Nouvelle Societe

07-05-09

NOTRE Obama

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 8:34


Le résultat le plus sûr des dernières élections, au Canada comme au Québec, c’est qu’une large majorité des citoyens n’en sont pas satisfaits. Il y a d’abord ceux dont le candidat a perdu, plus tous ceux qui se seront abstenus – ce qui fait déjà 75 % de la population – mais il ne faut pas croire que l’autre 25 % est enthousiaste. Une bonne part d’entre eux ont l’impression d’avoir échappé au pire en luttant pour le moindre mal.

Les Québécois, aujourd’hui, ne sont pas satisfaits de leurs leaders politiques. On ne sent ni « trudeaumanie », ni cette dévotion qu’inspirait René Levesque, ni même ce respect révérentiel qu’on avait pour Bourassa, notre « universelle aragne » à nous. Aujourd’hui, on réagit par un haussement d’épaules … Plutôt elle que lui, plutôt celui-ci que celui-là… Rien pour marcher en chantant vers des dépassements.

Or, c’est de ça que nous aurions besoin. Un nouveau projet emballant. Un leader qu’on veut suivre. Des objectifs qui méritent des sacrifices. Notre plus gros problème, ce n’est pas cette crise financière qu’on voit se dérouler; c’est de ne plus avoir de projet de société. Nous ne croyons plus vraiment à un véritable progrès social et il y a déjà une génération que collectivement l’on ne s’enrichit même plus !

Les gros ennuis que la crise va nous apporter seront peut-être un bien pour un mal, s’ils nous arrachent à tous les petits problèmes mesquins qu’on vit sans même sortir de notre torpeur, mais il faudrait qu’on puisse suivre quelqu’un avec confiance. QUI ?

J’ai le goût de vous le demander. De tous ceux que l’on connaît et qui ne sont PAS des homme politique, n’y en a-t-il pas un en qui vous auriez confiance pour définir un but, un projet et un plan que nous suivrions avec enthousiasme ? Cherchez bien dans toutes les sphères d’activités, car ce n’est pas d’un spécialiste que nous avons besoin. Nous avons besoin de quelqu’un qui fasse consensus et qui nous inspire…

Si chacun identifiait son leader idéal et le disait a tout le monde, des noms surgiraient sur lesquels se bâtiraient des consensus de plus en plus larges… Et au lieu d’attendre qu’un nouvel ambitieux se pointe et veuille nous convaincre qu’il est le Messie, on découvrirait chez-nous la perle rare, qu’on pourrait aller chercher a sa charrue comme Cincinnatus et qui sortirait peut-être notre société du marasme…

Il y a quelques semaines, j’ai posé cette question sur le site Nouvelle Société et on a fait quelques propositions. Paul Desmarais, Le Cardinal Turcotte, Laliberté du Cirque du Soleil, Chagnon (pere)de Videotron, Khadir de QS… Je ne conteste pas l’opinion de mes lecteurs, mais je suis resté sur ma faim…

Si on cherche dans le milieu des affaires, pourquoi pas Angelil ? Langlois ? Dans le milieu universitaire pourquoi pas Lauzon ? N’a-t-on pas un intellectuel du Devoir, un scientifique comme Reeves ou un écrivain nomme VLB qui pourrait devenir un maître à penser ? Un héros comme Dallaire pour nous inspirer ?

Je vous entend soupirer les yeux au ciel et il y en a même qui rigolent. Mais n’y a-t-il pas UN homme ou une femme au Québec qu’une majotrité d’entre nous verrait comme compétent, digne de confiance … et inspirant ?

Vous avez des idées ?

Pierre JC Allard

Nationaliser le pharmaceutique

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 8:31


Porcine ou mexicaine,  la A H1N1 déçoit et a bien du mal a tenir son rang dans les priorités des nouvelles de 20 h.00. On a l’impression d’un succès annoncé qui ne lève pas sur Broadway et, à moins d’un coup de théâtre, comme une mutation qui la transformerait soudain en Peste Noire, elle passera sans doute à l’histoire comme la « grippe du cochon d’avril » dont on fera annuellement gorge chaude pour parler des refroidissements printaniers.

L’hystérie qu’on a créé avec cette grippe a eu l’effet salutaire, cependant, de ramener l’attention sur l’industrie pharmaceutique.  Ce n’est plus tant  le virus lui-même qui est important, que le problème qu’il met en lumière.  Quel est ce probleme ?

Le problème, c’est qu’avec les moyens plus efficaces dont on dispose, la médecine est devenue une vraie science. On peut VRAIMENT guérir les gens et allonger la vue. La santé est donc devenue la première priorité de tout le monde et, les médicaments remplaçant les neuvaines, cette santé a son prix.  Qui dit prix dit priorités, une occasion d’injustice et d’immenses profits à faire.

Récupérant au passage celle de la drogue, qui  en est le prolongement naturel, l’industrie pharmaceutique sera, au XXIe siècle, le secteur de l’économie le plus important, le plus innovateur, le plus rentable.  Elle sera ce qu’a été  l’industrie des armements au XXe siecle et la religion auparavant : une activité dont découlent la vie et la mort comme des effets et dont la peur est une variable à instrumenter.

La pharmacie est l’avenir de la médecine, car c’est elle qui porte l’effet multiplicateur de l’industrialisation et qui permet donc d’espérer une amélioration radicale des traitements sans une augmentation similaire du facteur travail – et donc des coûts – qui limiterait l’application concrète des avancés de la science. Il en découle l’exigence éthique de rendre disponibles au plus tôt les médicaments nouveaux, pour le traitement des pauvres comme des riches.

