Nouvelle Societe

25-01-10

Vous avez dit “identité” ?

Filed under: Actualité,Auteur — pierrejcallard @ 12:01



Il fut un temps où il était nécessaire et suffisant d’avoir un visage, un nom et préférablement un quelconque papier pour être quelqu’un et que ça se sache. Ce n’est plus vrai; l’Internet a ouvert la porte aux multiples appartenances. On peut n’aimer maintenant que son prochain éloigné, ce qui ne facilite pas les voisinages…

Pour l’individu, ce phénomène de la multiple appartenance est une évolution et un source de gratification; pour la société qui doit s’y adapter, c’est un problème. En prêtant sa loyauté à divers groupements, l’individu se situe au coeur d’un énorme faisceau d’appartenances et, plutôt que par le fait qu’il soit catholique ou protestant, allemand ou français, c’est par la conjoncture de toutes ses appartenances que l’individu se définit dorénavant comme être social. Ceci apporte trois (3) conséquences dont il faut tenir compte.

La première, c’est que l’individu -appelons-le Maurice – qui a remplacé l’identification viscérale de jadis à un concept simple (race, patrie, nation, etc.) par une myriade d’identifications à des causes parfois transcendantes mais souvent triviales – et qui semble y avoir gagné d’être maintenant une “personne” unique et non plus un simple citoyen comme les autres – devient paradoxalement pour son voisin cette somme de ses croyances et de ses prises de position… et rien d’autre. Comme être social, il n’est plus perçu par les autres, occupés eux-mêmes de leur propre identification à leurs propres appartenances, que comme le faire-valoir des groupes auxquels il s’est identifié.

Qui est Maurice? Maurice, pour son voisin, c’est le Belge qui a deux caniches, une vieille Peugeot et la maison verte dont la pelouse est mal tondue, qui participe au Comité de parents de l’école, qu’on voit parfois à l’église et qui recueille des fonds pour Centraide. Maurice, pour son collègue de travail, c’est le magasinier qui habite en banlieue et qui a des idées radicales sur les droits des travailleurs. Pour son frère, Maurice ne fait pas assez de fric et est trop permissif avec ses enfants. Maurice, pour les autres, n’est qu’une collection d’images. Il n’est substantiel que dans la mesure où ses engagements sont formels et qu’il représente “quelque chose”.

Maurice, s’il veut être incontournable pour les autres, doit donc s’efforcer d’exister réellement en “signifiant” quelque chose, idéalement en devenant un mythe petit ou grand du seul fait de se situer à une intersection que seul lui peut occuper. Si, plutôt qu’un simple sympathisant de gauche ou un chrétien d’occasion, il était militant communiste ou bénédictin, il serait plus “réel” dans son environnement. S’il devenait prêtre-ouvrier, il serait encore plus intéressant, complexe à la mesure de la diversité de ces engagements et représentant une intersection rare qui offre la promesse implicite de résoudre une contradiction, voire de réaliser une synthèse.

Maurice, qui n’est pas prêtre-ouvrier, ne se voit pas unique dans les yeux de ses voisins, de ses collègues ni de son frère. A ses propres yeux, il se perçoit comme un militant de gauche impliqué concrètement dans des gestes de fraternité et d’éducation populaire. Les autres l’ignorent, mais il fréquente assidûment les sites Internet où on parle encore de Grand Soir et y contribue à l’occasion une prose vitriolique; des gens du monde entier lui demandent à l’occasion son avis. De plus – et ça, les camarades des sites d’action révolutionnaire l’ignorent tout autant que ses voisins – Maurice poursuit avec diligence sur Internet des études en pédagogie qui lui vaudront un jour le diplôme d’une vague université américaine. Il s’en sort bien, son tuteur le félicite, il échange des notes avec des Suisses, des Roumains et des Philippins …

Comment voulez-vous que Maurice ne s’intéresse pas plus à l’Internet qu’à ses voisins, ses collègues ou son frère? Maurice n’est plus intéressé à interagir avec la réalité. La réalité est trop exigeante et les autres trop difficiles à impressionner de façon durable. Clic j’arrive, je fais mon numéro sur la vaste scène du Web… et clic je pars. Gratifiant. Mais la société a un problème

