La crise actuelle suit son cours, avec une dissociation progressive entre l’économie réelle en voie de reconstruction et une économie monétaire qui continue son rêve-cauchemar éveillé. Plus de 9% de chômeurs déjà, aux USA, les autres pays à l’avenant et aucune raison pour que ca s’améliore, avant qu’une nouvelle structure du travail ne soit mise en place dont la pierre d’assise devra être une couverture de revenu-travail garanti.
Pendant que la crise du travail prend de l’ampleur dans le monde réel, à mesure que ferment les industries dont les modes de production ne sont plus adéquats et les entreprises de services qui en dépendent, la crise financière qui est là depuis 9 mois arrive à maturité. Tandis que les emplois disparaissent, les indices boursiers fluctuent selon les rumeurs que laissent filtrer le Tresor américain et autres autorités et l’on commence à estimer avec plus de précision le volume de cette masse monétaire qui ne vaut plus rien.
Il faut régler maintenant cette crise financière, car on ne peut maintenir une économie globale basée sur des échanges commerciaux sans une monnaie qui inspire confiance. On verra à l’automne comment le système s’y prendra pour régler cette question, mais il n’est pas interdit de voir comment il DEVRAIT s’y prendre, s’il existait un pouvoir mondial pouvant agir sans contraintes et ne pensant à rien d’autre qu’au bien de la population. On pourrait procéder alors selon les huit (8) règles suivantes.
1. Une monnaie, appelons la « V », est créée et émise sous l’autorité du FMI avec l’accord de tous les États membres.
2. Cette monnaie V a cours légal et est en circulation libre partout. À partir d’une valeur initiale de consensus, son taux de change aux diverses devises fluctue librement.
3. Les États, les institutions financières et les personnes physiques ou morales (corporations) peuvent se procurer un crédit en V à la hauteur des BIENS RÉELS dont ils transportent la propriété au FMI. Ils conservent l’usage de ces biens réels, mais perdent le droit de les aliéner.
4. Les États et entités paraétatiques sont invités à rembourser leur dette publique en l’imputant à leurs contribuables au prorata des actifs de chacun. Ainsi les États élargiront la masse des biens réels dont ils pourront transporter la propriété au FMI.
5. Les contribuables de chaque pays doivent acquitter immédiatement cette dette correspondant à une partie de la dette publique qui leur échoit. Ils pourront le faire, à la discrétion de leur État, en V, en monnaie nationale ou partie en V et partie en monnaie nationale et en transportant à l’État la propriété de biens réels dont ils conserveront l’usage.
6. À partir d’une date convenue, dans tous les pays, tous les salaires jusqu’à la hauteur de 5 fois le revenu moyen per capita et tous les paiements d’assistanat, incluant les pensions de vieillesse et les allocations de chômage, sont effectués exclusivement en V.
7. En sus des autres paiements en V qu’il peut recevoir, tout individu majeur a le droit, chaque jour ouvrable, d’obtenir de l’État la conversion en V d’une somme en monnaie nationale déterminée pas l’État présumée équivaloir à 1/250 du revenu annuel national moyen. Il n’y a pas de contrainte à la conversion de V en monnaies nationales
8. Toutes les autres obligations maintenant en vigueur et les futures transactions demeurent libellées et peuvent être acquitées en monnaies nationales, jusqu’à ce qu’en décide autrement l’Etat qui a juridiction sur leur exécution.
Je suis conscient que cette opération nécessite des changements au rôle du FMI et aux accords internationaux ; elle n’est pas facile à accepter ni à réaliser.
Je suis conscient qu’elle exigerait un complément de détails et peut susciter des interrogations
Il est évident qu’il est impossible de fournir ce détails et de répondre à ces interrogations dans le cadre de cet article. Je suggère au lecteur de simplement y réfléchir. On en reparlera plus tard.
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Pierre JC Allard
A la solution monétariste je préfere une solution socialiste. On s’en est rapproché tendanciellement de par la force de crise, mais ce n’est pas encore pour cette fois-ci… mauvais renflouage…
http://ysengrimus.wordpress.com/2009/04/15/renflouer-l%E2%80%99%C2%ABeconomie%C2%BB-ou-simplement%E2%80%A6-maintenir-l%E2%80%99accapareur-prive-en-selle/
Pourtant, un jour viendra…
Paul Laurendeau
Commentaire par ysengrimus — 05-07-09 @ 6:39
@pierre Est ce que ca règle le problème “politique/économique” “démocratie/tyrannie” des entités non démocratiques ayant autant sinon plus de pouvoir politique et économique et plus de droit, qu’un individu, qu’un politique (finalement), et qu’un état.
‘La démocratie se porte bien.’
Je veux le voir de mes yeux : ceux qui ont le pouvoir le rendre à la démocratie, mais ca n’arrivera jamais , de cette manière là.