Le progrès de l’industrie pharmaceutique, toutefois, repose sur l’expansion exponentielle des connaissances. Elle ne peut se développer au meilleur rythme et ses résultats être appliqués au mieux que si elle s’appuie sur une recherche intensive.  La société a donc aussi l’obligation morale que les découvertes de la science soient diffusées sans restriction, permettant à tous d’aller plus loin plus vite, plutôt que de reprendre le chemin parcouru par d’autres.

Dans une optique d’industrie pharmaceutique appartenant à des intérêts privés, à cette obligation morale de divulguer tous les résultats de la recherche s’oppose le délai qui doit être consenti et les marges bénéficiaire qui doivent être permises pour permettre l’amortissement des coûts de recherche et une prise de profit raisonnable, tant pour le chercheur que pour l’investisseur qui lui sert de commanditaire.

Cette opposition crée un dilemme qui ne peut être résolu que si la recherche est financée et gérée, non pas dans une perspective de prise de profit, mais dans celle d’un investissement à fond perdu dont le bénéfice se mesure en services. Cette réalité impose que l’industrie pharmaceutique passe au plus tôt du secteur privé au secteur public.

Cette prise en charge de la recherche par la collectivité  permet aussi, accessoirement, de faire l’économie des frais de marketing liés à une exploitation en mode concurrentiel de la vente de médicaments. Frais de marketing et publicité dont le coût peut excéder celui de la recherche elle-même !

Ne me voyez surtout pas comme un marxiste collectiviste doctrinaire ; je suis plutôt, au contraire, des zélateurs de l’entrepreneuriat : l’industrie pharmaceutique est  la seule branche d’activité du secteur secondaire dont je préconise la prise en charge par l’État ! L’intérêt public, le rôle et la nature même de cette activité ne laissent simplement pas ici d’autre solution. Le pouvoir qu’en confère le contrôle est trop grand, la tentation d’en abuser est trop forte.

Il faut nationaliser l’industrie pharmaceutique avant qu’on ne commence à se demander de chaque pandémie – comme on se demande depuis longtemps de chaque guerre – si sa seule raison d’être n’est pas le profit que peuvent en tirer ceux qui ont le pouvoir de les déclencher.

Nationaliser l’industrie pharmaceutique doit être une priorité, bien haut à l’agenda de tout parti politique qui se veut de gauche. Il est tout à fait possible, d’ailleurs, de concilier la responsabilité de l’État dans le domaine de la recherche avec la nécessité  de préserver la motivation des chercheurs et de leur fournir un cadre d’action entrepreneurial favorable à l’initiative et à la créativité.  Mais c’est une plus longue histoire et je la raconte ailleurs.

Pierre JC Allard

Jardin généalogique du Québec

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 8:26


Parfois, il me vient des idées.  Ainsi, la venue prochaine de l’automne et l’évolution de la société québcoise m’ont suggéré la création d’un jardin. Un symbole visible de notre mutation et un appel à la concorde qui doit y présider.

Il faudrait se faire une « jardin généalogique »

Nous sommes environ 7 millions de Québécois. Une large majorité d’entre nous descendons des quelques milliers de Français qui colonisèrent la vallée du Saint-Laurent au XVII et au XVIII ème siècle, de telle sorte que le Québec, plus peut-être que tout autre pays occidental moderne, constitue aujourd’hui une grande famille élargie. Une grande famille dont les liens de parenté ont été exceptionnellement bien préservés, grâce à l’omniprésence de l’encadrement  religieux à toutes les étapes de la vie de nos ancêtres et à la conservation de registres qu’aucune guerre ni révolution n’ont détruits

A cette “famille” naturelle, sont cependant venus se greffer, dès le départ, des Québécois d’autres souches: Autochtones, bien sûr, mais aussi Italiens, Anglais, puis, plus récemment, tout un arc-en-ciel d’immigrants de toutes races et ethnies accueillis et adoptés par la Famille Québec et que nous souhaitons voir s’y intégrer harmonieusement

Il serait hautement souhaitable que TOUS les Québécois participent à la réalisation d’une oeuvre commune qui puisse être à la fois le symbole de cette commune origine de la majorité d’entre eux, de l’ouverture de cette majorité à l’accueil des autres et de la volonté ferme de ces derniers de s’intégrer à la Famille Québec.

Je propose le concept motivant et rassembleur d’un “Jardin Généalogique”, lieu de mémoire et espace ludique.  Il s’agit que quiconque est né ou est mort au Québec depuis Jacques Cartier — ou y a joué un rôle significatif — ait son nom gravé dans la pierre ou le métal et que soient commémorés les événements qui ont fait notre histoire. Il s’agit que soient clairement définis, non seulement les liens qui font que nous, Québécois de souche française, sommes tous cousins, mais aussi les filiations et les innombrables apparentements entre nous et entre nous et les enfants adoptifs du Québec qui montrent comment, peu à peu, ceux-ci se sont intégrés au Québec et deviennent eux aussi des membres de la “famille”.

Le Jardin généalogique est essentiellement un parc paysagé qui constitue un espace ludique sur une terrain de taille adéquate, facilement accessible, à moins de 45 minutes de Montréal.  Quel serait le plan de ce jardin ?

Au centre, la Place de la Nation. Elles  est bordée des monuments à Jacques Cartier et aux précurseurs : Olier, La Dauversiere… etc., d’une salle de spectacle avec podium pour spectacle en plein air et de trois (3) pavillons thématiques (“Cultures autochtones”, “Histoire de la nation québécoise”, “Avenir du Québec”) ainsi que de quatre (4) jardins séparant ces édifices, avec retaurants/bars terrasses en bordure de la Place, les jardins se prolongeant jusqu’à la « Ronde des Fondateurs ».

