femme, pas les Tommies ni les G.I, qui nous a vraiment gagné la guerre. Cette femme nous a fait du bien. Nous lui avons fait bien du mal.

Nous devons des excuses à cette femme. Dans la Russie dite méchante et sauvage de Gagarin et du Bolshoi, elle avait une petite pension. Assez pour des choux, des betteraves et du pain noir. Elle avait un toit sur sa tête, un médecin qui la voyait pour son arthrite et ses petits enfants allaient dans une école où l’on apprenait quelque chose. Ils pouvaient rêver de devenir cosmonautes… ou académiciens. Ou simplement de vivre heureux avec un espoir que demain serait mieux Elle, elle avait eu une petite tâche : garder l’entrée d’une niche où l’on montrait à de jeunes Russes émerveillés des trésors de l’histoire de la Russie.

Puis, ON a apporté la démocratie. On les a libérés, elle et les autres. Plus de logement, plus de médecin, plus d’éducation supérieure gratuite qui vaille la peine d’en parler et une pension en roubles qui désormais ne valaient plus rien. Alors elle est revenue, à 80 ans passés, montrer ses trésors à des touristes indifférents. On a jeté à la rue les mères et les veuves des héros pour enrichir les collaborateurs des nouveaux envahisseurs…

J’ai vu la Russie des années qui ont suivi sa « libération » se désagréger. Se gangrener et se détruire aussi sûrement que si la Wermacht avait atteint la Place Rouge. C’est Poutine qui a sauvé la mise. Poutine a arrêté les collaborateurs et ralenti l’invasion des « libérateurs ». Il mérite du respect. Ce sont les médias payés pour encenser Sarkozy, l’atlantisme, la corruption institutionnalisée et le saccage de la France sociale pour maintenir un gouvernement bling bling – par et pour les copain pipoles – qui n’en méritent pas.

J’ai souvent appelé de mes vœux l’accueil de la Russie dans une Europe unie. Et quand je dis Russie, je pense aussi Ukraine et Belarus. Si la France veut des amis, elle devrait en chercher qui ont une tradition de loyauté. Aujourd’hui, il y en a plus à l’Est qu’a l’Ouest… et il y a aussi les chiffres.

Avec la Russie, l’EU quintuple sa superficie, sa population passe de 500 à 700 millions d’habitants – plus du double des USA – et son PIB tend vers 40 % du PIB mondial, en faisant de loin la première puissance commerciale et industrielle du monde. Cette Europe élargie a une parfaite autosuffisance en hydrocarbures, elle est le plus vaste réservoir de matières premières de la planète et elle a une force militaire crédible

L’Europe ainsi agrandie est autarcique. Je ne dis pas ici qu’il faudrait en fermer les frontières – c’est un autre débat – mais il n’est pas mauvais de faire le constat que ce bloc n’aurait vraiment besoin de rien ni de personne. Bon pour l’évolution et bon pour la paix , car on n’aime sincèrement que quand on aime gratuitement. Sans dépendances.

Le bloc ainsi créé ne serait pas un agglomérat disparate : il est le cœur de la civilisation occidentale. Il est au bout de la filiation « Athenes, Rome, Byzance, Renaissance, Science, Droits de l’Homme et Liberté». Il y a eu des moments noirs dans le cheminement de l’Occident, des croisades à la colonisation, mais ce qui en résulte aujourd’hui s’exprime dans une culture postchrétienne laïque qui se réclame de la tolérance et de la raison. J’en suis fier. La Russie devrait être invitée à y prendre sa place, car la Russie lui manque et l’Europe ne vivra pas son destin sans elle. Je ne crois pas au désintéressement de ceux qui jouent de la calomnie pour qu’on ne l’y invite pas.

Pierre JC Allard

09-08-10

Songe d’une nuit d’été: l’Islam en Occident.

Filed under: Actualité,Auteur — pierrejcallard @ 11:52

Mon billet d’aujourd’hui est résolument aoûtien. Pas facétieux, mais un peu provocateur. J’ai voulu laisser en suspens pour un moment l’analyse factuelle de la crise financière globale dans laquelle tous les blogueurs sont englués. Laisser en suspens l’indignation concernant les vicissitudes de la politique française, avec ses sondages et son omniprésente corruption… et aussi mon apitoiement récurrent sur la stagnation de la pensée politique au Québec. J’ai voulu plonger dans l’imagination.