Une autre conséquence de cette désincarnation de l’individu dont la définition sociale se réduit désormais à ses appartenances, c’est que l’individu en vient à ne plus même percevoir cette partie de lui-même qui pré-existe et peut survivre à ses engagements et donc à croire qu’il peut se changer sans travail sur lui même, en changeant seulement ses memberships, une illusion que renforce la créance qu’accorde assez naïvement à ces métamorphoses la masse des gens qui l’entourent.

L’individu à “appartenances multiples” a mis des oeufs dans bien les paniers. La proximité est devenue pour lui un facteur secondaire et son “prochain” n’est plus le type d’à coté mais l’une ou l‘autre des “acquaintances” avec qui il partage l’appartenance à un groupe. C’est dans ce contexte qu’il trouve ceux qui le connaissent sous le jour qu’il a choisi de montrer, c’est là qu’il est apprécié et qu’il peut trouver des appuis.

Cet individu n’a donc plus une réputation mais “des” réputations, non plus un “groupe de pairs” mais “des” groupes de pairs. Il peut abandonner impunément tout un pan de sa vie – et les responsabilités et obligations qui s’y rattachent – et en créer un autre qui le remplacera, amenant d’autres relations, d’autres engagements, une autre loyauté. Chaque divorce en est un exemple.

Il peut même laisser derrière lui tout son passé ou presque et se réfugier sur le tard dans un une seule appartenance, s’identifiant uniquement désormais à ce qui n’avait été auparavant qu’une partie de lui-même, limitant ses relations à ceux avec qui il partage cet engagement et à qui il peut facilement offrir cette seule facette de lui-même dont il est satisfait. Maurice peut obtenir un diplôme, devenir consultant PNUD au Mali et oublier à la fois sa banlieue et jusqu’au nom de Marx, mais s’il n’y parvient pas il deviendra peut-être Secrétaire-général d’une quelconque Internationale et pourra défiler a Seattle ou ailleurs sous le regard admiratif de gens pour qui il sera important.

Et même ce repli sur l’équivalent émotif d’un paradis fiscal n’a pas à être définitif. On peut le refaire et le refaire encore; l’individu qui a investi sagement dans de multiples appartenances n’est plus vraiment responsable de rien, puisqu’il peut toujours sortir de son image comme un serpent de sa peau et devenir quelqu’un d’autre. La collectivité fait face à ce danger de ne plus pouvoir se percevoir comme un groupe d’individus bien réels mais comme une collection de fantômes. Une procession d’entités juridiques et de personnalités virtuelles évanescentes à irresponsabilité illimitée.

La troisième conséquence de cette évolution – et qui les résume toutes – c’est que l’individu, ayant cent loyautés n’en a plus aucune mais seulement des engouements passagers et que, se définissant comme l’intersection de ses innombrables appartenances, il devient si totalement unique qu’il risque de ne plus se sentir vraiment solidaire de personne. La question n’est pas d’aimer ou de haïr cette évolution: il faut vivre avec elle et une Nouvelle Société doit en tenir compte.

Pierre JC Allard

11-01-10

Faire sauter la banque

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 12:01




La crise actuelle, qui touchera la production et la gouvernance, a été mise en branle par une attaque sur le front financier. Le pouvoir, dans le style Monte Carlo, va “faire sauter la banque” . Pour ceux qui veulent en savoir plus, j’en parle beaucoup, surtout dans cette série d’articles. Tout le monde, cependant, ne tient pas à mettre des heures pour aller au fond des choses. Je pense qu’il est utile de voir ici, en quelques paragraphes, le b-a ba de la Grande Arnaque capitaliste. …

Comprendre, d’abord, que valeur de la monnaie tient au fil du pouvoir et donc de la force de l’Autorité qui s’exerce. Quand un État s’impose, il bât monnaie, garantissant le poids en or ou en argent d’une pièce en y posant son sceau. Quand son pouvoir s’affirme, sa seule signature suffit et le papier peut devenir monnaie. Mais, derrière celui qui tend un assignat et exige du blé, il y a toujours la silhouette d’homme qui porte une épée ou un mousquet.