Le développement du parc, en effet, se fait en suivant une spirale continue (Chemin des Ancêtres) partant de cette Place de la Nation) et représentant en ordre chronologique les événements de l’histoire du Québec. La première crconvolution du Chemin des Ancêtres autour de la Place de la Nation est dénommée Ronde des Fondateurs.  Elle est bordée, du coté opposé à la Place de la Nation, d’édifices commémoratifs  — ou de simples stèles ou statues  — des personnages illustres et événements marquants de l’histoire du Québec avant la Conquête.

Ces édifices abritent des mini-musées et offrent accès par ordinateurs à des banques de données, vidéos, etc, pertinentes aux retombées de l’oeuvre du personnage que veut honorer l’édifice.  (Jeanne Mance = santé, Marguerite Bourgeois = éducation, Jean Talon = administration publique, etc.).

A partir de la deuxième circonvolution, le Chemin des Ancêtres rappelle, en ordre strictement chronologique de leur date de naissance, la mémoire de tous les Québécois nés ou morts au Québec.  Au départ, de petits édifices en bordure du Chemin, largement distancés les uns des autres, représentent chacun deux décennies de notre histoire. Chacun  indique les événements  ainsi que les noms des Québécois qui sont nés au cours de cette période.

À partir d’ordinateurs sur place, en entrant le nom d’un événement, il est possible d’en obtenir plus de détails. En entrant le nom de l’un de ceux qui y sont commémorés, on doit obtenir les noms (par génération) de tous ses ascendants et descendants  connus ainsi que, pour chacun de ceux-ci, la localisation sur le terrain du parc de l’édifice ou du monument où l’on rappelle sa mémoire. Chacun pourra faire un périple visitant tous ses asendants.

A ces édifices s’ajoutent sur le terrain — formant parfois des ronds-points et des places —  des monuments rappelant les faits saillants de notre histoire après la conquête et la mémoire de ceux dont la vie a été mêlée à ces événements.  Accès aussi, par ordinateurs, aux détails pertinents à ces événements ou à ces personnages.

Est particulièrement mis en évidence le premier arrivant au Québec de chaque ethnie. Il a son monument, qui donne accès par ordinateur à l’information relative à l’expansion et au rôle de cette ethnie au Québec.

Même en tenant compte  de ces monuments, la plus grande partie la surface du terrain – et de loin – devrait restée inoccupée au départ, consistant essentiellement en un parc paysagé, aires réservées aux pique-niques, jeux, spectacles, etc.  Par la suite, des lots, dont la superficie totale pourra atteindre 50% du terrain, pourront être mis à la disposition d’initiatives privées.

Des familles ou des groupes voulant ériger un monument en l’honneur d’un personnage ou d’un événement. On aura ainsi un monument des Tremblay, des Gauthier, des Roy, etc  Aussi un monument des médecins, des agriculteurs, des avocats, des artisans, des ouvriers,des architectes, etc, etc… et toujours sous l’égide d’un représentant emblématique de ce métier ou de cette profession.

Il faudra que ce qui est commémoré soit conforme à l’esprit des lieux et que l’apparence  de la construction se marie à l’ensemble du site. Un Le Nôtre québécois en aura la responsabilité et ne rendra de compte qu’à l’Assemblée Nationale.

Le but ? Se rassembler entre Québécois.  Mais j’aimerais bien aussi que ce soit un hybride du Père-Lachaise et de Versailles… et le plus beau parc du monde.

Qu’en pensez-vous ?

Pierre JC Allard

Basta !

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 8:24

 

Il y a maintenant deux mois qu’on a retrouvé mortes, dans un voiture, dans une écluse du canal Rideau les trois filles – 19, 17, 13 ans - de Mohammed Shafi et  sa première épouse  âgée de 52 ans. Mohammed Shafi et son fils  Mohammed Hamed Shafi ont été inculpés du meurtre.  Une affaire d’honneur…

Affaire d’honneur ? Eh oui… Dans certains pays, les coutumes tribales permettent les meurtres de personnes, surtout des femmes, ayant sali l’honneur et la réputation d’une famille ou d’un clan. Ces crimes d’honneur sont souvent perpétrés pour des fautes jugées graves, comme l’adultère, par exemple. Alors tout le monde s’y met et collabore père, mère, frère… On les tue.

19, 17, 13 ans… il y a deux ans, qu’elles étaient au Canada. En arrivant elles ont été assaillies par des influences culturelles…  Danger pour des adolescentes, qui deviennent alors des jeunes filles “rebelles”. “Bien difficile pour le père” – explique Sadeqa Siddiqui, coordonnatrice au Centre communautaire des femmes sud-asiatiques de Montréal… “Dans la culture de l’Islam, c’est la femme qui est responsable du foyer. S’il y a des comportements déviants qui s’y manifestent, c’est la femme qui est coupable“…

Ah bon.. Si c’est difficile, n’est-ce pas, ça explique tout… Tout est clair… Je précise que l’on n’a pas ici affaire à de pauvres réfugiés. Ils arrivent de Dubai. Ils viennent de passer des vacances aux chutes Niagara, Ils rentrent à Montreal dans une Lexus SUV de 150 000 $. Des investisseurs. des gens biens… Mais bien différents.