Donc, il ne faut pas voir ce texte comme une prophétie – encore moins comme un voeu ! – mais simplement comme un petit scherzo onirique en mineur, dans la symphonie tragico-pathétique qui est la musique de fond de cet été. Une saison qui, pour notre civilisation, semble hélas prémonitoire d’une fin du monde…

Parlons religion-fiction. On parle beaucoup de l’Islam qui va changer l’Occident, mais que se passerait-il, si c’est l’Occident qui changeait l’Islam ? Avec la science qui n’explique pas tout et la possibilité bien réelle que tout aille de mal en pis, il n’est pas exclus que le monde se refugie dans le fondamentalisme religieux pour se lover tranquille dans un nouveau Moyen-Âge. Si l’on prend cette voie, sont-ce les preachers à l’Américaine qui prendront charge d’âmes en Occident…? Ou n’est ce pas plutôt l’Islam qui serait, même chez-nous, le bon véhicule d’un retour à la foi ? L’Islam, peut-être, s’il changeait un peu…

Qu’est-ce qui devrait changer dans l’Islam pour que l’Occident y trouve ses réponses ? A première vue, TOUT. Mais, si on y regarde de plus près, on peut voir dans l’Islam les germe de transformations qui en feraient une religion universelle au goût de l’Occident d’aujourd’hui. Des transformation guère plus radicales que celles qui ont permis jadis au judaisme de quitter ses oripeaux d’origine pour devenir christianisme.

Si on pose au depart que l’Occidental, déçu et meurtri, voudrait revenir à un monothéisme rassurant, celui de l’Islam est plus pur que celui des Juifs ou des Chrétiens. La notion fondamentale de l’Islam est celle d’un Dieu ineffable. Le reste est culturel… “acculturable” et donc négociable. Tenez, si on interprète un peu cette notion de Mahomet, « sceau des prophètes », il n’est pas difficile d’en faire le message qu’il n’y aura plus en effet de prophètes, puisque l’humanité, déjà éduquée et informée de Dieu, n’a plus qu’a obéir à sa conscience et au Livre…

Mais le Livre lui-même peut s’interpréter… Ainsi, le prosélytisme de nos jours n’a plus a être une conquête par les armes, mais peut en devenir une par la connaissance. Et toutes ces sagas guerrières du Coran, comme celles de la Bible, n’ont pas à être prises pour injonctions, ni a être acceptées plus littéralement que la création du monde en 6 jours. Elles peuvent n’être que des paraboles, des histoires dont il faut trouver le sens. Un sens qui correspond aux besoins du XXIe siècle.

Quand on VEUT interpréter, Il peut ne rester du Coran et de l’Islam que le Dieu (Allah) … et des conseils judicieux. Prenons la prière, 5 fois par jours. Pourquoi ne deviendrait-elle pas un “moment de communion” avec Dieu ? Une remise en question périodique pour ne pas laisser le passé determiner l’avenir – ce qui est la notion de karma – mais de repartir base-zéro sur ce qu’on croit la volonté de Dieu telle que le suggère la conscience ?

Une prière-méditation pour briser le karma. Pour un pardon des offenses. Pour parfois changer d’avis. Une chance de renoncer a l’entêtement… Et le front par terre ? Une simple coutume locale venue de Babylone ou de Ur et qu’on peut mettre au goût du jour. On peut communier avec Dieu debout…

Ramadan ? Un autre symbole à interpréter. Le jeûne devient la decision de se priver, pour ne pas abuser du pouvoir que l’abondance a donné a l’Homme sur la nature et que la Nature a donné au fort sur le faible. La vertu cardinale d’une société d’abondance devient alors la simplicité volontaire. L’obésité devient un péché: elle est le symptôme du déséquilibre, une manifestation visible des effets de l’avarice et de la thésaurisation.