Quand on peut avoir le blé pour le papier, le pouvoir tend à se confondre avec la richesse, puisque la richesse apporte le pouvoir, mais que c’est le Pouvoir qui imprime la richesse. Il suffit qu’on y croit. Or celui qui est fort est cru. La richesse se confond pratiquement avec le pouvoir, la promesse devient plus efficace que la menace, la récompense plus que le châtiment… et la corruption, comme outil de gouvernance, beaucoup plus efficace que la violence. Il ne faut simplement pas laisser oublier que le mousquet qu’on ne montre plus est toujours là quelque part

Le Pouvoir qui est cru peut créer l’argent qu’il veut et le donner à qui il veut; c’est une création totale, discrétionnaire. L’argent, devenu le symbole ultime du pouvoir, passe sous le contrôle absolu du Pouvoir lui-même. On est riche ou pauvre, désormais, par simple décision du Pouvoir, décision prise et exécutée selon des règles que le Pouvoir détermine. On laisse alors les balbutiements et l’on peut créer un véritable capitalisme.

La règle première et suffisante, celle qui crée le capitalisme et assure au Pouvoir le contrôle imparable des conditions d’échange, c’est que l’argent peut être créé à volonté et que quiconque a de l’argent en reçevra plus. C’est ce qu’on appelle toucher un intérêt. Le montant de cette prime à la richesse est fixé de façon à maintenir la stabilité du pouvoir en enrichissant les plus riches, en préservant l’aisance de ceux qui ont quelques biens et donc quelque pouvoir – au moins de nuire – et en exploitant les autres.

On appelle « Banque » l’entité qui gère cette opération récurrente de créer de la monnaie, puis de donner de l’argent à chacun au prorata de celui qu’il a et de ce qu’il est, ce qui vaut confirmation efficace de sa place dans la hiérarchie du pouvoir. Il n’y a aucune logique au paiement d’un intérêt par l’État, puisque c’est lui qui crée ou fait créer l’argent, si ce n’est le maintien du pouvoir en place. Les rationalisations qu’on en donne s’appuient sur des pétitions de principe et des sophismes.

Seul un lavage de cerveau incessant empêche la population de se rendre compte que là est la source de toute iniquité. Seule une population totalement endoctrinée peut croire aux balivernes qu’on lui raconte pour justifier ce transfert éhonté de richesse des pauvres vers les riches. Mais acquiescer à cette répartition est la condition essentielle pour en toucher sa part sans discussion.

Ce chantage et cette corruption systèmique sont les bases des régimes qu’on dit démocratiques, et qui le sont vraiment, dans la mesure où une société complexe ne peut fonctionner sans le consensus d’une majorité effective. Si le système fonctionne, c’est qu’une majorité effective est corrompue… et qu’elle chante.

La Banque est toujours un rouage essentiel de la gouvernance. Son importance, toutefois, est telle qu’elle est soustraite aux aléas de la démocratie, soit en rendant inamovibles ceux qui en ont charge, soit en déléguant toute l’opération à des entreprises dont les dirigeants sont cooptés par ceux qui détiennent le pouvoir. Le mécanisme précis de création d’argent passe par le privilège accordé à la Banque de prêter ce qu’elle n’a pas. Ce privilège lui est garanti par l’État, lequel “émet des obligations”, qui sont autant de promesses de donner plus à ceux qui ont déjà beaucoup, tout en contrôlant l’inflation qui devrait en résulter en réduisant la consommation de ceux qui manquent parfois du nécessaire.

Le paiement gracieux d’un intérêt par l’État à la Banque détermine le taux d’intérêt à tous les paliers de la structure et équivaut au détournement continuel, au rythme souhaité, de la plus-value du travail de la société vers les membres de l’alliance dominante.