Tout ça pour moi – et pour vous, je l’espère – est tellement absurde et révoltant qu’on hésite à le croire. Mais c’est LEUR culture. Un résidant de Sherbrooke, Shah Ismatullah Habibi, afghan d’origine et qui a grandi à Kaboul, directeur général de l’Association éducative transculturelle qui accueille surtout des Afghans se dit “mal à l’aise“. Je le comprend. “C’est très rare…“- qu’il nous dit. Mais là, je ne le comprends pas…

Ce n’est pas rare. Ce n’est pas vrai. Je ne connais pas bien l’Afghanistan, où je n’ai fait que passer brièvement, mais j’ai passé au total preque deux ans au Pakistan, au Tadjikistan, au Kyrgystan, en Inde surtout… NON, ce n’est pas rare. Il n’y a pas une semaine qui passe, dans cette région, sans qu’un histoire de ce genre ne soit dans les journaux. Pas en première page, mais dans un entrefilet en page 6 ou 8… car c’est une affaire banale.

La soeur de la premiere épouse,  qui habite en France, vient d’ailleurs de jeter un éclairage nouveau sur l’affaire. en expliquant l’origine du conflit.  Elle ne lui faisait pas d’enfants. Alors, bien sût il a pris une autre femme. Bien sûr il préfère qu’elle ne ne soit plus là…

La police a arrêté les accusés hier, craignant qu’ils ne se réfugient dans un pays où il n’y a pas de traité d’extradition, comme le Pakistan. Il seront peut-être remis en liberté sous caution. Alors, je sais qu’on va me traiter de tous les noms, mais je ne trouverais pas catastrophique qu’ils partent au Pakistan.

Pourquoi le Canada devrait-il payer pendant des années la pension carcérale de ces gens qui, en leur âme et conscience, croient qu’ils ont eu raison ?  En prison on a déjà attaqué l’assassin.  On le fera sans doute encore. Ici, il n’est pas accepté… Au Pakistan, après une réprobation formelle,  lui et son fil seront sans doute bien accueillis. Ils sont bien nantis et, leur honneur étant sauf, ils ne tueront plus personne. Les victimes ? On ne ressuscitera pas les victime.

Ce qui m’interesse au plus haut point, ce n’est pas que la famille Shafi parte au Pakistan; c’est que toutes les autres familles Shafi du monde restent au Pakistan, en Afghanistan, ou n’importe où dont Allah décidera. Qu’elles y vivent selon leurs coutumes, leurs principes, leurs traditions.  Notre culture occidentale n’a pas le mandat “kiplingesque” d’éduquer le reste de l’humanité. Le Canada n’a pas la responsabilité d’envoyer ses soldats mourir pour enseigner à d’autres cultures comment vivre. Restons chez nous.

Restons chez nous. Mais… nous n’avons pas non plus la responsabilité d’accueillir chez nous ces gens. Nous n’avons pas à supporter leurs manières d’être qui, pour nous, sont parfois répugnantes – comme quand ils tuent leurs femmes pour des affaires d’honneur – mais qui sont toujours, même dans le meilleur des cas, bien dérangeantes… Nous n’avons aucun besoin de subir la cohabitation de leur culture avec la nôtre.

Oui, je sais, je sais, ils ne sont pas tous comme ça… je n’accuse que les coupables.  Mais nous n’avons RIEN à gagner à risquer que ceux qui sont “comme ça” viennent chez nous. Il faut respecter les promesses que nous avons faites à ceux d’entre eux que nous avons laissés s’établir chez nous. Respectons ces promesses: c’est notre honneur à nous. Mais c’était une erreur.  N’EN ACCEPTONS PLUS D’AUTRES.    Arrêtons cette stupide politique d’immigration. Assez ! Basta !

Pierre JC Allard

Guy à la Mairie !

Filed under: Auteur — pierrejcallard @ 8:17


Guy Laliberté. Je voudrais que Guy Laliberté soit Maire de Montréal.  Ça n’arrivera pas, parce que Guy est bien occupé.  Mercredi le 30, il va partir faire le tour du monde. Plusieurs fois. Plus de 100 fois pendant 12 jours… et à partir de l’espace, ça donne du recul…

Guy à la mairie, Ça ne serait sans doute pas arrivé même s’il n’avait pas quitté cette planète un seul instant, car quand on occupe ses instants à faire des sauts périlleux et à jouer des fortunes au poker, on a rarement du temps pour les petites magouilles. Quand on est parti de rien du tout pour devenir riche et célèbre en offrant du plaisir aux gens, on peut devenir impatient avec ceux qui ont pris le chemin plus facile de les escroquer, de les voler ou de les tuer.  Quand on a engrangé des milliards, on peut même se payer le luxe de ne pas fréquenter les voyous ni les corrupteurs. Alors la politique…

Dommage, tout de même, car on aurait bien besoin, dans notre Québec qui déçoit et parfois déchoit, de “forts et de hasardeux” comme disait Alfred Desrochers, qui viendraient enseigner à nos politiciens l’art de vivre dangereusement. On aurait besoin d’audacieux qui viennent remplacer, sur la corde raide tendue au dessus de la crise, nos faiseurs de pirouettes amateurs qui, hélas, n’ont pas le pied sûr ni le talent des pros du Cirque du Soleil.

Quand Guy Laliberté aura participé au cirque de la NASA et vu nos problèmes de loin, j’aimerais bien qu’il revienne les voir de tout près et s’implique dans la politique québécoise…  En attendant, à Montréal, on fera pour le mieux.  Bonne nouvelle, on évitera sans doute le pire.

Je ne cache pas que je vois comme une bonne nouvelle qu’on ait découvert à temps l’incroyable cafouillage du contrat des compteurs d’eau de GENIeau et qu’on puisse raisonnablement espérer que Gérald Tremblay,  qui dormait au volant durant cette embardée, ne sera pas candidat à cette élection.  On pourra oublier cette histoire nauséabonde et celle aussi trouble de la SHDM qui l’a précédée.  On pourra sortir de l’ornière  avant même cette élection et éviter une partie du ridicule.