Le chômage n’est pas un problème, la ‘criminalité’ qui résulte de cet état social, n’est pas un problème – tant qu’ils pourront contrôler : ils ne redonneront aucune miette – si ils perdent du terrain – ils donneront des miettes et tout le monde se calmera.
Le changement PROFOND n’arrivera pas, au mieux il y aura un bretton woods favorisant les pays du nord – avec un “nouvel espoir” “star wars” direction les étoiles ?
Le livre de kaszynsky est intéressant, il contient plus que le “manifeste” retravaillé. On peut noter quelques lacunes sur les notions de politique et de géopolitique, sinon les idées et ces études sont de qualités – ce qui remet en question des idéaux actuelles sur l’humain et la politique.
http://www.unabomberbook.com/fr/index.html
Commentaire par Eric — 05-07-09 @ 6:40
@ Paul Laurendeau:
Je ne crois pas que la “solution monétariste” que je propose soit un obstacle à la solution “socialiste” – qui, à mon avis ne viendra qu’après un intermède dictatorial – mais, au contraire, est un passage obligé. Comme vous le dites, d’ailleurs, ce qu’il faudra faire pour implanter une solution monétariste, celle que je propose ou autre chose du genre, forcera une avancée vers une collectivisation.
PJCA
Commentaire par pierrejcallard — 05-07-09 @ 11:31
Je suis content qu’on reparle de sujet importants apres le show business et les utopies.
crise bancaire avec le crédit immobilier, instabilité monétaire avec le dollar US, crise financière et crise économique.
Il faut faire une distinction et comprendre les interactions tout en comprenant l’autonomie de chaque domaine.
A travers le web, je lis les articles de financier, banquier, sociologue et économistes. C’est avec une vision globale, qu’on peut mieux comprendre le processus global sinon on est comme l’ouvrier qui serre un boulon dans une grande chaine de montage. il ne comprend qu’une partie du long processus de fabrication de l’avion.
De ce que j’ai lu, la crise bancaire est derriere nous. Le bourse investit à 6 mois. Les hausses sont la pour pieger les petits pigeons investisseurs. La crise économique est là pour plusieurs années.
L’Euro peut devenir cette monnaie de référence à la place du dollar us.
“Je voudrais dire au gouvernement américain : ‘ne soyez pas complaisants en pensant qu’il n’y a aucune alternative pour la Chine à l’achat de vos obligations… L’euro est une alternative. Et il y a beaucoup de matières premières que nous pouvons encore acheter’.”
http://www.la-chronique-agora.com/articles/20090627-1926.html
Commentaire par Paul de Montreal — 05-07-09 @ 12:01
@ Eric
Je dis partout que la démocratie sera la victime des mesures qu’il faudra prendre pour résoudre la crise. Quelles que soient ces mesures. Ma foi en un retour de la démocratie repose sur l’heureuse inévitabilité d’un consensus dans un monde technologique où tout le monde devient peut à peu indispensable à tous les autres. On a ainsi le bien commun dans la trajectoire du bien individuel, ce qui, considérant l’égoïsme naturel à l’homme, est la seule chance du bien commun… Je suis persuadé que cette idée me survivra, longtemps après qu’on aura oublié que c’est moi qui l’ai énoncée à la fin des années “60 !
Voyant la technologie comme génératrice d’interdépendance puis de solidarité, mes conclusions sont aux antipodes de celles de Kaczynski, même si je pense que son apport au diagnostic de la situation présente est considérable. Au palier des moyens, il ne faut pas confondre l’assassinat exemplaire qu’utilise K. avec le simple constat du désordre et son instrumentalisation de “l’Insurrection qui vient,” mais il y a des similitudes évidentes.
Si vous voulez savoir comment je pense que nous nous sommes rendus là où nous en sommes, voyez cette série de textes
http://nouvellesociete.wordpress.com/historique-69/. Pour savoir vers quoi que pense que nous allons, voyez ceux-ci
http://nouvellesociete.wordpress.com/production/
PJCA
Commentaire par pierrejcallard — 05-07-09 @ 12:33
@ P de M.
Pour les Chinois le pouvoir de la gouvernance y est assez fort pour pouvoir imposer un réajustement vers le marché interne, qui est bien pour eux la meilleure solution http://nouvellesociete.wordpress.com/historique-69/ (voir les articles 48 à 52 inclusivement)
Pour les USA, dès qu’on y aura complété la mise en place d’un gouvernement autoritaire, on passera à “l’inflation programmée” dont j’expliquais l’utilité et le fonctionnement il y a déjà une quinzaine d’années http://nouvellesociete.wordpress.com/finance/
PJCA
Commentaire par pierrejcallard — 05-07-09 @ 12:54