L’exploitation des faibles par les forts existe depuis toujours, mais le procédé du « tout-a la-banque » ne fonctionne vraiment que depuis que l’industrialisation a permis de dégager des surplus significatifs au-delà du niveau de subsistance. On pouvait auparavant engranger les récoltes et thésauriser l’or, mais la monétarisation et le tout-à-la banque permettent le vrai capitalisme.

Aussi longtemps que la richesse a un support matériel, pourtant, la richesse est en péril. On peut cacher des billets de banques et autres symloles, mais ces biens demeurent appropriables par la violence, vulnérables à des “accidents”, guerres, catastrophes, etc. La solution finale, pour le capitalisme, a donc été l’identification récente de la richesse à un symbole totalement intangible et donc PARFAITEMENT contrôlable: l’argent électronique. L’argent électronique est invulnérable.

Il est invulnérable, parce qu’il ne repose sur rien d’autre qu’un consensus. Une note électronique à coté de votre nom, sur un ordinateur, peut faire de vous le maître du monde. C’est une décision libre, réversible, sans contrainte et arbitraire du Pouvoir, le « Pouvoir », dans cette acception, étant l’équipe qui assure le fonctionnement et la permanence du système : l’élément décisionnel de l’alliance dominante.

Le Pouvoir peut effacer cette note électronique à coté de votre nom sur un ordinateur et rien de tangible ne se passe; il peut la ré-écrire, l’effacer à nouveau… la magie n’est pas là. Mais que le Pouvoir fasse connaître OFFICIELLEMENT que la note est là et vous êtes riche. Il dit qu’elle n’est plus là et vous n’êtes plus rien. La Banque est souveraine. C’est la situation de César qui ferait apparaître des légions armées en nombre infini, d’un simple effort de volonté. Aucune gouvernance n’a jamais été aussi proche d’un pouvoir divin. Tout se passe à la Banque.

Mais plus pour bien longtemp… Si la crise actuelle – l’argent ne vaut plus rien – ne conduit pas rapidement à l’émission d’une autre monnaie crédible, c’est la force brute qui reprendra le gouvernail des mains de la richesse. Et on pourrait bien le regretter

Pierre JC Allard

04-01-10

La fin de l’Âge du Labeur

Dans le sillage de la crise financière en marche et du chômage qui en découle, on voit poindre à nouveau maintenantles interrogations sur l’évolution de la main-d’œuvre qui réapparaissent de temps en temps et qu’on fait tout pour faire oublier.  Il faudrait peut-être, cette fois, faire le point avec lucidité. La révolution industrielle nous a apporté l’abondance… et le chômage.

Le chômâge qui vient de notre manque d’imagination pour réaffecter une RESSOURCE précieuse – la main-d’œuvre – à des tâches utiles, sans provoquer l’opposition féroce de ceux qui, par leur propriété du capital, ont la main mise sur la production, donc sur la richesse, donc sur la gouvernance.   Mais cette opposition n’est pas invincible… et n’est même pas inévitable… On est maintenant dans une économie tertiaire où le capital humain a la primauté sur le capital matériel.

Pas par quelque grandeur d’âme d’un quelconque providence, mais par la simple et rigoureuse logique de la rareté respective de ces deux facteurs et des contraintes techniques à leur appropriation.  C’est la logique du marché qui soumet le capital au travail. On doit en tirer les dix  (10) conclusions en sorite qui s’imposent, quant à un inévitable transformation de la nature et du rôle du travail dans la production.

1. Les emplois dans le secteur industriel doivent disparaître pour assurer la productivité: le travail de jadis, ce sont maintenant des machines qui le font et elles peuvent produire bien plus que nos besoins matériels l’exigent. La haute technologie ne créera qu’un nombre relativement minime d’emplois et, si un investissement en équipement n’est pas rentable, c’est le travail à vil prix des pays en voie de développement qui prend la relève.

2. Nous n’avons donc besoin que de moins en moins de travailleurs industriels. Ce dont nous avons besoin, désormais, c’est de produire plus de services dans les secteurs éducation, santé, culture, loisir, sécurité, communications, distribution, et d’assurer la gestion courante et le progrès de notre économie et de notre qualité de vie.