Ça nous permettrait de mettre toute notre attention à déceler qui, des autres candidats à la mairie de Montréal, pourrait être le fort, l’audacieux, l’incorruptible dont nous avons besoin.  En supposant qu’ils le sont tous les trois, le critère discriminant ne devrait-il pas être la compétence… de l’imagination ?   Une société en crise, qui semble bien être en phase terminale de mourir de ne plus avoir de rêves, devrait privilégier ceux qui lui apportent du neuf.   On devrait  élire  maire le candidat qui proposera pour Montréal le plan qui colle le mieux aux critères « Laliberté ».

Les critères « Laliberté », pour un plan, c’est  d’abord qu’il s’appuie sur les talents dont on dispose, puis propose du NOUVEAU qui aille dans le sens  des désirs comme des besoins de la population.  Qu’il permette ensuite d’identifier  les ressources qu’il faut ajouter, de les trouver et de se les assurer, ce qui dépend non seulement  de la logique du plan lui-même, mais aussi de la confiance que peut inspirer et de la conviction que peut projeter celui qui les assemble.

Le génie de Guy Laliberté n’a pas été de sortir un MBA de Harvard pour bâtir une pyramide de junk  bonds, mais de se servir de SA compétence et de SON enthousiasme pour réunir les meilleures ressources du cirque au Québec, puis de tirer de cet assemblage la crédibilité de convaincre de s’y joindre, sous sa gouverne, les meilleures ressources du monde entier.   Une pyramide de compétences, avec entre les moellons le mortier d’une mixture d’intelligence et d’enthousiasme.  C’est ça qui a été le génie de  Guy Laliberté.   C’est ce génie que je voudrais retrouver chez un politicien au Québec.  Un seul suffirait.

Pierre JC Allard.

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Michel Brûlé. L’incontournable

Filed under: Actualité,Auteur,lesensdesfaits — pierrejcallard @ 12:01
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Quand on sort un pamphlet incendiaire contre les anglo-saxons, leurs petits et gros travers, leurs habitudes alimentaires, leur langue  et même leur façon de la parler, on se fait remarquer. Si sans perdre une minute on convertit l’essai en annonçant sa candidature à la Mairie de Montréal, on devient tout à fait remarquable. En fait on devient incontournable. Quand on est incontournable, on se fait rentrer dedans… C’est déjà commencé et ça n’arrêtera pas…

 Michel Brûlé – que personne jusqu’à présent n’a pris pour un imbécile – dit tout à coup des conneries inacceptables et annonce qu’il va faire une bêtise énorme. À quoi il joue ?  Remarquez que je n’ai pas lu le livre de Brûlé.  Je suis sûr qu’il dit des conneries, parce que Louis Cornellier en cite quelques-unes, mais le reste du bouquin est peut-être génial.  J’en doute, toutefois, car lancer une attaque contre les « Anglaids » et prétendre se faire élire dans une ville où la balance du pouvoir est de toute évidence entre leurs mains ne peut pas être une simple erreur de jugement. À moins qu’on ne parle d’erreur de jugement quand Wladimir se met un pistolet chargé sur la tempe et appuie sur la gâchette.

Il est difficile de penser que Michel Brûlé fait ce doublé en croyant gagner une élection ou simplement pour mousser la vente d’un livre. Il semble plus raisonnable de penser qu’il est à se positionner sur l’échiquier politique du Québec, précisément là où un segment important de la population attend un leader crédible.  Ce segment, c’est un nombre significatif de Québécois qui se disent de gauche  – mais on souvent des réflexes de droite – et qui se définissent moins par un projet précis de société que par l’adhésion à un concept d’indépendance dans lequel on mettra bien tout ce qu’on voudra. Un socialisme, peut-être, mais surtout s’il est national.

Ce segment de la population peut être une force politique s’il maintient sa cohésion. Il ne peut pas la maintenir en proposant un programme détaillé, car il  se fragmenterait en factions, chaque proposition se traduisant pas la défection de ceux qui s’y opposent sans amener un nombre correspondant de nouveaux adeptes. Ce groupe ne constitue donc une force que s’il s’en tient à ce qu’ils détestent tous : les « Anglaids ».   Cette prépondérance du négatif sur le constructif augmentera si la situation économique se détériore.

Voyons donc un scénario. Pure spéculation.  Si Michel Brûlé, grâce a ce livre que certains liront, mais dont on parlera surtout beaucoup, se hisse à la position symbole, devenant une figure de proue et étant perçu simplement  comme «Celui qui n’aime pas les Anglais », il devient de fait le maître à penser et le guide de ceux au Québec … qui n’aiment pas les Anglais.  Ce n’et pas une minorité totalement négligeable. 

Imaginez qu’il perde une élection à Montréal à cause du vote « Anglais »  – ou mieux, qu’il soit empêché de se présenter ou traité injustement pas les médias – et il ajoute alors au statut de symbole, celui de victime-héros.  Son prestige peut s’accroître, surtout si les choses vont plus mal, ce qui est possible… et si les gouvernements déçoivent, ce qui est bien probable.  Si 10, 20, 30 % de la population l’écoutent, il devient vraiment incontournable.