Des impôts ? Concept dépassé: tout le monde triche. Pas d’impot, mais la confiscation progressive de l’excessif au-dela du seuil de satiété determiné par un consensus populaire. Avant ce seuil, c’est l’aumône qui exprime une volonté de partage. Celui qui ne contribue pas sa part est identifié au mepris populaire et sa fortune sera reprise à sa mort, ce qui est l’equivalent émotif déshonorant de faire payer ses dettes par ses héritiers.

Quand le prêt à intérêt est un péché, d’ailleurs, la thésaurisation a peu d’attraits et le capitalisme lui-même change de sens. La crise financière que nous connaissons est impossible, quand c’est la pensée islamique qui prévaut. Comme est impossible tout nationalisme, tout racisme, dans un monde global qui se confond avec l’Oumma, la communauté des croyants….

L’Islam en Occident. Rêve ou cauchemar? Vision paradisiaque ou dantesque ? Je n’en sais rien. Juste un songe d’une nuit d’été…. Mais on aurait tort de ne pas même penser à cette hypothèse

Bonne vacances

Pierre JC Allard

02-08-10

Christian Lemaître, Allain Jules, racisme et vérité

Bravo pour Lemaitre, le “diamant blanc” qui court comme un Noir… mais attention aux dérives racistes et ne disons pas de bêtises!  J’apprécie  beaucoup Allain Jules, qui dit avec intelligence bien des choses que j’aime… et même, parfois, certaines que je n’aime pas, ce qui n’a pas d’importance. Entre gens intelligents, il n’y a pas de contradictions,  il n’y a que des malentendus. Quand on est tous de bonne foi, bien sûr.

Mauvaise foi… n’éxagérons rien. Disons que Jules, dans un article sur Lemaître, part de prémisses vraies en passant par un raisonnement en clin d’oeil, pour arriver à une conclusion bien trompeuse.  Pour la bonne cause, bien sûr… mais sciemment trompeuse. Il parle de Lemaître, de  ”ses genoux fixés à l’horizontale permettent à ses jambes de s’étendre…” et il en ajoute  sur la morphologie de Lemaître.  Vrai?  Je ne le sais pas, mais je le crois sans peine.

C’est quand il ajoute en passant “Qui a dit que seuls les sprinters noirs pouvaient courir vite ?” que je tique un peu. Comme si la performance de CL permettait d’en finir avec une croyance ridicule. Or ce n’est pas une croyance ridicule; c’est un fait. Je suis totalement convaincu que la morphologie de CL, comme celle des “Noirs qui courent vite” explique largement leurs succès, tout comme leur taille est une condition sine qua non des succès des champions de basketball. Dire le contraire est se moquer des gens.

Pourquoi est-on si réticent à admettre que les “Noirs” courent plus vite  que les “Blancs”  ? Parce qu’on ne veut admettre AUCUNE différence entre les haplogroupes – la nouvelle appellation correcte pour des sous-groupes ayant des similitudes génétiques – de peur d’encourager le racisme !   Accepter que la morphologie qui favorise la course à pied est plus fréquente chez des haplogroupes qui ont plus de mélanine fait frémir les bien-pensants.

Les trouble beaucoup, car est-ce qu’on ne risquerait pas d’en déduire que c’est la mélanine qui fait courir plus vite  - (même si les Pygmées ne sont pas si doués au 100 m !)  - ou d’en venir à croire que la mélanine pourrait inhiber le fonctionnement des neurones, même si Obama, quels que soient ses défauts, ne semble pas un attardé mental  ?   Danger… !

L’intention est pure, mais contreproductive, car la population est maintenant trop renseignée pour croire qu’il y a toujours une relation causale là où il y a coïncidence, mais elle l’est trop aussi pour croire n’importe quel bobard qu’on lui raconte “pour son bien”.

CL court vite, parce que sa morphologie de coureur  est à quelques écarts-types de la moyenne de son groupe et se situe même sans doute tout en haut sur l’échelle  globale des coureurs, tous haplogroupes confondus.   Quand on classe selon un facteur quelconque des individus ayant des différences entre eux,  il  y a des valeurs aberrantes.  Il serait plus raisonnable de voir si la morphologie de  Lemaître ne se rapproche pas de celle des Noirs, plutôt que de tirer de l’exception CL la conclusion probablement erronée que la moyenne des Noirs ne court pas plus vite que la moyenne des Blancs.  Tirer cette conclusion est trompeur.