3. Même dans le tertiaire, les emplois répétitifs vont de plus en plus être confiés à des ordinateurs et la hausse de notre niveau de vie, qui découlera de la rationalisation du secteur industriel, rentabilisera la programmation de toute une gamme de services.

4. Les services “simples” qui ne seront pas programmés ne pourront offrir à court terme qu’une rémunération au niveau de subsistance ou plus bas; ils vaudront uniquement pour apporter un revenu d’appoint. Il en sera ainsi jusqu’à ce que le développement de l’éducation ait ouvert à la masse des travailleurs l’accès à la fourniture de services complexes et ceci prendra … disons quelque temps.

5. En attendant, le revenu découlant des services simples restera “au noir” et créera des problèmes croissants, jusqu’à ce qu’on ait la sagesse de le “blanchir”, c’est-à-dire de le traiter comme un revenu d’appoint acceptable et accessible à tous, en parallèle à un emploi et à un paiement de transfert.

6. À moyen terme, tout ce qui peut être fait par une machine sera fait par une machine. Le plus tôt sera le mieux, car il n’y a rien d’évolutif à demander à un être humain un travail d’automate. Le travail digne d’un être humain, ce sont les fonctions de créativité, d’initiative et de relations humaines, celles que la machine ne peut pas fournir. Tous les emplois qui ne font pas appel à une ou plusieurs de ces trois (3) aptitudes fondamentalement humaines doivent disparaître et VONT disparaître. Toutes les fonctions et tâches qui ne consistent pas uniquement à appliquer ces aptitudes “inprogrammables” seront modifiées pour restreindre le travail humain  à celles-ci

7. Dans le domaine des activités inprogrammables, il y a un travail infini à faire, mais un emploi salarié traditionnel n’est pas le meilleur encadrement pour ce genre de travail. Les employeurs privilégient la substitution par des machines et la réduction des coûts plutôt que l’amélioration des services, tandis que la structure d’emploi empêche l’utilisateur, qui est seul capable de le faire, de contrôler les aspects essentiels de la qualité du service inprogrammable qui lui est rendu. Ce sont donc des travailleurs professionnels autonomes qui prendront peu à peu la relève des travailleurs salariés dans une structure d’emploi.

8. Quant à la masse des décideurs, à tous les niveaux de la structure de production, la tendance est claire vers de nouvelles modalités de relations de travail et de rémunération qui se rapprochent bien plus du travail autonome que de l’emploi traditionnel. Il restera toujours des salariés dans le secteur public – juges et ministres, par exemple – mais ce sera ceux dont on peut raisonnablement supposer que le salaire n’est qu’un aspect trivial de leur motivation. Pour l’immense majorité des travailleurs, la “job” est une structure désuète d’encadrement du travail.

9. Cessons donc de nous leurrer et d’agir comme si nous vivions une récession comme les autres et qu’on devait espérer que demain, l’année prochaine, ou dans 20 ans, ‘il y aura, comme avant, “une job steady et un bon boss” pour tout le monde. Nous ne vivons pas une récession, mais la phase finale, engagée depuis quelques décennies, d’une transition en marche depuis le début de la révolution industrielle.

10. Nous ne vivons pas une crise québécoise, mais une crise mondiale. Il y aura de moins en moins d’emplois, jusqu’à ce qu’il n’en reste que ce qu’il faut pour encadrer  avec souplesse et protéger une masse de travailleurs autonomes qui ne penseront pas dur labeur, sueur et corvée, mais recherche, reflexion et communications.

L’Âge du labeur est fini. L’avenir du travail, c’est le travailleur qui découvre qu’il est un entrepreneur.

Il manque un gouvernement qui ait le courage de faire ce qui doit être fait pour adapter la main-d’oeuvre à cette réalité.

Pierre JC Allard

Pour ceux qui lisent l’anglais et ont un peu de temps..Crisis and Beyond

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