Être anti-Anglais  ne fait pas gagner des élections à Montréal, mais à l’échelle du Québec, ce n’est plus aussi certain… A défaut de faire gagner une élection, ça peut faire gagner qui l’on appuie…     Est-ce le plan de Michel Brûlé ?  Je n’en sais rien.  Il m’est simplement plus facile de l’imaginer machiavélique que bête et de lui prêter de noirs desseins que de le croire sans desseins.  Une affaire à suivre…

 

 Pierre JC Allard

06-05-09

Le procès de la sottise

Nous n’avons pas à porter de jugement sur l’honnêteté du Maire de Montréal.   D’abord, nous n’avons pas tous les faits sur les agissements de la Société d’Habitation de Montréal (SHDM); un élément nouveau pourrait ramener toutes les accusations au rang de commerages. Ensuite, entre ces agissements et le Maire Tremblay, il y a toute une chaine d’intervenants, dont chacun peut être responsable de tout, en supposant qu’il y ait quoi que ce soit dont un responsable devrait être à blamer. Enfin, il y a des tribunaux pour juger des accusations de corruption, si de telles accusations étaient formellement portées.  Laissonc donc pudiquement hors du débat l’honnêteté de Gerald Tremblay.

Interrogeons-nous plutôt sur la sagesse des décisions qui ont été prises.  Ce n’est pas la première fois que des décisiona discutables sont prises à Montréal.  On s’y connait en transactions scabreuses à Montréal, et depuis longtemps... Toute l’opération Expo 67 –  où l’on a dit qu’un milliard de contrats avait été donné sans appels d’offres – aurait pu servir de modèles aux apprentis grenouilleurs du monde entier: créer un besoin, faites en une urgence … puis faites n’importe quoi…

Les Jeux Olympiques de 1976 auraient pu aussi servir de modèle d’indélicatesse et de ridicule, avec le mat du stade et son toit comme images emblématiques permanentes de la magouille, si Expo 67 n’avait pas rendu inutile d’en remettre encore… Pourtant on a bien aimé Drapeau.  Voici ce que j’en disais,  il y a déjà onze ans . Jean Drapeau a peut être fait de colossales erreurs – la question reste ouverte -  mais il ne faisait pas de minables sottises.

Ce que le people pardonne le moins à ses dirigeants, c’est la sottise.  Il peut accepter des faux-pas, des fautes graves, voire des crimes. On a honni Duplessis, mais on rit encore de ses bons mots. On a accueilli en triomphe Camilien Houde, sortant de prison après avoir été incarcéré pour trahison – bien qu’on n’ait pas alors osé le formuler de cette façon – alors que le pays était en guerre… .  Le peuple peut être clément.

Le people peut être bien indulgent, mais il y a des péchés contre l’esprit qu’il ne pardonne pas. Le people ne veut pas d’un leader qui baisse les yeux et les bras et qui bafouille. Le people ne veut rien de minable ni de mesquin chez ses élus. Il rejette les tièdes. Il ne veut pas d’un chef qui, pour ne pas être responsable, assume la posture d’un irresponsable. Il ne veut pas d’un chef qui fait ou laisse faire des sottises, puis les excuse.

Quand on soustrait la SHDM au controle démocratique sans qu’il soit indubitable qu’on en ait le droit, c’est une sottise. Si, dans la foulée de cette decision, des transaction douteuses s’accumulent sans que l’on se donne même la peine de les camoufler habilement, c’est une grande sottise. Si en cours de négociation du plus gros contrat jamais accordé par la Ville de Montréal, le principal responsable du dossier pour la Ville va s’afficher sur le yacht du promoteur qui nous vend 356 milliions de dollars de biens et services, c’est une exemplaire et spectaculaire sottise. Inexcusable.

Le maire qui chapeaute – et qui devrait diriger et inspirer – l’Administration qui fait toutes ces sottises peut être, ou ne pas être, honnête;  les tribunaux auront peut être à en décider, mais ce n’est pas mon propos.   Mon propos, c’est une cause qui est déja entendue et dont il serait bien surprenant qu’il y ait  appel, car les deux-tiers des Montréalais ont déjà donné leur verdict.   Le Maire Gérald Tremblay s’est conduit comme un sot.

Pierre JC Allard

05-05-09

Le proconsul

 

Pendant qu’aux USA on met peu à peu les pendules à l’heure, que les presque-riches se résignent à ce que l’argent ne vale plus rien, que la grippe ci-devant mexicaine a pris un numéro comme un compte en banque suisse et qu’on l’oubliera sans avoir jamais su ce qu’elle contenait…, que se passe-t-il dans les marches septentrionales de l’Empire ?    Au Canada, le peuple en liesse attend que son nouveau proconsul désigné monte les marches du trône.

Ignatieff vient d’être plébiscité à Vancouver.  97% d’appuis à sa nomination sans opposition à la tête du Parti Libéral. Evidemment, on est dans le microcosme d’une convention du dit Parti Lbéral, un milieu bien sympathique, mais ça nous change tout de même des exercices similaires du Parti Conservateur qui sont  la plupart du temps férocement disputés.

 Pourquoi cette différence ? Parce que le Parti Conservateur au pouvoir, c’est l’intermède Tory qu’on accorde pendant qu’on réaménage  la maison des Whigs. Ce n’est pas très sérieux et ça ne dure pas.  Les fonctionnaires prennent  charge le temps que les choses redeviennent normales. On se bât donc âprement pour devenir chef du Parti Conservateur, car c’est un accomplissement auquel ne s’ajoute que bien rarement le plaisir d’aller plus loin. C’est une fin en soi. Un succès personnel.