Cette conclusion, d’ailleurs, n’est pas tant une manipulation, qu’un clin d’oeil à ceux qui savent, en leur enjoignant de la boucler et ne pas rire du Pere Noel devant les enfants. Les données anthropométriques des divers haplogroupes étant aujourd’hui bien faciles à connaître, n’importe quel étudiant de stats pourrait, en travail de vacances, trouver une corrélation forte entre la prévalence de certaines caractéristique morphologiques et la capacité de courir vite ou toute autre habileté physique.

Il pourrait hiérarchiser les haplogroupes et prédire avec rigueur ceux, en moyenne, où l’on court plus vite, où l’on a le plus d’endurance et où l’on saute plus haut. Il ne pourrait pas prédire les futurs  champions, puisque, pas définition, les champions sont des “valeurs aberrantes”, mais il pourrait dire dans quels haplogroupes on a le plus de chances d’en trouver un. Il le pourrait sans difficulté.

Il le pourrait, mais ses travaux ne seraient pas publiés et il finirait sa carrière a mesurer les précipitation dans des seaux en bois au Tanezrouft, car nous sommes dans une société paradoxale qui a la culte des champions… mais insiste que nous sommes tous égaux. Pas seulement égaux en droits et en valeur humaines, ce qui devrait être une évidence, mais tous égaux en TOUT, ce qui est stupide.

On sait que c’est stupide – et on n’attelle pas des chihuahuas à un traineau esquimau – mais il est interdit d’en parler, tabou de mesurer les  différences et, même si le monde du sport en tire ostensiblement les conclusions, on jure la main sur le coeur que c’est une pure coincidence s’il y a plus de Camerounais que d’Annamites dans l’équipe de France. On dit des bêtises à des gens qui ne sont plus si bêtes.

On devrait renoncer à dire des bêtises.  À défaut de s’en tenir au vrai, on devrait s’en tenir au vraisemblable.  Au lieu  de gommer les différences – ou de les occulter quand elles s’entêtent à ne pas disparaitre –  on devrait apprendre à les valoriser.   Une société complexe ne peut se réaliser que dans la complémentarité, comme c’est le “travailleur-qui-doit-décider”, remplaçant les “travailleurs-outils” interchangeables de l’ère industrielle, qui été le déclencheur e l’évolution sociale postindustrielle.

Ce n’est pas en trichant et en maquillant la réalité qu’on vaincra les préjugés, mais au palier du jugement lui-même, en comprenant que, selon les critères d’une société d’interdépendance, tous acquièrent respect et pouvoir dans la mesure où ils tendent à devenir indispensables.  Or, c’est la spécificité (la différence) qui rend indispensable.

Quand on donne sa véritable primauté à l’individu sur ses appartenances, on juge chacun pour ce qu’il est. On applaudit à la différence. On est agréablement surpris que CL coure si vite, sans devoir en déduire que la morphologie du Caucasien moyen s’est miraculeusement transformée pour devenir l’égale (!) de celle des Kényans ou des Jamaïcains…

Humanité et sociétés iront plus loin plus vite, si elles acceptent la dépendance du tout envers ses parties et la nécessités que celles-ci soient différentes. Complémentaires.  On peut, hélas, instrumenter ces différences au profit de quelques-uns – tous les fascismes s’y essayent – mais ce n’est pas la complimentarité qu’il faut nier; c’est l’instrumentation du faible pas le fort qu’il faut empêcher.

Dans une société de créativité et d’initiative, cette instrumentation devient heureusement moins facile, quand  le faible acquiert la force de son utilité… et disparait quand il devient irremplaçable.  Ne nions donc pas nos différences. Le progrès vient de leur optimisation pour le bien de chacun comme de tous. Mettons-les en valeur; ce sont nos “différences” qui nous sauveront.

Pierre JC Allard

Thème : Rubric. Un Blog WordPress.com.

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