Devenir chef du Parti libéral, au contraire, n’est qu’une étape dans une marche triomphale vers le pouvoir. Le Parti Libéral est, au Canada, de droit divin, le parti de gouvernance.  Son chef s’attend raisonnablement à conduire ce pays;  sous la tutelle de Washington, bien sûr, mais en ayant tout de même des décisions à prendre.   Il doit bâtir une équipe pour une décennie, peut-être plus. Il a besoin des autres et les autres auront besoin de lui. C’est le Parti qui sera au pouvoir et il y en aura pour tout le monde.   Donc politesse, consensus, unanimité…

Le Parti Libéral n’attend que le moment propice pour revenir au pouvoir. Simple formalité.  S’il n’y est pas revenu plus tôt, c’est qu’il aurait été ennuyeux de devoir suivre les directives d’un administration Bush en fin de règne. Erratique, discréditée, destinée de toute évidence à être le bouc émissaire pour l’histoire de toutes les imperfections de la politique USA depuis 50 ans.  Mieux valait laisser les Conservateurs se compromettre avec ces gens…

 Maintenant,  à Washington, on repart à neuf.  On tourne la page. On s’est donné une nouvelle image : O B A M A ! L’Establishment  va mettre en place une nouvelle forme de gouvernance. Bienveillante. Ouverte au changement. Les grands n’exploiteront pas moins les petits, mais ce sera fait avec plus de délicatesse, dès qu’on aura réglé – aussi brutalement qu’il le faudra – les dossiers hérités d’avant

Une urbanité « Ivy League » va remplacer à Washington la grossièreté ostentatoire d’éleveur de bétail texan  privilégiée par les Bushistes.   Souvenez-vous du film  de Michael Moore : Wolfowitz crachant sur son peigne pour se coiffer… Il n’y aura pas de rustauds dans l’équipe Obama. Du moins pas longtemps. Ils feront le sale travail à faire, puis seront expulsés.

La nouvelle image Obama et le nouveau style de Washington  vont se refléter sur les provinces de l’Empire.  Il faut au Canada un nouveau proconsul, plus acceptable à la Maison Blanche que notre Albertain de transition.  Le Parti Libéral l’a compris. Peut-être tout seul et peut-être parce qu’on le lui a dit, mais l’important est qu’il l’ait compris. Ils sont tous avec lui.

Ignatieff,  issu lui aussi d’Harvard, comme  César lui-même, a reçu la couronne de laurier. Ils sont tous avec lui et les sondages aussi.  Les Libéraux gagneront les prochaines élections en Nouvelle-Écosse, puis attendront le signal pour mettre en marche le cortège triomphal vers Ottawa.

Ave, Proconsul Ignatieff.  Mais souvenons nous qu’il ne fera rien que Cesar Obama n’aura d’abord approuvé.

 

 Pierre JC Allard

04-05-09

Vous voulez une petite Indienne ?

 

Tout le monde a entendu parler de cette répugnante affaire du journal londonien qui a tendu un piège au père de Rubina Ali – la gamine vedette du film Slumdog Millionaire, grand gagnant des Oscars –  prétendant vouloir l’acheter pour 310 000 livres sterling.   Plein de gens se sont indignés. Beaucoup pour fustiger le père indigne – dont Obey, un quidam sur Rue 89, dont le choix pour avatar d’un croquis aux traits “néroniens” permet  de douter qu’il ait été sérieux – d’autres, comme moi, pour voir cette démarche du journal comme une insulte à la misère.

Pendant que les journalistes anglais s’amusent, Madonna qui cherche à adopter bien légalement une jeune Africaine  en voit tout à coup le père naturel, jusque-là absent, se manifester. Il pourrait – dit-il – “apprendre à aimer cette enfant “…  Suis-je cynique en pensant qu’en bon vendeur de nattes indigènes, il a attendu que l’ « acheteuse » s’attache un peu au « produit » avant d’en faire monter le prix ? Vieille technique, sans doute née à Sumer et encore bien courante dans les souks et bazars du monde entier….

Je trouve le père de la petite Africaine encore plus infâme que celui de la petite Indienne… et le journal encore davantage, mais ce n’est pas mon propos. Gardons 30 secondes de silence pour l’indignation, puis continuons. Mon propos, c’est pourquoi tant de contraintes à l’adoption internationale ?  On joue collectivement le même scénario que Rubina s’est vue imposer à titre individuel et je pense que c’est aussi une infamie.

 Des États dont les enfants crèvent de faim – et qui parfois payent pour stériliser leurs citoyens ! – assument vertueusement le rôle de pères indignes, pour garder ces enfants loin de ceux qui en prendraient soin, mais ont le démérite d’être des étrangers.  Il serait naturellement politiquement bien incorrect, pour un leader de miséreux, d’accepter que certains de ceux-ci puissent préférer que leurs enfants échappent à la misère plutôt que de se draper dans la patriotique posture de les garder dans une  stoïque indigence.

Il y a ainsi, dans le monde entier, un scénario de barrage à l’adoption. Il y a dans les pays d’accueil, pour donner la réplique aux politiciens du tiers-monde, toute une faune de fonctionnaires, d’avocats spécialisés et d’organismes de bienfaisance qui vivent d’être les rabatteurs et les entremetteurs dans un processus d’adoption byzantin, long, coûteux et compliqué à plaisir.  Je pense de cette faune ce que je pense du journal londonien qui a instrumentalisé Rubina Ali et son père pour mousser ses ventes

Attention. Je ne propose pas qu’on mette les enfants en vente. Je dis qu’il faudrait encourager l’adoption internationale, la faciliter  et y consacrer des ressources plus significatives.  On se plaint de la dénatalité en Occident – et l’on veut y palier par une immigration légale ou même illégale importante – mais on stoppe autant qu’on peut l’entrée des meilleurs immigrants qui soient : les enfants.    Ne doit-on pas admettre – si l’on n’est pas biaisé par des relents de racisme – qu’un enfant élevé chez-nous par des gens de chez-nous, selon les valeurs de NOTRE culture, grandira pour devenir, indiscernable de nos propres enfants ?  Ne voit-on pas que c’est le candidat idéal à l’intégration ?

Oui, bien sûr, il y aurait  des contrôles à exercer pour éviter l’exploitation de ces enfants, mais ces contrôles ne sont pas si difficiles  à effectuer. Il suffit, d’abord, qu’on ne négocie dans le pays d’origine  qu’avec un organisme accrédité qui assumera la responsabilité des tractations avec les parents et garantira leur libre consentement, puis qu’on ne se limite pas, dans le pays d’accueil, à une vérification à l’arrivée, mais qu’on ajoute un suivi longitudinal jusqu’à la majorité de l’enfant.   Est-ce si complexe ?  Pourquoi ne pas le faire ? 

 

Pierre JC Allard

 

03-05-09

Du danger des pétards mouillés

Ceci sera ma dernière intervention sur le thème de cette grippe de cochons et j’invite tous ceux qui s’y intéressent – surtout les vieux sceptiques et cyniques qui ont soupçonné dès le départ qu’il s’agissait d’un pétard mouillé – à se réfugier aussi désormais dans un quant-à-soi  dont ils ne sortiront que quand ils auront une solution à proposer au problème.

 Je ne parle évidemment pas du problème que posent les épidémies et pandémies; il y a pour ça des ressources scientifiques qualifiées qui feront pour le mieux, si on veut bien les laisser faire leur boulot au lieu de les en distraire en les affectant prioritairement à promouvoir la vente des vaccins et pilules par des déclarations intempestives. Je parle du problème bien plus grave de l’avènement de la transparence dans la gouvernance

Le système, qui depuis toujours vit sur des mensonges, voit la vérité arriver de partout, comme une  intruse sans papiers, et est bien ennuyé de cette soudaine pugnacité de ses ouailles qui ne veulent plus avaler des couleuvres… Depuis le 911, des cohortes d’anticomplotistes ont donc été envoyées au front pour tenter de discréditer tous ceux qui se posent des questions.  Des questions sur les tours qui tombent, mais aussi sur l’Irak, l’Afghanistan, la valeur de l’argent, celle du travail, les medias, la démocratie… des questions sur TOUT. Plus rien de sacré et c’est dans ce contexte qu’arrive cette ubuesque histoire de pandémie qui aura finalement fait moins de victimes qu’une escarmouche dans l’une ou l’autre de ces contrées où l’on a semé la pagaille. Danger pour le système.

Danger pour système qui, ayant eu l’imprudence de s’en remettre à des menteurs amateurs a fait lui-même ici un travail d’amateurs. Si on a vite douté des évocations d’apocalypse diffusées par les medias, c’est en grande partie à cause des messages déroutants qui sont venus de ces experts appelés à la rescousse pour corroborer les incitations à la panique.  Sortis de leurs labos, ils se sont continuellement enfargés dans la vérité quand on leur a demandé de faire peur sans vraiment inquiéter

La performance des experts a été lamentable. Une incompétence prévisible, car on ne se sort pas un PH.D en chimie en maniant l’ambiguïté.  La prochaine fois, on enfermera les gens à chienne blanche dans leurs labos pour la durée de l’opération – comme les journalistes dans les bars à Bagdad durant “Desert Storm” – et on laissera les pros de Madison Avenue nous bâtir une vérité.

 Parler de la prochaine nous ramène au problème. Le vrai problème. L’industrie pharmaceutique va devenir au XXe siècle la première activité économique. Comment évitera-t-on  les assauts  périodiques de ces commerçants dont la raison de vivre ne peut être que de commercer et pour qui la santé et la vie ne sont donc que des variables à manipuler ? 

Ils ne sont ni meilleurs ni plus mauvais que les autres professionnels auxquels l’incontournable spécialisation d’une société d’abondance confère le dangereux pouvoir d’être les seuls à connaître, mais ils doivent faire leurs boniments dans un domaine qui nous tient littéralement bien à coeur.  Il va falloir surveiller ça de près.

La gérance et la surveillance de l’industrie pharmaceutique sont  à revoir et j’en parle ailleurs. Ce que je veux souligner ce matin, c’est uniquement  l’inopportunité de pousser trop loin dans la critique de cette opération médiatique assez mal léchée. On n’empêchera pas Quidam Lambda, qui a porté un masque mal ajusté et n’a pas envoyé ses enfants à l’école pendant des jours, de se demander si on a voulu le berner.   Il va comparer les énoncés douteux exprimés avec tant d’apparente sincérité par les medias sur cette ”terrible menace de pandémie”, avec les autres énoncés sur le même registre par les mêmes médias concernant tant d’autres menaces…

Q.L pourrait bien commencer à rigoler plus souvent. Ou ne plus rigoler du tout, ce qui est le niveau “6” de l’incrédulité. Cette affaire aura bien sans doute apporté quelques milliards aux Roche et Sanofi-Aventis de ce monde, mais au prix d’une spectaculaire perte de crédibilité du système et de ses medias.   En valait-ce la peine ?  Danger pour le système.

Danger aussi pour nous.  Ne soulignez pas trop cette bavure, car si les fausses pandémies savamment orchestrées commencent à faire rigoler, le risque est bien réel, qu’une vraie n’apparaisse nécessaire…. Et si elle est NECESSAIRE, elle viendra.

 

Pierre JC Allard

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